A propos celinesika

Je suis une pragmatique architecte du changement qui, de manière proactive, aide, avec mes paroles et mes actes, les hommes, les femmes et les jeunes à tirer le maximum de leur potentiel pour vivre pleinement la vie qu'ils méritent, et qu'ils ont dessinée eux-mêmes. Je suis également une professionnelle du tourisme passionnée par le service à la clientèle qui partage sur Twitter des idées et trucs pour aider les hôteliers à mieux satisfaire les besoins des clients d'aujourd'hui.

Personne n’est venu sur cette terre pour trimer!

Travailleuse journaliere

Il y a  un phénomène qui ne cesse de me troubler.

Les travailleurs journaliers.

Hommes et femmes. Tous les matins dès l’aube, ils envahissent les carrefours ou les chantiers de construction avec l’espoir que quelqu’un les recrute pour cette journée. Qu’il pleuve ou qu’il vente, qu’il fasse un  soleil d’enfer comme c’est le cas depuis quelque temps maintenant, une des conséquences des changements climatiques, ils et elles sont là. Assis à même le sol ou sur des morceaux de pierre ou des bouts de planche. C’est ainsi. Tous les jours. Ils n’espèrent pas plus que cela. La journée. Chaque fois que je les vois, je déprime, et surtout je me demande: lorsqu’ils n’ont pas de boulot, où vont-ils? Que font-ils? Comment nourrissent-ils leurs familles et couvrent-ils leurs autres besoins?

Leur principale préoccupation c’est de manger ce jour-là. Ils vivent au jour le jour. Ont-ils des rêves? Rêvent-ils de posséder un jour un de ces buildings qu’ils aident à construire? Rêvent-ils de voir leurs enfants étudier dans ces écoles internationales comme les enfants du patron du chantier? Ils en rêvent j’en suis sûre, même s’ils ne savent pas comment transformer ce rêve en réalité avec les moyens dont ils disposent. Mais, les choses ne devraient pas se passer comme cela. La croissance économique ne devrait laisser personne derrière. Ils sont besoin de reconnaissance, d’organisation, d’appui pour pouvoir non seulement vivre décemment, mais pouvoir devenir un jour ingénieur ou autre chose dont ils rêvent. Mais ceci ne saurait se réaliser sans un effort collectif. Celui de ceux et celles qui ont le devoir d’assurer le bien-être  de leurs compatriotes, et ont été mandatés pour le faire, pour servir et non se servir.

C’est également la responasbilité de ces hommes et femmes, travailleurs journaliers. En effet, nos circonstances ne devarient pas déterminer notre présent et encore moins notre avenir. Il y en a dont la situation  a été pire que la leur. Des gens nés sans bras ni pieds, ou dans la misère la plus abjecte, dans un environnement qui aurait pu les condamner à la pauvreté toute leur vie. Mais ils ont pu retourner la situation pour vivre la vie dont ils rêvent et qu’ils méritent. Pas par un coup de bâton magique, mais grâce à leur fortitude mentale d’abord et leur détermination à ne pas laisser leurs circonstances prendre le dessus. Alors, si tu te trouves dans cette situation, et si tu avais tendance à t’apitoyer sur ton sort et à maudire l’univers entier pour n’avoir pas été gentil ou juste avec toi, il est temps de changer de perspective et de prendre les choses en main. Pose-toi ces questions:

-Quelle est ma vision de mon future? Qu’est ce que je veux devenir dans un an, cinq ans, dix ans?

-Avec quels moyens dois-je y parvenir?

-Que dois-je faire tous les jours pour y arriver?

Lorsque tu auras répondu à ces questions, tu y verras un peu plus clair. Et alors, passe à l’action. C’est maintenant, pas demain, pas dans six mois, pas dans un an, étape après étape. Un pas après l’autre, lentement mais sûrement. Avec ce dont tu disposes. Tout, mon ami, sauf l’inaction et le bruit, les mots creux. D’autres l’ont fait et ont réussi, toi aussi tu peux le faire et personne d’autre que toi ne peut vouloir ton bien plus toi.

A ton Bonheur!

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Qui es-tu?

