Qui es-tu?

Masai People 1

Il y a quelques années j’offrais des poupées blanches aux yeux bleus aux petites filles africaines noires lorsque l’occasion demandait que j’offre un cadeau. J’en ai offert à ma fille.

Plusieurs fois.

Dans notre maison familiale, chez mes parents, je veux dire, comme dans plusieurs autres familles africaines où j’ai eu l’occasion d’aller, une photo de Jesus, homme blanc aux yeux bleus, était accrochée au mur, et l’on se recueillait religieusement devant celle-ci lors des moments de recueillement. Lorsque je rendais visite à ces familles, certains changeaient leur voix lorsqu’ils parlaient, et singeaient les personnes  blanches, même s’ils n’ étaient jamais sortis du bled où ils étaient nés. Et ils réprimandaient leurs enfants qui osaient parler leur langue maternelle. Ils le font d’ailleurs toujours aujourd’’hui, et regardent d’un oeil pas toujours bon ces boubous et autres pagnes que leurs frères et soeurs portent lorsqu’ils sont en Occident. Un ami à moi, du Benin, m’a d’ailleurs juré de ne plus  jamais porter ces boubous  africains dont s’affublent ses frères à Paris –nous étions  à Paris justement et un de ces frères venait de passer près du restaurant où nous étions atablés-. “Si tu veux te faire respecter, c’est costume cravate, ma soeur,” ajouta-t-il.

J’ai souvent pensé cela aussi, que ce que l’autre avait était ce qu’il y avait de mieux. Que mes cheveux crépus étaient l’horreur et qu’il fallait que je les défrise tout le temps. Je les ai d’ailleurs défrisés pendant des années. J’ai longtemps boudé nos fabuleuses tenues africaines, privilégiant le tailleur jupe ou pantalon. Mais, lorsque mon boss m’a demandé pourquoi je portais mes tresses africaines au lieu des cheveux comme mes collègues blanches –c’est-à-dire que j’enlève mes tresses, et défrise mes cheveux pour être comme tout le monde, reniant ainsi mon identité et mes origines dans le processus-, j’ai compris qu’il était temps d’affirmer haut et fort qui j’étais et de proclamer ma détermination à le rester et à ne pas renoncer à cette identité.

“Ce n’est pas des gris-gris que je porte sur la tête, boss. Ce n’est pas pour apaiser un quelconque Dieu animiste non plus. Chez moi en Afrique c’est la coiffe que portent les femmes. Je suis africaine, fière de l’être, et également fière de me coiffer de la sorte. Et je vais continuer à me coiffer de la sorte.”

Et je ne suis pas la seule à avoir choisi d’embrasser mes origines. De plus en plus de personnes, africains et africaines, ont decidé de renaître ou kieux de retourner aux sources, fatigués, frustrés et ruinés de toujours singer l’autre, de se faire passer pour qui on n’est pas et qu’on ne sera jamais –un tronc d’arbre ne deviendra jamais un crocodile même s’il reste trois siècles dans la rivière-. Je ne dis pas qu’il ne faut pas porter un costume trois pièces, manger de la pizza, skier, ou parler Français. Je dis que nous devons nous souvenir de qui nous sommes et ne jamais le sacrifier. De penser à donner des poupées noires à nos petites filles africaines.

Qui es-tu?

Prends le temps de répondre à cette question et surtout de connaître ce qui te fait te mouvoir (tes valeurs), et laisse tes passions, ta vision et tes valeurs te guider, pas celles des autres.

A ton Bonheur!

 

 

 

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Si quelque chose ne te plaît pas, fais quelque chose!

 

Un des passe-temps favoris de plusieurs d’entre nous c’est de se plaindre. Du mauvais temps.

De l’extrême chaleur.

Du froid criminel.

De notre partenaire qui ne nous aime pas assez, ne nous aime pas ou plus du tout.

De ce travail qui nous abrutit et que nous détestons.

De notre patron qui est un parfait salaud, un esclavagiste des temps modernes double d’un Westein.

Du salaire de misère que nous gagnons et qui nous permet juste de ne pas crever pour que nous puissions retourner travailler.

De notre partenaire qui nous trompe.

De notre enfant qui nous n’en fait qu’a sa tête.

De notre voiture qui bouffe une bonne partie de notre misérable salaire.

