On a toujours de quoi être reconnaissant

Reconnaissance

 

J’écris cet article assise dans ma salle de travail. Je regarde à travers la fenêtre et ne peut pas m’empêcher d’admirer la beauté du paysage. Le temps est superbe, pas le froid glacial de certains pays, encore moins la chaleur abominable d’autres. Juste ce qu’il faut. J’ai préparé ma tasse de thé habituelle et ai décidé de le boire sans ajout. Pas de sucre. Pas de lait. J’ai banni le sucre depuis presque deux ans déjà. Il paraît que le miel est un bon substitut. Je préfère boire mon thé comme cela pour mieux savourer ce breuvage aux multiples vertus. Lorsque j’aurai fini ce thé, je passerai à l’eau chaude, oui, parce que c’est excellent pour nous aider à prendre soin de notre corps, cette unique maison dans laquelle nous vivons. Notre temple certains diront.

Lorsqu’on a 20 ans, c’est souvent le dernier de nos soucis. On a d’autres chats à fouetter. On veut conquérir le monde. On veut refaire le monde. On ne comprend pas qu’on ne nous comprenne pas. On prend des risques, souvent inutiles. Mais, lorsqu’on prend de l’âge, les priorités changent significativement. On devient plus conscient que notre temps est limité sur cette terre et qu’il est important de prendre les mesures nécessaires pour rendre notre séjour sur cette terre aussi heureux que possible. On fait attention à ce qu’on mange et boit car c’est ce que nous mangeons et buvons qui nous tue. On célèbre chaque jour qu’on a la chance de voir parce que, les amis, ce n’est pas un acquis.

En effet, au moment où on se lève de son lit et s’apprête à commencer une nouvelle journée, quelqu’un quelque part, souvent un bébé, se bat désespérément pour vivre, luxe qu’il ne pourra pas souvent se payer.

Oui, chaque jour que nous avons la chance de voir n’est pas toujours rose. Il est même souvent horrible, synonyme de douleur, souffrance, stress, etc.

Oui, cette promotion que tu attendais et pour laquelle tu as travaillé comme un animal n’est pas venue. Ou mieux, elle a été donnée à ceux qui, d’après toi, ne la méritent pas.

Oui, cette personne qui t’avait promis l’amour éternel t’a finalement plaquée dès que tu as fini de payer ses études et aidé à trouver un emploi pour une autre, plus jeune, plus good looking, plus instruite, plus mince, plus…

Oui, tu as découvert que cette personne que tu aimais plus que toi-même, et qui avait promis de t’aimer et de ne pas te faire du mal, a fait un enfant avec une autre femme, lequel a le même âge que ton premier né…

Oui, tu es sans travail depuis des années malgré tes efforts pour en trouver un…

Oui, le stress que tu subis de la part de tous parce que tu n’as pas encore eu d’enfant depuis ton mariage célébré il y a 1 an, ou de partenaire à 40 ans, est de plus en plus difficile à supporter…

Oui, tout cela est vrai, douloureux, et injuste. Mais, souviens-toi de tous ceux qui n’auront jamais 40 ans.

Souviens-toi de tous ceux qui ne peuvent plus se souvenir, de ceux-là qui ont tout perdu jusqu’à perdre leur mémoire, jusqu’à oublier qui ils sont.

Souviens-toi de ceux qui n’espèrent plus, comme cet enfant de 7 ans atteint de cancer en phase terminale qui attend, avec ses parents, le dernier jour.

Comme cet ami prêtre qui, atteint de cancer en phase terminale, attend, couché sur son lit de mort à l’hôpital, tous les appareils qui le maintenaient en vie débranchés, le grand départ.

J’ai appris à saluer chaque jour que j’ai le privilège de voir, quelque soit sa couleur parce que nous avons toujours quelque chose de quoi être reconnaissante. Ce n’est pas parce que les choses ne marchent pas comme je le souhaite que je vais refuser l’appel du futur. La vie est dure, certes, ce qui n’est et ne devrait être aucune surprise. Mais, la bonne nouvelle, heureusement, c’est qu’elle nous donne toujours les outils pour nous en sortir mais si et seulement si nous sommes prêts à les recevoir et à les utiliser. Un de ces outils c’est notre capacité à regarder ce que l’on a, au lieu de ce que nous avons perdu ou n’avons pas, et de nous souvenir que le jour finit toujours par se lever aussi longue soit la nuit!