Masai People 1

Il y a quelques années j’offrais des poupées blanches aux yeux bleus aux petites filles africaines noires lorsque l’occasion demandait que j’offre un cadeau. J’en ai offert à ma fille.

Plusieurs fois.

Dans notre maison familiale, chez mes parents, je veux dire, comme dans plusieurs autres familles africaines où j’ai eu l’occasion d’aller, une photo de Jesus, homme blanc aux yeux bleus, était accrochée au mur, et l’on se recueillait religieusement devant celle-ci lors des moments de recueillement. Lorsque je rendais visite à ces familles, certains changeaient leur voix lorsqu’ils parlaient, et singeaient les personnes  blanches, même s’ils n’ étaient jamais sortis du bled où ils étaient nés. Et ils réprimandaient leurs enfants qui osaient parler leur langue maternelle. Ils le font d’ailleurs toujours aujourd’’hui, et regardent d’un oeil pas toujours bon ces boubous et autres pagnes que leurs frères et soeurs portent lorsqu’ils sont en Occident. Un ami à moi, du Benin, m’a d’ailleurs juré de ne plus  jamais porter ces boubous  africains dont s’affublent ses frères à Paris –nous étions  à Paris justement et un de ces frères venait de passer près du restaurant où nous étions atablés-. “Si tu veux te faire respecter, c’est costume cravate, ma soeur,” ajouta-t-il.

J’ai souvent pensé cela aussi, que ce que l’autre avait était ce qu’il y avait de mieux. Que mes cheveux crépus étaient l’horreur et qu’il fallait que je les défrise tout le temps. Je les ai d’ailleurs défrisés pendant des années. J’ai longtemps boudé nos fabuleuses tenues africaines, privilégiant le tailleur jupe ou pantalon. Mais, lorsque mon boss m’a demandé pourquoi je portais mes tresses africaines au lieu des cheveux comme mes collègues blanches –c’est-à-dire que j’enlève mes tresses, et défrise mes cheveux pour être comme tout le monde, reniant ainsi mon identité et mes origines dans le processus-, j’ai compris qu’il était temps d’affirmer haut et fort qui j’étais et de proclamer ma détermination à le rester et à ne pas renoncer à cette identité.

“Ce n’est pas des gris-gris que je porte sur la tête, boss. Ce n’est pas pour apaiser un quelconque Dieu animiste non plus. Chez moi en Afrique c’est la coiffe que portent les femmes. Je suis africaine, fière de l’être, et également fière de me coiffer de la sorte. Et je vais continuer à me coiffer de la sorte.”

Et je ne suis pas la seule à avoir choisi d’embrasser mes origines. De plus en plus de personnes, africains et africaines, ont decidé de renaître ou kieux de retourner aux sources, fatigués, frustrés et ruinés de toujours singer l’autre, de se faire passer pour qui on n’est pas et qu’on ne sera jamais –un tronc d’arbre ne deviendra jamais un crocodile même s’il reste trois siècles dans la rivière-. Je ne dis pas qu’il ne faut pas porter un costume trois pièces, manger de la pizza, skier, ou parler Français. Je dis que nous devons nous souvenir de qui nous sommes et ne jamais le sacrifier. De penser à donner des poupées noires à nos petites filles africaines.

Qui es-tu?

Prends le temps de répondre à cette question et surtout de connaître ce qui te fait te mouvoir (tes valeurs), et laisse tes passions, ta vision et tes valeurs te guider, pas celles des autres.

A ton Bonheur!

 

 

 

Si quelque chose ne te plaît pas, fais quelque chose!

 

Un des passe-temps favoris de plusieurs d’entre nous c’est de se plaindre. Du mauvais temps.

De l’extrême chaleur.

Du froid criminel.

De notre partenaire qui ne nous aime pas assez, ne nous aime pas ou plus du tout.

De ce travail qui nous abrutit et que nous détestons.

De notre patron qui est un parfait salaud, un esclavagiste des temps modernes double d’un Westein.

Du salaire de misère que nous gagnons et qui nous permet juste de ne pas crever pour que nous puissions retourner travailler.

De notre partenaire qui nous trompe.

De notre enfant qui nous n’en fait qu’a sa tête.

