Personne n’appelle, personne ne demande comment je vais…

Don't take chances

« Personne n’appelle. Personne ne demande comment je vais. »

Cette phrase, c’est un jeune homme dans la quarantaine  qui la prononce. Il est attablé avec un autre jeune homme sur la table à côté de moi dans un restaurant. Ou mieux un café restaurant. Je lève la tête et le regarde avec intéret à partir de ce moment-là pour tenter d’en savoir un peu plus sur cette personne qui a l’air d’en vouloir au monde entier. Il a l’air malade. Il est malade. Amaigri, pâle. Je regarde encore et découvre avec stupéfaction qu’il s’agit du journaliste. Ou mieux, l’homme qui fut un des jounalistes les plus populaires du pays. Celui qui fut le journaliste vedette de la chaîne de télévision la plus populaire du pays. Ceux qu’on appelle aujourd’hui les celebrities. Il y a quelques semaines il a passé une annonce dans les journaux pour demander de l’aide. Il a besoin d’argent pour aller se faire soigner en Inde. Ceux qui peuvent y vont désormais, de plus en plus, parce que le système de santé de leurs pays a foutu le camp ou alors les soins prodigués par la poignée de vrais et compétents médecins –des faux pullulent- sont hors de portée. Un vilain cancer en veut à la vie de notre ancien journaliste. S’il ne se dépêche pas, bientôt  il ne sera plus là, une horreur car notre ami n’a pas 50 ans. Ses amis, les rares qui lui restent, relaient le message sur les réseaux sociaux pour inviter ses fans et ceux qui compatissent à faire quelque chose.

Comment en est-il arrivé là, notre ami journaliste?

Hier courtisé, sollicité de toutes parts par ceux qui comptent et veulent continuer à compter, ami de la jet set, des celebrities avec qui il trinquait et visitait les endroits les plus in de la ville et du pays, il est seul aujourd’hui. Oublié de tous et de toutes. Evité comme la peste. Et il ne comprend pas.

“Où sont mes amis?” demande-t-il à son compagnon de table.

Des amis, il n’en avait pas. Les vrais, je veux dire. Ceux qui sont là lorsque la danse bat son plein, mais qui sont aussi là lorsque la danse est finie. Ceux qui ne vous abandonnent pas lorsque vous êtes entrain de dégringoler et descendre toujours plus bas. Ceux et celles qui prennent votre appel lorsque votre étoile ne brille plus, lorsque vous avez perdu votre éclat, votre couronne et vos moyens.  Ceux et celles qui ne vous abandonennt pas lorsque vous avez besoin d’aide.

“Je sais désormais que je n’avais pas d’amis,” dit notre journaliste, au bord des larmes.

Comme cet homme, plusieurs d’entre nous découvrent, avec amertume, que ce qu’ils percevaient n’est pas la réalité, que ce qu’ils croyaient, n’est pas ce qui est.  Et c’est souvent difficile de digérer cela.

Vous vous reconnaissez dans cette histoire? Eh bien, moi aussi!

Il y a quelques années, lorsque j’avais cruellement besoin de ceux et celles que je croyais être mes amis, tous et toutes étaient aux abonnés absents. Certains y sont toujours aujourd’hui.realite, perception,

Pourquoi est-ce que je te raconte cette histoire?

Parce que je voudrais partager avec toi quelques petites mais importantes leçons de vie que j’ai apprises grâce à mes “amis”. Notre ami journaliste aussi, je crois.

