Le temps passé avec notre famille est le meilleur des cadeaux que nous pouvons lui donner

le temps passe avec la famille

La Saint Valentin est passée.

Bientôt d’autres fêtes vont se pointer et nous allons nous battre pour offrir des cadeaux à nos partenaires, nos enfants, nos parents, etc. Parce que nous les aimons et voulons leur prouver notre amour. Ceux et celles d’entre nous qui ne sont pas souvent avec leurs familles pour une raison ou une autre se sentent coupables et saisissent ces occasions pour tenter de se racheter. Ils vous diront aussi que mettre de la nourriture sur la table, mettre un toit au-dessus de la tête de leurs familles, payer les frais de scolarité et d’hôpital de leurs êtres bien-aimés c’est déjà une belle et solide preuve d’amour.

Parfait!

Et le temps passé avec eux? Mes enfants préféraient et préfèrent encore que nous regardions un match de foot ou de tennis, ou encore un film ensemble, ou que nous voyageons ensemble, à tous les cadeaux personnels que nous pouvons leur donner. Ou la vie dans un palais où ils ne nous verraient pas parce que nous sommes entrain de nous battre pour pouvoir payer le loyer.

Quelqu’un disait, et je suis d’accord avec cette personne: “Construisez des souvenirs, pas des maisons, car c’est cela que vos enfants et vos êtres bien-aimés garderont, chériront et partageront à leur tour avec les-leurs.

Je ne dis pas que vous ne devez pas construire des maisons. Je dis que vous ne devez pas le faire au point d’oublier ou de sacrifier l’essentiel!

A votre Bonheur!

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Le moment, c’est maintenant!

 

Family Love

Le mois dernier lors d’un séjour au Cameroun, j’ai rencontré une de mes tantes que je n’avais pas vue pendant des années. Nous avions été proches, et elle m’avait toujours marquée par l’affection qu’elle avait pour les enfants, tous les enfants sans exception, elle-même n’en ayant jamais eus. La vie, avec tout ce qu’elle comporte, nous avait éloignées l’une de l’autre et c’est tout à fait par hasard que je l’ai donc revue il y a environ un mois. Quoique brève, cette rencontre ètait fabuleuse, l’opportunité pour nous d’essayer de rattraper le temps perdu, je veux dire rattraper ce que nous pouvions rattraper. Le temps perdu ne se rattrappe pas. La minute qui vient de passer est passée et ne reviendra jamais. Pour revenir à ma tante, elle a été enterée Vendredi dernier, après avoir passé trois semaines dans le coma. Juste après notre rencontre, elle est tombée malade et ne s’en est pas relevée. Je lui avais promis ce jour-là de revenir en Mars prochain passer une nuit avec elle. Je ne savais pas que c’était la dernière fois que je la voyais. Elle non plus ne le savait pas. Nous nous voyions après plusieurs années, pour la dernière fois.

Ce décès brutal m’a rappellé une fois de plus combien il est important de connaître ses priorités, et de ne pas se laisser distraire par ce que j’appelle des accessoires. Nous passons la vie à courir après tant de choses au point d’oublier l’essentiel: la famille, les relations. Ma tante n’avait pas d’enfants. Elle n’était pas riche financièrement, mais était riche d’amour qu’elle distribuait à tous ceux et toutes celles qu’elle croisait sur son chemin. Elle était heureuse parce que le bonheur n’a rien à voir avec ce que l’on a ou ce que l’on est. On choisit de l’être. Lorsque nous nous étions vues, elle était venue ce jour-la nettoyer la maison de sa défunte maman. Elle était la seule des trois soeurs encore vivante. Depuis, je n’ai pas cessé de penser à ce que cette maison deviendra sans elle maintenant qu’elle n’est plus là pour prendre soin d’elle régulièrement. Je n’ai pas cessé  de penser qu’elle n’ira plus dans cette concession, qu’elle ne cultivera plus les champs de sa défunte maman comme elle le faisait depuis que cette dernière était décédée il y a quelques années. Je n’ai pas cessé de penser qu’elle ne m’appellera plus Grand-Mère -parce que je porte le nom de l’une de mes grand-mères-.

J’aurais aimé l’avoir souvent vue. J’aurais aimé avoir été souvent plus présente. J’aurais aimé avoir fait tant de choses avec Maman Marie-Noelle. Maintenant, c’est trop tard. Du moins avec elle. Et cela m’a servi de leçon une fois de plus. Passer à coté de l’essentiel, c’est ce que nous faisons tous et toutes. Hier encore j’apprenais avec beaucoup de préoccupations que la fille d’un couple ami est entrain de glisser lentement mais sûrement du très mauvais côté parce que papa et maman, très occupés à poursuivre l’argent et construire leurs carrières, n’ont pas souvent été là lorsque cette enfant avait besoin d’eux. A quoi sert cet argent et cette gloire que nous poursuivons lorsque nous perdons nos enfants? Les voisins, les enseignants, les nounous, les amis, aucune de ces personnes ne peut jouer le rôle des parents que nous sommes.