De notre voiture qui bouffe une bonne partie de notre misérable salaire.

De notre voisin d’en haut qui fabrique des meubles dans son appartement toute la nuit.

De notre business qui ne décolle pas.

De nos employés qui ne pensent qu’à leur salaire et ne font rien pour mieux servir les clients, les fidéliser et les transformer en ambassadeurs de notre business.

De la nounours qui s’absente toujours, et toujours sans crier gare.

De cette promotion qui nous échappe chaque année alors que nous avons ce qu’il faut depuis des anneés pour l’avoir.

De ce job que nous n’arrivons pas à trouver alors que nous avons ce qu’il faut pour en décrocher un.

De ce petit ami qui a promis d’appeler et qui n’appelle pas.

De ce fiancé qui tarde à demander notre main alors que cela fait 10 ans que durent les fiançailles.

D’un livre sur la définition de la masculinité en ce XXIème siècle pour aider les hommes à vivre en harmonie avec les femmes qui manque…

Nous nous plaignons tout le temps mais attendons tranquillement que les autres fassent changer les choses. Ces choses qui ne nous plaisent pas et qui nous pourrissent la vie. Et nous nous fâchons lorsque rien ne bouge. Rien ne bougera, les amis, si nous ne bougeons pas. Et, pourquoi les autres le feront si le feu est plutôt sous nos fesses? A moins que ce ne soit notre père ou notre maman, ou des personnes qui nous veulent vraiment du bien et sont prêtes à descendre dans l’arène just because –en effet, la plupart d’entre nous vit dans la logique du Give and Get-, les autres ont d’autres chats plus gros à fouetter ou alors sont occupés à jouer le difficile métier de l’Homme.

Il y a longtemps j’ai décidé de ne plus attendre. J’ai décidé de ne plus attendre que les choses se réalisent ou s’arrangent parce qu’on n’attend pas que les choses se réalisent ou s’arrangent: on les arrange, on les réalise. Action, cela s’appelle.

Il faut agir.

Tout, sauf rouspéter les bras croisés, affalé dans le sofa ou recroquevillé sous la couverture. L’anglais ne rentrera pas tout seul dans ta tête, mon ami. Cette ampoule qui est grillée depuis des semaines ne se changera pas toute seule. Ce robinet qui coule depuis un mois ne s’arrêtera pas tout seul. Ce corps de rêve que tu veux avoir depuis des années, tu ne l’auras pas sans certains sacrifices. Ces comptes bancaires au rouge depuis des mois ne redeviendront pas vert par coup de bâton magique. Non!

Tu dois faire quelque chose pour dessiner et vivre la vie que tu désires et mérites! Si tu ne peux pas contrôller ce que les autres font, tu peux parfaitement décider de la réponse ou l’attitude que tu vas adopter face à leur comportement.

Alors, moins de plaintes, et beaucoupl plus d’actions!

A ton Bonheur!

 

Personne n’appelle, personne ne demande comment je vais…

Don't take chances

« Personne n’appelle. Personne ne demande comment je vais. »

Cette phrase, c’est un jeune homme dans la quarantaine  qui la prononce. Il est attablé avec un autre jeune homme sur la table à côté de moi dans un restaurant. Ou mieux un café restaurant. Je lève la tête et le regarde avec intéret à partir de ce moment-là pour tenter d’en savoir un peu plus sur cette personne qui a l’air d’en vouloir au monde entier. Il a l’air malade. Il est malade. Amaigri, pâle. Je regarde encore et découvre avec stupéfaction qu’il s’agit du journaliste. Ou mieux, l’homme qui fut un des jounalistes les plus populaires du pays. Celui qui fut le journaliste vedette de la chaîne de télévision la plus populaire du pays. Ceux qu’on appelle aujourd’hui les celebrities. Il y a quelques semaines il a passé une annonce dans les journaux pour demander de l’aide. Il a besoin d’argent pour aller se faire soigner en Inde. Ceux qui peuvent y vont désormais, de plus en plus, parce que le système de santé de leurs pays a foutu le camp ou alors les soins prodigués par la poignée de vrais et compétents médecins –des faux pullulent- sont hors de portée. Un vilain cancer en veut à la vie de notre ancien journaliste. S’il ne se dépêche pas, bientôt  il ne sera plus là, une horreur car notre ami n’a pas 50 ans. Ses amis, les rares qui lui restent, relaient le message sur les réseaux sociaux pour inviter ses fans et ceux qui compatissent à faire quelque chose.

