Nous n’avons que nos enfants: gérons avec eux!

Une de mes lectrices a réagi à mon dernier article sur l’éducation financière que nous devons donner à nos enfants si nous voulons que ces derniers ne se noient pas dans la mer des problèmes qu’une mauvaise relation avec l’argent crée tôt ou tard. Elle a particulièrement utilisé cette phrase que j’ai aimée et que je voudrais partager avec vous: nous n’avons que nos enfants, gérons avec eux. Ne pas le faire c’est donner le pouvoir aux autres de le faire lorsque vous ne serez plus là ou lorsque vous ne serez plus capables de le faire. Et de le faire pas comme vous l’aurez souhaité, mais comme ils le veulent. Est-ce ce que vous voulez?

Parler finances avec ses enfants est une très bonne chose aussi bien pour les parents que pour les enfants. Cela permet aux parents de doter leurs enfants d’outils dont ils ont et auront besoin demain pour gérer avec efficacité et sans dégâts leurs ressources financiers. Cela permet aux enfants d’apprendre à gérer leurs finances, à construire une relation saine avec l’argent. Lorsqu’ils savent ce qui entre, et comment cela est géré, ils ne peuvent pas vous demander l’impossible. Parler de sa bonne gestion des finances de la famille mais aussi de ses déboires car cela permet aux enfants d’apprendre de vos erreurs pour ne pas commettre ces mêmes erreurs.

Qu’attendons-nous d’un enfant qui n’a jamais vu un chéquier ou une carte de crédit et qui se retrouve, du jour au lendemain, obligé d’en demander une et surtout de la gérer, dans une société de consommation où les banquiers sans foi ni loi poussent les gens, quelque soit votre âge et votre statut, c’est-à-dire des vieillards aux adultes en passant par des enfants, à toujours consommer, et surtout à consommer autant que faire se peut et à payer plus tard, avec ce que cela comporte comme conséquences graves et parfois fatales pour les consommateurs?

Qu’attendons-nous de nos enfants qu’ils fassent si tout au long de notre vie nous leur avons soigneusement caché les finances de notre famille, entreprise ou l’entreprise que nous avons créé avec des partenaires? Si nous ne sommes pas transparents, si nous sommes opaques?

Pourquoi sommes-nous surpris demain lorsqu’ils sont incapables de gérer leur propre argent, celui de la famille qu’ils ont fondée, ou l’argent de l’entreprise dans laquelle ils travaillent, ou l’argent de l’entreprise que nous leur avons laissée en héritage?

Comment pouvons-nous attendre qu’ils réussissent financièrement alors que nous ne leur avons pas donné les outils dont ils ont besoin pour bien gérer leur argent et régler avec succès les problèmes financiers qu’ils rencontreront inévitablement tout au long de leur vie?

Les miracles n’existent pas, guys, et on ne récolte que ce qu’on a semé, et si on ne sème rien, on ne récoltera rien sauf si on est voleur, escroc et malhonnête.

Apprendre aux enfants à mieux gérer leurs finances et tout ce qui y est lie, et le plus tôt possible, c’est urgent parce que vital. Qu’est-ce que cela veut dire? Rien de trop compliqué, voyons.

  • C’est par exemple leur expliquer ce que c’est qu’un chéquier, un chèque sans provisions et ses conséquences, une carte bancaire, la différence entre une carte de crédit et une carte de débit.
  • C’est leur confier la tâche d’aller faire des opérations bancaires ou des achats avec votre carte de crédit.
  • C’est leur confier la tâche de préparer le budget de la famille et les laisser le superviser par exemple.
  • C’est leur donner la parole, les écouter et prendre en compte leur point de vue en ce qui concerne la gestion des finances de la maison, même si c’est vous qui travaillez cet argent.
  • C’est leur expliquer pourquoi il est important d’épargner et les aider à construire une habitude, une culture de l’épargne
  • C’est leur expliquer pourquoi il est important de ne pas gaspiller, les encourager à créer des stratégies pour économiser, les féliciter et récompenser lorsqu’ils en créent une et surtout les motiver à continuer à être créatifs.
  • C’est accepter qu’ils se trompent sans les insulter et les humilier.
  • C’est les féliciter lorsqu’ils ont bien gérer leur argent ou l’argent que vous leur avez confié pour faire des courses, payer leur scolarité, etc.
  • C’est parler avec eux des finances, pas leur parler des finances.

Toutes ces choses -et bien d’autres bien évidemment car cette liste est loin d’être exhaustive- sont petites, apparemment insignifiantes à nos yeux. Mais croyez-moi, elles sont très très importantes car elles nous permettent d’apprendre pour mieux faire et éviter des erreurs parfois mortelles.

Des tips et des trucs pour doter nos enfants d’outils efficaces de gestion financiere, il y en a  plein j’en suis convaincue. Pourquoi ne pas partager ceux que tu connais et utilises avec succès avec nous, ici, pour améliorer notre vie et celle des nôtres?

Bien à toi et surtout bonne journée!

Celine SIKA

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Quelle éducation financière donnons-nous à nos enfants ?

