You don’t find happiness: you create it

Happiness

“I have all I need to be happy:  a husband or wife, children, fancy cars, mansions, a good and lucrative job; I go on vacations to magical places and stay in 5 stars hotels; I only wear luxury brands clothing and shoes, but I am not happy.”

You have certainly heard people say the above. And you can’t help but ask yourself: Why are they not happy?

Because we tend to think if we have certain things, go to certain places, have certain jobs, live at certain places, or do what our friends, neighbors, relatives, colleagues are doing; if we go where they are going, have what they have, the job they have, the partner they have, we will be happy. Even when we do all this with loans or our credit cards!

Grosse erreur! Big mistake I mean!

Because happiness has nothing to do with material things you possess, places where you are, things you do… You design it. You create it.

YOU.

For some people, it is just knowing they have a wonderful and caring family. For others, it is making a difference in other people’s lives. For some others, it is providing for their beloved ones. Mine is seeing and feeling the unconditional love of my family, and contributing to making a difference in other people’s lives: my beloved ones, my colleagues, my neighbors, or strangers. Yes, because I do that whenever I can, with what I have, where I am.

Two days ago I was walking on a street in my city when a young lady approached me and asked for a… pad. I was surprised by such a request because it was the first time that someone made that kind of request. I looked in my purse and fortunately could find…two tampons. I gave it to her and she asked me if she could give me a hug because that was the only thing she could give me to thank me for saving her life.

« Saving your life ? I asked.

« Yes, maam, I just came out of the prison and hadn’t used these precious things for long. »

I invited her for a coffee and later on we went to the closest Shoppers and I bought her more tampons.

After that, I decided to do something about this. Something that will touch more women in the same situation. So, starting a project to provide women in jail and homeless women with feminine products seemed to me to be what to do. We very often take these little things for granted. We shouldn’t. And feminine care shouldn’t be a luxury! The need for feminine products is just vital as needing toilet paper. So, it should be made available to all women that menstruate and/or have bladder control issues.

So, I need your help to make this project happen. Tampons and pads for women, not toxic, but eco-friendly. The ideal would be to donate reusable menstrual cups, the best solution as it is less waste in landfill or water treatment plants, and money saving for women who use it.

Want to help women in jail and homeless women preserve their dignity?

Want to make a difference in other people’s lives by contributing to meet women unique needs?

Let me know!

Men and women, you are all invited and your help is more than welcome: it is needed! Together we can make it happen.

 

Vivre simplement et vivre heureux est bien possible

 

Maison Kitisuru

Il y a quatre mois j’ai décidé de tout vendre chez moi et de ne vivre qu’avec le strict minimum: deux plats, deux cuillères, deux fourchettes, deux verres à eau et à vin, deux cuillères à café, deux petites marmites, deux couteaux de table, deux tabourets, une petite table. Mon lit même je l’ai vendu et me suis contentée du matelas posé à même le sol plus quelques draps. Mes chaussures, vêtements et autres sacs à main, qui m’étouffaient et ne suffisaient plus dans mon placard, ont été bien accueillis par les organismes de charité à qui j’ai donnés. Ma voiture, je ne l’ai utilisée et ne l’utilise plus que pour aller là où les transports publics n’arrivent pas ou alors lorsque ceux-ci ont arrêté de travailler. La nourriture et tous les autres produits de première nécessité, je les achetais lorsque j’en avais vraiment besoin, et plus du tout pour les avoir en stock à la maison comme par le passé.

Pourquoi tout ceci, vous allez certainement vous demander? Je voulais expérimenter ce qu’on appelle aujourd’hui le minimalisme. Vivre simplement, avec le strict nécessaire. Oui, je voulais voir si je peux vivre simplement, si je peux survivre à l’absence de ces biens matériels et être heureuse. Je suis heureuse de confesser aujourd’hui que oui, j’ai survécu et découvert avec émotion et beaucoup de satisfaction que nous pouvons vivre simplement et être heureux!