Comment en est-il arrivé là, notre ami journaliste?

Hier courtisé, sollicité de toutes parts par ceux qui comptent et veulent continuer à compter, ami de la jet set, des celebrities avec qui il trinquait et visitait les endroits les plus in de la ville et du pays, il est seul aujourd’hui. Oublié de tous et de toutes. Evité comme la peste. Et il ne comprend pas.

“Où sont mes amis?” demande-t-il à son compagnon de table.

Des amis, il n’en avait pas. Les vrais, je veux dire. Ceux qui sont là lorsque la danse bat son plein, mais qui sont aussi là lorsque la danse est finie. Ceux qui ne vous abandonnent pas lorsque vous êtes entrain de dégringoler et descendre toujours plus bas. Ceux et celles qui prennent votre appel lorsque votre étoile ne brille plus, lorsque vous avez perdu votre éclat, votre couronne et vos moyens.  Ceux et celles qui ne vous abandonennt pas lorsque vous avez besoin d’aide.

“Je sais désormais que je n’avais pas d’amis,” dit notre journaliste, au bord des larmes.

Comme cet homme, plusieurs d’entre nous découvrent, avec amertume, que ce qu’ils percevaient n’est pas la réalité, que ce qu’ils croyaient, n’est pas ce qui est.  Et c’est souvent difficile de digérer cela.

Vous vous reconnaissez dans cette histoire? Eh bien, moi aussi!

Il y a quelques années, lorsque j’avais cruellement besoin de ceux et celles que je croyais être mes amis, tous et toutes étaient aux abonnés absents. Certains y sont toujours aujourd’hui.realite, perception,

Pourquoi est-ce que je te raconte cette histoire?

Parce que je voudrais partager avec toi quelques petites mais importantes leçons de vie que j’ai apprises grâce à mes “amis”. Notre ami journaliste aussi, je crois.

  1. Il ne faut jamais vraiment compter que sur soi-mê Et, surtout, n’attendez rien de personne et vous ne serez jamais déçu. N’attendez rien, même pas un “Merci.” Si vous en recevez, c’est tant mieux. Si vous n’en recevez pas, No worries, d’ailleurs vous n’attendiez rien. Vous avez agi sans être dans cette logique de Give and Get. Vous avez juste agi parce que votre coeur vous a demandé de le faire. Period!
  2. Quelque soit ton statut social, il est important de rester humble. L’humilité n’est pas seulement l’affaire des pauvres. C’est une grande vertu que nous devons tous utiliser indépendament du de la grosseur de notre compte en banque, notre notre statut social, notre origine, j’en passe.
  3. Lorsque tu es entrain de monter, arrête-toi, pas pour utiliser ceux et celles que tu rencontres sur ton chemin pour mieux advancer et aller plus haut, mais pour les saluer parce que, demain, lorsque tu seras entrain de dégringoler, tu rencontreras ces mêmes personnes et c’est très certainement elles qui amortiront ta chute.
  4. Ne vis pas au-dessus de tes moyens ou au jour le jour comme si demain n’existait pas. Demain existe et est impitoyable pour ceux et celles qui l’ignorent. Etre réduit à passer des annonces dans les journaux pour demander de l’argent dont on a besoin pour se soigner alors qu’on avait un des plus bons salaires du pays veut dire que l’on n’a pas pris les mesures qu’il faut pour éviter de se retrouver dans cette situation malheureuse. Ce qui n’est pas intelligent parce que, si tu ne penses pas à acheter un parapluie, tu seras mouillé lorsqu’il pleut, et il pleuvra, mon ami, que tu aies un plan de protection ou pas. As-tu une assurance? Pour ta voiture, bien sûr, mais aussi pour ta santé et même ta vie?  As-tu un compte en banque pour des cas d’urgence? Je veux dire pour des cas de maladie, comme notre ami journaliste, ou au cas où tu perds ton boulot ou ta seule source de revenus. Si tu  vis au-dessus de tes moyens, il est temps d’apprendre à être ré Si tu n’as pas d’assurance ou de compte en banque où tu peux prendre de l’argent en cas d’urgence, pense à en ouvrir un et à l’alimenter régulièrement. Que tu gagnes une fortune ou juste ce dont tu as besoin pour survivre. Si tu prends la peine de faire un budget, realiste, tu sauras où va ton argent, pourras facilement éliminer tout ce qui est accessoire et dont tu peux faire sans, et enfin épargner pour investor et grandir, ou parer aux coups de la vie.