Il y a quelques jours j’ai appris avec stupéfaction que le fils d’un de mes amies avait cessé d’aller à l’école depuis bientôt deux ans non pas parce qu’il avait été suspendu ou expulsé de son programme académique, mais parce qu’il n’avait pas payé ses frais de scolarité. A ma stupéfaction s’est ajoutée l’horreur et l’angoisse lorsque  j’ai appris par la suite que non seulement il n’allait plus à l’école, mais était recherché par la police -pour escroquerie et violence contre sa petite amie qu’il avait frappée parce que cette dernière avait refusé de lui servir de domestique-, par le fisc -parce qu’il avait des factures astronomiques non payées-, par son bailleur et des amis pour loyer et dettes non payées.

Que s’est-il passé pour que ce gaillard de 22 ans sur qui toute sa famille avait tout misé se retrouve dans une situation qui a tout l’air d’être sans issue ? Eh bien, au lieu de payer effectivement ses frais de scolarité que les parents lui envoyaient tous les semestres sans faute malgré leurs ressources assez limitées, notre ami s’achetait les derniers gadgets électroniques et  s’habillait avec les marques vestimentaires à la mode.

Cette histoire triste qui met en évidence une des erreurs majuscules que nous, parents, commettons à l’égard de nos enfants est hélas très commune, que nous vivions dans la même maison, la même  ville, la même province, le même pays que nos enfants, ou que ces derniers se retrouvent hors du pays, étudiants sous d’autres cieux. On n’en parle pas parce qu’on a honte -du qu’en dira-t-on, pour avoir omis, négligé ou simplement pour n’avoir pas su aider nos enfants à construire des rapports sains avec l’argent-. On n’en parle pas  par insouciance, par ignorance, parce que l’on pense que cela n’arrive qu’aux enfants des autres. Pourtant le sujet est plus que grave et requiert que l’on y accorde toute l’importance qu’il mérite pour limiter les dégâts aussi bien chez nos enfants qui se retrouvent dans de sales draps, que chez-nous-mêmes car vous conviendrez avec moi qu’il n’est pas donné à tout le monde de rester intacte lorsqu’on apprend une chose pareille au sujet de ses enfants.

Je connais des parents qui ne sont plus mentalement équilibrés parce qu’ils ont donné et se sont donnés pour que leurs enfants se retrouvent à la fin … dans la rue, à mendier presque pour survivre, lorsqu’ils ne se retrouvent pas derrière les barreaux pour des histoires plus ou moins semblables.

L’éducation que nos enfants reçoivent devrait être holistique, c’est-à-dire qu’elle devrait leur permettre d’acquérir les outils dont ils ont besoin pour trouver des réponses adéquates à toutes les équations de plus en plus complexes de la vie moderne, et pas seulement leur permettre de « lier le bois au bois pour faire des édifices de bois » comme dit l’écrivain sénégalais Cheickh Hamidou Kane dans l’Aventure Ambigüe. Comment préparer un budget et le respecter,  faire mon lit, faire ma lessive, ma vaisselle, repasser mes vêtements, préparer à manger, faire mes courses, surmonter un chagrin d’amour ou le décès d’un être cher, gérer efficacement mon temps, trouver mon université, m’y inscrire et y survivre, épargner, investir, m’occuper de moi-même, et j’en passe. Si plusieurs d’entre nous avons appris ces choses sur le tas, souvent douloureusement, en commettant des erreurs que certains paient et paieront jusqu’à la fin de leur vie et même après (des enfants sont souvent obligés de payer les dettes de leurs défunts parents), parce que ces questions pourtant vitales n’avaient pas l’attention qu’elles méritent, nous devons, en tant que parents, amis, voisins, mentors, parrains ou marraines, et compte tenu des enjeux que ces questions revêtent aujourd’hui, veillez à ce que nos enfants soient armés d’outils dont ils ont besoin pour exercer avec succès et sans trop de dégâts le difficile métier de l’Homme dans un monde de plus en plus complexe.

Intendance, responsabilité financière, gestion efficace et consciente de son argent, son temps, ses émotions et ses relations, épargne, investissement, planification financière, budget, tout ceci et bien plus s’apprend, car l’école ne fait pas et ne peut pas  tout faire. Mais comment s’y prendre ?

  1. En leur parlant de la vie réelle, dans tous ses états, avec ses hauts et ses bas, dès qu’ils sont en âge de comprendre
  2. En les impliquant activement dans les activités de la vie réelle, dès qu’ils sont en âge de comprendre : budgets, achats, responsabilités fiscales à la maison, paiement des factures, établissement des listes des achats, travaux domestiques
  3. Fixez des buts à atteindre et récompensez-les s’ils les atteignent (s’ils épargnent un montant d’argent par mois, trimestre, an, vous leur verser un certain pourcentage de l’argent épargné)
  4. En leur apprenant à apprécier à sa juste valeur ce qu’ils reçoivent (de vous ou d’autres personnes) et en ne leur offrant des cadeaux que lorsqu’ils les méritent
  5.  Rien ne devrait être tabou entre vos enfants et vous-mêmes, même pas l’argent.

Il existe de nombreuses ressources aujourd’hui : littérature, sites web, groupes thématiques et d’entraide, pour vous aider à mieux vous préparer et accompagner vos enfants dans ce processus d’apprentissage vital. Si avec ceci vous ne savez toujours pas comment vous y prendre, vous pouvez aussi faire appel aux nombreux spécialistes qui ne demandent qu’à vous servir. Nous ne pouvons plus perdre une seule minute car les conséquences de cette éducation manquée sont lourdes, à court, moyen et long terme.

