L’argent est plus tabou que le sexe. Il est temps de changer les choses!

IMG_6576.jpg

Faites cette petite expérience: demandez à vos parents, votre partenaire, vos amis, vos collègues, vos enfants combien ils gagnent comme salaire par mois et, dans 99% des cas, c’est la gêne, la stupeur et même parfois une vraie hostilité qui se déclenche. “Pourquoi veux-tu connaître combien je gagne? C’est personnel!” Même dans les couples, on entend souvent ce genre de réplique. Bizarre, n’est-ce pas? Parce que, voici des gens qui se sont unis en principe pour la vie et qui sont supposés regarder dans la même direction, avoir des projets communs et surtout réaliser ces projets ensemble en mettant ensemble leur intelligence, leurs efforts, leur expertise, leurs ressources communes. Bizarre, bizarre!

Entre parents et enfants, l’argent est également un champ laissé en jachère. Au bout du compte, des herbes sauvages de très mauvaise qualité y poussent et, avec le temps, deviennent impossible à arracher, causant de graves torts à tout le monde: aux enfants d’abord et aux parents ensuite. Ne pas parler argent coûte cher et nuit sérieusement! Voici comment redresser la barre, du moins avec vos enfants.

  1. Dès que vos enfants ont l’âge de comprendre, aidez-les à comprendre la valeur de l’argent. Parce que l’argent a une valeur et ceux qui ne comprennent pas cela ont une relation très légère avec l’argent, dépensant sans compter pour acquérir des choses dont ils n’ont pas besoin, et qui pourrissent très vite, abandonnés dans un coin.
  2. Donnez-leur des responsabilités… ET aussi des limites. Tu as besoin d’argent? Très bien! Ce sera en échange de quelque chose: des travaux domestiques aux courses de la maison en passant par l’organisation des activités de la famille. Il y a plein de choses que nos enfants peuvent et devraient faire pour mériter de recevoir une allocation mensuelle. Cela les aide à comprendre la valeur de l’argent et, en même temps, ils apprennent des compétences de vie –life skills- dont ils auront absolument besoin demain pour vivre une vie épanouie et réussie.

Les limites? Il faut-les leur fixer. S’ils épuisent leur allocation mensuelle avant la fin du mois, ne cédez surtout pas à la tentation de les aider! Si vous ne pouvez résister à l’envie de voler à leur secours, faites-leur savoir que cette somme que vous leur avancez sera déduite de leur prochaine allocation mensuelle, et veillez à ce que cela soit fait pour ne pas perdre votre crédibilité. Ils doivent apprendre de cette situation une chose importante: il est nécessaire de ne pas vivre au-dessus de ses moyens et surtout, il faut établir un budget mensuel ET le respecter.

  1. Et aidez vos enfants a établir ce budget, of course: revenus, dépenses mensuelles, achats, échéances, épargne, etc.! Si vous ne savez pas le faire vous-même, ce qui est malheureusement vrai pour beaucoup de parents, mettez votre égo au placard et formez-vous. Faites-le. Pour vous et pour vos enfants!
  2. Vos enfants veulent des choses: le dernier iPhone ou ordinateur Mac Pro, le vélo du coureur cycliste Christopher Froome, le dernier modèle des tennis Jordan, les sorties, les voyages à Cancun, le dernier Bombo, les mèches brésiliennes pour leurs cheveux ou les derniers chaussures Louboutin? Aidez-les à comprendre la différence entre un désir –c’est pour se faire plaisir et on peut s’en passer sans toutefois mourir- et un besoin –si on ne mange pas, on tombe malade et meurt; si on n’achète pas ses médicaments, on meurt; si on ne porte pas des vêtements chauds en hiver, on meurt; si on ne paie pas ses factures à temps, on sera privé de lumière ou d’eau, de la connexion Internet et, sans tout ceci, il sera très difficile de survivre; si on ne paie pas sa carte de métro ou de bus, on va râter ses cours à l’école, échouer à ses examens et ne pas réaliser son rêve de devenir acteur de cinéma, avocat, médecin ou encore winemaker! Aidez-les à comprendre la différence mais laissez-lez établir leurs priorités. Vous ne serez toujours pas là auprès d’eux pour le faire à leur place. C’est mieux qu’ils apprennent à le faire et le plus tôt serait le mieux!
  3. Encouragez-les à trouver un emploi dès que possible, à condition que cela ne perturbe pas leurs études, bien sûr. C’est une expérience qui leur apportera beaucoup de bénéfices en termes de compréhension de l’argent et la gestion de ce dernier.
  4. Et, bien sûr, veillez à ce qu’il ouvre un compte d’épargne où il virera systématiquement une bonne portion de son argent -50% serait parfait- dès qu’il reçoit son premier salaire pour épargner. Il est important qu’ils prennent l’habitude d’épargner et aidez-les à comprendre cette nécessité en liant cette épargne à la réalisation future de leurs projets ou simplement l’acquisition de leur indépendance financière, un luxe que plusieurs n’ont pas et qui leur pourrit la vie.
  5. Revenu brut et net, retenus à la source…