De notre voisin d’en haut qui fabrique des meubles dans son appartement toute la nuit.

De notre business qui ne décolle pas.

De nos employés qui ne pensent qu’à leur salaire et ne font rien pour mieux servir les clients, les fidéliser et les transformer en ambassadeurs de notre business.

De la nounours qui s’absente toujours, et toujours sans crier gare.

De cette promotion qui nous échappe chaque année alors que nous avons ce qu’il faut depuis des anneés pour l’avoir.

De ce job que nous n’arrivons pas à trouver alors que nous avons ce qu’il faut pour en décrocher un.

De ce petit ami qui a promis d’appeler et qui n’appelle pas.

De ce fiancé qui tarde à demander notre main alors que cela fait 10 ans que durent les fiançailles.

D’un livre sur la définition de la masculinité en ce XXIème siècle pour aider les hommes à vivre en harmonie avec les femmes qui manque…

Nous nous plaignons tout le temps mais attendons tranquillement que les autres fassent changer les choses. Ces choses qui ne nous plaisent pas et qui nous pourrissent la vie. Et nous nous fâchons lorsque rien ne bouge. Rien ne bougera, les amis, si nous ne bougeons pas. Et, pourquoi les autres le feront si le feu est plutôt sous nos fesses? A moins que ce ne soit notre père ou notre maman, ou des personnes qui nous veulent vraiment du bien et sont prêtes à descendre dans l’arène just because –en effet, la plupart d’entre nous vit dans la logique du Give and Get-, les autres ont d’autres chats plus gros à fouetter ou alors sont occupés à jouer le difficile métier de l’Homme.

Il y a longtemps j’ai décidé de ne plus attendre. J’ai décidé de ne plus attendre que les choses se réalisent ou s’arrangent parce qu’on n’attend pas que les choses se réalisent ou s’arrangent: on les arrange, on les réalise. Action, cela s’appelle.

Il faut agir.

Tout, sauf rouspéter les bras croisés, affalé dans le sofa ou recroquevillé sous la couverture. L’anglais ne rentrera pas tout seul dans ta tête, mon ami. Cette ampoule qui est grillée depuis des semaines ne se changera pas toute seule. Ce robinet qui coule depuis un mois ne s’arrêtera pas tout seul. Ce corps de rêve que tu veux avoir depuis des années, tu ne l’auras pas sans certains sacrifices. Ces comptes bancaires au rouge depuis des mois ne redeviendront pas vert par coup de bâton magique. Non!

Tu dois faire quelque chose pour dessiner et vivre la vie que tu désires et mérites! Si tu ne peux pas contrôller ce que les autres font, tu peux parfaitement décider de la réponse ou l’attitude que tu vas adopter face à leur comportement.

Alors, moins de plaintes, et beaucoupl plus d’actions!

A ton Bonheur!

 

Personne n’appelle, personne ne demande comment je vais…

Don't take chances

« Personne n’appelle. Personne ne demande comment je vais. »

Cette phrase, c’est un jeune homme dans la quarantaine  qui la prononce. Il est attablé avec un autre jeune homme sur la table à côté de moi dans un restaurant. Ou mieux un café restaurant. Je lève la tête et le regarde avec intéret à partir de ce moment-là pour tenter d’en savoir un peu plus sur cette personne qui a l’air d’en vouloir au monde entier. Il a l’air malade. Il est malade. Amaigri, pâle. Je regarde encore et découvre avec stupéfaction qu’il s’agit du journaliste. Ou mieux, l’homme qui fut un des jounalistes les plus populaires du pays. Celui qui fut le journaliste vedette de la chaîne de télévision la plus populaire du pays. Ceux qu’on appelle aujourd’hui les celebrities. Il y a quelques semaines il a passé une annonce dans les journaux pour demander de l’aide. Il a besoin d’argent pour aller se faire soigner en Inde. Ceux qui peuvent y vont désormais, de plus en plus, parce que le système de santé de leurs pays a foutu le camp ou alors les soins prodigués par la poignée de vrais et compétents médecins –des faux pullulent- sont hors de portée. Un vilain cancer en veut à la vie de notre ancien journaliste. S’il ne se dépêche pas, bientôt  il ne sera plus là, une horreur car notre ami n’a pas 50 ans. Ses amis, les rares qui lui restent, relaient le message sur les réseaux sociaux pour inviter ses fans et ceux qui compatissent à faire quelque chose.