Si tu as aimé, et surtout si tu as trouvé ce papier utile, partage-le autour de toi car il pourrait aussi servir à d’autres personnes. Si tu as des tips et des trucs pour éduquer financièrement et émotionnellement nos enfants, et aussi les aider à assurer l’intendance, je serais heureuse que tu les partages avec moi, avec nous sur cette page car lorsqu’on sait, on partage.

Bien à toi !

Céline SIKA

Laissons nos enfants vivre leur vie d’enfants!

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Lorsque j’étais petite, et ces souvenirs sont très frais dans mon esprit, notre quotidien était le suivant: nous allions à l’école, au retour nous mangions, donnions un coup de main à la maison, faisions nos devoirs et, avant d’aller au lit, nous jouions.  Lorsque à 11 ans je suis aller vivre avec ma grand mère au village, ce rituel n’a pas beaucoup changé. Certes, après l’école je devais d’abord aider ma grand mère à faire les travaux ménagers, faire la cuisine, manger et, ensuite faire mes devoirs. Mais le jeu était toujours présent, que ce soit sur le chemin menant à la rivière ou à l’unique fontaine du village où tout le monde se regroupait tous les soirs pour puiser de l’eau au prix de rixes épiques et interminables, ou sur le chemin menant au moulin où il fallait aller écraser le maïs pour le dîner, à l’échope du quartier où il fallait aller acheter du pétrole pour nos lampes tempête ou encore des allumettes. Nous jouions, tous les jours, seuls, sans aucune pression ou supervision des adultes, et sans que cela ne nous empêche d’apprendre d’autres compétences et habiletés nécessaires à la vie d’adultes. Cela ne nous a pas empêchés de devenir ce que nous sommes aujourd’hui, des hommes et des femmes épanouis, qui gagnent leur vie, qui sont heureux.

Dans ma vie ainsi que celle de tous les autres enfants il y avait de la place pour le jeu et nos parents respectaient ces moments-là, et veillaient simplement à ce que tout se passe normalement, sans trop de dégâts, et que toutes les autres activités soient faites parce que la vie ce n’est pas non plus seulement le jeu. C’était important pour eux que leurs enfants jouent, qu’ils aient leurs propres expériences et échecs, qu’ils se trompent, qu’ils apprennent a se battre au contact et avec d’autres enfants, qu’ils se mesurent à ces derniers, qu’ils apprennent certaines choses qu’on n’enseigne pas dans les salles de classe. Aujourd’hui, je suis triste de constater que tout cela n’est plus que de l’histoire ancienne et que nous, parents, avons oublié la place que joue le jeu dans la vie d’un enfant, et faisons-tout  mais absolument tout pour non seulement pour surprotéger nos enfants -parce que nous avons peur qu’ils se fassent mal, qu’ils souffrent- mais aussi pour évacuer le jeu de leur vie.

Nos enfants n’ont plus le droit d’avoir un après midi libre. Ou alors moins d’activités le soir après  l’école. Il n’est plus permis de faire autre chose que des études ainsi que la pléthore d’activités pouvant et devant absolument mener au succès de nos enfants. Dès que le coup de siflet ou la sonnerie retentit annonçant la fin de la journée scolaire, commence alors une autre série d’activités soit disant extrascolaires:

  • cours de langue le Lundi soir,
  • sport le Mardi soir,
  • théâtre le Mercredi soir,
  • musique le Jeudi soir,
  • jeu d’échecs le Vendredi soir,
  • répétitions des mathématiques le Samedi matin et danse le Samedi soir,
  • et cours d’informatique le Dimanche soir.

Et ceci se passe dès la toute petite enfance, de gré ou de force parce que chaque parent souhaite que son fils ou sa fille devienne  la future Serena Williams, le prochain Justin Bieber, Mark Zuckenberg, Samuel Eto’o et j’en passe. Et, pour atteindre cet objectif, tout doit être entrepris, aux dépens des enfants qui ne demandent pourtant qu’à vivre leur enfance, laquelle précisons-le, va jusqu’à 18 ans.

Il n’est plus rare de voir des parents inscrire leurs enfants de six ans à plusieurs cours de langue à la fois parce qu’ils veulent que ces derniers soient prêts demain pour saisir toutes les opportunité qui pourraient se présenter à eux. Je me souviens encore avec tristesse de mes petits élèves du primaire (Grade 1) dans une école Internationale de Nairobi au Kenya qui mélangeaient absolument tout pendant mes cours d’Espagnol parce que les pauvres suivaient, en plus de l’Espagnol, des cours de Français et de Swahili, ce que leurs parents trouvaient absolument normal. Sans oublier que la plupart de ces enfants avaient une autre langue qu’ils utilisaient à la maison comme l’Allemand, l’ Hébreu, l’Anglais, le Dutch, le Finlandais. Vous pouvez donc comprendre la confusion dans l’esprit de ces enfants qui devaient manipuler quatre langues à la fois.

