Le mariage n’est pas Disney World!

 

Depuis plusieurs années je suis régulièrement sollicitée par des gens de tout horizon, des amis, des collègues, des camarades de classe, des voisins, les lecteurs et lectrices de mes écrits pour aider à construire des relations saines et épanouissantes, ou alors aider à sauver celles qui souffrent et chancellent.

Pourquoi moi, je me demande souvent? Ce n’est pas parce que mon couple à moi est parfait. C’est vrai que cela fait plus d’un demi-siècle que mon époux et moi avons décidé de cheminer ensemble. Et rien, apparemment, n’indique que nous aussi avons eu nos hauts et nos bas. Et pourtant nous les avons eus, croyez-moi! Parce que le mariage n’est pas Disney World!

Aux marchés aux puces en Décembre dernier à Nairobi, un des vendeurs à qui je voulais acheter de magnifiques sandales Masai m’a donné un prix trop élevé (je connaissais le prix pour en avoir acheter d’autres paires quelques jours avant) et m’a demandé de surcroît de le payer en dollars américains ou en Euros. Lorsque je me suis plainte et lui ai demandé pourquoi, il m’a répondu que je viens des Etats Unis ou d’Europe et que je suis riche.

“Tu te trompes!” lui ai-je dis.

“Non, tu brilles trop et tu ne peux venir que des Etats Unis ou d’Europe!” me dit-il.

“Je vis a Nairobi comme toi!” continuai-je.

“No way, Madam!” dit-il.

“Et même si je vivais en Europe ou aux Etats Unis, pourquoi paierais-je plus cher un produit qui coûte nettement moins cher?” lui demandai-je.

“Parce que vous avez de l’argent, madame” répondit-il.

Il ne me connaissait pas, je ne le connaissais pas, c’était notre première rencontre et jusque-là nous n’avions eu aucun échange qui lui aurait donné des indications sur mon lieu de résidence. Mes tentatives de lui faire comprendre que ce qu’il percevait n’était pas la réalité n’ont pas réussi à lui faire changer d’avis.

A Yaoundé au Cameroun, toujours en Décembre dernier, j’ai encore eu droit à ce même type de traitement. Le vendeur de chaussures à qui ma fille et moi-même voulions acheter des flip-flop s’est carrément indigné que je lui dise que le prix des flip-flop que ma fille avait choisis était exagéré.

“Si je vous vends à ce prix-là, à combien est-ce que je vendrais aux pauvres, Madame?” m’a-t-il demandé.

Pour lui aussi, j’appartenais à une catégorie de classe sociale à qui il pouvait et devait même vendre ses produits à un prix plus élevé sans que je ne bronche. Tout cela à cause de ce qu’il voyait, c’est-à-dire mon physique, mon apparence.

Comme vous voyez donc, ce que nous voyons ou percevons n’est toujours pas la réalité et les apparences trompent! Non seulement je ne vis pas aux Etats Unis ni en Europe, mais mon couple n’est pas parfait, tout comme aucun ne l’est d’ailleurs. Chaque couple a des problèmes. Ses problèmes. Et ceux qui s’apprêtent à se dire “oui” doivent savoir que le couple qu’ils vont former en aura aussi. Petits ou grands, des problèmes, il y en aura. Ce qui fait la différence entre le couple A qui ne se déchire pas et qui vit pourtant ensemble depuis 50 ans et plus, et le couple B qui s’entredéchire et bat de l’aile c’est le type de fondation qu’ils ont construite et sur laquelle ils ont bâtit leur couple et la façon dont ils gèrent les problèmes auxquels leur couple fait face. Celui ou celle qui vous dit donc qu’ils n’ont pas de problèmes dans leur couple ment. Comment cela serait-il d’ailleurs possible?

En effet, chacun des partenaires est né dans une famille différente, a reçu une éducation différente, a rencontré, tout au long de sa vie –et continue à rencontrer- des gens aux parcours et backgrounds différents, lu des livres, regardé des films, visité des pays ou régions qui les ont façonnés et fait d’eux l’homme et la femme qu’ils sont devenus. Etre d’accord sur tout et à tout moment n’est simplement pas possible. Et cela peut évidemment créer des étincelles.

