Souviens-toi que tu es responsable de ta vie

Il y a un an nous avons décidé d’aider un de nos frères qui était sorti de prison après y avoir passé trois années à se réinsérer dans la société à travers une formation en coiffure. Ladite formation devait durer un an et, au terme de celle-ci, nous devions l’aider à s’installer à son compte, dans son propre salon de coiffure. En plus de payer les frais de formation de notre frère, lequel était logé et nourri -faut le préciser-, nous lui donnions tous les mois un peu d’argent de poche pour ses besoins personnels car un homme de 28 ans a évidement des besoins. Nous nous attendions à ce que notre frère non seulement nous informe de l’évolution de sa formation, mais aussi qu’il partage avec nous, qui avons exprimé le souhait de l’aider à créer son propre salon à la fin de sa formation, ses idées et autres stratégies quant à la création de son future salon de coiffure, et surtout qu’il nous interpelle à la fin de son année de formation parce qu’il s’agit après tout de sa vie. De son avenir. En un mot, qu’il apporte sa propre contribution à la construction de son avenir. Non seulement il n’a rien fait de tout ceci, mais il nous a accusés de l’avoir abandonné. D’après lui, nous devions non seulement payer sa formation, mais aussi tout planifier, tout réaliser et lui remettre en main la clé de son salon de coiffure immédiatement à la fin de sa formation parce que nous sommes ses frères et sœurs. Et, en tant que tels, avons l’obligation de l’aider.

Cette histoire, qui ne me surprend pas du tout, est révélatrice de la mentalité qui habite plusieurs d’entre nous et qui a la formidable vertu de nous soustraire à nos responsabilités, à notre principale responsabilité à savoir prendre notre vie en main.

Qu’est-ce qui fait croire à mon frère que je suis responsable de sa vie ? Que je dois, que nous devons tout arranger pour lui, que nous sommes la solution miracle à ses problèmes?

Qu’est-ce qui pousse les hommes et les femmes à se croiser les bras et attendre tranquillement que d’autres personnes les sauvent littéralement?

Réalisent-ils seulement l’absurdité de cette situation?

Réalisent-ils seulement que personne d’autre qu’eux-mêmes ne peut conduire le bateau de leur vie, et que si quelqu’un d’autre le faisait, ils ne seraient plus que le spectateur de leur propre vie?

J’ai envie de dire a mon frère et à toutes ces personnes qui commettent la fatale erreur de croire que les autres sont responsables de leur vie, de leur succès, de leur bonheur ceci:

-le premier responsable de ta vie c’est TOI-MÊME et personne d’autre

-c’est bien de demander de l’aide -à Dieu, aux autres êtres humains-. Mais c’est mille fois mieux de t’aider toi-même d’abord car ce n’est qu’en le faisant que les autres seront motivés à t’aider. Attache ton chameau avant de le confier à Allah !

-n’attends rien des autres parce qu’ils ne sont pas obligés de te venir en aide. Ils le font parce qu’ils le veulent, parce que leur cœur le leur demande et pas parce qu’ils se sentent une quelconque obligation à le faire.

N’attends rien des autres et tu ne seras pas déçu s’ils ne t’offrent rien.

N’attends rien des autres et tu ne leur en voudras pas s’ils ne t’offrent rien.

N’attends rien des autres et tu seras libre de toute rancune, de tout ressentiment.

-souviens-toi que la main qui demande est toujours en dessous de celle qui donne. C’est-à-dire que tu dois demander avec humilité, DEMANDER, pas EXIGER. DEMANDER HUMBLEMENT. Et accepter que ceux à qui tu demandes ne puissent pas ou ne veuillent pas t’aider.

-et surtout sois RECONNAISSANT et dis MERCI à ceux qui te tendent la main. Parce que, comme je l’ai dit, ils ne sont pas obligés de te tendre la main. C’est un choix délibéré qu’ils font.