Et si vous demandez aux parents pourquoi font-ils cela, ils vous répondent aussitôt, et très sérieusement, que c’est parce qu’ils veulent donner à leurs enfants les moyens d’être heureux et de réussir leur vie demain. Mais qu’est-ce que le bonheur? Qu’est-ce que la réussite? Qui les définit? Ce qui me rend heureux te rend- t-il aussi heureux? Faut-il être Serena Williams, Justin Bieber, Samuel Eto’o, Bill Gates pour être heureux? Est-il absolument nécessaire de passer par Harvard, d’être le premier de sa classe, d’être Directeur d’entreprise, d’avoir un Doctorat, d’être membre du plus prestigieux cabinet d’avocats de Washington ou d’être propriétaire des Hotels Hilton ou de trois voitures Porshe pour savoir qu’on a réussi?

Non. Sincèrement non car le bonheur et la réussite chacun de nous les définit. Et ce n’est pas parce que je conduis trois voitures Porshe, deux voitures Ferrari, que je voyage trois fois par semaine en classe première pour aller participer à des réunions à Londres, que j’utilise trois téléphones portables dernier cri, m’habille chez Chanel, chausse des Christian Louboutin et mange tous les jours des menus mijotés avec soin par Oliver Jamie dans un chalet de prince avec une armée de domestiques à mon service que je suis heureuse.

Nous parents, devons cesser de mettre la pression sur nos enfants pour qu’ils réalisent nos rêves  à nous. Cessons de trop nous préoccuper pour eux, de programmer leur vie, de décider de ce qu’ils doivent être, faire ou devenir car trop souvent ceci ne contribue qu’à créer des êtres malheureux, stressés, et souvent aussi violents qui, dès que l’occasion se présente, évacuent cette violence de façon parfois brutale.

Si vous interrogez des parents sur leur vie, plusieurs vous diront qu’ils ne sont pas heureux parce qu’ils exercent des métiers qu’ils n’aiment pas, parce qu’ils travaillent des heures impossibles, parfois plus de 50 heures par semaine, dans un environnement qu’ils détestent. Ils vous diront pour la plupart qu’ils  rêvaient de faire un métier différent lorsqu’ils étaient tout petits, métier auquel ils jouaient lorsqu’ils étaient enfants, et qu’ils ont dû accepter le choix de leurs parents, et devenir ce que ceux-ci voulaient, parfois au prix de sacrifices terribles. Pourtant ils reproduisent la même chose avec leurs enfants.

C’est important que nos enfants aillent à l’école pour apprendre “à lier le bois au bois pour faire des edifices de bois” comme disait l’écrivain sénégalais Cheikh Hamidou Kane. Mais c’est aussi important qu’ils soient enfants, c’est-à-dire qu’ils puissent jouer seuls ou avec leurs amis sans être punis, et que leurs parents créent des conditions pour que cette activité soit possible parce que c’est absolument important pour le dévelopment et le plein épanouissement de l’enfant: course-poursuite, cache-cache, saute-mouton, trampoline, sauter à la corde, monter à bicyclette, les enfants doivent s’amuser.

Et, s’ils peuvent aller à Harvard, c’est tant mieux. Célébrons-le et soyons heureux. S’ils choisissent d’être serveurs dans un restaurant de notre communauté, célébrons cela aussi et soyons heureux. S’ils ne rêvent que d’être éboueurs, célébrons également cela et soyons non seulement fiers de notre enfant mais soyons heureux car si notre enfant est heureux en étant éboueur, c’est le plus important. Célébrons cela et aidons-le à être le meilleur des éboueurs. En effet, nous avons besoin dans notre société aussi bien de directeurs d’entreprises, de médecins, que d’artistes, de plombiers, de serveurs, de cuisiniers, de chauffeurs, d’électriciens, d’éboueurs.

Que penses-tu de tout ceci? Si cela a un sens pour toi et surtout si tu as appris quelque chose d’utile en lisant cet article, fais-moi une faveur: partage-le autour de toi, en n’oubilant pas de mentionner l’origine de l’article. Et n’oublie pas de revenir, ici, pour plus de tips et trucs pour améliorer ta vie.

Celine SIKA

Aucun enfant ne doit rester derrière

ImageIl y a quelques jours j’ai assisté, impuissante, à une scène qui m’a ouvert les yeux sur une réalité trop souvent invisible mais bien réelle: celle de ces enfants qui, à cause d’un handicap, ne peuvent pas faire des choses aussi simples pour ceux qui en sont épargnés comme, par exemple, monter des escaliers, se tenir debout, ou tranquille pendant un temps, marcher, prendre un autobus, s’habiller, manger, faire ses devoirs ou s’orienter tout seul.

L’enfant, qui a des difficultés à suivre les cours au même rythme que ses camarades à cause de son handicap, et qui a besoin de l’aide d’une assistante pour l’accompagner en classe, pleurait à chaudes larmes et suppliait sa maman de l’aider. Malgré les efforts de cette dernière, cet enfant n’avait pu obtenir de l’administration de son école que quelques heures d’aide d’une spécialiste, alors qu’il avait besoin que celle-ci l’accompagne tous les cinq jours de la semaine et ce, pendant les heures de cours.