Un ami à moi me disait il y a quelques années lors d’un échange sur les relations de couple qu’il n’aime pas que ceux qu’il aime le contrarient. Je lui ai alors dit qu’il valait mieux qu’il ne se mette jamais en couple avec quelqu’un car une telle chose n’est simplement pas possible. Et si jamais cela arrivait, ce serait une espèce de dictature ou l’un des partenaires impose son point de vue et a toujours raison, et l’autre est opprimé et privé du droit de s’exprimer librement, et de contribuer activement à la construction du couple.

En effet, deux intelligences valent toujours mieux qu’une. Si dans un couple c’est une seule personne qui pense et décide de tout, tout seul ou toute seule, tout le temps, ce couple n’est pas sain. Il n’est pas fort. C’est un couple diminué, privé de tous ses moyens et ses atouts. Le dictateur continuera à dicter si l’autre partenaire choisit, pour une raison ou une autre, de laisser faire et de vivre cette vie misérable et opprimante, ou alors l’autre partenaire refuse cette situation et, alors, il y a clash!

Des éclats de voix, il y en a et il y en aura dans tout couple. Des conversations difficiles où vous peinerez à trouver des mots justes pour transmettre votre pensée à votre partenaire. Mais que cela reste des éclats de voix et pas autre type d’éclats. Et, vous savez quoi? C’est sain! Chaque couple a besoin de confrontation de temps en temps. Et cela est tout a fait normal parce que c’est normal de ne pas être d’accord sur tout tout le temps, d’avoir des divergences de point de vue.

Lorsque cela arrive, et cela arrivera, échangez de façon responsable. Souvenez-vous qu’il ne s’agit pas pour l’un d’avoir raison et pour l’autre d’avoir tort, mais surtout de trouver un common ground, ce common ground où le gagnant c’est le couple! Et surtout, veillez à ce que dans toute confrontation, la dignité de chacun des partenaires reste INTACTE!

Confrontation?

 

Ton tour!

Si tu as aimé cet article et l’as trouvé utile, partage-le!  Et si tu as des trucs qui te permettent de construire un mariage sain, épanouissant et qui dure, je serais heureuse de les connaître, mes lecteurs et lectrices aussi!

Celine

 

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Loin des siens. Loin de tout!

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Il est 4:30 mn. La nuit est déjà tombée. Et il neige. Fortement. J’ai beaucoup hésité avant de me rendre à cette boutique à la sortie du travail. Ces deux dernières semaines ont été très éprouvantes pour moi. Alors, la dernière chose dont j’avais envie de faire était de faire des courses. Mais il le fallait car, malgré toutes les épreuves auxquelles nous sommes confrontés au quotidien, il faut continuer, n’est-ce pas?

Ne jamais jeter l’éponge.

Se relever et continuer.

Poser un pas après l’autre.

Toujours.

Vivre et surtout aider à vivre autant que faire se peut. Tendre la main à ceux et celles qui sont seuls, frustrés, découragés, déprimés, dépassés par la vie et ses multiples coups.

Aider ceux qui, comme David, se sentent seuls. Terriblement seuls. Loin de tout et de tous leurs êtres chers en ce moment si important de l’année.

David, que j’ai rencontré à l’arrêt du bus, est au Canada depuis trois ans et m’a avoué que c’est dur. Très dur. Emotionnellement. Socialement. Académiquement. Voici plus concrètement ce qu’il me dit après que nous ayons fait connaissance.

“Qu’est-ce que je fais ici, loin de ma terre, seul? Je donnerais ma vie pour retourner chez moi. Je n’ai jamais voulu venir ici. Mais, mon avis n’a pas compté. Pourtant il s’agit de ma vie. Mes parents ont décidé et je n’avais plus qu’à leur obéir. Personne ne m’a préparé à la réalité terrible que je vis depuis que je suis arrivé dans ce pays. La transition est dure et n’est pas terminée et je ne pense pas qu’elle terminera dans un avenir proche. Ou même un jour. Ce pays n’est pas pour moi, simplement.”