Dès que vos enfants reçoivent leur premier salaire, saisissez l’opportunité pour leur expliquer toutes ces nuances: salaire net et brut, déductions, etc. Ils doivent comprendre que tout, mais alors tout, est taxable, et pourquoi il est important de payer ses taxes et ce, à temps, et aussi à quoi servent les taxes, etc.

  1. Vos enfants veulent s’acheter un véhicule ou le dernier iPhone en or qui coûte 3000 Dollars et leur salaire ou leurs économies ne leur permettent pas de se payer ce luxe? Aidez-les à l’acheter mais convertissez cette transaction en dette de leur part. Et faites-les payer les intérêts sur cet argent que vous leur avez prêtez! Il est absolument important que vous fassiez cela pour les aider à comprendre comment les choses marchent réellement dans la vie réelle. S’ils ne vous remboursent pas le montant que vous avez fixez tous ensemble, saisissez le téléphone ou la voiture parce que c’est exactement ce qui se passe dans la vraie vie si on ne paie pas ses traites. Pas de complaisance car plus tard, la banque ne sera pas tendre avec eux!
  2. Relevés de comptes

Vérifiez régulièrement l’état de leurs comptes avec eux et saisissez cette opportunité pour les aider à comprendre la différence entre le crédit et le débit. Et, s’il ont une dette contractée avec leur carte de de crédit, ils doivent impérativement ramener le solde à zéro, et surtout à temps! Sinon, bonjour les intérêts et pénalités gigantesques, et bienvenue dans le cercle vicieux des dettes!

  1. Valeur suprême: ne vivez jamais au-dessus de vos moyens!

Il est important que vos enfants comprennent cette valeur sacrée car la cause des ennuis de plus d’un c’est cette habitude qu’ils ont de vivre au-dessus de leurs moyens, très souvent pour faire comme les autres, faire croire aux autres qu’ils sont riches, ou parce qu’ils veulent impressionner des gens qui se fichent totalement de ce qu’ils font ou ne font pas! Si tu gagnes 1000 $ par mois et dépenses 1500 $ par mois, c’est le suicide!

  1. Recyclez. Réutilisez. Réduisez

Il n y a pas de raison d’acheter un nouveau téléphone tous les six mois alors que celui que nous avons marche parfaitement bien quoique un peu plus âgé. Il n y a pas de raison de s’acheter une voiture neuve, même si c’est avec notre propre argent, si nous vivons dans une ville où les transports publics existent et fonctionnent parfaitement, ou si des opportunités d’acquérir des voitures de seconde main en parfait état de fonctionnement existent. Je ne vois pas pourquoi je devrais acheter un manteau de 1500 $ alors qu’avec 150 $ je peux acquérir un d’excellente qualité dans une boutique d’objets de seconde main. Récycler et réutiliser des objets, et réduire son empreinte sur la planète fait économiquement et environnementalement sens. Il est important de l’expliquer à nos enfants et surtout n’oubliez pas de prêcher par l’exemple.

  1. Rester imperméable aux qu’en dira-t-on

Rester soi-même, suivre son chemin, faire ce que l’on veut faire parce que c’est ce que nous aimons et qui nous rend heureux, définir ce que le succès veut dire pour nous, tout ceci est très difficile si on est tout le temps préoccupé par ce que les autres diront ou penseront de nos faits et gestes. Comprendre que ce qui compte vraiment c’est ce que nous pensons, et pas ce que les autres pensent de nous et de nos actes, c’est le passeport pour le bonheur et la possibilité de vivre la vie que nous désirons et méritons. Inculquez cela dans la tête de vos enfants, même s’il faut le faire à coup de marteau! Et, bien sûr, soyez le meilleur exemple pour eux!

Nous laissons souvent l’éducation financière de nos enfants au hasard. Il est temps que nous comprenons que rien ne se fait tout seul et que ce genre de négligence a des conséquences qui affectent éternellement la vie des nôtres, et pas dans le bon sens.