Pour résumer? Voici 6 choses intéressantes à faire tous les jours pour te sentir merveilleusement bien et être superbe. Pour te faire du bien en un mot:

  • Penser positivement
  • Manger et boire sain
  • Faire de l’exercice physique, au moins une fois par semaine
  • Se faire moins de soucis et ne pas laisser le passé et tes circonstances venir t’emmerder et t’empêcher de vivre l’instant présent, ton seul bien
  • Travailler dur car rien ne viendra sans transpiration
  • Rire très souvent
  • Bien dormir, sur un bon matelas qui date de moins de 7 ans, dans un lit bien fait, avec du linge que tu aimes, loin des téléphones, téléviseurs et autres gadgets
  • Et pardonner à ceux qui vous ont offensé, pour vous, parce que, ne pas le faire c’est donner à l’autre le pouvoir de s’installer dans ton esprit et de le gérer
  • Et te pardonner toi-même

 

 

 

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La résilience, une attitude vitale pour vivre une vie heureuse

Resilience

Pas très loin de chez moi il y a un supermarché très fréquenté pas seulement par les clients mais aussi par tous ces enfants qui, tous les jours, y accourent pour mendier. Bien évidemment, ils sont tenus à l’écart par les gardiens qui les pourchassent sans ménagement dès qu’ils se trouvent trop près du supermarché. Ils sont aussi houspillés, insultés et même battus souvent par certains clients qui n’aiment pas que ces enfants dont la plupart vient des bidonvilles les approchent. Ils les associent aussitôt à la pègre, au crime, à tout ce qu’il y a de mauvais.

Lorsque les clients arrivent, les plus grands se contentent de les interpeller et de leur demander de l’argent pour manger. Les plus petits vont à leur rencontre, les suivent tout en demandant de l’argent, vont parfois jusqu’à s’accrocher à leurs bras ou attraper un bout de leur vêtement, ce qui, bien évidemment, ne plaît pas du tout à certains. Mais, on a beau leur dire non, les houspiller, insulter, chasser et frapper, ils ne s’avouent pas vaincus et reviennent à la charge, toujours et toujours. Ils plient lorsqu’il le faut, mais ne rompent pas tel un arbuste malmené par le vent. Ils n’abandonnent pas. Ont-ils vraiment le choix? Peuvent-ils se payer ce luxe?

En effet, pour une raison ou une autre, ces enfants, qui devraient être dans une salle de classe, sont là, à mendier pour pouvoir manger et parfois même faire vivre leur famille, se préoccupant surtout de l’instant, du moment, du présent, le futur n’existant pas pour eux ou mieux étant étant synonyme d’incertitude et d’angoisse.

Observer ces enfants et surtout voir le sourire qui ne quitte presque jamais leurs lèvres malgré tant d’adversité pousse à réfléchir et invite à revoir notre attitude face à la vie et ses nombreux défis. En effet, voilà une belle leçon de vie, une belle leçon de résilience, une compétence vitale que plusieurs d’entre n’ont malheureusement pas pour survivre et surtout vivre dans un monde où les bas sont toujours plus nombreux que les hauts. Dès que les choses ne vont pas comme nous le souhaitons, nous maudissons le ciel, la terre et tous ses habitants, déversons notre rage sur de pauvres innocents, ou alors devenons hystériques et malades au point de frôler l’attaque cardiaque alors que nous pouvons acheter et lire un journal, porter une veste chaude et fashion lorsqu’il fait froid, changer de vêtement lorsque nous le désirons, choisir la marque de yaourt que nous voulons boire ou du véhicule que nous voulons conduire, prendre un café ou un cocktail dans un de ces bars chics de la capitale, voyager où nous voulons et manger ce que nous désirons.

Alors, buddy, la prochaine fois que tu penseras que le monde est injuste à ton endroit parce que le vol avec lequel tu souhaites voyager pour aller passer des vacances de rêves à Cancun a été annulé pour des raisons techniques et reprogrammé pour le lendemain avec des dédommagements généreux pour tous les voyageurs, ou parce que le téléphone iPhone dernier cri que tu viens d’acheter n’est pas encore arrivé, ou encore parce que ton gardien a mis 2 minutes de plus à venir ouvrir le portail de cette luxueuse villa out dans laquelle tu vis, respire profondément et dis-toi que cela aurait pu être pire. Mesure ta chance d’être qui tu es, ce que tu es, où tu es, d’avoir ce que tu as, de pouvoir faire ce que tu fais et surtout compte toutes ces bénédictions.

 

 

 

L’argent est plus tabou que le sexe. Il est temps de changer les choses!

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Faites cette petite expérience: demandez à vos parents, votre partenaire, vos amis, vos collègues, vos enfants combien ils gagnent comme salaire par mois et, dans 99% des cas, c’est la gêne, la stupeur et même parfois une vraie hostilité qui se déclenche. “Pourquoi veux-tu connaître combien je gagne? C’est personnel!” Même dans les couples, on entend souvent ce genre de réplique. Bizarre, n’est-ce pas? Parce que, voici des gens qui se sont unis en principe pour la vie et qui sont supposés regarder dans la même direction, avoir des projets communs et surtout réaliser ces projets ensemble en mettant ensemble leur intelligence, leurs efforts, leur expertise, leurs ressources communes. Bizarre, bizarre!