Parce que le bonheur n’a rien à voir avec 60 paires de chaussures et autant si non plus de robes, sacs à main, chapeaux, bijoux, voitures, maisons, ordinateurs et autres gadgets, etc.

Lorsque nous sommes arrivés à Nairobi il y a quelques années, nous avons loué la maison ci-dessus, que nos amis appelaient un château: un immense duplex avec six chambres, autant de salles d’eau, deux grands salons, une immense cuisine, une cheminée, un grand et très beau jardin, un grand et moderne bungalow, une deuxième maison dehors avec deux chambres, une maison fabuleuse en un mot. Les fournitures que nous avions ramenés du Burkina Faso étant insuffisants pour meubler toute cette maison, nous en avons achetés de nouveaux. Il fallait aussi recruter un personnel de maison pour nous aider à entretenir le duplex. Avant que notre fils ne nous quitte pour aller à l’université poursuivre ses études, il y avait déjà des chambres qui n’étaient pas occupées, et des parties entières de la maison qui n’avaient jamais été utilisées! Seules quelques chambres et la salle de télévision où nous passions le plus clair de notre temps et où nous mangions aussi et recevions nos invités étaient utilisées.

Pouvions-nous payer le loyer? Oui.

Avions-nous besoin de tout cela? Non.

Alors, pourquoi nous sommes-nous embarqués dans cette…aventure agréable, certes, mais coûteuse? Parce que nous avions pris nos désirs pour nos besoins, ce que plusieurs d’entre nous font d’ailleurs, au risque de se retrouver entrain de vivre au-dessus de leurs moyens. Le loyer de cette maison, les factures (eau, électricité, antenne parabolique, etc.), le salaire du personnel de maison, des gardiens du jour et de nuit, l’entretien du jardin, et j’en passe, tout cela tournait autour de 3000 Dollars par mois. Beaucoup d’argent à Nairobi!

Confondre ses désirs –par exemple, je veux un bouquet de 200 chaînes de télévision alors que je n’ai jamais le temps de m’asseoir et regarder la télévision; je veux cette marque de voiture et pas plutôt celle-là; je veux une voiture neuve alors qu’une voiture de seconde main ferait très bien l’affaire; je veux une deuxième, troisième ou même quatrième voiture (notre voisin de Nairobi en avait sept dans son garage); je veux un deuxième, troisième ou même un quatrième téléphone portable iPhone et cette fois-ci doré, etc.- avec ses besoins –manger, s’habiller, faire ses études, acheter ses médicaments, etc.- est dangereux et peux entraîner des conséquences dramatiques surtout si on n’a pas les moyens de sa politique.

En effet, lorsque tu utilises ta carte de crédit, c’est-à-dire de l’argent qui ne t’appartient pas –oui, cet argent auquel ta carte de crédit te permet d’accéder n’est pas ton argent! -, et que tu utilises aux conditions fixées par la banque qui te l’a prêté, lorsque tu contractes un prêt à ta banque ou à quelqu’un d’autre, ou alors puises dans ton épargne pour satisfaire ces désirs dont tu peux très bien te passer, tu ne fais du bien ni à toi-même, ni à ta famille, ni aux autres. Pire, tu entretiens l’illusion selon laquelle tu seras heureux une fois ces désirs satisfaits, détruis ton filet de sécurité, et t’installes dans un cycle de dettes dont il te sera difficile sinon impossible d’en sortir!

Je sais que plusieurs d’entre nous redoutent le qu’en dira-t-on et toucheraient même le diable pour impressionner les autres ou faire comme les autres, éviter les moqueries et maintenir le paraître, oubliant que l’on n’a aucun contrôle sur ce que les autres pensent, et qu’il y aura toujours des gens pour jaser quoique l’on fasse, parce que la vie est ainsi faite.