Une tradition qui n’aide pas les humains à grandir et s’epanouir ne vaut pas la peine d’être tout simplement

La culture

 

Lors d’un diner hier j’ai eu l’opportunité de rencontrer des gens formidables avec qui j’ai un débat très animé au sujet de la tradition. De nos traditions africaines plus précisément. Nous sommes à Toronto, en plein XXIème siècle, une ville où des gens de tout horizon ayant des cultures aussi diverses et différentes que les marques de voiture qu’ils conduisent y vivent et se côtoient au quotidien. On pourrait être tenté de croire que, dans ce pays où les droits des uns et des autres sont promus, respectés et appliqués indépendamment de leur genre, couleur de la peau, appartenance politique, religieuse ou orientation sexuelle, les traditions d’un autre âge n’ont plus droit de cité.

Que non!

Les uns et les autres voyagent avec leur culture et leurs traditions et veillent à ce que celles-ci perdurent. Même lorsque ces traditions les privent de leurs droits les plus essentiels. Tenez, une partie de la conversation que j’ai eue avec un des participants à ce diner:

« Mon ami:  “Lorsque nos parents ont parlé, les enfants n’ont plus rien à dire.”

Moi: “Mais, vous n’êtes plus des enfants aujourd’hui! Vous êtes des adultes, des pères et des mères de famille! Et vous vivez au Canada maintenant.”

Mon ami: “Oui, mais, nous sommes toujours les enfants de nos parents et nous nous devons de les respecter.”

Moi: “Je ne dis pas que vous ne devez pas respecter vos parents.”

Mon ami: “Nous devons respecter leur parole qui est sacrée.”

Moi: “Même si celle-ci vous détruit et vous empêche de vivre la vie que vous désirez et méritez?”

Mon ami: “C’est la tradition, mon amie.”

Moi: “Votre père sait-il que vous êtes amoureux de cette jeune femme?”

Mon ami: “Je le-lui ai dit.”

Moi: “Cela ne compte certainement pas, à ce que je vois. Peut-être son origine y est-elle pour quelque chose?”

Mon ami: “Non! Elle est de même origine que moi. Je ne pouvais pas m’hasarder à tomber amoureux d’une fille qui n’est pas de chez moi. Mon père m’aurait simplement renié.”

Moi: “Vous allez donc vivre la vie de votre père et pas la vôtre. Il ne connaît simplement pas votre réalité. Il est dans votre pays, à plusieurs milliers de kilomètres d’ici, et vous, vous êtes ici, au Canada. Comment pouvez-vous le laisser vous dicter votre vie ici?”

Mon ami: “Mon père ne peut pas me vouloir du mal. Il sait ce qui est bien pour moi.“

Moi: “Vous allez vivre une vie malheureuse, grâce à votre père, mon ami!”

Mon ami: “Ah, on va faire comment? Ce sont nos traditions et il faut les respecter!”

 

Qu’est-ce que papa veut?

Papa ne voudrait pas que notre ami épouse la jeune femme dont il a fait la connaissance il y a quelques mois et dont il est fou amoureux, ce qui est d’ailleurs réciproque.

Papa exige que notre ami aille chercher et épouser une fille du pays et au pays.

Comme vous pouvez le constater dans cet échange, nous nous sommes quittés sans que notre ami ait compris que le volant de ce véhicule qu’il conduit et qui s’appelle sa vie est entre ses mains, et qu’il a la responsabilité, l’entière responsabilité de prendre en main son destin.

Jusqu’au bout, il a continué à justifier l’injustifiable. Par naïveté? Par crainte? Par ignorance? Au nom de la tradition, l’inacceptable est quotidiennement commis. Des droits humains sont bafoués. L’être humain humilié et privé d’opportunités d’être, de vivre, de vivre heureux et d’utiliser tout son potentiel.

J’aime dire qu’il n y a que nous pour nous sauver. En effet, personne ne viendra à notre secours. Oui, les autres peuvent marcher avec nous. Mais, personne ne devrait marcher pour nous. Notre vie, c’est notre vie, et nous devons tout faire pour la vivre pleinement, pas à moitié. Ceci n’est possible que si nous prenons en main notre destin! Prendre en main son destin c’est questionner cette tradition opaque qui nous opprime. C’est installer le débat, un débat franc et froid avec ces personnes qui maintiennent cette couverture opaque sur la tradition au lieu de nous aider à la comprendre pour mieux la respecter et préserver.