Plusieurs enfants vivent cette réalité avec douleur et frustration, et finissent par abandonner l’école pas parce qu’ils ne sont pas intelligents, mais parce que les conditions n’ont pas été réunies pour qu’ils poursuivent leurs études et réalisent leurs rêves. Ce qui n’est pas normal parce que aucun enfant ne devrait rester derrière en matière d’éducation pour quelque raison que ce soit. En effet, l’éducation est un droit humain et aucun enfant ne devrait en être privé.

Sommes-nous conscients de ce droit?

Les gouvernements et les responsables des écoles où nous envoyons nos enfants le sont-ils?

Que faisons-nous pour que ce droit soit respecté?

Que faisons-nous pour que les écoles soient dotées de structures et de personnel formé, en bon nombre, et capable d’accompagner nos enfants dans leur processus d’apprentissage, à tout moment?

Bien de choses sont entrain d’être faites pour qu’aucun enfant ne soit exclu du système scolaire, ce qui est louable. Mais beaucoup reste à faire et chacun de nous, à son niveau, doit aider à corriger cette situation pour permettre à nos enfants, tous nos enfants, de se déveloper, se former et réaliser leurs rêves.

Comment?

En attirant l’attention des différentes parties prenantes –gouvernements, mairies, écoles, parents- sur cette réalité douloureuse et en exigeant que plus de mesures soient prises pour créer un environnement propice à l’éducation de tous nos enfants indépendament de leur condition physique. En effet, être handicapé ne veut pas dire être un incapable. La preuve? Tous ces athlètes qui battent des records incroyables et même irréalisables pour des personnes physiquement aptes comme vous et moi. Ils ont un potentiel, savent utiliser ce potentiel, tout ce potentiel quoique celui-ci soit réduit, lorsque toutes les conditions sont réunies.

Je suis convaincue que chaque enfant naît avec des talents qui ne demandent qu’à être identifiés et exploités. Par ailleurs, chacun est né pour accomplir une mission et nous devons créer des conditions pour que ceci soit fait. Ne pas le faire c’est faillir et surtout assassiner des Mozarts, ce dont nous n’avons vraiment pas besoin.

Y a-t-il un enfant autour de toi qui pourrait souffrir de cette situation? Qu’est-ce que tu fais pour aider à corriger cette situation? Que fait-on autour de toi pour corriger cette situation?  C’est pas grave si tu n’y prêtais pas attention jusqu’ici. Maintenant tu le sais et surtout tu peux faire beaucoup pour améliorer la situation de ces enfants. Je serai heureuse de lire à ce sujet.

Si tu as aimé, et surtout si tu as trouvé cet article utile, fais-moi plaisir: partage-le autour de toi pour qu’ensemble nous continuons à améliorer notre vie et celle des nôtres.

Celine SIKA

L’école ne fait pas et ne peut pas faire tout le travail

La rentrée scolaire a effectivement démarré pour presque tous nos enfants –du primaire, du collège et même de l’Université- et c’est avec un mélange d’enthousiasme, d’excitation, d’angoisse et même d’appréhension et de stress que les différentes parties prenantes –parents, enseignants, gouvernements, enfants- ont pris le train. Ce qui est certain c’est le souhait de tous et de toutes de voir les enfants réussir leur année scolaire mais aussi et surtout acquérir les outils dont ils ont besoin pour réussir le difficile métier de l’Homme.

Ce dont je voudrais vous entretenir aujourd’hui c’est justement de ce métier de l’Homme qui n’a malheureusement rien à voir avec ce que nos enfants apprennent à l’école.

En effet, dans la plupart des écoles, on les prépare à obtenir un emploi, devenir des travailleurs, des employés. Les banques ont besoin d’eux pour prendre des crédits et s’endetter; les gouvernements, pour qu’ils paient les taxes; les grandes entreprises, pour qu’ils les aident à se déveloper et devenir, au besoin, des multinationales. Mais personne ne se soucie de savoir si ces hommes et femmes sont bien armés pour jouer efficacement le difficile métier de l’Homme et vivre une vie épanouie. Pourtant ce métier nécessite des outils appropriés et efficaces qui vont permettre aux enfants de s’ embarquer avec succès non seulement dans l’univers complexe de l’école ou de l’Université, mais aussi celui du mariage, du travail, des affaires, de la parenté, pour ne citer que quelques uns de ces mondes où nous sommes appelés à vivre.

Au fait, comment être en paix avec soi-même, être soi-même, s’accepter tel qu’on est et ne pas céder à la pression sociale qui détruit?

  • Comment reconnaître et accepter ses limites, ne pas tomber dans le piège de nos sociétés qui mettent en avant la compétition et non la collaboration?
  • Comment gérer ses émotions sans être victime d’un putsch émotionnel?
  • Comment devenir cet entrepreneur qui piaffe d’impatience au plus profond de nous alors que nous n’avons reçu aucune éducation pouvant nous permettre de le devenir?
  • Comment faire entendre sa voix, défendre son point de vue même si nous sommes seul contre tous?
  • Comment inicier, déveloper et garder une relation saine, épanouissante et enrichissante?
  • Comment préparer un repas équilibré, faire son lit, gérer son argent, son temps, prendre soin de soi?
  • Comment être un bon père, un bon mari, un bon collègue, un bon voisin, un bon citoyen?
  • Comment gérer les situations de la vie que nous tous affrontons tôt ou tard?