Aujourd’hui nous ne savons plus nous comporter parce qu’il y a un grave déficit de ce que les Anglophones appellent “life skills.” Nous ne savons pas dire merci, s’il te plait. Nous ne savons pas prendre nos responsabilités, écouter et respecter les autres. Nous croyons que nous avons tous les droits, rien que des droits et aucun devoir envers nous-mêmes mais aussi envers les autres. Nous demandons, toujours et toujours, mais sommes incapables de donner. De donner même notre sourire lequel est pourtant gratuit. Nous exigeons que les autres assument les conséquences des actes que nous avons délibérément -et parfois contre l’avis de tous et faisant fi de tout conseil- posées. Et, lorsque ceux-ci nous rappellent que nous sommes les auteurs de ces actes et que, par conséquent nous devons les assumer, nous nous en offusquons et les traitons de méchants. Nous les accusons de nous avoir abandonnés.

Nous accusons les autres, le monde entier d’être responsable de nos malheurs, de nos échecs, de nos problèmes, de notre manque de bonheur. Oui, ce sont les autres. C’est toujours les autres.

Et nous alors dans tout cela?

Et notre responsabilité dans ce qui nous arrive?

Je crois qu’il est temps que nous prenions nos responsabilités et assumions notre vie, nos décisions, nos échecs. Il est temps que nous prenions en main le volant de cette voiture qui est notre vie. Comme je l’ai toujours dit, seuls la vie et parfois la mort appartiennent à Dieu : le reste est entre nos mains.
Certes, nous ne pouvons le faire si nous n’avons reçu aucune formation, aucune éducation allant dans ce sens parce que l’éducation que nous avons reçue et que nos enfants sont entrain de recevoir est surtout académique, c’est-à-dire celle qui nous permet, comme disait Cheikh Hamidou Kane dans l’Aventure Ambigüe, de « lier le bois au bois pour faire des édifices de bois », et ne nous permet pas de faire face à la vie avec toute sa complexité, tous ses pièges.

L’éducation à la vie doit être une priorité dans notre agenda à nous tous. Nous devons nous mobiliser pour que celle-ci soit reconnue comme un facteur de développement de l’être humain, promue et enseignée au même titre que l’éducation académique. Et, tout en nous mobilisant pour que cette discipline soit enseignée a nos enfants dans le cadre de l’éducation formelle, nous devons aussi, à notre niveau, chacun avec les moyens dont il dispose, là où il se trouve, et surtout depuis la cellule familiale, aider nos enfants à acquérir ces outils précieux dont ils ont besoin pour devenir des hommes et des femmes sains, heureux, responsables, capables de prendre de bonnes décisions, de se prendre en charge et de contribuer activement au développement de leurs familles, communautés et pays. Pour leur propre bien et pour le bien de tous.

Autour de toi tu dois certainement observer des exemples comme celui que je viens de mentionner. Des exemples de personnes qui attendent tranquillement mais exigent aussi parfois que les autres planifient et gèrent leur vie. Règlent les problèmes qu’ils rencontrent dans la vie. Comment renverser la tendance? Que fais-tu pour aider ces personnes à se réveiller et à prendre leur vie en main? Je serais vraiment heureuse que tu partages ce que tu crois avec nous, ici, pour aider les autres à améliorer leur vie.

Celine SIKA

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4 réflexions au sujet de « Souviens-toi que tu es responsable de ta vie »

  1. Ce que vous relevez dans cet article est un grand fléau qui s’abat généralement sur les enfants ainés qui ont réussi à gérer leur vie sur le plan professionnel.
    Les cadets se donnent le droit de se faire entretenir par ces ainés et ne fournissent aucun effort pour se prendre eux même en charge.
    Généralement, cela fini mal car pour survivre au fil du temps les ainés coupent les vivres et les conflits s’installent dans les familles.
    Cependant, les cas rares existent où les cadets sont exploités par leurs ainés dans les activités professionnelles sans contre partie, ou avec des promesses de leur donner une situation toute faite lorsqu’ils en auront besoin; généralement, par égoïsme et pour ne pas perdre la position de personne centrale et incontournable de la famille, ce type d’ainé ne respecte pas ses promesses.
    Chaque personne devrait comme vous le martelez si bien tout au long de cet article reconnaitre que le responsable en premier de sa vie est elle même, cela nous éviterait les multiples conflits que nous vivons quotidiennement dans les familles.
    Pierre Marie SIMO.