Aucun!

Et ne croyez pas qu’en achetant tous les jouets dernier cri à vos enfants, ou en leur donnant le salaire mensuel de plusieurs personnes là-dehors comme argent de poche, vous comblerez le trou énorme laissé par votre absence.

Ne croyez pas non plus que les cadeaux que vous offrez à vos parents –pour ceux qui le font- à qui vous ne rendez jamais visite -parce que vous êtes très occupés-, ou n’appellez presque jamais parce que vous n’avez pas du tout du temps, comblera votre absence. Les choses ne marchent pas toujours comme cela. Lorsque vous vous réveillez un beau jour, vous apprenez qu’ils ne sont plus là, et vous avez des regrets tout le restant de votre vie.

Lorsqu’on aime, on trouve du temps pour ceux et celles qu’on aime. J’ai une amie au Canada qui appelle sa famille au Togo tous les jours avant d’aller au boulot ou avant de se mettre au lit. “Je ne veux plus être surprise,” m’avait-elle dit lorsque je lui avais demandé pourquoi elle faisait cela. “Après avoir passé plusieurs mois sans appeler ma maman parce que j’avais d’autres soucis il y a presque vingt ans, j’ai reçu un coup de fil un matin que maman n’était plus de ce monde. Depuis, je n’ai jamais cessé de culpabiliser. Je ne veux plus que cela arrive.”

Quelle est la dernière fois que tu as parle avec tes êtres chers? Quelle est la dernière fois que tu leur as dit que tu les aimais? Quelle est la dernière fois que tu as eu du temps pour eux? La dernière fois que tu as été émotionnellement présent lorsqu’ils avaient besoin de toi?

Si tu ne l’as pas fait il y a longtemps, il est encore temps. Fais-le! Appelle-les si tu ne peux pas les voir facilement. Ecris-leur un mot –je sais que les gens n’écrivent plus, un malheur aux conséquences terribles qui nous tombe dessus-. Invite les à aller prendre un verre, manger et passer du temps ensemble même si c’est juste pour quelques minutes. Fais-le. C’est important. Cela ne compte peut-être pas pour toi, mais cela signifie certainement énormement de choses pour ces personnes-là.

 

A ton Bonheur!

 

Quatre tips pour survivre à l’adversité lorsqu’elle provient de la famille

Image      -La famille? Je n’en ai rien à cirer.

        -Comment ça tu n’en as rien à cirer?

        -Tu m‘as bien compris, chère amie.

        -J’avoue que non, malheureusement.

        -J’ai décidé de faire sans.

-Ah bon?

-Oui. Et, crois-moi, depuis que j’ai décidé de vivre sans elle, je me sens extraordinairement bien. Je me suis retrouvé. Et, surtout, j’ai retrouvé la joie de vivre.

–Je vois. Et, comment tu as fait?

-Cette décision n’a pas été facile à prendre parce que nous sommes socialisés pour tout accepter de la famille, même l’inacceptable. Pour accepter et supporter des choses absolument innacceptables des gens qui croient que, parce que le hasard a fait que vous soyiez des frères, croient qu’ils ont le droit de vous mépriser, humillier, exploiter, de vous dicter ce que vous devez faire de votre vie, quelle route vous devez emprunter. Ma décision n’a pas été facile à prendre mais je l’ai finalement prise et je m’en félicite car ma vie en dépendait. J’étais devenu otage d’un groupe de personnes qui étaient décidées à me faire payer le prix de ma réussite. Bien évidemment j’ai été maudit, traité de tous les noms d’oiseaux rares, menacé même de mort, ce qui, heureusement, n’a absolument aucun effet sur moi car j’ai décidé depuis longtemps que c’est ce que je pense de moi qui est important. Que mes priorités doivent passer désormais avant toute autre chose. Que j’ai le droit de vivre moi aussi, de disposer de ma persone, de mes biens, du fruit de mon dur labeur comme bon me semble. Que j’ai le droit de suivre mon propre chemin, celui que j’ai moi-même tracé. Que j’ai le droit d’être different.”.

Cette conversation je l’ai eue il y a quelques jours avec un de mes amis africains qui a coupé les ponts avec sa famille depuis plus de vingt ans, et qui vit aux Etats Unis avec son épouse et ses deux enfants.

 Ce genre de discours nous ne l’entendons pas très souvent, pourtant plus d’un, du moins parmi nous, africains, le ruminent quotidiennement et rêvent de dire “trop c’est trop”, comme mon ami, et de prendre enfin les rênes de leur destin, confisqués par la famille.