Entre parents et enfants, l’argent est également un champ laissé en jachère. Au bout du compte, des herbes sauvages de très mauvaise qualité y poussent et, avec le temps, deviennent impossible à arracher, causant de graves torts à tout le monde: aux enfants d’abord et aux parents ensuite. Ne pas parler argent coûte cher et nuit sérieusement! Voici comment redresser la barre, du moins avec vos enfants.

  1. Dès que vos enfants ont l’âge de comprendre, aidez-les à comprendre la valeur de l’argent. Parce que l’argent a une valeur et ceux qui ne comprennent pas cela ont une relation très légère avec l’argent, dépensant sans compter pour acquérir des choses dont ils n’ont pas besoin, et qui pourrissent très vite, abandonnés dans un coin.
  2. Donnez-leur des responsabilités… ET aussi des limites. Tu as besoin d’argent? Très bien! Ce sera en échange de quelque chose: des travaux domestiques aux courses de la maison en passant par l’organisation des activités de la famille. Il y a plein de choses que nos enfants peuvent et devraient faire pour mériter de recevoir une allocation mensuelle. Cela les aide à comprendre la valeur de l’argent et, en même temps, ils apprennent des compétences de vie –life skills- dont ils auront absolument besoin demain pour vivre une vie épanouie et réussie.

Les limites? Il faut-les leur fixer. S’ils épuisent leur allocation mensuelle avant la fin du mois, ne cédez surtout pas à la tentation de les aider! Si vous ne pouvez résister à l’envie de voler à leur secours, faites-leur savoir que cette somme que vous leur avancez sera déduite de leur prochaine allocation mensuelle, et veillez à ce que cela soit fait pour ne pas perdre votre crédibilité. Ils doivent apprendre de cette situation une chose importante: il est nécessaire de ne pas vivre au-dessus de ses moyens et surtout, il faut établir un budget mensuel ET le respecter.

  1. Et aidez vos enfants a établir ce budget, of course: revenus, dépenses mensuelles, achats, échéances, épargne, etc.! Si vous ne savez pas le faire vous-même, ce qui est malheureusement vrai pour beaucoup de parents, mettez votre égo au placard et formez-vous. Faites-le. Pour vous et pour vos enfants!
  2. Vos enfants veulent des choses: le dernier iPhone ou ordinateur Mac Pro, le vélo du coureur cycliste Christopher Froome, le dernier modèle des tennis Jordan, les sorties, les voyages à Cancun, le dernier Bombo, les mèches brésiliennes pour leurs cheveux ou les derniers chaussures Louboutin? Aidez-les à comprendre la différence entre un désir –c’est pour se faire plaisir et on peut s’en passer sans toutefois mourir- et un besoin –si on ne mange pas, on tombe malade et meurt; si on n’achète pas ses médicaments, on meurt; si on ne porte pas des vêtements chauds en hiver, on meurt; si on ne paie pas ses factures à temps, on sera privé de lumière ou d’eau, de la connexion Internet et, sans tout ceci, il sera très difficile de survivre; si on ne paie pas sa carte de métro ou de bus, on va râter ses cours à l’école, échouer à ses examens et ne pas réaliser son rêve de devenir acteur de cinéma, avocat, médecin ou encore winemaker! Aidez-les à comprendre la différence mais laissez-lez établir leurs priorités. Vous ne serez toujours pas là auprès d’eux pour le faire à leur place. C’est mieux qu’ils apprennent à le faire et le plus tôt serait le mieux!
  3. Encouragez-les à trouver un emploi dès que possible, à condition que cela ne perturbe pas leurs études, bien sûr. C’est une expérience qui leur apportera beaucoup de bénéfices en termes de compréhension de l’argent et la gestion de ce dernier.
  4. Et, bien sûr, veillez à ce qu’il ouvre un compte d’épargne où il virera systématiquement une bonne portion de son argent -50% serait parfait- dès qu’il reçoit son premier salaire pour épargner. Il est important qu’ils prennent l’habitude d’épargner et aidez-les à comprendre cette nécessité en liant cette épargne à la réalisation future de leurs projets ou simplement l’acquisition de leur indépendance financière, un luxe que plusieurs n’ont pas et qui leur pourrit la vie.
  5. Revenu brut et net, retenus à la source…

Dès que vos enfants reçoivent leur premier salaire, saisissez l’opportunité pour leur expliquer toutes ces nuances: salaire net et brut, déductions, etc. Ils doivent comprendre que tout, mais alors tout, est taxable, et pourquoi il est important de payer ses taxes et ce, à temps, et aussi à quoi servent les taxes, etc.