Comment en est-il arrivé là, notre ami journaliste?

Hier courtisé, sollicité de toutes parts par ceux qui comptent et veulent continuer à compter, ami de la jet set, des celebrities avec qui il trinquait et visitait les endroits les plus in de la ville et du pays, il est seul aujourd’hui. Oublié de tous et de toutes. Evité comme la peste. Et il ne comprend pas.

“Où sont mes amis?” demande-t-il à son compagnon de table.

Des amis, il n’en avait pas. Les vrais, je veux dire. Ceux qui sont là lorsque la danse bat son plein, mais qui sont aussi là lorsque la danse est finie. Ceux qui ne vous abandonnent pas lorsque vous êtes entrain de dégringoler et descendre toujours plus bas. Ceux et celles qui prennent votre appel lorsque votre étoile ne brille plus, lorsque vous avez perdu votre éclat, votre couronne et vos moyens.  Ceux et celles qui ne vous abandonennt pas lorsque vous avez besoin d’aide.

“Je sais désormais que je n’avais pas d’amis,” dit notre journaliste, au bord des larmes.

Comme cet homme, plusieurs d’entre nous découvrent, avec amertume, que ce qu’ils percevaient n’est pas la réalité, que ce qu’ils croyaient, n’est pas ce qui est.  Et c’est souvent difficile de digérer cela.

Vous vous reconnaissez dans cette histoire? Eh bien, moi aussi!

Il y a quelques années, lorsque j’avais cruellement besoin de ceux et celles que je croyais être mes amis, tous et toutes étaient aux abonnés absents. Certains y sont toujours aujourd’hui.realite, perception,

Pourquoi est-ce que je te raconte cette histoire?

Parce que je voudrais partager avec toi quelques petites mais importantes leçons de vie que j’ai apprises grâce à mes “amis”. Notre ami journaliste aussi, je crois.

  1. Il ne faut jamais vraiment compter que sur soi-mê Et, surtout, n’attendez rien de personne et vous ne serez jamais déçu. N’attendez rien, même pas un “Merci.” Si vous en recevez, c’est tant mieux. Si vous n’en recevez pas, No worries, d’ailleurs vous n’attendiez rien. Vous avez agi sans être dans cette logique de Give and Get. Vous avez juste agi parce que votre coeur vous a demandé de le faire. Period!
  2. Quelque soit ton statut social, il est important de rester humble. L’humilité n’est pas seulement l’affaire des pauvres. C’est une grande vertu que nous devons tous utiliser indépendament du de la grosseur de notre compte en banque, notre notre statut social, notre origine, j’en passe.
  3. Lorsque tu es entrain de monter, arrête-toi, pas pour utiliser ceux et celles que tu rencontres sur ton chemin pour mieux advancer et aller plus haut, mais pour les saluer parce que, demain, lorsque tu seras entrain de dégringoler, tu rencontreras ces mêmes personnes et c’est très certainement elles qui amortiront ta chute.
  4. Ne vis pas au-dessus de tes moyens ou au jour le jour comme si demain n’existait pas. Demain existe et est impitoyable pour ceux et celles qui l’ignorent. Etre réduit à passer des annonces dans les journaux pour demander de l’argent dont on a besoin pour se soigner alors qu’on avait un des plus bons salaires du pays veut dire que l’on n’a pas pris les mesures qu’il faut pour éviter de se retrouver dans cette situation malheureuse. Ce qui n’est pas intelligent parce que, si tu ne penses pas à acheter un parapluie, tu seras mouillé lorsqu’il pleut, et il pleuvra, mon ami, que tu aies un plan de protection ou pas. As-tu une assurance? Pour ta voiture, bien sûr, mais aussi pour ta santé et même ta vie?  As-tu un compte en banque pour des cas d’urgence? Je veux dire pour des cas de maladie, comme notre ami journaliste, ou au cas où tu perds ton boulot ou ta seule source de revenus. Si tu  vis au-dessus de tes moyens, il est temps d’apprendre à être ré Si tu n’as pas d’assurance ou de compte en banque où tu peux prendre de l’argent en cas d’urgence, pense à en ouvrir un et à l’alimenter régulièrement. Que tu gagnes une fortune ou juste ce dont tu as besoin pour survivre. Si tu prends la peine de faire un budget, realiste, tu sauras où va ton argent, pourras facilement éliminer tout ce qui est accessoire et dont tu peux faire sans, et enfin épargner pour investor et grandir, ou parer aux coups de la vie.

