La santé est d’abord une affaire personnelle!

Depuis l’arrivée du président Obama à la Maison Blanche, il se bat pour que l’accès à la santé ne soit plus un luxe pour une poignée de personnes, riches surtout, mais un droit dont peut jouir tout le monde. Et il y a quelques jours ce rêve est devenu réalité, à la très grande satisfaction de tous ces pauvres et personnes à revenus très moyens qui ne pouvaient pas payer leurs frais d’hôpital s’ils tombaient malades.

Lors d’un séjour aux Etats Unis en Décembre 2011, j’ai été sidérée d’entendre une de mes amies, américaine, dire que lorsque la plupart d’américains sont malades, ils ne vont pas à l’hôpital et préfèrent mourir à la maison pas parce qu’ils ont peur du médecin, du traitement ou alors ignorent qu’ils doivent y aller, mais tout simplement parce qu’ils savent que personne ne fera attention à eux parce qu’ils ne peuvent pas payer des factures toujours plus salées les unes les autres.

Mon amie appartient à la classe moyenne, vit dans une belle maison à Los Angeles, avec sa famille, et est propriétaire d’une garderie. Son époux travaille également, mais leur salaire à eux deux ne permet pas de couvrir aisément les frais d’hôpital de leur famille.

Mon amie m’a également précisé qu’aucun dirigeant américain n’avait réussi, jusqu’au moment où nous échangions sur ce sujet, à faire passer la loi sur la démocratisation des soins d’hôpital. Chaque fois que quelqu’un a essayé de faire passer cette loi, il s’est heurté à tout un pan de la population qui refusait net et sec qu’une telle chose se passe. Parce que les uns ne doivent pas travailler pour les autres qui ne font aucun effort pour se prendre en charge, je veux dire prendre en charge leur santé et la soigner, parce que les Etats Unies c’est une société capitaliste pure et dure où le bénéfice passe avant tout, même avant l’être humain, la valeur suprême.

Depuis que j’ai eu cette conversation avec mon amie, je ne cesse de penser à la détresse de toutes ces personnes malades mais qui ne peuvent pas aller se faire soigner parce que les frais sont hors de leur portée. Mais je me demande aussi pourquoi y a-t-il toutes ces maladies. Ne sommes-nous pas responsables de tous ces maux qui nous assaillent? Pourquoi est-ce que nos parents qui vivent dans nos villages africains sont moins victimes de cancer, accident vasculaire cérébral, obésité, dépression, anorexie et j’en passe. Il doit bien y en avoir une raison que nous ferons mieux d’identifier afin de mieux nous attaquer à ces maux.

La pression qu’exerce sur nous la société dans laquelle nous vivons, les factures toujours nombreuses et salées qu’il faut payer tout le temps, le stress que nous subissons tous les jours dans nos familles et autres lieux de service où nous faisons des jobs que nous n’aimons pas, et où on nous demande toujours plus, les relations difficiles que nous entretenons avec nos enfants, partenaires et familles, les crédits et les dettes qu’il faut rembourser, les embouteillages monstres dans lesquels nous devons naviguer tous les jours pour aller au travail et revenir chez nous, les coupures d’électricité et d’eau intempestives qui arrivent toujours lorsque nous sommes sous la douche ou entrain de préparer ce rapport important que notre boss attend  le lendemain à la première heure, l’insécurité de nos villes où après 18 heures les ténèbres s’installent, l’absence d’infrastructures pour faciliter la pratique sportive, la cherté des produits alimentaires naturels, tout ceci et bien d’autres choses absolument déstabilisatrices nous empêchent de prendre notre santé en main. Le résultat de cette négligence est, comme vous le savez, absolument désastreux, fatal pour de plus en plus de personnes.

La vie est difficile certes, les raisons pour ne pas nous chouchouter nombreuses. Mais nous devons nous souvenir qu’il est de notre intérêt à tous et à toutes de trouver, dans notre agenda de fous, le temps de prendre soin de nous parce que la santé c’est d’abord une affaire personnelle.  Pour améliorer nos habitudes alimentaires et de vie, nous n’avons pas besoin de loi pour le faire.

Aujourd’hui, de plus en plus de personnes mangent sur leur lieu de travail, au restaurant, dans les fast food, n’importe quoi, des repas moins sains. Par manque de temps, ou par leur incapacité à cuisiner à la maison.

Quant à l’activité physique, il faut dire que celle-ci n’est pas la chose la mieux partagée dans nos sociétés actuelles où le sédentarisme est la norme. La moindre petite course dans notre quartier est effectuée en voiture. On emprunte sans aucun remord ou gêne l’ascenseur pour aller au premier étage a partir du Rez de chaussée, appelle par téléphone le collègue ou notre fils qui est dans la pièce d’à côté, nous allons chercher un objet dans l’armoire de notre bureau dans notre chaise roulante qu’on fait rouler, au lieu de nous lever pour aller l’objet en question, et j’en passe. Et les municipalités et les gouvernements ne nous encouragent pas à faire plus d’activité physique, à adopter de saines habitudes de vie.

L’inactivité, le sédentarisme, la mauvaise bouffe tuent, lentement mais sûrement, croyez-moi. La Loi qui vient de passer aux Etats Unis à elle seule ne suffit pas pour redonner leur santé aux américains et américaines malades de leurs mauvaises habitudes alimentaires et de vie. « Aide-toi et le ciel t’aidera », dit-on toujours. Le président Obama a fait sa part, aux américains et américaines maintenant de faire la leur, en prenant chacun sa santé en main, résolument, définitivement, et en exigeant des  municipalités  et autres gouvernements qu’ils facilitent la pratique du sport en créant des structures adéquates pour cela, en formant des personnes capables de faire fonctionner efficacement ces structures, en instituant dans les programmes scolaires la nutrition dès l‘école primaire.

Et, puisque cette affaire de santé nous concerne nous aussi, je voudrais vous inviter à changer vos habitudes de vie dès aujourd’hui et à aider vos êtres les plus chers à en faire autant. Mais ceci commence par cet exercice : vous devez être honnêtes avec vous-mêmes et répondre froidement aux questions suivantes:

-Qu’est-ce que je mange tous les jours ?

-Pourquoi est-ce que je mange ?

-Suis-je actif ?

-Qui est responsable de ma santé ?

-Qu’est-ce que mes habitudes alimentaires et de vie me coûtent?

La réponse à ces questions déterminera si vous devez améliorer vos habitudes alimentaires et de vie ou pas.

A bientôt pour un autre échange.

Céline Magnéché Ndé SIKA

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