  1. Il ne faut jamais vraiment compter que sur soi-mê Et, surtout, n’attendez rien de personne et vous ne serez jamais déçu. N’attendez rien, même pas un “Merci.” Si vous en recevez, c’est tant mieux. Si vous n’en recevez pas, No worries, d’ailleurs vous n’attendiez rien. Vous avez agi sans être dans cette logique de Give and Get. Vous avez juste agi parce que votre coeur vous a demandé de le faire. Period!
  2. Quelque soit ton statut social, il est important de rester humble. L’humilité n’est pas seulement l’affaire des pauvres. C’est une grande vertu que nous devons tous utiliser indépendament du de la grosseur de notre compte en banque, notre notre statut social, notre origine, j’en passe.
  3. Lorsque tu es entrain de monter, arrête-toi, pas pour utiliser ceux et celles que tu rencontres sur ton chemin pour mieux advancer et aller plus haut, mais pour les saluer parce que, demain, lorsque tu seras entrain de dégringoler, tu rencontreras ces mêmes personnes et c’est très certainement elles qui amortiront ta chute.
  4. Ne vis pas au-dessus de tes moyens ou au jour le jour comme si demain n’existait pas. Demain existe et est impitoyable pour ceux et celles qui l’ignorent. Etre réduit à passer des annonces dans les journaux pour demander de l’argent dont on a besoin pour se soigner alors qu’on avait un des plus bons salaires du pays veut dire que l’on n’a pas pris les mesures qu’il faut pour éviter de se retrouver dans cette situation malheureuse. Ce qui n’est pas intelligent parce que, si tu ne penses pas à acheter un parapluie, tu seras mouillé lorsqu’il pleut, et il pleuvra, mon ami, que tu aies un plan de protection ou pas. As-tu une assurance? Pour ta voiture, bien sûr, mais aussi pour ta santé et même ta vie?  As-tu un compte en banque pour des cas d’urgence? Je veux dire pour des cas de maladie, comme notre ami journaliste, ou au cas où tu perds ton boulot ou ta seule source de revenus. Si tu  vis au-dessus de tes moyens, il est temps d’apprendre à être ré Si tu n’as pas d’assurance ou de compte en banque où tu peux prendre de l’argent en cas d’urgence, pense à en ouvrir un et à l’alimenter régulièrement. Que tu gagnes une fortune ou juste ce dont tu as besoin pour survivre. Si tu prends la peine de faire un budget, realiste, tu sauras où va ton argent, pourras facilement éliminer tout ce qui est accessoire et dont tu peux faire sans, et enfin épargner pour investor et grandir, ou parer aux coups de la vie.

Fais-le, dès que tu commences à travailler.

A ton Bonheur!

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La Saint Valentin c’est tous les jours!

i-love-you

 

Hier c’était la fête des amoureux.

La Saint Valentin.

J’ai vu des gens acheter les sempiternels cadeaux que tout le monde achète à cette occasion sans chercher la moindre originalité -des fleurs, des roses rouges essentiellement, du chocolat, une carte postale- pour leur tendre moitié. Certains ont raconté à qui voulaient les écouter qu’ils allaient emmener leur partenaire dînner dans un restaurant chic et cher, et pourquoi pas passer la nuit dans un hôtel 5 étoiles pour célébrer leur love story et faire le point sur le chemin parcouru.

Parfait!

Ceux qui, comme nous autres, ont passé cette journée à vaquer de façon naturelle à nos multiples occupations sans arrêter de respirer parce qu’on attendait des cadeaux, sommes traités de old fashion. Une journée terrible, je dis, parce qu’elle voit très souvent plusieurs couples se disloquer et aller par dessus-bord parce que:

– l’homme (il s’agit toujours de l’homme je ne sais ni pourquoi ni qui a décrété que c’est le pauvre qui doit toujours offrir des cadeaux à cette occasion) a oublié que c’était le jour tant attendu, a fait le malin (en effet, stressés et acculés, certains se mettent en mission réelle ou imaginaire, ou font des promesses qu’ils n’honnorent pas, type, je dinnerai avec toi, pour décommander à la dernière minute pour des vraies-fausses raisons)

– le cadeau reçu n’est pas à la hauteur des attentes –elle attendait cette bague sertie de diamants, cette paire de chaussures Louboutin, ce sac à main Chanel, ou cette Range Rover dernier modèle, et n’a rien reçu de tout cela, ou tout au plus un cheap truc bling bling des chinois-.