Fais-le, dès que tu commences à travailler.

A ton Bonheur!

Tu peux réaliser tout ce que tu te proposes!

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Bientôt le mois de Février va s’achever. Et Mars va poindre son nez. Et puis ce sera Avril et…. Décembre.

Le temps passe. Ou mieux, nous passons.

En Janvier dernier nous avons, ou la plupart d’entre nous a pris des résolutions. Et nous nous sommes engagés à les metre en oeuvre pour atteindre cette taille tant rêvée, commencer à écrire ce livre, réaliser ce voyage aux Iles Maldives, acheter cette voiture, cette maison tant désirée, obtenir cette promotion au boulot, déménager enfin dans ce quartier que j’adore, apprendre une deuxième langue ou faire ce Master. Retourner à l’école. Commencer enfin ce business. Manger sain et mener une vie saine…

Nous voici en Fevrier. Ou en sommes-nous avec nos résolutions?

Une amie me disait qu’elle avait décidé de perdre ces kilos qu’elle avait en trop et d’obtenir un corps ferme, pas comme celui de Sylvester Stallone dans Rambo, mais des bras, des jambes, un ventre et un fussier fermes. Mais, mon amie se cache dans la maison lorsque le personal trainer arrive et dit à ses enfants de lui dire qu’elle n’est pas à la maison.

Ridicule parce que le personal trainer a son argent qu’elle s’entraîne ou pas. Alors, lorsque mon amie n’est pas là, le jeune homme va ailleurs aider ceux et celles qui veulent vraiment atteindre leurs objectids de santé et de fitness.

Et, demander à ses enfants de dire à l’entraineur qu’on n’est pas à la maison alors qu’on y est c’est apprendre à ses enfants à mentir. Et, croyez-moi, ces derniers apprennent très vite et, la leçon venant de leurs parents, ils l’assimilent sans la questionner le plus souvent.

Prendre une décision ou rêver, c’est une chose. Plannifier des actions que l’on va mener pour transformer cette décision en action, c’en est une autre. Et, agir, oui, agir, c’est l’étape la plus compliquée de tout le processus. Là où plusieurs d’entre nous échouent. Pourtant, nous pouvons réaliser tout ce que nous nous proposons. Si nous le souhaitons vraiment et créeons des conditions pour que cela se réalise.

J’ai décidé de faire de l’exercice physique parce que c’est bon pour ma santé physique et mentale, parce que c’est bon pour éviter certaines maladies liées à l’inactivité. Je vois autour de moi les conséquences de cette inactivité. C’est effrayant!

Mais, chaque fois que je veux me mettre sur mon vélo, sortir marcher ou encore faire des abdos, il y a toujours quelque chose qui se met sur mon chemin. Mais, je résiste. Pour m’aider à le faire,  je regarde une photo de moi que j’ai placardée là où je dois la voir tout le temps, je regarde aussi cette photo de personnes obèses et alors je fonce sur mon vélo.

Ma motivation c’est avoir une pêche d’enfer, porter mes vêtements sans trop souffrir, tous mes vêtements, me sentir bien et en bonne santé quelque soit mon âge. Parce que, croyez-moi, c’est possible d’être en forme, en santé et sexy à tout âge. C’est aussi possible d’avoir toutes ces maladies liées à l’inactivité et une mauvaise hygiène de vie à 15 ans!

Si tu avais déjà abandonné tes résolutions, rectifies et reprends-les! Sans aucune honte. Ton future te remerciera pour l’avoir fait.

A ton Bonheur!

On a toujours de quoi être reconnaissant

Reconnaissance

 

J’écris cet article assise dans ma salle de travail. Je regarde à travers la fenêtre et ne peut pas m’empêcher d’admirer la beauté du paysage. Le temps est superbe, pas le froid glacial de certains pays, encore moins la chaleur abominable d’autres. Juste ce qu’il faut. J’ai préparé ma tasse de thé habituelle et ai décidé de le boire sans ajout. Pas de sucre. Pas de lait. J’ai banni le sucre depuis presque deux ans déjà. Il paraît que le miel est un bon substitut. Je préfère boire mon thé comme cela pour mieux savourer ce breuvage aux multiples vertus. Lorsque j’aurai fini ce thé, je passerai à l’eau chaude, oui, parce que c’est excellent pour nous aider à prendre soin de notre corps, cette unique maison dans laquelle nous vivons. Notre temple certains diront.