    • Pierre Marie,

      Merci pour ton feedback et ta contribution à ce débat qui ne laisse personne en Afrique indifférent parce que chacun de nous, que l’on vive en ville ou en zone rurale, quel’on soit dans une grande famille ou pas, chacun de nous vit dans sa chair cette situation incroyable que nous décrivons. Parce que nous avons eu la chance -ou la malchance je n’en sais rien- d’être l’aîné d’une famille ou d’avoir les moyens de nous assurer notre pain quotidien. Les cadets, mais aussi les aînés dans certains cas, se donnent le droit, comme tu le dis, de se faire entretenir par ceux de leurs frères et soeurs qui se débrouillent. Avec la bénédiction de nos parents qui n’hésitent pas à nous escroquer, nous exploiter, nous qui nous débrouillons, pour engraisser leurs enfants qui ont choisi de se tourner les pouces à longueur de journée.

      Mais il est temps que ceci change car cela a déjà trop duré, et nous avons le devoir de renverser cette tendance si nous ne voulons pas tous crever otages de nos parents et nos frères et soeurs. Nous ne devons pas avoir peur de dire NON, peur du conflit que notre refus de continuer à engraisser les mendiants bien portants peut provoquer. Je préfère même le conflit à une fausse harmonie car le conflit a le mérite de redéfinir les choses, les termes du contrat, de repréciser les choses. Le conflit a le mérite de nous redonner notre liberté, de nous libérer de l’emprise de ceux et celles qui ont fait de nous leurs esclaves et vache à lait.

      Il est temps que nous rappelions aux uns et aux autres que chacun est responsable de sa vie, que personne n’est responsable de l’autre, que chacun doit porter sa croix. Il est temps que nous rappelions à nos parents qu’ils doivent jouer effectivement et activement leur rôle de parent en aidant leurs enfants à acquérir ces outils dont nous avons tous besoin pour apporter des solutions durables aux problèmes de la vie de tous les jours. Il est temps que nous nous mobilisions tous et toutes pour que nos enfants reçoivent cette éducation holistique -celle qui inclut l’éducation académique mais aussi l’éducation à la vie-, laquelle n’est malheureusement pas enseignée dans les écoles et collèges. Nous ne pouvons pas seulement continuer à déplorer cette situation ainsi que les conséquences que celle-ci entraîne: nous devons bouger, faire quelque chose pour renverser cette fâcheuse tendance. En commençant, par exemple, par enseigner ces life skills à nos propres enfants pour qu’ils ne se retrouvent pas dans cette situation que nous deplorons demain. Nous pouvons aussi créer des groupes de parents, d’éducateurs, tuteurs dont la mission est non seulement de sensibiliser les parents, éducateurs, gouvernements sur l’importance et la nécessité d’inculquer ces valeurs vitales à nos enfants -le sens de la responsabilité, le travail, le respect de soi-même mais aussi de l’autre, la persévérance, la communication, etc.-, mais aussi de former les parents et ces éducateurs afin qu’ils puissent enseigner efficacement ces valeurs à leurs enfants.