Si tu te reconnais dans ce que je viens de dire, et penses que tu en as plus que assez d’être victime de la dictature sociale, et qu’il est temps de rectifier pour vivre enfin ta vie, et pas celle que les autres dictent, voici quatre trucs qui pourront t’aider à y parvenir:

  • Souviens-toi à tout moment que le bonheur n’a rien à voir avec l’accumulation ou l’acquisition des biens matériels, comme je l’ai dit plus haut. Que cette accumulation, le superflu nuisent plutôt, stressent et coûtent chers
  • Rester imperméable aux qu’en dira-t-on est absolument nécessaire si tu veux vivre la vie que tu désires et que tu mérites.
  • Se comparer aux autres est la recette la plus efficace pour être éternellement insatisfait et malheureux car il y en aura toujours un qui a plus ou est mieux que soi
  • Se rappeler à chaque instant que le bonheur vient de notre intérieur et que c’est chacun de nous qui le définit. Et c’est absolument personnel.
  • Avoir un budget réaliste et surtout supprimer tout les extras et autres superflus et accessoires est nécessaire pour réduire nos charges économiques, nous concentrer sur ce qui est dans notre zone de contrôle et construire notre présent et avenir ainsi que ceux de notre famille. Parce que l’avenir se construit aujourd’hui. AUJOURD’HUI!

Ton tour:

Quels sont ces désirs ou ces objets qui empoisonnent ta vie et dont tu rêves de te passer sans succès? Commences par en faire une liste et ensuite le nettoyage. C’est dur mais tu y parviendras. Less is better, je t’assure! Agis, maintenant, et tu te sentiras que mieux.

 

Soyez le secrétaire de votre vie jusqu’au bout!

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Lorsque mon papa est décédé, il a fallu rédiger sa biographie, une tâche qui s’est révélée vraiment difficile à faire. Ni son épouse, ses frères et soeurs, encore moins nous, ses enfants, avions les éléments clés pour parler de cet homme au parcours et à la vie si riches! Pourtant il fallait le faire, et rapidement parce que le temps pressait.

Oui, il avait été marié à son épouse pendant 50 ans, a eu de nombreux enfants et petits enfants, laisse une veuve éplorée, des orphelins et petits enfants inconsolables. Mais, est-ce tout ce que nous pouvions retenir de la vie de cet homme? Enseignant, garde civique, gardien de prison, secrétaire administratif, écrivain public, habile conseiller, fin négociateur et médiateur, mon papa aura été tout cela et même plus, touchant de façon directe et indirecte la vie de plusieurs personnes que la vie a bien voulu mettre sur son chemin, et changeant du même coup le cours de la vie de plusieurs d’entre eux.

Rendre hommage au défunt, c’est partager sa vie, et pas seulement un ou deux éléments de cette vie, avec ceux et celles qui l’aiment et lui survivent, et ce, comme il aurait souhaité que cela soit fait. Comment s’assurer que ce que vous voulez qu’on dise de vous lorsque vous n’êtes plus de ce monde soit effectivement, entièrement, fidèlement dit?

Eh bien, en vous occupant de cette tâche vous-même, lorsque vous le pouvez encore!

Oui, certains vont trouver cela morbide et penser que parler de ce type de choses est une façon d’inviter la mort à frapper à notre porte. Un raisonnement que nous entendons trop souvent lorsque quelqu’un décide de préparer ses propres obsèques.

Parce que, oui, de plus en plus de personnes prennent le temps de penser à leur fin et la planifient. Et je ne parle pas seulement des célébrités. Je parle des hommes et des femmes qui veulent non seulement que leur volonté soit faite, mais qui veulent faciliter la tâche à ceux qu’ils aiment et qui restent.