Lorsqu’on a 20 ans, c’est souvent le dernier de nos soucis. On a d’autres chats à fouetter. On veut conquérir le monde. On veut refaire le monde. On ne comprend pas qu’on ne nous comprenne pas. On prend des risques, souvent inutiles. Mais, lorsqu’on prend de l’âge, les priorités changent significativement. On devient plus conscient que notre temps est limité sur cette terre et qu’il est important de prendre les mesures nécessaires pour rendre notre séjour sur cette terre aussi heureux que possible. On fait attention à ce qu’on mange et boit car c’est ce que nous mangeons et buvons qui nous tue. On célèbre chaque jour qu’on a la chance de voir parce que, les amis, ce n’est pas un acquis.

En effet, au moment où on se lève de son lit et s’apprête à commencer une nouvelle journée, quelqu’un quelque part, souvent un bébé, se bat désespérément pour vivre, luxe qu’il ne pourra pas souvent se payer.

Oui, chaque jour que nous avons la chance de voir n’est pas toujours rose. Il est même souvent horrible, synonyme de douleur, souffrance, stress, etc.

Oui, cette promotion que tu attendais et pour laquelle tu as travaillé comme un animal n’est pas venue. Ou mieux, elle a été donnée à ceux qui, d’après toi, ne la méritent pas.

Oui, cette personne qui t’avait promis l’amour éternel t’a finalement plaquée dès que tu as fini de payer ses études et aidé à trouver un emploi pour une autre, plus jeune, plus good looking, plus instruite, plus mince, plus…

Oui, tu as découvert que cette personne que tu aimais plus que toi-même, et qui avait promis de t’aimer et de ne pas te faire du mal, a fait un enfant avec une autre femme, lequel a le même âge que ton premier né…

Oui, tu es sans travail depuis des années malgré tes efforts pour en trouver un…

Oui, le stress que tu subis de la part de tous parce que tu n’as pas encore eu d’enfant depuis ton mariage célébré il y a 1 an, ou de partenaire à 40 ans, est de plus en plus difficile à supporter…

Oui, tout cela est vrai, douloureux, et injuste. Mais, souviens-toi de tous ceux qui n’auront jamais 40 ans.

Souviens-toi de tous ceux qui ne peuvent plus se souvenir, de ceux-là qui ont tout perdu jusqu’à perdre leur mémoire, jusqu’à oublier qui ils sont.

Souviens-toi de ceux qui n’espèrent plus, comme cet enfant de 7 ans atteint de cancer en phase terminale qui attend, avec ses parents, le dernier jour.

Comme cet ami prêtre qui, atteint de cancer en phase terminale, attend, couché sur son lit de mort à l’hôpital, tous les appareils qui le maintenaient en vie débranchés, le grand départ.

J’ai appris à saluer chaque jour que j’ai le privilège de voir, quelque soit sa couleur parce que nous avons toujours quelque chose de quoi être reconnaissante. Ce n’est pas parce que les choses ne marchent pas comme je le souhaite que je vais refuser l’appel du futur. La vie est dure, certes, ce qui n’est et ne devrait être aucune surprise. Mais, la bonne nouvelle, heureusement, c’est qu’elle nous donne toujours les outils pour nous en sortir mais si et seulement si nous sommes prêts à les recevoir et à les utiliser. Un de ces outils c’est notre capacité à regarder ce que l’on a, au lieu de ce que nous avons perdu ou n’avons pas, et de nous souvenir que le jour finit toujours par se lever aussi longue soit la nuit!