En effet, je suis consciente de l’urgence de préserver nos origines et notre culture dans un monde où l’uniformité semble être la règle, parce que c’est cette culture qui fait de nous qui nous sommes. Ou mieux la somme de toutes les cultures que nous avons en nous.

Ton tour…

Qu’est-ce que tu en penses?  Faut-il respecter aveuglement ce que nous pensons être notre culture/nos traditions ou alors leur donner les outils dont elles ont besoin pour efficacement jouer leur rôle d’outil de développement personnel, économique et de la société?

You don’t find happiness: you create it

Happiness

“I have all I need to be happy:  a husband or wife, children, fancy cars, mansions, a good and lucrative job; I go on vacations to magical places and stay in 5 stars hotels; I only wear luxury brands clothing and shoes, but I am not happy.”

You have certainly heard people say the above. And you can’t help but ask yourself: Why are they not happy?

Because we tend to think if we have certain things, go to certain places, have certain jobs, live at certain places, or do what our friends, neighbors, relatives, colleagues are doing; if we go where they are going, have what they have, the job they have, the partner they have, we will be happy. Even when we do all this with loans or our credit cards!

Grosse erreur! Big mistake I mean!

Because happiness has nothing to do with material things you possess, places where you are, things you do… You design it. You create it.

YOU.

For some people, it is just knowing they have a wonderful and caring family. For others, it is making a difference in other people’s lives. For some others, it is providing for their beloved ones. Mine is seeing and feeling the unconditional love of my family, and contributing to making a difference in other people’s lives: my beloved ones, my colleagues, my neighbors, or strangers. Yes, because I do that whenever I can, with what I have, where I am.

Two days ago I was walking on a street in my city when a young lady approached me and asked for a… pad. I was surprised by such a request because it was the first time that someone made that kind of request. I looked in my purse and fortunately could find…two tampons. I gave it to her and she asked me if she could give me a hug because that was the only thing she could give me to thank me for saving her life.

« Saving your life ? I asked.

« Yes, maam, I just came out of the prison and hadn’t used these precious things for long. »

I invited her for a coffee and later on we went to the closest Shoppers and I bought her more tampons.

After that, I decided to do something about this. Something that will touch more women in the same situation. So, starting a project to provide women in jail and homeless women with feminine products seemed to me to be what to do. We very often take these little things for granted. We shouldn’t. And feminine care shouldn’t be a luxury! The need for feminine products is just vital as needing toilet paper. So, it should be made available to all women that menstruate and/or have bladder control issues.

So, I need your help to make this project happen. Tampons and pads for women, not toxic, but eco-friendly. The ideal would be to donate reusable menstrual cups, the best solution as it is less waste in landfill or water treatment plants, and money saving for women who use it.

Want to help women in jail and homeless women preserve their dignity?

Want to make a difference in other people’s lives by contributing to meet women unique needs?

Let me know!

Men and women, you are all invited and your help is more than welcome: it is needed! Together we can make it happen.

 

Vivre simplement et vivre heureux est bien possible

 

Maison Kitisuru

Il y a quatre mois j’ai décidé de tout vendre chez moi et de ne vivre qu’avec le strict minimum: deux plats, deux cuillères, deux fourchettes, deux verres à eau et à vin, deux cuillères à café, deux petites marmites, deux couteaux de table, deux tabourets, une petite table. Mon lit même je l’ai vendu et me suis contentée du matelas posé à même le sol plus quelques draps. Mes chaussures, vêtements et autres sacs à main, qui m’étouffaient et ne suffisaient plus dans mon placard, ont été bien accueillis par les organismes de charité à qui j’ai donnés. Ma voiture, je ne l’ai utilisée et ne l’utilise plus que pour aller là où les transports publics n’arrivent pas ou alors lorsque ceux-ci ont arrêté de travailler. La nourriture et tous les autres produits de première nécessité, je les achetais lorsque j’en avais vraiment besoin, et plus du tout pour les avoir en stock à la maison comme par le passé.

Pourquoi tout ceci, vous allez certainement vous demander? Je voulais expérimenter ce qu’on appelle aujourd’hui le minimalisme. Vivre simplement, avec le strict nécessaire. Oui, je voulais voir si je peux vivre simplement, si je peux survivre à l’absence de ces biens matériels et être heureuse. Je suis heureuse de confesser aujourd’hui que oui, j’ai survécu et découvert avec émotion et beaucoup de satisfaction que nous pouvons vivre simplement et être heureux!