  1. Vos enfants veulent s’acheter un véhicule ou le dernier iPhone en or qui coûte 3000 Dollars et leur salaire ou leurs économies ne leur permettent pas de se payer ce luxe? Aidez-les à l’acheter mais convertissez cette transaction en dette de leur part. Et faites-les payer les intérêts sur cet argent que vous leur avez prêtez! Il est absolument important que vous fassiez cela pour les aider à comprendre comment les choses marchent réellement dans la vie réelle. S’ils ne vous remboursent pas le montant que vous avez fixez tous ensemble, saisissez le téléphone ou la voiture parce que c’est exactement ce qui se passe dans la vraie vie si on ne paie pas ses traites. Pas de complaisance car plus tard, la banque ne sera pas tendre avec eux!
  2. Relevés de comptes

Vérifiez régulièrement l’état de leurs comptes avec eux et saisissez cette opportunité pour les aider à comprendre la différence entre le crédit et le débit. Et, s’il ont une dette contractée avec leur carte de de crédit, ils doivent impérativement ramener le solde à zéro, et surtout à temps! Sinon, bonjour les intérêts et pénalités gigantesques, et bienvenue dans le cercle vicieux des dettes!

  1. Valeur suprême: ne vivez jamais au-dessus de vos moyens!

Il est important que vos enfants comprennent cette valeur sacrée car la cause des ennuis de plus d’un c’est cette habitude qu’ils ont de vivre au-dessus de leurs moyens, très souvent pour faire comme les autres, faire croire aux autres qu’ils sont riches, ou parce qu’ils veulent impressionner des gens qui se fichent totalement de ce qu’ils font ou ne font pas! Si tu gagnes 1000 $ par mois et dépenses 1500 $ par mois, c’est le suicide!

  1. Recyclez. Réutilisez. Réduisez

Il n y a pas de raison d’acheter un nouveau téléphone tous les six mois alors que celui que nous avons marche parfaitement bien quoique un peu plus âgé. Il n y a pas de raison de s’acheter une voiture neuve, même si c’est avec notre propre argent, si nous vivons dans une ville où les transports publics existent et fonctionnent parfaitement, ou si des opportunités d’acquérir des voitures de seconde main en parfait état de fonctionnement existent. Je ne vois pas pourquoi je devrais acheter un manteau de 1500 $ alors qu’avec 150 $ je peux acquérir un d’excellente qualité dans une boutique d’objets de seconde main. Récycler et réutiliser des objets, et réduire son empreinte sur la planète fait économiquement et environnementalement sens. Il est important de l’expliquer à nos enfants et surtout n’oubliez pas de prêcher par l’exemple.

  1. Rester imperméable aux qu’en dira-t-on

Rester soi-même, suivre son chemin, faire ce que l’on veut faire parce que c’est ce que nous aimons et qui nous rend heureux, définir ce que le succès veut dire pour nous, tout ceci est très difficile si on est tout le temps préoccupé par ce que les autres diront ou penseront de nos faits et gestes. Comprendre que ce qui compte vraiment c’est ce que nous pensons, et pas ce que les autres pensent de nous et de nos actes, c’est le passeport pour le bonheur et la possibilité de vivre la vie que nous désirons et méritons. Inculquez cela dans la tête de vos enfants, même s’il faut le faire à coup de marteau! Et, bien sûr, soyez le meilleur exemple pour eux!

Nous laissons souvent l’éducation financière de nos enfants au hasard. Il est temps que nous comprenons que rien ne se fait tout seul et que ce genre de négligence a des conséquences qui affectent éternellement la vie des nôtres, et pas dans le bon sens.

Une tradition qui n’aide pas les humains à grandir et s’epanouir ne vaut pas la peine d’être tout simplement

La culture

 

Lors d’un diner hier j’ai eu l’opportunité de rencontrer des gens formidables avec qui j’ai un débat très animé au sujet de la tradition. De nos traditions africaines plus précisément. Nous sommes à Toronto, en plein XXIème siècle, une ville où des gens de tout horizon ayant des cultures aussi diverses et différentes que les marques de voiture qu’ils conduisent y vivent et se côtoient au quotidien. On pourrait être tenté de croire que, dans ce pays où les droits des uns et des autres sont promus, respectés et appliqués indépendamment de leur genre, couleur de la peau, appartenance politique, religieuse ou orientation sexuelle, les traditions d’un autre âge n’ont plus droit de cité.

Que non!