Pour résumer? Voici 6 choses intéressantes à faire tous les jours pour te sentir merveilleusement bien et être superbe. Pour te faire du bien en un mot:

  • Penser positivement
  • Manger et boire sain
  • Faire de l’exercice physique, au moins une fois par semaine
  • Se faire moins de soucis et ne pas laisser le passé et tes circonstances venir t’emmerder et t’empêcher de vivre l’instant présent, ton seul bien
  • Travailler dur car rien ne viendra sans transpiration
  • Rire très souvent
  • Bien dormir, sur un bon matelas qui date de moins de 7 ans, dans un lit bien fait, avec du linge que tu aimes, loin des téléphones, téléviseurs et autres gadgets
  • Et pardonner à ceux qui vous ont offensé, pour vous, parce que, ne pas le faire c’est donner à l’autre le pouvoir de s’installer dans ton esprit et de le gérer
  • Et te pardonner toi-même

 

 

 

La résilience, une attitude vitale pour vivre une vie heureuse

Resilience

Pas très loin de chez moi il y a un supermarché très fréquenté pas seulement par les clients mais aussi par tous ces enfants qui, tous les jours, y accourent pour mendier. Bien évidemment, ils sont tenus à l’écart par les gardiens qui les pourchassent sans ménagement dès qu’ils se trouvent trop près du supermarché. Ils sont aussi houspillés, insultés et même battus souvent par certains clients qui n’aiment pas que ces enfants dont la plupart vient des bidonvilles les approchent. Ils les associent aussitôt à la pègre, au crime, à tout ce qu’il y a de mauvais.

Lorsque les clients arrivent, les plus grands se contentent de les interpeller et de leur demander de l’argent pour manger. Les plus petits vont à leur rencontre, les suivent tout en demandant de l’argent, vont parfois jusqu’à s’accrocher à leurs bras ou attraper un bout de leur vêtement, ce qui, bien évidemment, ne plaît pas du tout à certains. Mais, on a beau leur dire non, les houspiller, insulter, chasser et frapper, ils ne s’avouent pas vaincus et reviennent à la charge, toujours et toujours. Ils plient lorsqu’il le faut, mais ne rompent pas tel un arbuste malmené par le vent. Ils n’abandonnent pas. Ont-ils vraiment le choix? Peuvent-ils se payer ce luxe?

En effet, pour une raison ou une autre, ces enfants, qui devraient être dans une salle de classe, sont là, à mendier pour pouvoir manger et parfois même faire vivre leur famille, se préoccupant surtout de l’instant, du moment, du présent, le futur n’existant pas pour eux ou mieux étant étant synonyme d’incertitude et d’angoisse.

Observer ces enfants et surtout voir le sourire qui ne quitte presque jamais leurs lèvres malgré tant d’adversité pousse à réfléchir et invite à revoir notre attitude face à la vie et ses nombreux défis. En effet, voilà une belle leçon de vie, une belle leçon de résilience, une compétence vitale que plusieurs d’entre n’ont malheureusement pas pour survivre et surtout vivre dans un monde où les bas sont toujours plus nombreux que les hauts. Dès que les choses ne vont pas comme nous le souhaitons, nous maudissons le ciel, la terre et tous ses habitants, déversons notre rage sur de pauvres innocents, ou alors devenons hystériques et malades au point de frôler l’attaque cardiaque alors que nous pouvons acheter et lire un journal, porter une veste chaude et fashion lorsqu’il fait froid, changer de vêtement lorsque nous le désirons, choisir la marque de yaourt que nous voulons boire ou du véhicule que nous voulons conduire, prendre un café ou un cocktail dans un de ces bars chics de la capitale, voyager où nous voulons et manger ce que nous désirons.

Alors, buddy, la prochaine fois que tu penseras que le monde est injuste à ton endroit parce que le vol avec lequel tu souhaites voyager pour aller passer des vacances de rêves à Cancun a été annulé pour des raisons techniques et reprogrammé pour le lendemain avec des dédommagements généreux pour tous les voyageurs, ou parce que le téléphone iPhone dernier cri que tu viens d’acheter n’est pas encore arrivé, ou encore parce que ton gardien a mis 2 minutes de plus à venir ouvrir le portail de cette luxueuse villa out dans laquelle tu vis, respire profondément et dis-toi que cela aurait pu être pire. Mesure ta chance d’être qui tu es, ce que tu es, où tu es, d’avoir ce que tu as, de pouvoir faire ce que tu fais et surtout compte toutes ces bénédictions.

 

 

 

L’argent est plus tabou que le sexe. Il est temps de changer les choses!