Que font ces personnes exactement? Tenez:

  • Elles apprêtent les photos qui seront utilisées lors de leurs obsèques ou autres funérailles
  • Indiquent l’endroit où elles seront portées en terre
  • Elles construisent leur caveau
  • Apprêtent l’aire où leurs obsèques et les festivités qui s’ensuivent auront lieu (tous les dignitaires et chefs traditionnels de mon village camerounais le font)
  • Construisent, comme mon voisin dans mon village camerounais, la tribune où les dignitaires du village et du pays, ses amis et autres invités de marque s’installeront lors de leurs obsèques
  • Conçoivent leurs cercueils qui sont alors personnalisés, ou les prépayent
  • Achètent le vêtement avec lequel on les habillera ou la couverture dans laquelle on les emballera avant de les porter à leur dernière demeure
  • Choisissent la musique qui sera diffusée lors de leurs obsèques
  • Dessinent les différentes séquences de cette importante cérémonie
  • Choisissent même le Master of Ceremony qui officiera lors de leurs obsèques, etc.

 

Mais, très souvent, la biographie est oubliée dans cette planification. Pourtant elle est tout aussi importante!  Il convient donc d’y penser. Et, pourquoi ne pas prendre soin vous-même de votre biographie? Cela ferait beaucoup de bien à ceux qui restent car, quand la mort frappe, la dernière chose que l’on voudrait faire c’est réfléchir à quoi dire sur la vie du défunt. L’exercice est simplement difficile et les émotions n’aident pas beaucoup dans cette situation, surtout qu’il y a beaucoup d’autres choses à régler dans un temps très court.

Que voulez-vous dire au monde le jour de vos obsèques? Oui, vous?

Que voulez-vous qu’on retienne de votre passage sur cette terre?

Vous me direz, comme cet ami avec qui je discutais de cette même question à Boston il y a quelques années, que les gens se battent d’abord pour survivre parce que la vie est déjà très dure, pour penser à leurs obsèques. Ce que je comprends. Et respecte. Nous avons toujours le choix, je pense. Et, lorsque nous choisissons, nous devons assumer ces choix ainsi que les conséquences que ces derniers entraînent.

Et une dernière chose que je voudrais ajouter, si vous vivez à New York, désirez être enterré dans un cercueil en forme d’avion comme celui qui figure ci-bas, de livre ou de chaussure, coiffé comme Prince et habillé comme Elvis Presley, et surtout si vous souhaitez être enterré à Banock dans votre village camerounais, dites-le et surtout prenez les dispositions nécessaires pour que ceci soit fait. En effet, cela coûte beaucoup d’argent. Alors, laisser cette grande et coûteuse responsabilité à ceux qui restent sans les aider à l’assumer n’est pas raisonnable et, dans ce cas, la probabilité pour que votre volonté ne soit pas faite est de presque 100%, surtout si vos êtres chers ne roulent pas sur l’or! Si vous ne vous impliquez pas activement, vous risquerez de finir dans un petit trou ou une urne quelque part à New York parce que, les cimetières il faut aussi payer pour y rester. C’est la vérité que beaucoup n’aiment pas affronter!

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Si vous lisez ceci, et pensez que ce que je dis a un sens, prenez votre plume ou votre ordinateur et préparez cet important message! Ou demandez de l’aide pour le faire. Mais faites-le! Soyez le secrétaire de votre vie jusqu’au bout!

 

Célébrer la vie car elle peut cesser à tout moment!

 

Hier un grand musicien africain, un monument de la musique africaine, grand musicien tout court, s’en est allé.

Papa Wemba.

66 ans.

 

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Oui, c’est de lui qu’il s’agit. Sur scène et, sans crier gare, il s’est effondre et c’était la fin.

Pas le temps de dire aurevoir à sa famille, ses amis, ses millions de fans.

Lorsqu’il s’était levé hier matin, il avait des projets. Comme ce spectacle lors duquel il s’est effondré en pleine action. Et bien d’autres, je suppose.

Lorsqu’il est sorti de chez lui hier, Papa Wemba pensait y retourner après sa journée de travail, pour retrouver les siens et partager cette journée avec eux. La dernière chose à laquelle il aurait pensé c’est … la mort.

Sa propre mort.

Mais oui, c’est arrivé. De façon brutale. Comme cela est arrivé il y a tout juste quelques jours à un autre musicien de haut calibre, Prince.