 En Afrique nous sommes tous socialisés pour rentrer dans un moule, suivre le chemin tracé par d’autres, penser ce que les autres nous disent, regarder dans la direction que les autres nous indiquent, disparaître derrière le groupe, tout puissant. Servir le groupe, la famille, le clan, assurer sa perpétuation même si cela nous coûte notre vie personnelle. Refuser cette dictature sociale et choisir d’exister par soi-même, de vivre en tant qu’individu ayant des droits que l’on entend faire respecter, c’est choisir l’exclusion, le bannissement, les insultes, l’isolement, des blessures  emotionnelles difficiles à guérir parce que plus douloureuses et destructrices que celles physiques, surtout lorsqu’elles viennent de la famille.

 Pourtant, la famille devrait être un havre de paix où l’on se réfugie lorsque tout va mal, lorsque ça va mal dehors. La famille devrait être un groupe formé de personnes qui s’aiment, se soutiennent, s’entraident. Hélas! elle ne l’est pas. Au lieu de construire, d’aider ses membres à se déveloper, à devenir de meilleures personnes, plusieurs familles les détruisent plutôt. Sont de véritables freins au dévelopment de leurs membres.  Que faire dans cette situation:

  •  Faire comme mon ami, c’est-à-dire rompre et vivre enfin sa vie?
  • Subir sans rechigner au nom de la sacro sainte famille?
  •  Ou alors tenter de faire changer cet état de choses?

 Je ne vous dirai pas quel choix faire parce que je crois que, comme le dit Stephen R. Covey, si nous ne pouvons pas contrôler ce qui nous arrive, ce que les autres font, nous pouvons par contre choisir les réponses que nous allons apporter à ces choses que les autres font. Chacun de nous est responsable, c’est-à-dire, capable d’apporter une réponse aux choses de la vie qui nous arrivent. Nous en avons les moyens, comme le souligne si bien Dr. Seuss:

 “You have brains in your head. You have feet in your shoes. You can steer yourself any direction you choose. You’re on your own. And you know what you know. And YOU are the one who’ll decide where to go…”
 Oh, the Places You’ll Go!

 En ce qui me concerne, même si je pense que la famille est importante, je n’hésiterais pas à lâcher prise si celle-ci risquait de me coûter mes chances de survie et de développement. On ne choisit pas la famille dans laquelle on naît. On ne choisit pas ses frères et soeurs. Mais on peut choisir de ne pas être otage de sa famille, otage de ses frères et soeurs. Comment, vous demanderez-vous?

  1. Ayez des principes, fermes, vos propres principes, lesquels vont guider votre vie, et tenez-vous en à ces principes. Ne les oubliez pas et surtout faites-les connaître.
  2. Faites clairement savoir à votre entourage, aux membres de votre famille, ce que vous accepterez et ce que vous ne saurez tolérer. Laisser les gens vous mépriser, maltraiter, exploiter, vous manquer de respect, avoir un comportement inacceptable envers vous juste parce que vous faites partie d’une même famille c’est les former à vous mépriser, maltraiter. Un proverbe de chez moi dit que c’est la patate douce qui avait accepté qu’on la mange crue. Ne soyez pas cette patate douce. Faites comme le macabo qui démange à mourir toute personne qui tente de le manger cru.
  3. N’acceptez pas de passer une seule minute avec des gens qui vous blessent sans cesse, vous méprisent, vous humilient, vous briment, ne vous respectent pas, vous prennent pour une vache à lait, un acquis, vous empêchent de vous déveloper par leurs actes, leur comportement. Des gens qui ne sont pas contents de vous avoir, même si ce sont des membres de votre famille. Chacun de nous n’a qu’une seule vie, et ce serait vaiment dommage de la gâcher en ouvrant les portes de votre vie aux gens qui n’en valent pas la peine.
  4. Souvenez-vous que vous avez un bien précieux: VOUS. Et que vous devez en prendre soin. Vous ne devez en aucun cas le sacrifier, et ceux qui ne vous aident pas à en prendre soin ne méritent pas votre compagnie, votre attention, votre temps.

 Comme tu le vois, cette liste n’est pas exhaustive. Ce serait intéressant que tu nous aides à la construire avec tes tips et trucs qui t’aident à survivre à l’adversité, surtout  lorsque celle-ci vient de ta famille.

 A ton Bonheur!

 Céline Magnéché Ndé Sika

Nos enfants ont des devoirs, nous aussi

ImageL’une des questions qui revient presque toujours lors des réunions de parents d’élèves c’est comment aider efficacement nos enfants à faire leurs devoirs. Faut-il les laisser se débrouiller tous seuls ? Faire leurs devoirs avec eux ? Les faire à leur place ? Les orienter ? Les stimuler? Les aider à accoucher comme le font les sages femmes ? Que faut-il faire et surtout comment procéder pour aider l’enfant à faire ses devoirs mais surtout apprendre dans le processus?