Les uns et les autres voyagent avec leur culture et leurs traditions et veillent à ce que celles-ci perdurent. Même lorsque ces traditions les privent de leurs droits les plus essentiels. Tenez, une partie de la conversation que j’ai eue avec un des participants à ce diner:

« Mon ami:  “Lorsque nos parents ont parlé, les enfants n’ont plus rien à dire.”

Moi: “Mais, vous n’êtes plus des enfants aujourd’hui! Vous êtes des adultes, des pères et des mères de famille! Et vous vivez au Canada maintenant.”

Mon ami: “Oui, mais, nous sommes toujours les enfants de nos parents et nous nous devons de les respecter.”

Moi: “Je ne dis pas que vous ne devez pas respecter vos parents.”

Mon ami: “Nous devons respecter leur parole qui est sacrée.”

Moi: “Même si celle-ci vous détruit et vous empêche de vivre la vie que vous désirez et méritez?”

Mon ami: “C’est la tradition, mon amie.”

Moi: “Votre père sait-il que vous êtes amoureux de cette jeune femme?”

Mon ami: “Je le-lui ai dit.”

Moi: “Cela ne compte certainement pas, à ce que je vois. Peut-être son origine y est-elle pour quelque chose?”

Mon ami: “Non! Elle est de même origine que moi. Je ne pouvais pas m’hasarder à tomber amoureux d’une fille qui n’est pas de chez moi. Mon père m’aurait simplement renié.”

Moi: “Vous allez donc vivre la vie de votre père et pas la vôtre. Il ne connaît simplement pas votre réalité. Il est dans votre pays, à plusieurs milliers de kilomètres d’ici, et vous, vous êtes ici, au Canada. Comment pouvez-vous le laisser vous dicter votre vie ici?”

Mon ami: “Mon père ne peut pas me vouloir du mal. Il sait ce qui est bien pour moi.“

Moi: “Vous allez vivre une vie malheureuse, grâce à votre père, mon ami!”

Mon ami: “Ah, on va faire comment? Ce sont nos traditions et il faut les respecter!”

 

Qu’est-ce que papa veut?

Papa ne voudrait pas que notre ami épouse la jeune femme dont il a fait la connaissance il y a quelques mois et dont il est fou amoureux, ce qui est d’ailleurs réciproque.

Papa exige que notre ami aille chercher et épouser une fille du pays et au pays.

Comme vous pouvez le constater dans cet échange, nous nous sommes quittés sans que notre ami ait compris que le volant de ce véhicule qu’il conduit et qui s’appelle sa vie est entre ses mains, et qu’il a la responsabilité, l’entière responsabilité de prendre en main son destin.

Jusqu’au bout, il a continué à justifier l’injustifiable. Par naïveté? Par crainte? Par ignorance? Au nom de la tradition, l’inacceptable est quotidiennement commis. Des droits humains sont bafoués. L’être humain humilié et privé d’opportunités d’être, de vivre, de vivre heureux et d’utiliser tout son potentiel.

J’aime dire qu’il n y a que nous pour nous sauver. En effet, personne ne viendra à notre secours. Oui, les autres peuvent marcher avec nous. Mais, personne ne devrait marcher pour nous. Notre vie, c’est notre vie, et nous devons tout faire pour la vivre pleinement, pas à moitié. Ceci n’est possible que si nous prenons en main notre destin! Prendre en main son destin c’est questionner cette tradition opaque qui nous opprime. C’est installer le débat, un débat franc et froid avec ces personnes qui maintiennent cette couverture opaque sur la tradition au lieu de nous aider à la comprendre pour mieux la respecter et préserver.

En effet, je suis consciente de l’urgence de préserver nos origines et notre culture dans un monde où l’uniformité semble être la règle, parce que c’est cette culture qui fait de nous qui nous sommes. Ou mieux la somme de toutes les cultures que nous avons en nous.

Ton tour…

Qu’est-ce que tu en penses?  Faut-il respecter aveuglement ce que nous pensons être notre culture/nos traditions ou alors leur donner les outils dont elles ont besoin pour efficacement jouer leur rôle d’outil de développement personnel, économique et de la société?

You don’t find happiness: you create it

Happiness

“I have all I need to be happy:  a husband or wife, children, fancy cars, mansions, a good and lucrative job; I go on vacations to magical places and stay in 5 stars hotels; I only wear luxury brands clothing and shoes, but I am not happy.”

You have certainly heard people say the above. And you can’t help but ask yourself: Why are they not happy?

Because we tend to think if we have certain things, go to certain places, have certain jobs, live at certain places, or do what our friends, neighbors, relatives, colleagues are doing; if we go where they are going, have what they have, the job they have, the partner they have, we will be happy. Even when we do all this with loans or our credit cards!

Grosse erreur! Big mistake I mean!