Je n’attends pas le 14 Février de chaque année pour exprimer mon amour à mon mari –oui, les femmes aussi doivent faire cela, et tout le temps, pas seulement à la saint Valentin-. Je n’attends pas cette journée de l’année parce que, pour moi, chaque jour c’est la Saint Valentin. Mon mari n’attend pas le 14 Fevrier de chaque année non plus pour m’exprimer son amour parce que pour lui aussi, chaque jour c’est la Saint Valentin. Et il s’agit d’exprimer son amour à son/sa partenaire, pas de le prouver –c’est deux choses totalement différentes-, et on peut le faire sans se ruiner, et avec le même, sinon, une plus haute signification. Un frère africain, exaspéré par la tyrannie de son épouse qui menaçait de le quitter s’il ne  lui offrait pas ce voyage en Occident comme cadeau de la Saint Valentin, disait que 1) mettre un toit au-dessus de la tête de sa femme et sa petite famille, 2) faire bouillir la marmite tous les jours que l’on ait un boulot stable ou pas, 3) payer la scolarité de ses enfants et des enfants de la famille de sa partenaire –beaucoup d’Africains le font, il est honnête et juste de le dire et de leur tirer un grand coup de chapeau pour cela, surtout dans un monde où plusieurs n’arrivent même plus à s’occuper de leurs propres enfants -,  4) être là lorsque notre partenaire a besoin de nous –en ces temps curieux où personne n’a plus le temps de personne et où tout le monde passe le clair de son temps le nez et tous les autres sens fourrés dans leurs téléphones portables ou dans leurs ordinateurs, ce geste-là compte-, et 5) payer ses frais d’hôpital, est l’expression suprême de son amour pour sa partenaire et leurs trois enfants.

Et puis, à quoi sert d’offrir ces cadeaux à sa partenaire le 14 Février et l’oublier, l’humillier, la frapper, la mépriser, lui manquer de respect, l’affamer ou la priver d’autres choses les autres 364 jours de l’année? Parce que c’est ce qui se passe dans bien de couples après le 14 Février!

L’amour, le vrai, n’attend pas de contrepartie. L’amour, true love, n’a pas de conditions. Ce type d’amour ne connaît pas d’ultimatums, genre, “Si tu ne me donnes pas ceci… Tu as intérêt à me donner cela… Cest tout ce que tu me donnes pour la Saint Valentin alors que toutes mes copines ont reçu…”

Le vrai amour n’a pas besoin de tout cela et, croyez-moi, il vit, s’épanouit, propère et perdure. Et est entretenu aussi bien par l’homme que la femme. Il faut deux personnes pour danser le Tango, comme quelqu’un l’avait si bien dit.

 

A votre Bonheur, et pour que chaque jour soit la Saint Valentin!

 

 

 

 

Only you can save you

lâcher-prise

“-You should have walked away.

-I didn’t.

-Why?

-Because you never know how he is going to behave when you tell him your relationship is over. Because you never know how he is going to behave if you dare to tell him you don’t like that trip to his family home he had been forcing you to take for the last twenty five years. Because you never know how he is going to react when you tell him your heart was broken when he prevented you from going to the funerals of your little sister. Because you never know how he is going to react when you tell him that what attracted you to him does not exist anymore. Because you never know how he is going to behave when you tell him you don’t feel safe anymore. Because you never know how he is going to react when you tell him you don’t love him anymore. No, you just never know!”

This is one of the reasons why many people stay in toxic and destructive marriages or relationships.

Fear.

Because their partner is not a sweet person they met anymore but instead a violent person ready and able to do all the unbelievable and horrible things to keep their partner with them. Even when everything says the right thing to do is to let go.

They fear for their lives. And they are right because every single day people die or live miserable lives because of their relationship. But is staying the right decision?

As for me, when you have done your best to make your marriage or relationship work, to save your broken relationship and bring back that love which united you, in vain, it is wise to let go. Your life and happiness are more important than anything else, remember.

People make mistakes. You thought he or she was THE ONE, the person you were looking for to spend the rest of your life. You thought you were going to build this solid, happy, healthy and lasting marriage. You thought you were going to age together. This is not going to happen.

And then what?

Yes, people make mistakes! And it is very OK to make mistakes, right? And to walk away from a relationship when it is not working despite our efforts to fix it.

But what would be crazy and irresponsible would be to stay in a relationship where you are not happy, a marriage where you are not living and blossoming but surviving with fear as your daily companion.

Yes, it is hard to start all over again. It is scary because you don’t trust people anymore and don’t want to experience that nightmare again. It is very scary when you have no means to support yourself, and no friends. You will suffer. But you will get through, stronger, and have the life you desire and deserve.

Only you can save you, remember!

Your turn…

Do you relate? If this is you, you know what to do. Life is short. Your time is limited as Steve Jobs said. And no one deserves to live a miserable life because of someone’s else, a life they had no control over. If this is you, I really hope this post inspires you to do what is good for you. What is right for you. It is the right thing to do.