Il n’y a pas d’approche standard. Pas de solutions passe-partout pour relever cet immense défi auquel sont confrontés tant de parents, éducateurs ou tuteurs à l’heure des devoirs, parce que chaque enfant est unique, et les styles d’apprentissage aussi différents que les personnalités de ces enfants. Il y a des enfants qui sont parfaitement capables de travailler tous seuls, sans l’aide rapprochée d’un superviseur.

D’autres, par contre, ont besoin d’un coaching beaucoup plus rapproché. Mais, attention, coacher ne veut pas dire prendre le volant, s’installer à la place du conducteur. Coacher c’est, à mon sens, accompagner, faciliter le processus, aider l’autre à trouver lui-même les réponses à ses questionnements.

Que faire concrètement ? Comment éviter que l’heure des devoirs ne se transforme en  moments d’angoisse, d’hystérie, et réussir à faire en sorte qu’elle devienne plutôt un moment d’échange, et surtout d’apprentissage ? Comment ne pas « tuer l’enfant » en voulant l’aider ?

Je propose d’essayer ceci :

  • faisons d’abord nos propres devoirs pour que nos enfants puissent efficacement faire les -leurs. C’est-à-dire, achetons et offrons-leur les outils dont ils ont besoin pour travailler. On ne peut pas attendre qu’un cultivateur cultive la terre s’il n’a pas d’outils, s’il n’a pas d’outils appropriés.
  • créons un environnement favorable au travail et aux études, un environnement chaleureux, accueillant, où nos enfants vont se sentir à l’aise et où ils auront envie de travailler. Une salle ou un coin tranquille, bien éclairé, joliment décoré, débarrassé de parasites (musique, télévision, téléphone, etc.), avec une bonne table et une bonne chaise, et  les outils dont l’enfant a besoin disponibles et à portée de la main. Sans oublier de l’eau à boire.
  • montrons-leur que nous avons confiance en eux et laissons-les faire eux-mêmes leurs devoirs, même si nous mourrons d’envie de le faire à leur place.
  • posons-leur plutôt des questions pertinentes, des bonnes questions, qui vont les orienter, les guider dans la recherche des solutions aux problèmes qu’ils rencontrent, au lieu de leur donner des réponses toutes faites. Et laissons-les répondre. Donnons-leur le temps de répondre.  Soyons patients. Tout mâcher pour l’enfant, faire quelque chose que l’enfant peut faire seul ou avec une petite orientation sous prétexte de vouloir l’aider, ou encore parce que l’on croit l’aimer, c’est  la meilleure façon de tuer le sens de responsabilité chez l’enfant,  ainsi que sa créativité et la pensée critique en lui.
  • soyons présents, mais pas envahissants.
  • n’ayons pas peur d’avouer à nos enfants que nous ne sommes pas experts en tout. Ceci humanise et surtout aide nos enfants à savoir que tous les êtres humains ont des limites. Et, si jamais  une chose nous échappe, rions-en et surtout saisissons cette opportunité pour nous lancer, avec nos enfants, dans la quête de cette solution qui nous a échappés. Ceci ne fera que nous rapprocher davantage.
  • félicitons-les pour les efforts qu’ils ont fournis pour faire leurs devoirs, et pas uniquement pour les résultats atteints et,  même si ces résultats ne sont pas à la hauteur de nos attentes ou de leurs attentes, félicitons-les toujours pour les efforts fournis parce que c’est ce qui compte en fin de compte
  •  ne nous en voulons pas si nous n’avons pas les ressources intellectuelles nécessaires pour les aider dans cet exercice : notre présence, notre disponibilité, la confiance que nous avons en nos enfants (et montrons-leur que cette confiance est réelle) et toutes les autres ressources que nous mettons à leur disposition seront fortement appréciées et surtout utiles.

Chaque jour apporte son lot de défis dans le domaine de l’éducation de nos enfants, comme dans la vie simplement. Des défis aussi difficiles qu’immenses. Mais, la bonne nouvelle c’est que, avec des outils appropriés, nous pouvons les relever et pouvoir ainsi vivre la vie que nous souhaitons et méritons. C’est pourquoi nous t’invitons à partager ici, avec nous, tes tips et trucs pour aider les parents et éducateurs à mieux aider, à aider efficacement leurs enfants au moment de faire leurs devoirs scolaires.