Because happiness has nothing to do with material things you possess, places where you are, things you do… You design it. You create it.

YOU.

For some people, it is just knowing they have a wonderful and caring family. For others, it is making a difference in other people’s lives. For some others, it is providing for their beloved ones. Mine is seeing and feeling the unconditional love of my family, and contributing to making a difference in other people’s lives: my beloved ones, my colleagues, my neighbors, or strangers. Yes, because I do that whenever I can, with what I have, where I am.

Two days ago I was walking on a street in my city when a young lady approached me and asked for a… pad. I was surprised by such a request because it was the first time that someone made that kind of request. I looked in my purse and fortunately could find…two tampons. I gave it to her and she asked me if she could give me a hug because that was the only thing she could give me to thank me for saving her life.

« Saving your life ? I asked.

« Yes, maam, I just came out of the prison and hadn’t used these precious things for long. »

I invited her for a coffee and later on we went to the closest Shoppers and I bought her more tampons.

After that, I decided to do something about this. Something that will touch more women in the same situation. So, starting a project to provide women in jail and homeless women with feminine products seemed to me to be what to do. We very often take these little things for granted. We shouldn’t. And feminine care shouldn’t be a luxury! The need for feminine products is just vital as needing toilet paper. So, it should be made available to all women that menstruate and/or have bladder control issues.

So, I need your help to make this project happen. Tampons and pads for women, not toxic, but eco-friendly. The ideal would be to donate reusable menstrual cups, the best solution as it is less waste in landfill or water treatment plants, and money saving for women who use it.

Want to help women in jail and homeless women preserve their dignity?

Want to make a difference in other people’s lives by contributing to meet women unique needs?

Let me know!

Men and women, you are all invited and your help is more than welcome: it is needed! Together we can make it happen.

 

Vivre simplement et vivre heureux est bien possible

 

Maison Kitisuru

Il y a quatre mois j’ai décidé de tout vendre chez moi et de ne vivre qu’avec le strict minimum: deux plats, deux cuillères, deux fourchettes, deux verres à eau et à vin, deux cuillères à café, deux petites marmites, deux couteaux de table, deux tabourets, une petite table. Mon lit même je l’ai vendu et me suis contentée du matelas posé à même le sol plus quelques draps. Mes chaussures, vêtements et autres sacs à main, qui m’étouffaient et ne suffisaient plus dans mon placard, ont été bien accueillis par les organismes de charité à qui j’ai donnés. Ma voiture, je ne l’ai utilisée et ne l’utilise plus que pour aller là où les transports publics n’arrivent pas ou alors lorsque ceux-ci ont arrêté de travailler. La nourriture et tous les autres produits de première nécessité, je les achetais lorsque j’en avais vraiment besoin, et plus du tout pour les avoir en stock à la maison comme par le passé.

Pourquoi tout ceci, vous allez certainement vous demander? Je voulais expérimenter ce qu’on appelle aujourd’hui le minimalisme. Vivre simplement, avec le strict nécessaire. Oui, je voulais voir si je peux vivre simplement, si je peux survivre à l’absence de ces biens matériels et être heureuse. Je suis heureuse de confesser aujourd’hui que oui, j’ai survécu et découvert avec émotion et beaucoup de satisfaction que nous pouvons vivre simplement et être heureux!

Parce que le bonheur n’a rien à voir avec 60 paires de chaussures et autant si non plus de robes, sacs à main, chapeaux, bijoux, voitures, maisons, ordinateurs et autres gadgets, etc.

Lorsque nous sommes arrivés à Nairobi il y a quelques années, nous avons loué la maison ci-dessus, que nos amis appelaient un château: un immense duplex avec six chambres, autant de salles d’eau, deux grands salons, une immense cuisine, une cheminée, un grand et très beau jardin, un grand et moderne bungalow, une deuxième maison dehors avec deux chambres, une maison fabuleuse en un mot. Les fournitures que nous avions ramenés du Burkina Faso étant insuffisants pour meubler toute cette maison, nous en avons achetés de nouveaux. Il fallait aussi recruter un personnel de maison pour nous aider à entretenir le duplex. Avant que notre fils ne nous quitte pour aller à l’université poursuivre ses études, il y avait déjà des chambres qui n’étaient pas occupées, et des parties entières de la maison qui n’avaient jamais été utilisées! Seules quelques chambres et la salle de télévision où nous passions le plus clair de notre temps et où nous mangions aussi et recevions nos invités étaient utilisées.

Pouvions-nous payer le loyer? Oui.

Avions-nous besoin de tout cela? Non.