Parce que le bonheur n’a rien à voir avec 60 paires de chaussures et autant si non plus de robes, sacs à main, chapeaux, bijoux, voitures, maisons, ordinateurs et autres gadgets, etc.

Lorsque nous sommes arrivés à Nairobi il y a quelques années, nous avons loué la maison ci-dessus, que nos amis appelaient un château: un immense duplex avec six chambres, autant de salles d’eau, deux grands salons, une immense cuisine, une cheminée, un grand et très beau jardin, un grand et moderne bungalow, une deuxième maison dehors avec deux chambres, une maison fabuleuse en un mot. Les fournitures que nous avions ramenés du Burkina Faso étant insuffisants pour meubler toute cette maison, nous en avons achetés de nouveaux. Il fallait aussi recruter un personnel de maison pour nous aider à entretenir le duplex. Avant que notre fils ne nous quitte pour aller à l’université poursuivre ses études, il y avait déjà des chambres qui n’étaient pas occupées, et des parties entières de la maison qui n’avaient jamais été utilisées! Seules quelques chambres et la salle de télévision où nous passions le plus clair de notre temps et où nous mangions aussi et recevions nos invités étaient utilisées.

Pouvions-nous payer le loyer? Oui.

Avions-nous besoin de tout cela? Non.

Alors, pourquoi nous sommes-nous embarqués dans cette…aventure agréable, certes, mais coûteuse? Parce que nous avions pris nos désirs pour nos besoins, ce que plusieurs d’entre nous font d’ailleurs, au risque de se retrouver entrain de vivre au-dessus de leurs moyens. Le loyer de cette maison, les factures (eau, électricité, antenne parabolique, etc.), le salaire du personnel de maison, des gardiens du jour et de nuit, l’entretien du jardin, et j’en passe, tout cela tournait autour de 3000 Dollars par mois. Beaucoup d’argent à Nairobi!

Confondre ses désirs –par exemple, je veux un bouquet de 200 chaînes de télévision alors que je n’ai jamais le temps de m’asseoir et regarder la télévision; je veux cette marque de voiture et pas plutôt celle-là; je veux une voiture neuve alors qu’une voiture de seconde main ferait très bien l’affaire; je veux une deuxième, troisième ou même quatrième voiture (notre voisin de Nairobi en avait sept dans son garage); je veux un deuxième, troisième ou même un quatrième téléphone portable iPhone et cette fois-ci doré, etc.- avec ses besoins –manger, s’habiller, faire ses études, acheter ses médicaments, etc.- est dangereux et peux entraîner des conséquences dramatiques surtout si on n’a pas les moyens de sa politique.

En effet, lorsque tu utilises ta carte de crédit, c’est-à-dire de l’argent qui ne t’appartient pas –oui, cet argent auquel ta carte de crédit te permet d’accéder n’est pas ton argent! -, et que tu utilises aux conditions fixées par la banque qui te l’a prêté, lorsque tu contractes un prêt à ta banque ou à quelqu’un d’autre, ou alors puises dans ton épargne pour satisfaire ces désirs dont tu peux très bien te passer, tu ne fais du bien ni à toi-même, ni à ta famille, ni aux autres. Pire, tu entretiens l’illusion selon laquelle tu seras heureux une fois ces désirs satisfaits, détruis ton filet de sécurité, et t’installes dans un cycle de dettes dont il te sera difficile sinon impossible d’en sortir!

Je sais que plusieurs d’entre nous redoutent le qu’en dira-t-on et toucheraient même le diable pour impressionner les autres ou faire comme les autres, éviter les moqueries et maintenir le paraître, oubliant que l’on n’a aucun contrôle sur ce que les autres pensent, et qu’il y aura toujours des gens pour jaser quoique l’on fasse, parce que la vie est ainsi faite.