C’est arrivé, comme cela peut arriver à chacun de nous. A tout moment.

A tout moment!

Ce départ … brutal de Papa Wemba me choque, comme c’est le cas pour plusieurs autres millions de ses fans. En effet, j’ai survécu en Espagne pendant mes études pendant la décennie 1990 grâce à “Viva la Musica, Nouvelle écriture” un de ses plus grands succès. Je suis tombée amoureuse de cet album que j’écoutais lorsque j’avais le mal du pays. Lorsque l’Afrique me manquait. Lorsque les miens me manquaient. J’écoutais Papa Wemba parce que, ma famille et moi, nous adorons sa musique.

J’écoute toujours cet album.

Viva la Musica

“Wake Up” aussi. Un autre bel album réalisé avec un autre grand, le Grand Mopao.

Wake Up

Oui, je suis choquée. Et triste.

Mais, aussi bouleversant qu’il soit, ce triste évènement nous rappelle que nous sommes tous et toutes de passage sur cette terre. Cette vallée des larmes.

Cet évènement nous rappelle que la vie est fragile. Que nous sommes fragiles.

Que nos jours sont comptés. Et que, par conséquent, nous devons être prêts pour le grand départ. Tout le temps. Parce que notre tour peut arriver à tout moment.

Et, être prêt, à mon avis, c’est faire la paix avec soi-même.

Compter ses bénédictions et, surtout, les célébrer.

Etre prêt, c’est vivre et aider à vivre, dans la mesure de notre possible, de nos moyens parce que nous sommes tous et toutes les gardiens de nos frères comme le disait le Pape Jean Paul II. Et parce que, le faire donne un sens à notre vie.

Etre prêt, c’est faire la paix avec les autres, pardonner à ceux et celles qui vous ont heurté pas parce que ces personnes le méritent, mais parce que VOUS en avez besoin.

Etre prêt, c’est cultiver l’amour, cette denrée rare. C’est tourner le dos aux intrigues, la haine, l’envie, la méchanceté gratuite, et dérouler le tapis à la compréhension, l’attention, l’entraide.

Etre prêt c’est cultiver l’amour, comme je le dis, et surtout l’exprimer. A tout moment. C’est dire aux siens, ses parents, ses enfants, ses amis, ses frères et soeurs, ses collègues, ses voisins, combien on les aime et apprécie, clairement, pendant qu’il est encore temps. Pendant que nous en avons encore le temps.

Etre prêt, c’est mettre de l’ordre dans ses affaires pour éviter aux siens, à nos êtres bien-aimés, tous les ennuis que cette négligence engendre trop souvent lorsque nous ne sommes plus là! On ne compte plus les exemples où les membres d’une famille, des frères et des soeurs se déchirent et s’entretuent à cause de l’héritage laissé par leurs parents décédés. Vous pouvez leur éviter cela en agissant AUJOURD’HUI! Que vous ayez un plat, un vélo, des actions dans une affaire, un lopin de terre, une cabane et j’en passe, dites clairement ce que vous aimerez que tout cela devienne lorsque vous ne serez plus de ce monde.

Et, si vous souhaitez que vos obsèques soient organisés d’une certaine façon, dites-le!

Clairement.

Aidez les vôtres à mieux vous rendre hommage. Aidez-les à vous … aider! A appliquer votre dernière volonté. De plus en plus de personnes le font, et organisent jusqu’aux derniers détails de leurs obsèques. Cela aide beaucoup, croyez-moi, car lorsque vous n’êtes plus là, c’est déjà très dur de gérer cette nouvelle et votre absence. Alors, imaginez en plus le casse-tête de l’organisation des obsèques et, j’en passe!

We will miss you forever, papa Wemba!