Lorsqu’on n’a pas d’outils, il est difficile de gérer efficacement ces situations de la vie. Et ces outils sont pour la plupart acquis hors des salles de classe parce que l’école ne fait pas et ne peut pas tout faire. En tant que parents, nous avons le devoir d’aider nos enfants à acquérir ces outils sans lesquels ces derniers seront incapables d’entreprendre ce long et difficile voyage qu’est la vie avec ses hauts et ses bas, ses tournants dangereux, ses dos d’âne, ses collines abruptes, ses précipices et autres ravins vertigineux.

Que devons-nous donc faire pour que nos enfants aient ce dont chacun d’eux a besoin pour s’en sortir? Il n y a pas de carnet de bord, de feuille de route, de solutions toute prêtes. Cependant, ce qui pourrait certainement les aider, c’est, entre autres choses:

  • leur dire, sans nous fatiguer, qu’ils peuvent s’en sortir des situations que la vie leur fera vivre. Chaque enfant, chaque être humain est unique. Certains ont beaucoup d’assurance et savent ce qu’ils veulent et ce qu’ils sont capables de faire très tôt. D’autres par contre sont habités par le doute et ont besoin d’être rassurés et accompagnés de façon constante.
  • leur dire qu’ils ont en eux les ressources dont ils ont besoin pour régler les différentes situations de la vie qu’ils auront à vivre
  •  leur dire sans qu’ils vont échouer dans la vie. Que c’est même bien qu’ils échouent et commettent des erreurs car les échecs et les erreurs sont des maîtres qui nous poussent à revoir notre approche ou stratégie, notre façon de voir les choses
  • les encourager à embrasser leurs émotions, TOUTES leurs émotions –la joie, la tristesse, le chagrin, la perte, la séparation, etc.-, les exprimer pour un dévelopment sain, et pas les taire car cela nuirait à leur équilibre mental.
  • les impliquer autant que faire se peut dans la vie à la maison afin qu’ils puissent vivre les réalités de la vie de tous les jours. Comment fonctionne une maison? Comment fait-on et gère-t-on un budget? Où paie-t-on les factures d’eau et d’électricité? Comment remplit-on un formulaire ou écrit-on une demande d’emploi ou une lettre de motivation? Comment fait-on sa liste d’achats? Comment faire parvenir une letre à un ami ou un parent qui vit loin? Comment ranger sa chambre? Comment se faire un repas simple mais équilibré? Comment aider son petit frère ou sa petite soeur à s’habiller, préparer son sac de classe, manger? Qu’est-ce qu’une carte de crédit et comment fonctionne-t-elle?
  • leur rappeler constamment que le plus important c’est ce que EUX ils pensent, et pas ce que les autres pensent d’eux. Ceci est très important car cela les aide à s’aimer, à avoir confiance en eux et ne pas céder à la dictature sociale. Ceci est necessaries à une réussite aussi bien académique que sociale et professonnelle.
  • leur trouver des mentors ou des coachs qui, sans les juger, et de façon inconditionnelle, vont les écouter, leur tendre un miroir pour les aider à mieux se connaître afin d’ identifier leurs forces et faiblesses,  les encourager  à déveloper ces forces et corriger ces faiblesses pour mieux grandir et se développer, devenir le meilleur EÛX-MÊME, faire un meilleur usage de TOUT leur potentiel, créer des opportunités de développement et de changement.

Contrairement à ce que nous croyons, nos enfants sont bourrés de ressources et de talents qui dorment en eux et qui n’attendent que d’être réveillés et utilisés. Chacun d’eux peut découvrir ces outils qu’il a en lui mais très souvent ils ont besoin d’aide que nous, leurs parents, devons leur apporter pour les aider à en prendre conscience, les utiliser et surtout en faire un bon usage. Guider, orienter, accompagner, attirer l’attention, suggérer de faire attention, de ne pas prendre des risques inutiles, poser un pas après l’autre, après avoir solidement tâté le sol ou le terrain, regarder à droite et à gauche, calculer sa vitesse de marche, mesurer les risques d’une éventuelle accélération de cette vitesse, s’assurer qu’ils ont suffisament de carburant et de provisions dans leur sac pour faire le voyage et arriver sains et saufs. Voilà notre rôle en tant que parents.

Pas facile à assumer, vous le direz, surtout dans nos sociétés où le stress nous prive de nos moyens, et où le temps est un luxe que seuls peuvent se payer une poignée de privilégiés. Mais souvenez-vous en tout moment que nos enfants sont ce que nous avons de plus précieux et, par conséquent, nous devons trouver le temps de les aider à construire leur trousse de survie si nous les aimons et voulons qu’ils s’en sortent dans un monde de plus en plus exigeant, compliqué et impitoyable pour ceux et celles qui ignorent son mode d’emploi.

Celine SIKA

La confiance et la complicité, outils nécessaires pour le succès de vos enfants!

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Après avoir lu mon dernier article sur les tips et trucs pour aider nos enfants à mieux faire leurs devoirs,Thomas Fondjo, un de mes amis, a attiré mon attention sur l’important rôle que jouent la complicité et la motivation dans la réussite scolaire de nos enfants. Ce qui est absolument vrai.