David est togolais, fils de parents nantis qui, comme plusieurs parents africains, veulent et font tout ce qu’ils peuvent pour que leurs enfants étudient et travaillent à l’étranger. Que ces enfants aient des rêves personnels, différents, qu’ils veuillent suivre un chemin différent de celui que leurs parents veulent tracer pour eux est simplement hors de question. Le résultat c’est des jeunes hommes et femmes incompris, déprimés, coupés du reste du monde dans lequel ils n’arrivent pas à s’intégrer, isolés de tout comme David qui, me l’a-t-il avoué, n’était pas sorti de sa chambre depuis des semaines.

Des jeunes hommes et des femmes qui, de plus en plus, commettent l’irréparable, la seule façon pour eux de se faire enfin entendre.

Pour tous ces enfants obligés de quitter leurs familles, ces enfants dont certains ont a peine 17 ans, les fêtes de fin et début d’année sont synonyme de torture atroce. Et si, en plus de souffrir de la solitude, du mal du pays et de l’absence de leur famille, ils sont obligés de gérer certaines contraintes comme celle de devoir quitter leur chambre à la résidence universitaire pendant cette période de l’année particulièrement froide, comme c’est le cas d’ailleurs ici au Canada, le fardeau devient trop lourd à porter.

De ma conversation avec David, des conversations que j’ai eues avec d’autres étudiants internationaux avec qui j’ai échangé sur leur nouvelle vie depuis que je suis au Canada, et surtout d’après ma propre expérience en tant qu’étudiante dans ce pays, je retiens quelques leçons que je voudrais partager avec vous:

  • Ecoutez vos enfants lorsqu’il s’agit de leur avenir. Certes, vous devez jouer votre rôle de parent, de guide, mais essayez de ne pas vouloir vivre à travers vos enfants parce que vos enfants ne sont pas votre prolongement. Ce sont des êtres à part entière, différents de vous. N’essayez pas de vivre ce rêve que vous n’avez pas pu réaliser à travers eux.
  • Revoyez vos attentes envers vos enfants. C’est OK de ne pas avoir les meilleurs notes au Collège ou à l’Université. C’est tout aussi OK de se tromper de filière parce que nous sommes tous des humains, donc imparfaits, et de changer, même après quelques années d’études. Et surtout ne considérez pas ces années comme perdues. Non!
  • Vos enfants auront certainement et énormément appris pendant cette période de tâtonnement, apprentissage qui leur permettra de mieux affronter la vie demain car à côté de la vie académique, il y a la vie. La réalité qui exige que l’on ait des compétences pas toujours académiques.
  • C’est normal et même nécessaire d’aider vos enfants à changer de cap lorsqu’ils se sont trompés de filière/programme. Imaginez un tout petit peu leur détresse. Dans le cas de David, non seulement il n’avait jamais voulu venir au Canada, mais il a dû étudier ce qu’il n’aimait pas, parce que ses parents en avaient décidé ainsi. Par respect pour ces derniers, il a continué, malgré lui, s’est accroché, pour leur faire plaisir.

Pour ne pas les décevoir.

Mais plusieurs abandonnent, en secret, et n’osent pas en informer leurs parents qui, en Afrique, croient que les choses vont bien pour leurs enfants, jusqu’au jour où ils découvrent le pot aux roses. Parce que les enfants, redoutant la réaction de leurs parents, n’osent pas s’ouvrir.

  • Créez les conditions pour que vos enfants puissent vous parler et se confier à vous sans aucune crainte de représailles. C’est seulement dans ces conditions que certains drames peuvent être évités et que vous pouvez réellement les aider lorsqu’ils ont besoin de vous.
  • Les mauvaises notes ne signifient pas la fin du monde. On peut avoir des mauvaises notes et réussir dans la vie. Plusieurs personnes prospères aujourd’hui n’ont jamais terminé le secondaire et étaient médiocres à l’école. Mais cela ne les a pas empêché d’être au sommet aujourd’hui, chefs d’entreprises prospères qui emploient ceux et celles-là qui étaient brillants en classe! Regardez autour de vous et vous verrez de quoi je parle.
  • Il n y a pas que la vie académique: vos enfants sont d’abord des êtres humains qui ont besoin de vivre une vie sociale et affective, et qui ont surtout besoin d’aide, de votre aide pour réussir ici aussi. Ils sont traumatisés, ont le mal du pays et sont en manque de leurs familles, ce qui peut sérieusement affecter leur santé mentale et les pousser à commettre l’irréparable. Le changement qu’ils vivent est drastique pour qu’on le prenne à la légère.