Tout ce que nous qualifions de mauvais n’est pas toujours mauvais

Blessing in disguise

C’est un plaisir d’être à nouveau ici aujourd’hui pour partager avec vous un autre de ces articles que j’aime tant écrire pour parler de tout, mais surtout de ces choses qui empoisonnent notre existence déjà difficile. Ces choses qui nous empêchent de vivre la vie que nous désirons et que nous méritons. Je crois fermement que personne n’est venu sur cette terre pour souffrir. Mais je crois aussi que tout ce qui nous arrive dans cette vallée des larmes où nous vivons, arrive pour une raison bien précise même si nous ne la connaissons pas. Plus tard, on réalise que ce que nous prenions pour un malheur, était plutôt un “bon cacao dans un mauvais sac” pour parler comme Mongo Béti dans Ville Cruelle. C’est-à-dire un cadeau du ciel qui nous a été envoyé dans un emballage pas attractif.

Un fiancé ou une fiancée avec qui tu as passé plusieurs années et qui, à la dernière minute, juste quelques semaines avant votre mariage, t’annonce que votre histoire est finie parce que ta tête ne plaît pas à ses parents? Voilà ce que une de mes lectrices m’a dit il y a quelques jours. Dévastée, au bord du suicide.

Ma réponse?

Célèbre cela quelque soit la douleur que tu peux ressentir en ce moment-là car tu es libérée d’un partenaire qui courra voir ses parents à chaque fois pour que ceux-ci décident à sa place.

Tu es libérée d’un partenaire faible, de quelqu’un qui a peur d’être lui-même, de prendre des décisions et de faire respecter ces décisions.

Tu es libérée de quelqu’un immature qui est inconscient du mal qu’il cause aux autres en choisissant de laisser les autres lui dicter la vie qu’il doit vivre.

Tu es libérée d’un partenaire incapable de faire respecter ses choix et de se faire respecter.

Accepte sa décision, souhaite-lui bonne chance et continue avec ta vie. Il épousera la femme que ses parents auront choisie pour lui, pas celle qu’il aime et a choisie. Passer sa vie avec quelqu’un qu’on n’aime pas, dormir auprès de quelqu’un qu’on n’aime pas, faire l’amour avec quelqu’un qu’on n’aime pas, faire des enfants avec quelqu’un qu’on n’aime pas, y a-t-il vraiment pire punition que celle-là?

Nous aimons nos familles, nous les aimons vraiment, et nous aimerions pouvoir toujours faire ce qu’elles aiment, ce qui leur plaît, ce qui est en accord avec leurs souhaits mais nous sommes des adultes qui savons ce qui est bien pour nous, et ceci veut dire que nous devons couper le cordon ombilical avec nos familles lorsqu’il le faut, prendre nos propres décisions et assumer la responsabilité de nos choix, bons ou mauvais. Ce n’est pas toujours facile, certes, mais c’est nécessaire.

 

Ton tour…

As-tu déjà dit « Oui » aux autres en te disant « Non » à toi-même? Dans quelles circonstances? Et, surtout, comment as-tu vécu cela par la suite? Je serais heureuse que tu partages avec moi et nos lecteurs. Ce n’est pas toujours facile de dire « Non » lorsque l’on veut vraiment dire « Non. » C’est pourquoi ton histoire peut inspirer et motiver à relever ce défi!

La fusion dans un couple n’est pas la chose à encourager

Fusion 2

La fusion? Cette négation de l’autre et de soi-même débouche inévitablement sur l’explosion. Cherchez et encouragez l’épanouissement de votre partenaire! C’est cela la clé du Bonheur. François Cluzet

Cluzet a parfaitement raison car deux personnes qui se rencontrent et décident de cheminer ensemble sont deux individus différents, deux personnalités différentes. Deux tempéraments différents. Deux personnes qui sont nées, ont grandi et fréquenté des milieux différents -famille, école, église, environnement du travail, amis, collègues, etc.- qui, comme le dit Stephen R. Covey, ont silencieusement mais effectivement impacté leur vie et contribue de façon significative à définir leur cadre de référence et conditionné leurs comportements et attitudes. Et, parce que deux intelligences valent toujours mieux qu’une, et surtout aussi parce que chaque personne doit exister en tant que personne d’abord avant d’être partenaire, parent, enfant, voisin, collègue et j’en passe, une fusion quelconque signifie donc la négation de l’autre ou des deux, de tout ce potentiel au profit de personne.  Parce que je ne suis plus moi et tu n’es plus toi non plus! Or chaque couple a absolument besoin de différentes individualités qui le composent pour exister et prospérer. C’est la condition sine qua non pour que la relation reste saine, s’épanouisse au profit de tous et dure. Au cas contraire, bonjour les dégâts!