Celine Clemence Magneche Nde

 

Sharing inspiring stories that heal and restore hope

A few days ago during an exchange with a colleague, he was surprised to learn that I have written books. I had always forgotten to share this information during my interaction with people. I write and that is all. But I am not writing for myself. I write for people who need inspiration, examples, something that will help them make the necessary shift or move that will change their life forever.
In a better way.
I write for change. But and as my colleague reminded me, how to achieve this goal if potential readers don’t know my work? Because it is not enough to write. It is necessary to write and share.
So, I have decided to share with you the new about the books I have authored and co-authored.
It is about empowering people to empower themselves. Inspiring, motivating and accompanying people to live the life they desire and deserve. Personal but also professional life. Because it is possible to achieve this goal. With the right tools of course.
 
Most of the time stories of courage, hope and laughter.
 
Words we need to hear when things fall apart to continue doing a difficult job of living and being humans.
 
Words that can heal and save.
 
Words that do heal.
Words that restore hope!
 
These books are: 
 
  • Author: ¿Verdad que esto ocurrió? Cuentos orales africanos. Editorial Páginas de espuma, Madrid, 2004.
  • Co-author: Equinoccio. Antología de la poesía hispanocamerunesa. Puentepalo, Gran Canaria, Spain, 2008.
  • Co-author: El carro de los dioses. Puentepalo, Gran Canaria, 2008.
  • Co-author: Leaders in Pearls: How to Be An Architect of Change: Empowering Women Globally, Professional Woman Publishing.
  • Co-author: Releasing Strongholds: Letting Go of What´s Holding You Back, Professional Woman Publishing.
  • Co-author: How to Survive When Your Ship is Sinking, Professional Woman Publishing.
 
Books and also my Blog and Twitter account where I share my tips and tools to achieve this goal.
 
Blog: celinesika.wordpress.com
Your turn…
We all have inspiring stories that would help others heal and regain hope. It can be a sentence, a paragraph, a page or pages. Stories are powerful and research has shown that people easily learn with stories. If you too believe in the power of words I would like to hear from you, hear your story/stories and share with my readers! Remember we are all change agents with our actions, words, attitude, you name it!
To your happiness!
Celine Clemence Magneche Nde

Parce que la vie doit continuer!

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Le 22 Décembre dernier, quelques heures après mon arrivée auprès de lui à l’hôpital, un grand ami à moi s’est éteint. Il y avait été conduit en urgence dix jours plus tôt après avoir fait une crise. Il souffrait depuis quelque temps déjà d’un mal qui s’est avéré être le cancer du foie. Nous sommes au Canada, un des pays les plus avancés de cette planète où la médecine et les formidables avancées technologiques permettent de tutoyer la mort et même de l’empêcher de frapper. Dans le cas de mon ami, elle a gagné et mon ami s’en est allé après des mois de lutte contre ce mal qui frappe de plus en plus de personnes, indépendamment de l’âge, du genre et du statut social.

Depuis quelques années Noël est synonyme de tristesse pour moi. Le 24 Décembre 2011, mon papa s’est éteint après sept années de maladie. Accident Vasculaire Cérébral.

L’année dernière, une amie à moi s’est également éteinte au milieu du mois de Décembre.

Il y a un mois, un grand ami à moi est mort d’un accident de circulation.

Et, comme je l’ai dit ci-dessus, le 22 Décembre 2015, c’était au tour de Matthieu. 51 ans.

“Il est au ciel. Il est avec Dieu maintenant. Il ne souffre plus. Soyez forts et ne pleurez plus!”

C’est ce que l’on me dit. Je veux bien y croire et j’essaie d’être forte. De ne pas pleurer. Mais, comment rester intacte, comment ne pas pleurer toutes les larmes de son corps face à la perte d’un être cher?

Comment ne pas douter de l’existence même de Dieu lorsque cette personne dont dépendaient une multitude de personnes pour survivre décède? La maman de Matthieu est encore vivante, en Afrique. Aveugle… Ses soins et son alimentation étaient assurés par son fils qui est parti.

Parti pour toujours.

Que va-t-elle devenir?

Comment Dieu, s’il existe, peut-il permettre que ce genre de choses arrive?