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Faites cette petite expérience: demandez à vos parents, votre partenaire, vos amis, vos collègues, vos enfants combien ils gagnent comme salaire par mois et, dans 99% des cas, c’est la gêne, la stupeur et même parfois une vraie hostilité qui se déclenche. “Pourquoi veux-tu connaître combien je gagne? C’est personnel!” Même dans les couples, on entend souvent ce genre de réplique. Bizarre, n’est-ce pas? Parce que, voici des gens qui se sont unis en principe pour la vie et qui sont supposés regarder dans la même direction, avoir des projets communs et surtout réaliser ces projets ensemble en mettant ensemble leur intelligence, leurs efforts, leur expertise, leurs ressources communes. Bizarre, bizarre!

Entre parents et enfants, l’argent est également un champ laissé en jachère. Au bout du compte, des herbes sauvages de très mauvaise qualité y poussent et, avec le temps, deviennent impossible à arracher, causant de graves torts à tout le monde: aux enfants d’abord et aux parents ensuite. Ne pas parler argent coûte cher et nuit sérieusement! Voici comment redresser la barre, du moins avec vos enfants.

  1. Dès que vos enfants ont l’âge de comprendre, aidez-les à comprendre la valeur de l’argent. Parce que l’argent a une valeur et ceux qui ne comprennent pas cela ont une relation très légère avec l’argent, dépensant sans compter pour acquérir des choses dont ils n’ont pas besoin, et qui pourrissent très vite, abandonnés dans un coin.
  2. Donnez-leur des responsabilités… ET aussi des limites. Tu as besoin d’argent? Très bien! Ce sera en échange de quelque chose: des travaux domestiques aux courses de la maison en passant par l’organisation des activités de la famille. Il y a plein de choses que nos enfants peuvent et devraient faire pour mériter de recevoir une allocation mensuelle. Cela les aide à comprendre la valeur de l’argent et, en même temps, ils apprennent des compétences de vie –life skills- dont ils auront absolument besoin demain pour vivre une vie épanouie et réussie.

Les limites? Il faut-les leur fixer. S’ils épuisent leur allocation mensuelle avant la fin du mois, ne cédez surtout pas à la tentation de les aider! Si vous ne pouvez résister à l’envie de voler à leur secours, faites-leur savoir que cette somme que vous leur avancez sera déduite de leur prochaine allocation mensuelle, et veillez à ce que cela soit fait pour ne pas perdre votre crédibilité. Ils doivent apprendre de cette situation une chose importante: il est nécessaire de ne pas vivre au-dessus de ses moyens et surtout, il faut établir un budget mensuel ET le respecter.

  1. Et aidez vos enfants a établir ce budget, of course: revenus, dépenses mensuelles, achats, échéances, épargne, etc.! Si vous ne savez pas le faire vous-même, ce qui est malheureusement vrai pour beaucoup de parents, mettez votre égo au placard et formez-vous. Faites-le. Pour vous et pour vos enfants!
  2. Vos enfants veulent des choses: le dernier iPhone ou ordinateur Mac Pro, le vélo du coureur cycliste Christopher Froome, le dernier modèle des tennis Jordan, les sorties, les voyages à Cancun, le dernier Bombo, les mèches brésiliennes pour leurs cheveux ou les derniers chaussures Louboutin? Aidez-les à comprendre la différence entre un désir –c’est pour se faire plaisir et on peut s’en passer sans toutefois mourir- et un besoin –si on ne mange pas, on tombe malade et meurt; si on n’achète pas ses médicaments, on meurt; si on ne porte pas des vêtements chauds en hiver, on meurt; si on ne paie pas ses factures à temps, on sera privé de lumière ou d’eau, de la connexion Internet et, sans tout ceci, il sera très difficile de survivre; si on ne paie pas sa carte de métro ou de bus, on va râter ses cours à l’école, échouer à ses examens et ne pas réaliser son rêve de devenir acteur de cinéma, avocat, médecin ou encore winemaker! Aidez-les à comprendre la différence mais laissez-lez établir leurs priorités. Vous ne serez toujours pas là auprès d’eux pour le faire à leur place. C’est mieux qu’ils apprennent à le faire et le plus tôt serait le mieux!
  3. Encouragez-les à trouver un emploi dès que possible, à condition que cela ne perturbe pas leurs études, bien sûr. C’est une expérience qui leur apportera beaucoup de bénéfices en termes de compréhension de l’argent et la gestion de ce dernier.
  4. Et, bien sûr, veillez à ce qu’il ouvre un compte d’épargne où il virera systématiquement une bonne portion de son argent -50% serait parfait- dès qu’il reçoit son premier salaire pour épargner. Il est important qu’ils prennent l’habitude d’épargner et aidez-les à comprendre cette nécessité en liant cette épargne à la réalisation future de leurs projets ou simplement l’acquisition de leur indépendance financière, un luxe que plusieurs n’ont pas et qui leur pourrit la vie.
  5. Revenu brut et net, retenus à la source…