Fais-le, dès que tu commences à travailler.

A ton Bonheur!

Le temps passé avec notre famille est le meilleur des cadeaux que nous pouvons lui donner

le temps passe avec la famille

La Saint Valentin est passée.

Bientôt d’autres fêtes vont se pointer et nous allons nous battre pour offrir des cadeaux à nos partenaires, nos enfants, nos parents, etc. Parce que nous les aimons et voulons leur prouver notre amour. Ceux et celles d’entre nous qui ne sont pas souvent avec leurs familles pour une raison ou une autre se sentent coupables et saisissent ces occasions pour tenter de se racheter. Ils vous diront aussi que mettre de la nourriture sur la table, mettre un toit au-dessus de la tête de leurs familles, payer les frais de scolarité et d’hôpital de leurs êtres bien-aimés c’est déjà une belle et solide preuve d’amour.

Parfait!

Et le temps passé avec eux? Mes enfants préféraient et préfèrent encore que nous regardions un match de foot ou de tennis, ou encore un film ensemble, ou que nous voyageons ensemble, à tous les cadeaux personnels que nous pouvons leur donner. Ou la vie dans un palais où ils ne nous verraient pas parce que nous sommes entrain de nous battre pour pouvoir payer le loyer.

Quelqu’un disait, et je suis d’accord avec cette personne: “Construisez des souvenirs, pas des maisons, car c’est cela que vos enfants et vos êtres bien-aimés garderont, chériront et partageront à leur tour avec les-leurs.

Je ne dis pas que vous ne devez pas construire des maisons. Je dis que vous ne devez pas le faire au point d’oublier ou de sacrifier l’essentiel!

A votre Bonheur!

Le moment, c’est maintenant!

 

Family Love

Le mois dernier lors d’un séjour au Cameroun, j’ai rencontré une de mes tantes que je n’avais pas vue pendant des années. Nous avions été proches, et elle m’avait toujours marquée par l’affection qu’elle avait pour les enfants, tous les enfants sans exception, elle-même n’en ayant jamais eus. La vie, avec tout ce qu’elle comporte, nous avait éloignées l’une de l’autre et c’est tout à fait par hasard que je l’ai donc revue il y a environ un mois. Quoique brève, cette rencontre ètait fabuleuse, l’opportunité pour nous d’essayer de rattraper le temps perdu, je veux dire rattraper ce que nous pouvions rattraper. Le temps perdu ne se rattrappe pas. La minute qui vient de passer est passée et ne reviendra jamais. Pour revenir à ma tante, elle a été enterée Vendredi dernier, après avoir passé trois semaines dans le coma. Juste après notre rencontre, elle est tombée malade et ne s’en est pas relevée. Je lui avais promis ce jour-là de revenir en Mars prochain passer une nuit avec elle. Je ne savais pas que c’était la dernière fois que je la voyais. Elle non plus ne le savait pas. Nous nous voyions après plusieurs années, pour la dernière fois.