Si tu te reconnais dans ce que je viens de dire, et penses que tu en as plus que assez d’être victime de la dictature sociale, et qu’il est temps de rectifier pour vivre enfin ta vie, et pas celle que les autres dictent, voici quatre trucs qui pourront t’aider à y parvenir:

  • Souviens-toi à tout moment que le bonheur n’a rien à voir avec l’accumulation ou l’acquisition des biens matériels, comme je l’ai dit plus haut. Que cette accumulation, le superflu nuisent plutôt, stressent et coûtent chers
  • Rester imperméable aux qu’en dira-t-on est absolument nécessaire si tu veux vivre la vie que tu désires et que tu mérites.
  • Se comparer aux autres est la recette la plus efficace pour être éternellement insatisfait et malheureux car il y en aura toujours un qui a plus ou est mieux que soi
  • Se rappeler à chaque instant que le bonheur vient de notre intérieur et que c’est chacun de nous qui le définit. Et c’est absolument personnel.
  • Avoir un budget réaliste et surtout supprimer tout les extras et autres superflus et accessoires est nécessaire pour réduire nos charges économiques, nous concentrer sur ce qui est dans notre zone de contrôle et construire notre présent et avenir ainsi que ceux de notre famille. Parce que l’avenir se construit aujourd’hui. AUJOURD’HUI!

Ton tour:

Quels sont ces désirs ou ces objets qui empoisonnent ta vie et dont tu rêves de te passer sans succès? Commences par en faire une liste et ensuite le nettoyage. C’est dur mais tu y parviendras. Less is better, je t’assure! Agis, maintenant, et tu te sentiras que mieux.

 

Soyez le secrétaire de votre vie jusqu’au bout!

couronne-funeraire

Lorsque mon papa est décédé, il a fallu rédiger sa biographie, une tâche qui s’est révélée vraiment difficile à faire. Ni son épouse, ses frères et soeurs, encore moins nous, ses enfants, avions les éléments clés pour parler de cet homme au parcours et à la vie si riches! Pourtant il fallait le faire, et rapidement parce que le temps pressait.

Oui, il avait été marié à son épouse pendant 50 ans, a eu de nombreux enfants et petits enfants, laisse une veuve éplorée, des orphelins et petits enfants inconsolables. Mais, est-ce tout ce que nous pouvions retenir de la vie de cet homme? Enseignant, garde civique, gardien de prison, secrétaire administratif, écrivain public, habile conseiller, fin négociateur et médiateur, mon papa aura été tout cela et même plus, touchant de façon directe et indirecte la vie de plusieurs personnes que la vie a bien voulu mettre sur son chemin, et changeant du même coup le cours de la vie de plusieurs d’entre eux.

Rendre hommage au défunt, c’est partager sa vie, et pas seulement un ou deux éléments de cette vie, avec ceux et celles qui l’aiment et lui survivent, et ce, comme il aurait souhaité que cela soit fait. Comment s’assurer que ce que vous voulez qu’on dise de vous lorsque vous n’êtes plus de ce monde soit effectivement, entièrement, fidèlement dit?

Eh bien, en vous occupant de cette tâche vous-même, lorsque vous le pouvez encore!

Oui, certains vont trouver cela morbide et penser que parler de ce type de choses est une façon d’inviter la mort à frapper à notre porte. Un raisonnement que nous entendons trop souvent lorsque quelqu’un décide de préparer ses propres obsèques.

Parce que, oui, de plus en plus de personnes prennent le temps de penser à leur fin et la planifient. Et je ne parle pas seulement des célébrités. Je parle des hommes et des femmes qui veulent non seulement que leur volonté soit faite, mais qui veulent faciliter la tâche à ceux qu’ils aiment et qui restent.

Que font ces personnes exactement? Tenez:

  • Elles apprêtent les photos qui seront utilisées lors de leurs obsèques ou autres funérailles
  • Indiquent l’endroit où elles seront portées en terre
  • Elles construisent leur caveau
  • Apprêtent l’aire où leurs obsèques et les festivités qui s’ensuivent auront lieu (tous les dignitaires et chefs traditionnels de mon village camerounais le font)
  • Construisent, comme mon voisin dans mon village camerounais, la tribune où les dignitaires du village et du pays, ses amis et autres invités de marque s’installeront lors de leurs obsèques
  • Conçoivent leurs cercueils qui sont alors personnalisés, ou les prépayent
  • Achètent le vêtement avec lequel on les habillera ou la couverture dans laquelle on les emballera avant de les porter à leur dernière demeure
  • Choisissent la musique qui sera diffusée lors de leurs obsèques
  • Dessinent les différentes séquences de cette importante cérémonie
  • Choisissent même le Master of Ceremony qui officiera lors de leurs obsèques, etc.

 

Mais, très souvent, la biographie est oubliée dans cette planification. Pourtant elle est tout aussi importante!  Il convient donc d’y penser. Et, pourquoi ne pas prendre soin vous-même de votre biographie? Cela ferait beaucoup de bien à ceux qui restent car, quand la mort frappe, la dernière chose que l’on voudrait faire c’est réfléchir à quoi dire sur la vie du défunt. L’exercice est simplement difficile et les émotions n’aident pas beaucoup dans cette situation, surtout qu’il y a beaucoup d’autres choses à régler dans un temps très court.