      Bonne journée,

  2. J’ai eu l’impression dès les premières lignes que l’auteure a assisté pendant quelques jours au spectacle qu’offraient certaines personnes dans mon entourage. En effet, qui en Afrique pourrait bomber le torse de n’avoir jamais été au centre d’une controverse découlant d’une situation comme celle décrite? Et qui plus est, quand on occupe la position d’aîné dans une famille, ayant un emploi rémunéré? L’harmonie est en lambeaux dans de nombreuses familles du fait de ceux qui ne veulent pas prendre leur vie et main, entraînant dans leur sillage tous « les compagnons de misère ». J’ai sourcillé un jour quand un de mes amis me disait être à la recherche de sa mère. Et comme je connaissais celle qui lui avait donné la vie, laquelle se portait comme un os d’éléphant, il a vite compris mon étonnement et m’a répondu: » je ne suis pas sûr que cette femme-là est ma mère. Tout ce que je lui donne, c’est pour engraisser ses enfants, mes frères et soeurs utérins. Elle préfère que je résolve tous les problèmes de mes frères, quitte à devenir totalement indigent, alors que ceux-ci ne souffrent d’aucun handicap physique. Lorsque las de l’endurer j’ai crié mon ras-le-bol à ma mère, non seulement ma mère et ses filles, mais aussi mes frères et mes neveux se sont mis en boule contre moi, me traitant d’égoïste et d’arriviste. Qu’il soit dit qu’avant mon refus ayant conduit à la rixe, chacun de mes frères envoyait chaque rentrée chez moi mes neveux en âge scolaire et je lui fournissais tout le nécessaire en livres, cahiers et frais pour la scolarité. En conclusion, si cette femme était ma mère, elle ne me dépouillerait pas entièrement au profit de ses autres enfants ».
    Dans un tel contexte, le parent lui-même ne connaît pas le nord de sa vie et si elle peut tenir une boussole c’est celle de la haine envers ceux qui à ses yeux ont « réussi » et lui doivent à lui ou aux siens leur réussite. L’éducation doit être celle des enfants certes, mais la démarche andragogique ne serait pas peine perdue.
    Roberto

    • Roberto,

      En Afrique, comme tu le dis, lorsqu’on a réussi, on paie obligatoirement le prix de sa réussite. Que dis-je? Même lorsqu’on peut à peine manger, on paie cela. Je ne sais pas qui avait dit ou alors où est-ce que c’est écrit qu’en Afrique ceux et celles qui ont quelque chose doivent obligatoirement partager avec TOUT le monde, leurs frères et soeurs, leurs parents, leurs voisins, leurs cousins, arrière cousins, grands parents et j’en passe. Les victimes de cette loi non écrite mais puissante, économiquement corrosive, socialement et personnellement destructrice ne sont pas toujours les aînés comme Pierre Marie le dit. C’est tous ceux qui peuvent manger même si c’est en se prostituant. Dès que tu as quelque chose, il faut partager, avec ceux et celles qui se tournent les poussent à longueur de journée tranquillement, et croient que parce que vous êtes frères et soeurs ou alors membres d’une même famille, vous avez le devoir de les entretenir. Pourquoi se donnent-ils ce droit? Eh bien parce qu’ils ont la bénédiction de nos parents qui, de façon éhontée, et souvent parce qu’ils savent que nous, leurs enfants, pouvons difficilement les contrarier ou leur tenir tête, exploitent ceux de leurs enfants qui se débrouillent pour engraisser ceux qui choisissent de ne rien faire.

      Nos parents ne nous aident pas en exigeant que nous entretenions ceux de nos frères et soeurs qui, ne souffrant d’aucun handicap, choisissent de ne rien faire et d’attendre, de TOUT attendre de leurs frères et soeurs et vont même souvent jusqu’à poser des actes condamnables si jamais ces frères, incapables de continuer à les engraisser et à les entretenir, et surtout pour leur propre survie et celle de leurs enfants, décident d’arrêter le robinet.

      Par ailleurs, en choisissant d’exploiter certains de leurs enfants pour engraisser ceux qui choisissent de ne rien faire et de tout attendre des autres, nos parents n’aident pas ces mendiants car ils sont des mendiants.