Ce décès brutal m’a rappellé une fois de plus combien il est important de connaître ses priorités, et de ne pas se laisser distraire par ce que j’appelle des accessoires. Nous passons la vie à courir après tant de choses au point d’oublier l’essentiel: la famille, les relations. Ma tante n’avait pas d’enfants. Elle n’était pas riche financièrement, mais était riche d’amour qu’elle distribuait à tous ceux et toutes celles qu’elle croisait sur son chemin. Elle était heureuse parce que le bonheur n’a rien à voir avec ce que l’on a ou ce que l’on est. On choisit de l’être. Lorsque nous nous étions vues, elle était venue ce jour-la nettoyer la maison de sa défunte maman. Elle était la seule des trois soeurs encore vivante. Depuis, je n’ai pas cessé de penser à ce que cette maison deviendra sans elle maintenant qu’elle n’est plus là pour prendre soin d’elle régulièrement. Je n’ai pas cessé  de penser qu’elle n’ira plus dans cette concession, qu’elle ne cultivera plus les champs de sa défunte maman comme elle le faisait depuis que cette dernière était décédée il y a quelques années. Je n’ai pas cessé de penser qu’elle ne m’appellera plus Grand-Mère -parce que je porte le nom de l’une de mes grand-mères-.

J’aurais aimé l’avoir souvent vue. J’aurais aimé avoir été souvent plus présente. J’aurais aimé avoir fait tant de choses avec Maman Marie-Noelle. Maintenant, c’est trop tard. Du moins avec elle. Et cela m’a servi de leçon une fois de plus. Passer à coté de l’essentiel, c’est ce que nous faisons tous et toutes. Hier encore j’apprenais avec beaucoup de préoccupations que la fille d’un couple ami est entrain de glisser lentement mais sûrement du très mauvais côté parce que papa et maman, très occupés à poursuivre l’argent et construire leurs carrières, n’ont pas souvent été là lorsque cette enfant avait besoin d’eux. A quoi sert cet argent et cette gloire que nous poursuivons lorsque nous perdons nos enfants? Les voisins, les enseignants, les nounous, les amis, aucune de ces personnes ne peut jouer le rôle des parents que nous sommes.

Aucun!

Et ne croyez pas qu’en achetant tous les jouets dernier cri à vos enfants, ou en leur donnant le salaire mensuel de plusieurs personnes là-dehors comme argent de poche, vous comblerez le trou énorme laissé par votre absence.

Ne croyez pas non plus que les cadeaux que vous offrez à vos parents –pour ceux qui le font- à qui vous ne rendez jamais visite -parce que vous êtes très occupés-, ou n’appellez presque jamais parce que vous n’avez pas du tout du temps, comblera votre absence. Les choses ne marchent pas toujours comme cela. Lorsque vous vous réveillez un beau jour, vous apprenez qu’ils ne sont plus là, et vous avez des regrets tout le restant de votre vie.

Lorsqu’on aime, on trouve du temps pour ceux et celles qu’on aime. J’ai une amie au Canada qui appelle sa famille au Togo tous les jours avant d’aller au boulot ou avant de se mettre au lit. “Je ne veux plus être surprise,” m’avait-elle dit lorsque je lui avais demandé pourquoi elle faisait cela. “Après avoir passé plusieurs mois sans appeler ma maman parce que j’avais d’autres soucis il y a presque vingt ans, j’ai reçu un coup de fil un matin que maman n’était plus de ce monde. Depuis, je n’ai jamais cessé de culpabiliser. Je ne veux plus que cela arrive.”

Quelle est la dernière fois que tu as parle avec tes êtres chers? Quelle est la dernière fois que tu leur as dit que tu les aimais? Quelle est la dernière fois que tu as eu du temps pour eux? La dernière fois que tu as été émotionnellement présent lorsqu’ils avaient besoin de toi?

Si tu ne l’as pas fait il y a longtemps, il est encore temps. Fais-le! Appelle-les si tu ne peux pas les voir facilement. Ecris-leur un mot –je sais que les gens n’écrivent plus, un malheur aux conséquences terribles qui nous tombe dessus-. Invite les à aller prendre un verre, manger et passer du temps ensemble même si c’est juste pour quelques minutes. Fais-le. C’est important. Cela ne compte peut-être pas pour toi, mais cela signifie certainement énormement de choses pour ces personnes-là.

 

A ton Bonheur!

 

La Saint Valentin c’est tous les jours!

i-love-you

 

Hier c’était la fête des amoureux.

La Saint Valentin.