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A ton bonheur,

Céline Magnéché Ndé Sika

Nous n’avons pas besoin de consommer pour être heureux ou prouver à ceux que nous aimons notre amour

Plus d’un mois déjà que les fêtes de fin et début d’année sont passées. A cette occasion nous avons dépensé des sommes absolument incroyables pour acheter et offrir des cadeaux à nous-mêmes, nos collègues, nos amis. Des cadeaux qui, très souvent, se révèlent inutiles parce que les bénéficiaires ont déjà tout ou presque, en tout cas plus qu’il n’en faut pour eux. Ou carrément obsolètes quelques jours après les fêtes comme dans le cas des gadgets électroniques qu’il faut update tous les trois mois, par exemple. Ces cadeaux que nous avons acquis en dépensant des sommes folles, et que les bénéficiaires acceptent souvent pas pure courtoisie, finissent donc très souvent à la poubelle -et plus tard dans notre environnement que nous contribuons allègrement à détruire-, ou dans nos salles de débarras où ils y resteront des années, couverts de poussières ou rongés par l’humidité ou des rats et autres cafards.

Nous vivons dans une société où tout est parfaitement et soigneusement orchestré pour nous pousser à consommer et à toujours consommer, même lorsque nos besoins sont satisfaits, largement satisfaits. Parce qu’il faut vendre, se faire de l’argent. Parce que l’économie doit tourner même si c’est aux dépends des consommateurs et de la nature. Un des arguments utilisés avec succès par les média et la publicité pour convaincre les plus sceptiques à rejoindre les rangs de ceux et celles qui achètent des choses dont eux-mêmes ou d’autres bénéficiaires n’ont pas besoin, avec l’argent qu’ils n’ont pas parfois, c’est que notre bonheur est associé à la consommation.

« Offrez-vous telle chose et vous serez heureux.» « Vous voulez gagner le cœur de votre dulcinée ? Offrez-lui tel cadeau et elle sera à vous éternellement ! »

« Voulez-vous avoir des enfants heureux, une épouse ou un époux heureux ? Offrez-leur le dernier gadget à la mode, le véhicule dernier cri ! ».

Et nous nous laissons prendre à ce piège grossier que notre naïveté ne nous permet pas de déceler et d’éviter. Pourtant, la réalité est bien autre : le bonheur n’est pas un don. Acquérir des objets ou du matériel ne vous rendra pas heureux, ou alors vous penserez l’être pendant un moment mais une fois l’euphorie de l’achat passée, vous reviendrez à la case départ qui s’appelle insatisfaction. Pourquoi ? Parce que le bonheur n’est pas ailleurs pour être poursuivi : il est en vous. C’est un état d’esprit. C’est un choix que nous pouvons faire et une expérience que nous pouvons parfaitement vivre, au quotidien, sans avoir besoin de béquilles comme ces cadeaux que nous nous ruinons pour acquérir. Notre bonheur dépend de la qualité de nos pensées comme disait si bien Marc Aurel. Il ne dépend ni des autres, ni des objets que nous recevons ou pourrons recevoir ou acquérir. Nous n’avons pas besoin de consommer pour être heureux.

En effet, ne croyez pas que vous rendrez les autres heureux en les noyant de cadeaux, parce qu’il n’y a pas de relation de cause à effet entre le cadeau et le bonheur. Combien d’épouses ou d’époux baignant dans le luxe absolu sont tristes et malheureux ? Combien d’enfants gâtés par leurs parents sont désespérément seuls, tristes, fâchés, malades de solitude parce que coupés justement du monde extérieur par les cadeaux reçus ? Combien d’épouses/d’époux interrompent leur relation alors qu’ils/elles avaient une vie de roi ou de reine ? Combien d’enfants fuguent, ratent leur vie alors qu’ils avaient tout pour réussir ? Le bonheur ne coûte pas cher. Il ne devrait pas coûter cher. C’est un bien que l’on possède déjà en nous et dont nous devons tout simplement reconnaître l’existence, apprécier, cultiver et arroser comme une plante pour qu’il vive.

Pour montrer à nos êtres les plus chers combien nous les aimons, nous n’avons pas besoin de nous ruiner et de ruiner notre environnement. Un gâteau que nous avons préparé nous-mêmes, un beau poème que nous avons écrit pour eux, un beau bouquet de fleurs ou une rose que nous remettons à notre chère moitié à la sortie de son travail, une belle blague de temps en temps, une partie de ping pong avec notre fils ou notre fille ou encore ce match de football de son équipe préférée auquel nous assistons avec lui/elle, un album photos avec toutes les photos de son enfance commentées par des parents, des amis, jusqu’au moment où vous lui offrez ce cadeau original, une réelle implication dans la vie scolaire –choix de l’établissement scolaire et paie de la pension scolaire mais aussi participation aux réunions des parents des élèves, réunions et rencontres avec les maîtres/professeurs de tes enfants pour discuter avec ces derniers de l’éducation de vos enfants, des difficultés qu’ils pourraient avoir et de l’aide que vous pourrez apporter aussi bien aux maîtres qu’a vos enfants à la maison, etc.- et personnelle de vos enfants –parce que tout ne se réduit pas aux études de vos enfants : ces derniers ont une vie personnelle qui n’est pas souvent facile à gérer-, dans la vie à la maison –participation aux tâches domestiques, soins aux enfants, etc.-, ces cadeaux inoubliables ne coûtent pas chers. Et ne nuisent à personne. Au contraire : ils sont la preuve que vous les aimez vraiment.