      Cette situation que nous vivons tous et toutes en Afrique doit cesser, et c’est nous qui devons faire que cela cesse. Nous avons été des otages pendant trop longtemps déjà et il est temps que cela cesse. Il est temps que nous prenions nos responsabilités et disions NON à nos parents qui, souvent, pour nous forcer à donner aux mendiants, nous rappellent que s’ils ne nous avaient pas aidés, nous ne serions pas là où nous sommes, oubliant qu’ils n’ont fait que leur devoir de parent en nous aidant, pour ceux qui l’ont fait car ce n’est pas toujours tous qui assument ce rôle.

      Il est temps que commencions à dire NON à nos frères et soeurs qui mendient de façon éhontée. Toujours, toujours et toujours, et ce, quelque soit l’appui que vous leur apportez. Nous passons ainsi des années et des années à donner, donner et toujours donner à des gens qui ne produisent strictement rien, et qui vivent même mieux que nous autres qui donnons. Des gens qui refusent de produire et qui ont choisi de consommer ce que les autres produisent, et de le faire parfois avec violence.

      Il est temps que nous commencions à rappeler aux uns et aux autres que chacun est responsable de sa vie, que chacun doit porter sa croix, et que le fait d’être frères et soeurs ne donne à personne le droit de nous exploiter.

      Il est temps de rappeler à nos parents que le fait d’être le fils ou la fille de quelqu’un ne donne pas à ce parent le droit d’exploiter son fils ou sa fille.
      Il est temps de rappeller à nos parents qu’ils doivent jouer leur rôle de parents en aidant leurs enfants à se prendre en charge à travers une éducation à la vie. En effet, l’éducation que nous donnons à nos enfants aujourd’hui est boiteuse et ne tient que sur un pied: le pied académique. Ce qui n’est pas normal car l’éducation n’est pas seulement académique: elle doit être aussi capable d’inculquer à nos enfants ce que les anglophones appellent Life Skills, ces outils dont nous avons absolument besoin pour apporter des solutions durables aux questions de la vie, la vraie vie, la vie de tous les jours. Cette éducation à la vie est celle-là qui inculque aux uns et aux autres des valeurs comme le sens des responsabilités, le travail, le respect des autres et de soi-même, l’humillité, la persévérance, la proactivité, le devoir, celle-là qui nous rappelle que si nous avons besoin de quelque chose nous devons nous battre et travailler dur pour l’avoir.

      Cette éducation à la vie n’est malheureusement pas enseignée à nos enfants dans le cadre formel. Plusieurs d’entre nous ne l’avons pas reçue, et nos parents n’ont pas pu ou su nous transmettre ces valeurs. Mais nous ne devons pas commettre cette même erreur avec nos enfants aujourd’hui. Il est urgent que nous inculquions à nos enfants ces valeurs, nos enfants mais aussi tous les enfants, là où nous sommes, dans nos familles, dans nos communautés, partout où l’occasion se présente car les conséquences d’une telle négligence sont, comme nous le constatons tous, sérieuses. Très sérieuses.

      Des structures s’en occuppent déjà un peu partout. Un peu partout des académies sont créés pour corriger ce gap. Des groupes de parents et d’éducateurs (comme Parenting 2.0 que vous pouvez suivre dans Internet)se créent pour prendre le taureau par les cornes, exiger que l’éducation à la vie soit inscrite dans les programmes scolaires mais aussi former les parents et tous les éducateurs ou tuteurs à enseigner aux enfants ces life skills.

      Impliquons-nous dans ce mouvement. Pour éviter que nos enfants ne se retrouvent demain dans cette situation indigne, inconfortable et destructrice que nous condamnons tous aujourd’hui. Impliquons-nous, mobilisons-nous. Il faut que cette situation change.

      Merci Roberto, pour cette contribution.

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