J’ai vu des gens acheter les sempiternels cadeaux que tout le monde achète à cette occasion sans chercher la moindre originalité -des fleurs, des roses rouges essentiellement, du chocolat, une carte postale- pour leur tendre moitié. Certains ont raconté à qui voulaient les écouter qu’ils allaient emmener leur partenaire dînner dans un restaurant chic et cher, et pourquoi pas passer la nuit dans un hôtel 5 étoiles pour célébrer leur love story et faire le point sur le chemin parcouru.

Parfait!

Ceux qui, comme nous autres, ont passé cette journée à vaquer de façon naturelle à nos multiples occupations sans arrêter de respirer parce qu’on attendait des cadeaux, sommes traités de old fashion. Une journée terrible, je dis, parce qu’elle voit très souvent plusieurs couples se disloquer et aller par dessus-bord parce que:

– l’homme (il s’agit toujours de l’homme je ne sais ni pourquoi ni qui a décrété que c’est le pauvre qui doit toujours offrir des cadeaux à cette occasion) a oublié que c’était le jour tant attendu, a fait le malin (en effet, stressés et acculés, certains se mettent en mission réelle ou imaginaire, ou font des promesses qu’ils n’honnorent pas, type, je dinnerai avec toi, pour décommander à la dernière minute pour des vraies-fausses raisons)

– le cadeau reçu n’est pas à la hauteur des attentes –elle attendait cette bague sertie de diamants, cette paire de chaussures Louboutin, ce sac à main Chanel, ou cette Range Rover dernier modèle, et n’a rien reçu de tout cela, ou tout au plus un cheap truc bling bling des chinois-.

Je n’attends pas le 14 Février de chaque année pour exprimer mon amour à mon mari –oui, les femmes aussi doivent faire cela, et tout le temps, pas seulement à la saint Valentin-. Je n’attends pas cette journée de l’année parce que, pour moi, chaque jour c’est la Saint Valentin. Mon mari n’attend pas le 14 Fevrier de chaque année non plus pour m’exprimer son amour parce que pour lui aussi, chaque jour c’est la Saint Valentin. Et il s’agit d’exprimer son amour à son/sa partenaire, pas de le prouver –c’est deux choses totalement différentes-, et on peut le faire sans se ruiner, et avec le même, sinon, une plus haute signification. Un frère africain, exaspéré par la tyrannie de son épouse qui menaçait de le quitter s’il ne  lui offrait pas ce voyage en Occident comme cadeau de la Saint Valentin, disait que 1) mettre un toit au-dessus de la tête de sa femme et sa petite famille, 2) faire bouillir la marmite tous les jours que l’on ait un boulot stable ou pas, 3) payer la scolarité de ses enfants et des enfants de la famille de sa partenaire –beaucoup d’Africains le font, il est honnête et juste de le dire et de leur tirer un grand coup de chapeau pour cela, surtout dans un monde où plusieurs n’arrivent même plus à s’occuper de leurs propres enfants -,  4) être là lorsque notre partenaire a besoin de nous –en ces temps curieux où personne n’a plus le temps de personne et où tout le monde passe le clair de son temps le nez et tous les autres sens fourrés dans leurs téléphones portables ou dans leurs ordinateurs, ce geste-là compte-, et 5) payer ses frais d’hôpital, est l’expression suprême de son amour pour sa partenaire et leurs trois enfants.

Et puis, à quoi sert d’offrir ces cadeaux à sa partenaire le 14 Février et l’oublier, l’humillier, la frapper, la mépriser, lui manquer de respect, l’affamer ou la priver d’autres choses les autres 364 jours de l’année? Parce que c’est ce qui se passe dans bien de couples après le 14 Février!

L’amour, le vrai, n’attend pas de contrepartie. L’amour, true love, n’a pas de conditions. Ce type d’amour ne connaît pas d’ultimatums, genre, “Si tu ne me donnes pas ceci… Tu as intérêt à me donner cela… Cest tout ce que tu me donnes pour la Saint Valentin alors que toutes mes copines ont reçu…”

Le vrai amour n’a pas besoin de tout cela et, croyez-moi, il vit, s’épanouit, propère et perdure. Et est entretenu aussi bien par l’homme que la femme. Il faut deux personnes pour danser le Tango, comme quelqu’un l’avait si bien dit.

 

A votre Bonheur, et pour que chaque jour soit la Saint Valentin!