Que voulez-vous dire au monde le jour de vos obsèques? Oui, vous?

Que voulez-vous qu’on retienne de votre passage sur cette terre?

Vous me direz, comme cet ami avec qui je discutais de cette même question à Boston il y a quelques années, que les gens se battent d’abord pour survivre parce que la vie est déjà très dure, pour penser à leurs obsèques. Ce que je comprends. Et respecte. Nous avons toujours le choix, je pense. Et, lorsque nous choisissons, nous devons assumer ces choix ainsi que les conséquences que ces derniers entraînent.

Et une dernière chose que je voudrais ajouter, si vous vivez à New York, désirez être enterré dans un cercueil en forme d’avion comme celui qui figure ci-bas, de livre ou de chaussure, coiffé comme Prince et habillé comme Elvis Presley, et surtout si vous souhaitez être enterré à Banock dans votre village camerounais, dites-le et surtout prenez les dispositions nécessaires pour que ceci soit fait. En effet, cela coûte beaucoup d’argent. Alors, laisser cette grande et coûteuse responsabilité à ceux qui restent sans les aider à l’assumer n’est pas raisonnable et, dans ce cas, la probabilité pour que votre volonté ne soit pas faite est de presque 100%, surtout si vos êtres chers ne roulent pas sur l’or! Si vous ne vous impliquez pas activement, vous risquerez de finir dans un petit trou ou une urne quelque part à New York parce que, les cimetières il faut aussi payer pour y rester. C’est la vérité que beaucoup n’aiment pas affronter!

cerceuil-en-avion-500x330

Si vous lisez ceci, et pensez que ce que je dis a un sens, prenez votre plume ou votre ordinateur et préparez cet important message! Ou demandez de l’aide pour le faire. Mais faites-le! Soyez le secrétaire de votre vie jusqu’au bout!

 

Célébrer la vie car elle peut cesser à tout moment!

 

Hier un grand musicien africain, un monument de la musique africaine, grand musicien tout court, s’en est allé.

Papa Wemba.

66 ans.

 

papa-wemba-18651

 

Oui, c’est de lui qu’il s’agit. Sur scène et, sans crier gare, il s’est effondre et c’était la fin.

Pas le temps de dire aurevoir à sa famille, ses amis, ses millions de fans.

Lorsqu’il s’était levé hier matin, il avait des projets. Comme ce spectacle lors duquel il s’est effondré en pleine action. Et bien d’autres, je suppose.

Lorsqu’il est sorti de chez lui hier, Papa Wemba pensait y retourner après sa journée de travail, pour retrouver les siens et partager cette journée avec eux. La dernière chose à laquelle il aurait pensé c’est … la mort.

Sa propre mort.

Mais oui, c’est arrivé. De façon brutale. Comme cela est arrivé il y a tout juste quelques jours à un autre musicien de haut calibre, Prince.

C’est arrivé, comme cela peut arriver à chacun de nous. A tout moment.

A tout moment!

Ce départ … brutal de Papa Wemba me choque, comme c’est le cas pour plusieurs autres millions de ses fans. En effet, j’ai survécu en Espagne pendant mes études pendant la décennie 1990 grâce à “Viva la Musica, Nouvelle écriture” un de ses plus grands succès. Je suis tombée amoureuse de cet album que j’écoutais lorsque j’avais le mal du pays. Lorsque l’Afrique me manquait. Lorsque les miens me manquaient. J’écoutais Papa Wemba parce que, ma famille et moi, nous adorons sa musique.

J’écoute toujours cet album.

Viva la Musica

“Wake Up” aussi. Un autre bel album réalisé avec un autre grand, le Grand Mopao.

Wake Up

Oui, je suis choquée. Et triste.

Mais, aussi bouleversant qu’il soit, ce triste évènement nous rappelle que nous sommes tous et toutes de passage sur cette terre. Cette vallée des larmes.

Cet évènement nous rappelle que la vie est fragile. Que nous sommes fragiles.

Que nos jours sont comptés. Et que, par conséquent, nous devons être prêts pour le grand départ. Tout le temps. Parce que notre tour peut arriver à tout moment.

Et, être prêt, à mon avis, c’est faire la paix avec soi-même.

Compter ses bénédictions et, surtout, les célébrer.