Les fêtes ne manquent pas. Bientôt c’est la Saint Valentin. Vous êtes probablement déjà entrain de penser au cadeau que vous offrirez à votre partenaire. Il serait intéressant de repenser le type de cadeaux que vous offrez aux vôtres. Et surtout de repenser l’objectif que vous voulez atteindre en offrant un cadeau. Je suis sûre que, cet exercice fait, vous trouverez le cadeau qu’il faut pour les vôtres, pour atteindre l’objectif que vous vous serez fixé, lequel ne sera plus de les rendre heureux. N’oubliez pas de partager vos idées de cadeaux avec nous, ici. Et n’oubliez pas non plus que less is beautiful.

Céline SIKA

Nous sommes tous responsables

Il y a quelques semaines une étudiante indienne a été sauvagement violée et battue dans un bus en Inde, puis jetée dehors. Sous les yeux de son petit ami, malmené lui aussi, sans que personne ne leur vienne en aide. Les violeurs ont ensuite continué tranquillement leur chemin, comme si rien ne s’était passé, prêts à continuer à vivre leur vie, normalement, comme si rien ne s’était passé. Plus tard, l’étudiante est décédée des suites de cette agression.

Depuis ce triste et regrettable incident qui a poussé dans la rue des millions d’hommes et de femmes en Inde -mais aussi dans le monde entier- horrifiés et surtout révoltés par cette violence permanente contre les femmes qui n’arrête pas et ne semble pas s’arrêter, je me pose des questions. Sur les méthodes d’enseignement utilisées dans les écoles pour éduquer nos enfants, ainsi que le système de parenté que nous-mêmes, parents, utilisons à la maison pour aider nos enfants à devenir des hommes et des femmes épanouis, équilibrés, dotés d’aptitudes dont ils ont besoin pour répondre aux exigences de la vie quotidienne. L’école apprend à nos enfants « à lier le bois au bois pour faire des édifices de bois » comme le dit Cheikh Hamidou Kane dans l’Aventure Ambigüe. Mais comment est-ce qu’elle s’y prend ? Ces hommes et ces femmes qui sont chargés de transmettre ce savoir à nos enfants, ont-ils toujours les outils nécessaires pour créer les conditions et l’environnement nécessaires à un meilleur apprentissage de nos enfants ? Ces enseignants qui mettent leur enseignement et l’atteinte de leurs objectifs éducatifs au-dessus de tout, et sont prêts à insulter, humilier, brimer et marginaliser les enfants qui tardent à comprendre, sont lents à réagir, ou simplement ont des besoins différents de ceux de leurs camarades, sont-ils seulement conscients des dégâts qu’ils causent chez ces enfants et des conséquences qui peuvent découler de ce mauvais traitement ?

Humilier un enfant parce qu’il n’y arrive pas ou tarde à y arriver, lui prédire un avenir médiocre parce qu’il n’a pas obtenu 20/20 en mathématiques, ignorer ses efforts pour ne pas être laissé derrière et le comparer sans cesse avec ses camarades qui font mieux c’est non seulement tuer toute motivation pour l’apprentissage chez cet enfant, mais semer les graines du ressentiment, lequel peut plus tard créer des monstres comme ceux qui tuent froidement ou violent sans états d’âme.

La plupart des systèmes éducatifs mettent l’accent sur l’atteinte des résultats académiques, et ignorent le développement personnel des apprenants. L’aspect humain des apprenants parce que ces derniers, avant d’êtres des apprenants, sont des êtres humains avec des émotions et des besoins autres qu’éducatifs, lesquels devraient être également pris en compte dans tout processus éducatif. L’école ne s’en occupe pas, ou alors très rarement, parce qu’elle n’a pas pris conscience de cet important besoin, ou alors parce qu’elle en a pris conscience mais n’a pas pris les mesure nécessaires pour que ce besoin soit satisfait.

Dans les familles les choses ne sont pas meilleures. Les enfants sont jetés dans l’arène de la vie sans avoir été dotés d’outils dont ils besoin pour répondre avec succès aux exigences de notre temps, de la vie en société, société à laquelle nous tous appartenons et avons le droit d’y vivre, en paix, sans crainte. Comment respecter l’autre si personne ne nous a jamais instruit sur cette question ? Si nous avons toujours vu autour de nous des actes qui sont tout sauf le respect de l’autre ?

Comment résister à l’envie de nous jeter sur l’autre pour lui prendre de force quelque chose si, autour de nous, et tout au long de notre existence, nous avons vu les autres faire la même chose sans être inquiétés ?

Comment traiter notre épouse comme un être humain qui a des droits et mérite du respect si tout au long de notre vie nous avons vu notre papa malmener notre maman, la brutaliser, lui manquer constamment du respect ?