Ton tour…

Qu’est-ce que tu en penses? Fusion ou pas? Pourquoi? Je serais contente de te lire.

 

Ne laissez pas le passé vous emmerder

Le passe

J’ai toujours pensé que lorsque des gens se rencontrent et décident de cheminer ensemble le restant de leur vie, ils sont sincères et, en principe, sont engagés à tout faire et tout donner pour que cette union vive et s’épanouisse pour le bien des principaux concernés et des enfants qui pourraient en naître. Pour le bien de la communauté également car, lorsqu’un couple s’entredéchire, ce n’est pas seulement ce couple qui en souffre, mais également les gens qui leur sont chers, leurs familles, leurs enfants s’ils en ont, la communauté qui doit gérer les conséquences du traumatisme dont les enfants sont victimes dans ce cas, et même souvent les parents qui se séparent parce que, il faut le dire, aucun divorce ne laisse intactes les personnes concernées.

Les raisons pour lesquelles les gens qui se sont aimés et juré amour éternel se séparent sont multiples. Et souvent, surprenantes.

Enormément de couples se désintègrent parce que ceux qui le constituent sont incapables d’oublier, de tirer un trait sur le passé et vivre le présent, leur présent, se concentrer sur l’incident présent.

“Oui, je savais que je ne pouvais pas compter sur toi parce que tu as toujours fait cela. Tu es toujours comme cela. Tu t’es toujours comporté comme cela. L’autre jour tu as fait ci… La semaine dernière tu as fais ça… L’année dernière tu as fais cela… En 1990 tu as fais cet autre truc…”

Personne n’aime qu’on lui répète à longueur de journée, de semaines, de mois, d’années, tout le temps, ses manquements. Personne! Parce que, souvent, nous en sommes conscients, en avons honte, et avons même demandé pardon pour ces choses que nous avons faites et qui ne nous honorent pas:

“J’ai eu un comportement ou dit des choses qui t’ont heurté. Je sais que ce comportement t’a heurté. Je sais que ces mots que j’ai prononcés t’ont blessé. J’aurais dû mieux faire. Je sais que j’aurais dû mieux faire. J’en suis sincèrement désolé. Je te promets que cela n’arrivera plus.”

C’est-à-dire, donne-moi une chance de te prouver que j’ai appris de cela et que je veux mieux faire à l’avenir. Alors, pourquoi restons-nous obstinément tournés vers le passé lorsque les choses vont mal? Il est évident que, dans chaque relation, le train va dérailler de temps en temps et nécessiter que l’on fasse appel à certaines compétences personnelles pour le remettre à nouveau sur les rails. La capacité à pardonner et demander des excuses sont deux de ces compétences extrêmement importantes.

Alors, lorsque les choses tournent au vinaigre, n’ouvrez pas les portes du passé si ce n’est pour construire un présent merveilleux et un futur époustouflant!

Ne laissez pas le passé vous emmerder ou s’installer entre vous. Et, surtout, condamnez l’acte, pas votre partenaire, parce que vous êtes une équipe qui a besoin de toutes ses ressources pour résoudre le problème qui s’est posé, et pas pour se battre l’un contre l’autre!

 

Ton tour…

Il n y a pas de relation solide, saine, épanouissante et qui dure si l’on ne peut pas demander pardon et présenter des excuses. Qu’est-ce que tu en penses?

 

 

 

J’avais dit oui, et j’étais sincère

oui
L’un des moments les plus importants lors de la célébration du mariage c’est lorsque les personnes qui se marient doivent déclarer, devant l’officier et les participants, qu’ils s’engagent dans cette union pour le meilleur et pour le pire. Lorsque nous le disons, est-ce que nous comprenons vraiment ce que nous disons? Est-ce que nous comprenons le sens de cette phrase? Sommes-nous vraiment prêts et capables de rester ensemble quelque soit ce qui se passe?

Ce que nous voyons autour de nous tous les jours amène à dire non!