Etre prêt, c’est vivre et aider à vivre, dans la mesure de notre possible, de nos moyens parce que nous sommes tous et toutes les gardiens de nos frères comme le disait le Pape Jean Paul II. Et parce que, le faire donne un sens à notre vie.

Etre prêt, c’est faire la paix avec les autres, pardonner à ceux et celles qui vous ont heurté pas parce que ces personnes le méritent, mais parce que VOUS en avez besoin.

Etre prêt, c’est cultiver l’amour, cette denrée rare. C’est tourner le dos aux intrigues, la haine, l’envie, la méchanceté gratuite, et dérouler le tapis à la compréhension, l’attention, l’entraide.

Etre prêt c’est cultiver l’amour, comme je le dis, et surtout l’exprimer. A tout moment. C’est dire aux siens, ses parents, ses enfants, ses amis, ses frères et soeurs, ses collègues, ses voisins, combien on les aime et apprécie, clairement, pendant qu’il est encore temps. Pendant que nous en avons encore le temps.

Etre prêt, c’est mettre de l’ordre dans ses affaires pour éviter aux siens, à nos êtres bien-aimés, tous les ennuis que cette négligence engendre trop souvent lorsque nous ne sommes plus là! On ne compte plus les exemples où les membres d’une famille, des frères et des soeurs se déchirent et s’entretuent à cause de l’héritage laissé par leurs parents décédés. Vous pouvez leur éviter cela en agissant AUJOURD’HUI! Que vous ayez un plat, un vélo, des actions dans une affaire, un lopin de terre, une cabane et j’en passe, dites clairement ce que vous aimerez que tout cela devienne lorsque vous ne serez plus de ce monde.

Et, si vous souhaitez que vos obsèques soient organisés d’une certaine façon, dites-le!

Clairement.

Aidez les vôtres à mieux vous rendre hommage. Aidez-les à vous … aider! A appliquer votre dernière volonté. De plus en plus de personnes le font, et organisent jusqu’aux derniers détails de leurs obsèques. Cela aide beaucoup, croyez-moi, car lorsque vous n’êtes plus là, c’est déjà très dur de gérer cette nouvelle et votre absence. Alors, imaginez en plus le casse-tête de l’organisation des obsèques et, j’en passe!

We will miss you forever, papa Wemba!

Celine Clemence Magneche Nde

 

Sharing inspiring stories that heal and restore hope

A few days ago during an exchange with a colleague, he was surprised to learn that I have written books. I had always forgotten to share this information during my interaction with people. I write and that is all. But I am not writing for myself. I write for people who need inspiration, examples, something that will help them make the necessary shift or move that will change their life forever.
In a better way.
I write for change. But and as my colleague reminded me, how to achieve this goal if potential readers don’t know my work? Because it is not enough to write. It is necessary to write and share.
So, I have decided to share with you the new about the books I have authored and co-authored.
It is about empowering people to empower themselves. Inspiring, motivating and accompanying people to live the life they desire and deserve. Personal but also professional life. Because it is possible to achieve this goal. With the right tools of course.
 
Most of the time stories of courage, hope and laughter.
 
Words we need to hear when things fall apart to continue doing a difficult job of living and being humans.
 
Words that can heal and save.
 
Words that do heal.
Words that restore hope!
 
These books are: 
 
  • Author: ¿Verdad que esto ocurrió? Cuentos orales africanos. Editorial Páginas de espuma, Madrid, 2004.
  • Co-author: Equinoccio. Antología de la poesía hispanocamerunesa. Puentepalo, Gran Canaria, Spain, 2008.
  • Co-author: El carro de los dioses. Puentepalo, Gran Canaria, 2008.
  • Co-author: Leaders in Pearls: How to Be An Architect of Change: Empowering Women Globally, Professional Woman Publishing.
  • Co-author: Releasing Strongholds: Letting Go of What´s Holding You Back, Professional Woman Publishing.
  • Co-author: How to Survive When Your Ship is Sinking, Professional Woman Publishing.
 
Books and also my Blog and Twitter account where I share my tips and tools to achieve this goal.
 
Blog: celinesika.wordpress.com
Your turn…
We all have inspiring stories that would help others heal and regain hope. It can be a sentence, a paragraph, a page or pages. Stories are powerful and research has shown that people easily learn with stories. If you too believe in the power of words I would like to hear from you, hear your story/stories and share with my readers! Remember we are all change agents with our actions, words, attitude, you name it!
To your happiness!
Celine Clemence Magneche Nde