En effet, la complicité entre parents et enfants est cruciale. Cela ne veut pas dire qu’un parent qui accepte et crée même une certaine complicité entre ses enfants et lui-même perd son statut de parent ou son autorité sur ses enfants. Etre complices c’est s’entendre à merveille, c’est pouvoir se dire des choses sans crainte aucune, des choses aussi bien personnelles que scolaires, professionnelles et j’en passe. C’est s’entendre comme larons en foire pour faire des choses ensemble. Et cette complicité ne peut pas exister si la confiance ne règne pas.

Et qui va créer cette confiance?

Les parents, bien sûr.

Faire comprendre à nos enfants qu’ils peuvent nous faire confiance parce que s’il y a des gens qui les aimeront toujours quelque soit ce qui leur arrive ou se passe, c’est nous. Et mériter effectivement cette confiance car dire est une chose, et faire, tout une autre chose.

Les mots sont puissants. Mal utilisés, ce sont des armes redoutables, capables de tuer, de briser définitivement l’élan, d’anéantir, de détruire pour toujours, ou alors renforcer l’autre dans l’idée selon laquelle on est un bon à rien et que l’on ne réussira jamais. Tenez. L’effet des phrases suivantes est dévastateur:

-Je savais que tu es nulle, que tu ne réussiras jamais.

-Tu es nulle comme ton frère. Tu es une incapable.

-Comment peux-tu ne pas comprendre cet exercice que même le plus idiot comprend et réussi? Vraiment tu me déçois!

-C’est nul ce que tu as fait.

-Cela ne me surprend pas car tu ne ranges jamais ta chambre.

Mais bien utilisés, les mots peuvent sauver, guérir, sortir du désespoir  et redonner espoir à ceux et celles qui l’avaient perdu.

Encourager et motiver les enfants est également important pour les amener à donner le meilleur d’eux-mêmes, adopter un comportement souhaité, atteindre un objectif. Il y a plusieurs manières de le faire, et pas seulement en offrant des objets, des bonbons ou de l’argent. Que peut-on dire à un enfant pour l’encourager et le motiver, le féliciter lorsqu’il a fait du bon travail ou s’est bien comporté, par exemple?

-Je vois que Theo est tranquillement assis et prêt à écouter son répétiteur. J’apprécie cela.

-Je suis heureuse de constater que tu as fait ta chambre ce matin. Je suis fière de toi, tu sais. Je sais que tu peux aussi ranger tes cahiers et autres matériel de travail dans ton sac de classe.

-Les enfants, vous savez quoi? Alain a obtenu la meilleure note en mathématiques cette semaine. Je lui tire un grand coup de chapeau pour cet exploit. D’ailleurs je n’ai jamais douté de lui. Je savais qu’il est capable de le faire et même de faire mieux! Allez on va célébrer cela en mangeant tous ensemble une bonne pizza!

-Tu as gagné le prix du meilleur projet? C’est formidable. Je vais le présenter au concours UNESCO ou encore au concours qu’organise  mon entreprise pour la protection du patrimoine culturel. Le monde entier doit voir ce chef d’oeuvre!

-J’adore ce tableau que tu as peint et je vais le fixer dans le hall de notre entreprise ou dans mon bureau…

-J’ai été impressionnée tout à l’heure lorsque tu as dit à ton amie que tu étais entrain de lire le livre qu’elle voulait que tu lui donnes, et qu’elle ne l’auras que lorsque tu auras terminé ta lecture. Tu sais, c’est ce qu’il faut faire lorsque ce genre de situation se présente. Etre fort. Défendre ses intérêts…

Comme vous voyez, on peut encourager, motiver ses enfants de mille et une manières, sans se ruiner, sans braquer une banque.

A vous de mettre votre imagination et créativité en marche. Félicitez vos enfants quand ils font bien. Rassurez-les que ça va aller lorsque ça ne va pas très bien. Aidez-les à bien faire et vous verrez que tout ira bien.

Et n’oubliez pas de partagez vos exploits mais aussi vos tips et trucs pour améliorer notre vie avec nous, ici, car lorsqu’on sait, on partage. On enseigne.

Celine SIKA

La rentrée scolaire est là, et déjà des devoirs!

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La majorité des enfants est effectivement déjà retournée en classe à ce jour. Et cela va continuer tout le long de ce mois de Septembre. Ont-ils bien démarré cette rentrée scolaire? Ont-ils encore la tête aux vacances? De toutes les façons, les enfants ont déjà commencé à ramener des devoirs à la maison. Et ils doivent non seulement les faire et les ramener à leurs enseignants à temps, mais avoir de bonnes notes. C’est l’idéal, ce que tout le monde souhaite. Mais, quelles mesures avons-nous prises pour aider nos enfants à faire leurs devoirs dès le premier jour de classe, et de toujours faire leurs devoirs, délibérement, tous les jours, à la même heure, soigneusement, et surtout sans que nous ayons à recourir au fouet, à la menace, à la corruption ou au chantage?