Alors, pourquoi nous sommes-nous embarqués dans cette…aventure agréable, certes, mais coûteuse? Parce que nous avions pris nos désirs pour nos besoins, ce que plusieurs d’entre nous font d’ailleurs, au risque de se retrouver entrain de vivre au-dessus de leurs moyens. Le loyer de cette maison, les factures (eau, électricité, antenne parabolique, etc.), le salaire du personnel de maison, des gardiens du jour et de nuit, l’entretien du jardin, et j’en passe, tout cela tournait autour de 3000 Dollars par mois. Beaucoup d’argent à Nairobi!

Confondre ses désirs –par exemple, je veux un bouquet de 200 chaînes de télévision alors que je n’ai jamais le temps de m’asseoir et regarder la télévision; je veux cette marque de voiture et pas plutôt celle-là; je veux une voiture neuve alors qu’une voiture de seconde main ferait très bien l’affaire; je veux une deuxième, troisième ou même quatrième voiture (notre voisin de Nairobi en avait sept dans son garage); je veux un deuxième, troisième ou même un quatrième téléphone portable iPhone et cette fois-ci doré, etc.- avec ses besoins –manger, s’habiller, faire ses études, acheter ses médicaments, etc.- est dangereux et peux entraîner des conséquences dramatiques surtout si on n’a pas les moyens de sa politique.

En effet, lorsque tu utilises ta carte de crédit, c’est-à-dire de l’argent qui ne t’appartient pas –oui, cet argent auquel ta carte de crédit te permet d’accéder n’est pas ton argent! -, et que tu utilises aux conditions fixées par la banque qui te l’a prêté, lorsque tu contractes un prêt à ta banque ou à quelqu’un d’autre, ou alors puises dans ton épargne pour satisfaire ces désirs dont tu peux très bien te passer, tu ne fais du bien ni à toi-même, ni à ta famille, ni aux autres. Pire, tu entretiens l’illusion selon laquelle tu seras heureux une fois ces désirs satisfaits, détruis ton filet de sécurité, et t’installes dans un cycle de dettes dont il te sera difficile sinon impossible d’en sortir!

Je sais que plusieurs d’entre nous redoutent le qu’en dira-t-on et toucheraient même le diable pour impressionner les autres ou faire comme les autres, éviter les moqueries et maintenir le paraître, oubliant que l’on n’a aucun contrôle sur ce que les autres pensent, et qu’il y aura toujours des gens pour jaser quoique l’on fasse, parce que la vie est ainsi faite.

Si tu te reconnais dans ce que je viens de dire, et penses que tu en as plus que assez d’être victime de la dictature sociale, et qu’il est temps de rectifier pour vivre enfin ta vie, et pas celle que les autres dictent, voici quatre trucs qui pourront t’aider à y parvenir:

  • Souviens-toi à tout moment que le bonheur n’a rien à voir avec l’accumulation ou l’acquisition des biens matériels, comme je l’ai dit plus haut. Que cette accumulation, le superflu nuisent plutôt, stressent et coûtent chers
  • Rester imperméable aux qu’en dira-t-on est absolument nécessaire si tu veux vivre la vie que tu désires et que tu mérites.
  • Se comparer aux autres est la recette la plus efficace pour être éternellement insatisfait et malheureux car il y en aura toujours un qui a plus ou est mieux que soi
  • Se rappeler à chaque instant que le bonheur vient de notre intérieur et que c’est chacun de nous qui le définit. Et c’est absolument personnel.
  • Avoir un budget réaliste et surtout supprimer tout les extras et autres superflus et accessoires est nécessaire pour réduire nos charges économiques, nous concentrer sur ce qui est dans notre zone de contrôle et construire notre présent et avenir ainsi que ceux de notre famille. Parce que l’avenir se construit aujourd’hui. AUJOURD’HUI!

Ton tour:

Quels sont ces désirs ou ces objets qui empoisonnent ta vie et dont tu rêves de te passer sans succès? Commences par en faire une liste et ensuite le nettoyage. C’est dur mais tu y parviendras. Less is better, je t’assure! Agis, maintenant, et tu te sentiras que mieux.

 

Soyez le secrétaire de votre vie jusqu’au bout!

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Lorsque mon papa est décédé, il a fallu rédiger sa biographie, une tâche qui s’est révélée vraiment difficile à faire. Ni son épouse, ses frères et soeurs, encore moins nous, ses enfants, avions les éléments clés pour parler de cet homme au parcours et à la vie si riches! Pourtant il fallait le faire, et rapidement parce que le temps pressait.

Oui, il avait été marié à son épouse pendant 50 ans, a eu de nombreux enfants et petits enfants, laisse une veuve éplorée, des orphelins et petits enfants inconsolables. Mais, est-ce tout ce que nous pouvions retenir de la vie de cet homme? Enseignant, garde civique, gardien de prison, secrétaire administratif, écrivain public, habile conseiller, fin négociateur et médiateur, mon papa aura été tout cela et même plus, touchant de façon directe et indirecte la vie de plusieurs personnes que la vie a bien voulu mettre sur son chemin, et changeant du même coup le cours de la vie de plusieurs d’entre eux.