Pourquoi ce Dieu permet-il que les parents enterrent leurs enfants? Ce devrait être l’inverse, non?

Noël et le Nouvel An c’est pour célébrer, pas pour pleurer. Malheureusement, pour plusieurs personnes, Noël et le Nouvel An c’est synonyme de pleurs.

De tristesse.

De douleur.

De souffrance.

Mais la vie doit continuer, n’est-ce pas?

Pour ceux qui restent. Oui, la vie doit continuer. Et aussi, j’en suis convaincue, la meilleure façon de rendre hommage à ces êtres chers qui sont partis c’est de vivre. Prendre le temps de vivre et surtout de faire ce qu’ils aiment et ce dont ils rêvent parce que tout peut être perdu à tout moment. Tout peut s’arrêter à tout moment.

A tout moment.

C’est pourquoi je suis retournée au travail le lendemain du décès de mon ami. Parce que je refuse de laisser la mort définir mon présent et mon avenir. Ce que j’ai vécu pendant les dix derniers jours de mon ami qui s’est éteint devant moi a laissé des traces indélébiles en moi. Mais, surtout, cela m’a préparée à mieux affronter le présent et l’avenir, plus consciente que jamais de:

  1. La fragilité de notre condition d’humains. La vie ne vaut rien, même si rien ne vaut la vie!
  2. La nécessité de vivre chaque instant de la vie que nous avons la chance de vivre comme si c’était le dernier. Comme si c’était le dernier! Je ne veux pas dire faire des abus. Non! Vivre, humer, savourer, explorer, apprécier, chaque moment, ces petites choses et détails qui font le bonheur.
  3. La nécessité d’aider ceux qui ont besoin de soutien à vivre la vie qu’ils désirent et qu’ils méritent parce que personne n’est venu sur cette terre pour souffrir, voyons! Nous sommes les gardiens de nos frères et soeurs, disait le pape Jean Paul II, avec raison. Matthieu, qui était prêtre, a touché la vie d’énormément de personnes pendant son séjour dans cette vallée des larmes. Il ne voyait pas sa vie autrement. C’est d’ailleurs pour cela qu’il a donné sa vie à Dieu qu’il servait à travers ses prochains.
  4. La nécessité de dire à nos êtres chers combien nous les aimons et surtout de le-leur montrer par des actes concrets. Nous ne le faisons pas souvent. Ou alors pas assez souvent. Par pudeur. Par ignorance. Parce que que notre culture ne nous-le permet pas. Ou encore parce que notre ego surdimensionné nous l’interdit. De grace! Arrêtons et commençons par altérer cet ego qui nous empêche de cultiver et de semer l’amour.
  5. La nécessité de créer et surtout de prendre soin de ses relations là où on vit. Mon ami était africain vivant au Canada depuis des années. Sa famille biologique est en Afrique, bien évidemment. Mais, sa famille, celle qui l’a accompagné pendant ses derniers moments était composée de ses confrères et de ses amis. Nous étions sa famille ici au Canada. Nos frères et soeurs ce ne sont pas toujours ceux et celles que l’on pense. Notre famille n’est pas toujours celle que nous croyons.

 

Ton tour…

Nous avons tous ete touches, de pres ou de loin, a un moment de notre vie, par la mort. Mais personne ne veut y penser. Personne ne veut en parler. Pourtant elle est la. Presente. Impitoyable. Previsible mais tres souvent imprevisible. Redoutee. Combattue autant que faire se peut. Que signifie-t-elle pour toi? Peut-on en tirer quelque chose de bon? Ton opinion, ta reponse compte pour moi et pour les autres lecteurs de ce blog!

Prenez soin de vous pour vous et pour ceux qui vous aiment!

Celine Magnéché Ndé Sika

Tirez le meilleur profit de chaque jour car demain est un mystère

Je n’arrive pas encore à le croire.

Je refuse même de le croire.

Totalement.