Dès que vos enfants reçoivent leur premier salaire, saisissez l’opportunité pour leur expliquer toutes ces nuances: salaire net et brut, déductions, etc. Ils doivent comprendre que tout, mais alors tout, est taxable, et pourquoi il est important de payer ses taxes et ce, à temps, et aussi à quoi servent les taxes, etc.

  1. Vos enfants veulent s’acheter un véhicule ou le dernier iPhone en or qui coûte 3000 Dollars et leur salaire ou leurs économies ne leur permettent pas de se payer ce luxe? Aidez-les à l’acheter mais convertissez cette transaction en dette de leur part. Et faites-les payer les intérêts sur cet argent que vous leur avez prêtez! Il est absolument important que vous fassiez cela pour les aider à comprendre comment les choses marchent réellement dans la vie réelle. S’ils ne vous remboursent pas le montant que vous avez fixez tous ensemble, saisissez le téléphone ou la voiture parce que c’est exactement ce qui se passe dans la vraie vie si on ne paie pas ses traites. Pas de complaisance car plus tard, la banque ne sera pas tendre avec eux!
  2. Relevés de comptes

Vérifiez régulièrement l’état de leurs comptes avec eux et saisissez cette opportunité pour les aider à comprendre la différence entre le crédit et le débit. Et, s’il ont une dette contractée avec leur carte de de crédit, ils doivent impérativement ramener le solde à zéro, et surtout à temps! Sinon, bonjour les intérêts et pénalités gigantesques, et bienvenue dans le cercle vicieux des dettes!

  1. Valeur suprême: ne vivez jamais au-dessus de vos moyens!

Il est important que vos enfants comprennent cette valeur sacrée car la cause des ennuis de plus d’un c’est cette habitude qu’ils ont de vivre au-dessus de leurs moyens, très souvent pour faire comme les autres, faire croire aux autres qu’ils sont riches, ou parce qu’ils veulent impressionner des gens qui se fichent totalement de ce qu’ils font ou ne font pas! Si tu gagnes 1000 $ par mois et dépenses 1500 $ par mois, c’est le suicide!

  1. Recyclez. Réutilisez. Réduisez

Il n y a pas de raison d’acheter un nouveau téléphone tous les six mois alors que celui que nous avons marche parfaitement bien quoique un peu plus âgé. Il n y a pas de raison de s’acheter une voiture neuve, même si c’est avec notre propre argent, si nous vivons dans une ville où les transports publics existent et fonctionnent parfaitement, ou si des opportunités d’acquérir des voitures de seconde main en parfait état de fonctionnement existent. Je ne vois pas pourquoi je devrais acheter un manteau de 1500 $ alors qu’avec 150 $ je peux acquérir un d’excellente qualité dans une boutique d’objets de seconde main. Récycler et réutiliser des objets, et réduire son empreinte sur la planète fait économiquement et environnementalement sens. Il est important de l’expliquer à nos enfants et surtout n’oubliez pas de prêcher par l’exemple.

  1. Rester imperméable aux qu’en dira-t-on

Rester soi-même, suivre son chemin, faire ce que l’on veut faire parce que c’est ce que nous aimons et qui nous rend heureux, définir ce que le succès veut dire pour nous, tout ceci est très difficile si on est tout le temps préoccupé par ce que les autres diront ou penseront de nos faits et gestes. Comprendre que ce qui compte vraiment c’est ce que nous pensons, et pas ce que les autres pensent de nous et de nos actes, c’est le passeport pour le bonheur et la possibilité de vivre la vie que nous désirons et méritons. Inculquez cela dans la tête de vos enfants, même s’il faut le faire à coup de marteau! Et, bien sûr, soyez le meilleur exemple pour eux!

Nous laissons souvent l’éducation financière de nos enfants au hasard. Il est temps que nous comprenons que rien ne se fait tout seul et que ce genre de négligence a des conséquences qui affectent éternellement la vie des nôtres, et pas dans le bon sens.