Rendre hommage au défunt, c’est partager sa vie, et pas seulement un ou deux éléments de cette vie, avec ceux et celles qui l’aiment et lui survivent, et ce, comme il aurait souhaité que cela soit fait. Comment s’assurer que ce que vous voulez qu’on dise de vous lorsque vous n’êtes plus de ce monde soit effectivement, entièrement, fidèlement dit?

Eh bien, en vous occupant de cette tâche vous-même, lorsque vous le pouvez encore!

Oui, certains vont trouver cela morbide et penser que parler de ce type de choses est une façon d’inviter la mort à frapper à notre porte. Un raisonnement que nous entendons trop souvent lorsque quelqu’un décide de préparer ses propres obsèques.

Parce que, oui, de plus en plus de personnes prennent le temps de penser à leur fin et la planifient. Et je ne parle pas seulement des célébrités. Je parle des hommes et des femmes qui veulent non seulement que leur volonté soit faite, mais qui veulent faciliter la tâche à ceux qu’ils aiment et qui restent.

Que font ces personnes exactement? Tenez:

  • Elles apprêtent les photos qui seront utilisées lors de leurs obsèques ou autres funérailles
  • Indiquent l’endroit où elles seront portées en terre
  • Elles construisent leur caveau
  • Apprêtent l’aire où leurs obsèques et les festivités qui s’ensuivent auront lieu (tous les dignitaires et chefs traditionnels de mon village camerounais le font)
  • Construisent, comme mon voisin dans mon village camerounais, la tribune où les dignitaires du village et du pays, ses amis et autres invités de marque s’installeront lors de leurs obsèques
  • Conçoivent leurs cercueils qui sont alors personnalisés, ou les prépayent
  • Achètent le vêtement avec lequel on les habillera ou la couverture dans laquelle on les emballera avant de les porter à leur dernière demeure
  • Choisissent la musique qui sera diffusée lors de leurs obsèques
  • Dessinent les différentes séquences de cette importante cérémonie
  • Choisissent même le Master of Ceremony qui officiera lors de leurs obsèques, etc.

 

Mais, très souvent, la biographie est oubliée dans cette planification. Pourtant elle est tout aussi importante!  Il convient donc d’y penser. Et, pourquoi ne pas prendre soin vous-même de votre biographie? Cela ferait beaucoup de bien à ceux qui restent car, quand la mort frappe, la dernière chose que l’on voudrait faire c’est réfléchir à quoi dire sur la vie du défunt. L’exercice est simplement difficile et les émotions n’aident pas beaucoup dans cette situation, surtout qu’il y a beaucoup d’autres choses à régler dans un temps très court.

Que voulez-vous dire au monde le jour de vos obsèques? Oui, vous?

Que voulez-vous qu’on retienne de votre passage sur cette terre?

Vous me direz, comme cet ami avec qui je discutais de cette même question à Boston il y a quelques années, que les gens se battent d’abord pour survivre parce que la vie est déjà très dure, pour penser à leurs obsèques. Ce que je comprends. Et respecte. Nous avons toujours le choix, je pense. Et, lorsque nous choisissons, nous devons assumer ces choix ainsi que les conséquences que ces derniers entraînent.

Et une dernière chose que je voudrais ajouter, si vous vivez à New York, désirez être enterré dans un cercueil en forme d’avion comme celui qui figure ci-bas, de livre ou de chaussure, coiffé comme Prince et habillé comme Elvis Presley, et surtout si vous souhaitez être enterré à Banock dans votre village camerounais, dites-le et surtout prenez les dispositions nécessaires pour que ceci soit fait. En effet, cela coûte beaucoup d’argent. Alors, laisser cette grande et coûteuse responsabilité à ceux qui restent sans les aider à l’assumer n’est pas raisonnable et, dans ce cas, la probabilité pour que votre volonté ne soit pas faite est de presque 100%, surtout si vos êtres chers ne roulent pas sur l’or! Si vous ne vous impliquez pas activement, vous risquerez de finir dans un petit trou ou une urne quelque part à New York parce que, les cimetières il faut aussi payer pour y rester. C’est la vérité que beaucoup n’aiment pas affronter!

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Si vous lisez ceci, et pensez que ce que je dis a un sens, prenez votre plume ou votre ordinateur et préparez cet important message! Ou demandez de l’aide pour le faire. Mais faites-le! Soyez le secrétaire de votre vie jusqu’au bout!