Parce que je trouve cela injuste. Injuste de ne pas pouvoir jouir des fruits de sa longue vie de travail acharné. Une vie qui n’a pas été du tout tendre avec nous mais que nous avons affrontée avec courage et détermination, acceptant ce qui était hors de notre contrôle avec sérénité et donnant le meilleur de nous-mêmes pour changer ce que nous pouvions et vivre la vie que nous désirons et méritons.

Injuste de partir alors que nous avions pris les meilleures dispositions possible pour que notre corps ne nous trahisse pas: bonne diète alimentaire, activités sportives régulières, le nombre d’heures de sommeil dont notre corps a besoin.

Oui, je trouve injuste qu’à 65 ans, l’âge où des gens prennent leur retraite pour commencer une nouvelle vie, on doive quitter ce monde.

Oui, parce que 65 ans c’est jeune aujourd’hui. Très jeune même.

En effet, il est de plus en plus courant de côtoyer des octogénaires et même des centenaires jouissant d’une bonne santé, participant et contribuant activement à la vie et au développement de leur communauté. C’était d’ailleurs le prochain projet de cet ami qui nous a brusquement quittés il y a quelques jours.

Il envisageait de s’investir activement dans le développement de sa communauté rurale grâce aux initiatives créatrices d’emplois pour les jeunes. Nous avions même commencé à travailler sur ces projets-là.

Hélas, ils ne verront pas le jour! En tout cas, pas les siens.

La vie est formidable.

Surprenante.

Déconcertante.

Et surtout pleine d’incertitudes. De surprises! Mais, ce qui est sûr, c’est que demain est un mystère. Demain ne nous appartient pas. Notre seule possession c’est aujourd’hui que nous pouvons transformer pour lui donner la forme et le visage que nous souhaitons.

Transformer mais aussi en tirer le meilleur des profits. Vivre et aider les autres à vivre parce que, finalement, c’est cela qui donne un sens à notre vie.

En effet, nous sommes tous et toutes de passage sur cette terre et, comme mon défunt ami l’est depuis quelques jours, nous serons de l’histoire ancienne un de ces jours. Comment voulez-vous que l’on se souvienne de vous lorsque vous ne serez plus de ce monde?

Pensez-y, et faites de votre mieux, pendant que vous êtes encore ici et pendant que vous le pouvez, pour que votre volonté soit faite après vous. Et, parlant de la volonté, je ne peux m’empêcher de penser au testament, cet important document que nous négligeons trop souvent, et dont nous payons les conséquences très chèrement.

Mon défunt ami l’a-t-il fait?

J’espère de tout coeur que oui.

On ne compte plus le nombre de familles qui se déchirent, se battent et s’entretuent parce que, pour une raison ou une autre, cet important exercice n’a pas été fait.

Vous aimez votre famille. Je n’en ai aucun doute. Vous souhaitez que cette dernière continue à vivre en paix et en parfaite harmonie lorsque vous aurez quitté ce monde. Alors, faites votre part pour que ce rêve devienne réalité après vous! Si vous n’avez pas encore écrit votre testament, faites-le, ou alors actualisez-le, mettez-le à jour si vous avez vécu des évènements qui ont changé votre vie depuis que vous avez écrit votre testament: divorce, décès, remariage, vie en commun avec un autre partenaire, famille reconstituée avec des enfants amenés dans le couple par les deux partenaires, etc.

Que vous ayez une cuillère, un plat, une bicyclette, un bout de terrain, une chambre, une cabane, un véhicule, des actions dans une ou des affaires, ou de l’argent dans un compte bancaire, parlez, clairement, formellement, pendant que vous le pouvez et pendant qu’il est encore temps. Faites-le pour vous-même et pour ceux et celles que vous aimez.

Si vous ne le faites pas, vos biens finiront entre les mains de ceux/celles que vous ne voulez pas, ou alors pourriront simplement parce que votre famille se déchire devant les tribunaux. Aussi simple que cela.

A votre Bonheur!

Celine Clemence Magneche Nde Sika