Pour le meilleur et pour le pire? Non! Pour le meilleur seulement parce qu’il est facile de rester avec quelqu’un lorsque cette personne vous promène dans sa limousine et que vous profitez des avantages liés à cette limousine ou au statut de cette personne. Mais, combien de personnes sont prêtes à marcher à pied avec l’autre lorsque la limousine est en panne? Combien de personnes sont prêtes à rester lorsque notre partenaire perd son boulot, tombe malade et ne peut plus assurer, se retrouve en prison pour une raison ou une autre?

Très peu!

Monsieur est en prison? Je m’en vais recommencer ma vie ailleurs.

Monsieur ou madame est victime d’Accident Vasculaire Cérébral (AVC)?  Je le ramène dans sa famille et m’en vais recommencer ma vie ailleurs.

Tu perds ton boulot? Eh bien, je m’en vais vivre avec celui ou celle qui en a un.

Voilà ce qui se passe. A quelques exceptions près.

Lorsque mon père a été victime d’un AVC qui l’a rendu végétatif, ma mère n’a pas trahi. Pendant sept années elle était là, a fait tout, enduré tout, refusé de prendre du repos ou de permettre à quelqu’un d’autre de la seconder auprès de son mari malade, au risque de mettre sa santé en danger.

« J’avais dit oui, et j’étais sincère! » Voilà la réponse qu’elle a donnée lors des obsèques de notre papa pour expliquer cette fidélité à son défunt mari.

Aujourd’hui on se marie vite et se sépare vite, parfois avant même que l’encre utilisé pour signer l’acte de mariage n’ait séché. Parce qu’on est impatient, intolérant, arbore un ego surdimensionné, ignore ce que le mariage veut dire, parce que l’on s’est marié pour de mauvaises raisons, etc.

Cela fait trente ans que nous nous sommes dit oui. Pour nous car personne ne devrait dire oui à l’autre par contrainte, pour faire comme les autres, pour plaire aux autres, pour se venger, pour impressionner qui que ce soit, pour recevoir les allocations familiales, pour fuir la pauvreté, avoir les papiers et pouvoir enfin émigrer, parce que l’on recherche quelqu’un qui va s’occuper de nous ou de nos enfants, pour ne plus avoir faim, etc.

Nous nous sommes dit oui parce que nous nous sommes mutuellement aimés et appréciés, et avons su que nous étions faits l’un pour l’autre. Comment l’avions-nous su? En échangeant sincèrement, totalement, froidement. En aidant l’autre à nous connaître véritablement. Et à cause de ce truc qu’on ne pourrait expliquer, mais qui te dit, dès le premier instant où ton regard croise celui de l’autre, que c’est The One!

Avant de rencontrer l’homme qui devait devenir mon mari, j’avais juré de ne jamais me marier parce que ce que je voyais autour de moi ne m’encourageait pas à m’embarquer dans cette aventure souvent fatale pour tant de femmes. Mais, lorsque je l’ai vu, j’ai changé d’avis. Et, depuis trente ans, nous sommes ensemble! J’ai dit « Oui » et je le dirais encore aujourd’hui si j’avais à refaire pas parce que mon couple est parfait, mais parce que nous avons choisi:

  • De nous obstiner, de ne pas jeter l’éponge quand les choses vont mal ou dès le premier désagrément
  • De ne pas demander ce que l’on ne peut pas donner
  • D’aimer parce que aimer ou ne pas aimer c’est un choix
  • De condamner le comportement, pas la personne, et d’aider l’autre à prendre conscience et de changer ce comportement qui nous heurte
  • De créer de l’espace pour l’autre
  • De ne pas devenir un parce que la fusion c’est la négation de l’autre et de soi
  • De fixer des attentes réalistes
  • De communiquer clairement, de façon transparente nos attentes
  • D’être là pour l’autre et avec l’autre lorsque ça va mais aussi lorsque ça ne va pas
  • De toujours nous rappeler qu’à la fin, nous avons l’un l’autre, nous sommes une équipe
  • De construire ce couple dont nous rêvons et voulons être, un couple où chacun de nous travaille d’arrache-pied tous les jours pour pour construire.

Est-ce facile?

Non!

Est-ce possible?

Oui!

Comment?

Avec de la patience, beaucoup d’efforts et de travail sur sa personne, un engagement sincère et constant, un amour sincère. En effet, seul l’amour, un amour sincère, peut nous aider à atteindre cet objectif, à continuer lorsque tout va mal. Seul un amour vrai peut aider à comprendre. Pardonner. Donner une seconde et même une troisième chance à notre partenaire.