Condamnons l’acte commis par ces hommes parce que c’est inacceptable et intolérable dans une société qui se veut démocratique, et en ce siècle où le respect de la personne humaine, la valeur suprême, ainsi que ses droits, est presque unanimement accepté par tous. Mais surtout interrogeons-nous sur le pourquoi. Où est-ce que nous, en tant que société, parents, éducateurs, gouvernements, avons failli. Le fait qu’il y ait cette extraordinaire violence en général et contre les femmes en particulier, partout, toujours, est un signe que quelque part quelque chose ne marche pas.

L’etudiante violée et décédée des suites de ses blessures ne doit pas être morte pour rien. Son décès nous rappelle que ce monde n’est toujours pas un lieu sûr pour les femmes malgré les engagements pris par les uns et les autres pour promouvoir et appliquer les droits de la femme. Il nous rappelle la déliquescence d’un état qui n’a pas su assurer la protection et la sécurité des citoyens en affirmant et en faisant respecter son autorité. Il nous rappelle que la société encourage, par son silence qui est une forme de complicité, certaines pratiques inadmissibles. Il nous rappelle que la famille ne joue pas toujours son rôle d’orientation et d’encadrement en ce qui concerne l’éducation à la vie de ses membres. Il nous rappelle enfin qu’aux programmes d’enseignement il manque un élément qui doit préparer à la vie.

Son décès mais surtout son courage et sa résistance doivent nous inspirer et surtout nous motiver à exiger et nous battre pour que la violence contre les femmes cesse. Cependant, notre réponse à cet acte barbare doit être holistique. Nous devons continuer à enseigner à nos filles le respect de soi. Nous devons continuer à leur donner des outils pour se défendre contre cette violence et contribuer à ce qu’elle cesse. Mais en même temps, nous devons également éduquer nos garçons, nos hommes. Education aux droits humains et droits de la personne. Education à la vie. Nous devons les aider à acquérir ces compétences dont ils ont besoin pour vivre en harmonie et en paix avec les autres membres de la société, aider à vivre et laisser vivre. Sans oublier d’exiger que les autres parties prenantes (écoles et gouvernements) mettent résolument et activement leurs mains à la pâte pour contribuer à construire une société où chacun a sa place, une société où personne n’est menacé pour quelque raison que ce soit, et surtout pas à cause de son sexe.

Il faut agir. A partir de l’endroit ou nous nous trouvons. Avec les moyens dont nous disposons. En bloguant. En écrivant. En sensibilisant les décideurs et les responsables d’écoles. En créant des groupes de réflexion et de lobbying sur cette question. Il y a plusieurs façons d’agir pour contribuer à mettre un terme à la violence contre les femmes. En connais-tu d’autres ? N’hésite pas à les partager avec nous, ici.

Céline SIKA

Un parent ne déclare pas forfait!

« J’ai fait tout ce que je peux. Usé tous mes méninges. Fais appel à tout genre d’aide mais je dois avouer que j’ai échoué. Je jette l’éponge. Qu’il fasse ce qu’il veut. Personne n’est venu sur la terre pour souffrir. J’ai aussi le droit de vivre, voyons.»

Ces mots sont ceux d’un homme, père d’un adolescent de 15 ans qui déclare forfait parce que son fils lui a échappé selon ses propres termes. Cet enfant si calme, si gentil, si travailleur et si obéissant qui, du jour au lendemain, a changé, est devenu arrogant, s’est mis à les insulter son épouse et lui, à leur voler leur argent avec les stratégies dignes de grands gangsters (il s’introduit dans la chambre de ses parents à travers la fenêtre, fais le double des clés de la maison, vole leur carte de crédit et s’en sert, etc.). L’enfant qui était parmi les meilleurs élèves de son école en termes de résultats scolaires et de comportement a été exclu non seulement parce que ses résultats étaient de plus en plus mauvais, mais aussi parce qu’il était devenu une menace pour ses camarades. Très violent.

Lorsque j’écoute cet aveu, je pense à mon petit frère qui, lui aussi a suivi pratiquement le même cheminement et qui, aujourd’hui, à presque 30 ans, et après avoir passé trois années en prison pour vol à main armée, essaie de se réintégrer dans la société mais la tâche, je l’avoue, n’est pas facile. Pour lui. Pour nous qui l’aidons à le faire.