Voici une  habitude que nous, parents, devons mettre un point d’honneur à faire acquerir à nos enfants. Dès le premier jour de la rentrée, nous devons veiller à ce que notre enfant fasse son ou ses devoirs, et continuer jusqu’à ce que ceci devienne une habitude pour lui, quelque soit notre degré de fatigue, que nous soyons à la maison ou en mission, que nous sachions lire, écrire ou pas. Il s’agit pour nous de contribuer à former des hommes et des femmes responsables qui font ce qu’ils ont à faire, quand ils doivent le faire, comme ils doivent le faire, et sans qu’on ne les y oblige ou encore sans demander qu’on les corrompe pour qu’ils le fassent. Et surtout aussi de considérer le fait d’avoir fait ses devoirs comme un “achievement” personnel d’abord.

Nous pouvons atteindre cet objectif. Pour y parvenir, voici quelques idées que vous pouvez mettre en pratique avec succès:

1. Créez dans votre maison un espace où votre enfant peut travailler  tranquillement, à l’aise, et où il peut trouver tout ce dont il a besoin pour étudier ou faire ses devoirs. Si l’enfant a une chambre, veillez à ce que celle-ci soit aménagée en tenant compte de cette question. Si votre enfant n’a pas de chambre à lui tout seul, trouvez un coin dans votre maison et aménagez-le pour lui permettre de travailler à l’aise.

Si vous n’avez pas d’électricité chez vous, achetez des lampes à pétrole ou à gaz, donnez-lui une ou deux pour ses études et veillez à ce que celles-ci aient leur provision quotidienne de pétrole ou de gaz.

2. Veillez à ce que l’endroit soit calme et ait une bonne luminosité.

3. Fixer à la maison une heure précise à laquelle vos enfants doivent faire leurs devoirs tous les jours ou étudier, et l’idéal serait que toute la famille à la maison “étudie” à cette heure-là.

Ceci est très encourageant pour les enfants, et pourrait vous permettre de faire d’une pierre deux coups: le suivi du travail de votre enfant et lui montrer de façon très concrète que vous vous intéressez à ce qu’il fait à l’école. Peu importe si vous n’y comprenez pas grand chose: le simple fait de lui demander et de regarder ce qu’il fait suffit dans une grande mesure à le motiver à donner le meilleur de lui-même.

4. Et, pour que ce suivi soit plus efficace, faites l’effort de lire les instructions et autres commentaires des enseignants de votre enfant. Ils en mettent toujours dans les cahiers de leurs élèves et c’est votre devoir de les lire afin de mieux comprendre ce que votre enfant doit faire et comment vous pouvez l’aider. N’hésitez pas à rencontrer ses enseignants pour connaître le style d’apprentissage de votre enfant: apprend il mieux lorsqu’il voit les choses, les entend, les touche, dans un livre, à travers Internet, seul ou avec quelqu’un? A-t-il besoin d’un suivi très rapproché ou alors tout simplement de supervision et d’instructions de temps à autre?

Une fois que vous avez découvert le style d’apprentissage de votre enfant, respectez-le. Et surtout aidez votre enfant mais ne faites pas le travail à sa place, et acceptez qu’il fasse les choses à sa manière ou à la manière de son enseignant ou de quelqu’un d’autre.

5. Echangez avec votre enfant pour savoir s’ils sait ce qu’on lui demande de faire dans ses devoirs, et n’hésitez pas à en parler avec ses enseignants lorsque vous vous rendez compte qu’il y a des problèmes à ce niveau. Vous n’avez pas d’excuses pour ne pas le faire: une rencontre brève, un coup de fil ou un message email peut permettre de clarifier les choses.

Une fois ceci fait, établissez avec votre enfant et son enseignant un plan d’action pour régler le problème et faites ensuite tous les trois le suivi pour vous assurer que ce plan est suivi et implémenté si vous tenez à ce que le problème soit réglé durablement.

Rien n’est plus important pour vous que votre enfant et sa réussite scolaire, son éducation. Faites-le lui savoir. Et la meilleure façon de le faire c’est d’être là lorsqu’il a besoin de vous pour l’aider non seulement à faire ses devoirs, à bien faire ses devoirs, mais aussi acquérir les habiletés dont il aura besoin demain pour s’ensortir dans un monde de plus en plus compliqué et compétitif.

Et dites-lui, s’il commet des erreurs, que l’erreur fait partie du processus d’apprentissage. Dites-lui que, au lieu de la redouter, mieux vaut l’embrasser lorsqu’on en commet une car elle nous permettra de savoir que la route/stratégie que nous avons prise n’est pas la bonne, et qu’il y en a de bien plus meilleures. L’erreur aide et nous pousse à donner le meilleur de nous-mêmes. Et, si possible, parlez-lui de vos erreurs a vous, de ce que vous en avez appris, ou de celles des personnes qui vous sont proches.

Voilà, chers lecteurs, quelques tips et trucs qui, appliqués, aideront vos enfants non seulement à mieux faire leurs devoirs, mais feront de ces derniers non plus une corvée pour vos enfants mais un moment attendu et apprécié pendant lequel votre enfant et vous-même interagissez,  apprenez et partagez beaucoup plus qu’un devoir.

Je n’ai pas la prétention d’avoir tout dit en ce qui concerne les tips et trucs pour aider vos enfants à mieux faire leurs devoirs, à temps, sans bouder, et à apprendre par la même occasion des habiletés pour mieux faire demain le métier de l’Homme. Vous en connaissez très certainement d’autres. Nous serons heureux que vous les partagiez avec nous ici car lorsqu’on sait, on partage, on enseigne.

Céline SIKA