En écoutant mon ami, je pense également à tous ces autres enfants qui se sont égarés et sont devenus tout ce que vous pouvez imaginer de mauvais dans notre société simplement parce que, au moment où on devait les aider à prendre le bon chemin, au moment où quelqu’un devait leur dire : faites attention, ne prenez pas ce chemin car il risque de vous nuire ; ne fréquentez pas ces personnes car elles ont des conduites inappropriées qui risquent de vous perdre ; ne suivez pas cette petite amie parce qu’elle a une influence négative sur vous ; n’allez pas à cette soirée car vous avez un examen important à passer demain, et ferez mieux de réviser vos leçons et d’aller au lit tôt pour être en forme demain matin ; ne prenez pas ce médicament ou cette boisson soi disant énergétique car vous allez devenir dépendant et perdre votre capacité à vous contrôler et prendre des décisions, faire de bons choix ; au moment où ils avaient besoin de quelqu’un pour leur dire de faire attention aux décisions qu’ils prennent car celles-ci détermineront leur avenir, à ce moment-là, il n’ y avait personne. Ils étaient seuls.

Il est impossible de récolter des patates lorsqu’on a semé des haricots. Et j’ai toujours eu de la peine à comprendre qu’un enfant que nous avons-nous-mêmes conçu, porté pendant neuf mois dans notre ventre, lavé, langé, nourri à la petite cuillère, aidé à se lever et marcher, devienne notre bourreau. J’ai lu des reportages de parents espagnols qui doivent se barricader derrière des portes à double tour et appeler la police pour qu’elle les sauve parce que leurs enfants sont fâchés. Fâchés parce qu’ils n’ont pas par exemple pu leur donner le dernier gadget électronique qu’ils réclamaient. Des parents qui tremblent lorsque leurs enfants parlent.

Qui blâmer : les enfants ?

Non. Non et non. Ils n’ont pas demandé à naître. A partir du moment où nous leur donnons naissance –qu’ils aient été conçus volontairement ou par accident-, nous avons la responsabilité de nous occuper d’eux. De les aider à grandir et devenir des hommes et des femmes épanouis, heureux et armés d’outils dont ils ont besoin pour exercer le difficile métier de l’Homme. Savoir cela nous permet d’accepter et de mieux jouer ce rôle de leader et de maître auprès de nos enfants. Nous avons la responsabilité de les discipliner, et permettez-moi de souligner ici que discipliner ne veut pas dire sanctionner, punir, humilier. Discipliner veut dire enseigner, aider l’autre –qui peut être notre élève, notre enfant, notre partenaire, etc.- à apprendre pour mieux faire.

Si vous n’avez pas montré à votre enfant comment il doit se comporter, et que le pauvre a dû apprendre tout, tout seul ;

si vous n’avez ouvert la bouche que pour aboyer, l’insulter et le traiter de tous les noms d’oiseaux rares, au lieu de parler avec lui, de l’écouter, de le respecter en tant qu’être humain même s’il a un an d’âge ;

si vous n’avez ouvert la bouche que pour lui donner des ordres ;

si vous vous êtes comporté comme une parfaite crapule au lieu d’être un modèle pour vos enfants, racontant le soir à la maison autour d’une bière comment vous avez acheté votre chef pour obtenir ce marché dont vous avez par la suite détourné les fonds pour construire ce beau duplex dans lequel vous vivez et cette Porsche Cayenne dans laquelle vous roulez ;

si vous avez fermé les yeux sur des comportements inappropriés que votre enfant a adoptés petit à petit, au lieu d attirer son attention sur les effets négatifs de ces comportements ou décisions pour lui –notez que je dis attirer son attention et pas le sermonner, le menacer, le faire chanter-,
si vous avez fait tout ceci et bien d’autres choses qu’un parent ne devrait pas faire, alors ne soyez pas surpris que votre enfant se perde, soit perturbé et devienne voyou, gangster, comme le fils de mon ami ou pire.

Aucun enfant ne naît foncièrement têtu, arrogant, méchant, voyou. Un enfant qui naît est comme un disque dur sur lequel nous pouvons graver tout ce que nous voulons. Nous avons le devoir de n’y graver que ce qui va lui permettre de devenir, pas ce que nous voulons, mais ce que Dieu et lui-même ont voulu. Notre devoir c’est de l’aider à acquérir les outils dont il aura besoin pour devenir cette personne qu’il souhaite devenir, mais une meilleure personne, une personne épanouie, capable de se prendre en charge et de contribuer activement et efficacement au développement de sa communauté, à la construction du monde. Mais pour réussir cette tâche, nous devons nous armer d’outils, de bons outils : la patience, la disponibilité, l’empathie, le respect.

Nous devons apprendre à lire et interpréter certains messages non verbaux que nos enfants nous passent, à réorienter, pas punir, à maîtriser nos émotions et garder notre calme lorsque la réponse que nous attendons de nos enfants n’est pas celle que nous souhaitions.

Nous devons tout faire sauf abandonner la tâche. Jeter l’éponge. Ce serait un aveu d’échec, une fuite de responsabilités. Une démission. Nos enfants ont besoin de nous. Ils auront toujours besoin de nous. Même lorsqu’ils auront 90 ans. Nous n’y pensons pas souvent, mais c’est tout simplement vrai.

Céline SIKA