Le secondaire est un environnement structuré où les enfants sont encadrés et bénéficient d’appui et d’orientation constants. Les enseignants tiennent à ce que vous réussissez et s’y investissent. Lorsque vos notes sont mauvaises, ils cherchent à savoir pourquoi, en discutent avec vous et avec vos parents, suggèrent des stratégies pour vous aider à vous rattraper, etc. Ils sont vos enseignants mais aussi vos tuteurs et mentors en quelque sorte. Au Collège et à l’Université, c’est tout le contraire. Personne ne veille sur vous.

Personne ne vous demande des comptes ou encore vous rappelle ce que vous devez faire.

Personne ne vous demande si vous avez fait vos devoirs, etc.

Je me rappelle que nous réveillions nos enfants tous les matins à 7 heures lorsqu’ils étaient encore avec nous, veillions à ce qu’ils ne s’attardent pas trop, à ce qu’ils n’aillent pas à l’école sans avoir fait leur toilette ou encore en pyjama comme certains enfants le font ici. Nous veillions à ce qu’ils aillent à l’école et ne manquent aucun cours. A l’Université, personne d’autre ne fera tout cela. Dans ce nouvel environnement, on s’en fout et les enfants peuvent très rapidement et facilement perdre pied.

  • Préparez sérieusement vos enfants à réussir cette importante transition dans leur vie, et surtout réussir leur nouvelle vie.

“Personne ne m’avait dit que je dois changer de manière d’étudier. Je croyais que tout irait bien avec la stratégie que j’ai toujours utilisée au secondaire pour étudier, laquelle a toujours marché et m’a permis de réussir à mes examens,” nous a dit notre fils lorsqu’il s’est confronté à la réalité du monde universitaire.

Ces enfants commencent une nouvelle vie dans une nouvelle structure scolaire et un nouveau contexte et doivent aussi gérer leur nouvelle vie loin de leurs parents pour la première fois. Une nouvelle vie où ils doivent s’occuper de tout, faire leurs courses, établir et gérer un budget, préparer leurs repas, prendre soin de leur maison/chambre, faire leurs lits, leur lessive, la vaisselle, payer leurs factures à temps, naviguer leur nouvel environnement, en plus de répondre aux multiples attentes et exigences académiques.

Tout ceci peut se révéler trop lourd à porter surtout si ces enfants n’ont pas appris à se prendre en charge tôt. Nous, parents, oublions souvent cet important aspect de la vie et échouons à cultiver en nos enfants ces importantes aptitudes nécessaires pour vivre une vie réussie.

David n’a pas encore abandonné. Mais, qui sait combien d’enfants qui vivent la même réalité que lui l’ont déjà fait?

David n’a pas encore sombré dans l’alcool ou la drogue pour tenter de noyer ses soucis. Mais, qui sait combien d’enfants qui vivent la même réalité que lui l’ont déjà fait?

David vit encore seul, et refuse de se mettre en couple juste pour avoir quelqu’un qui va lui préparer à manger, faire sa lessive, sa vaisselle, faire ces courses qu’il abhorre, et bien d’autres choses que ses parents faisaient pour lui au pays. Mais, combien d’enfants qui vivent la même réalité que lui l’ont déjà fait? Juste pour s’en sortir. Mais, en couple, c’est dur aussi. ça, c’est un autre débat que j’aborderai plus tard.

Que la gratitude soit avec vous!

Céline Magnéché Ndé Sika

 

Parce que la vie doit continuer!

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Le 22 Décembre dernier, quelques heures après mon arrivée auprès de lui à l’hôpital, un grand ami à moi s’est éteint. Il y avait été conduit en urgence dix jours plus tôt après avoir fait une crise. Il souffrait depuis quelque temps déjà d’un mal qui s’est avéré être le cancer du foie. Nous sommes au Canada, un des pays les plus avancés de cette planète où la médecine et les formidables avancées technologiques permettent de tutoyer la mort et même de l’empêcher de frapper. Dans le cas de mon ami, elle a gagné et mon ami s’en est allé après des mois de lutte contre ce mal qui frappe de plus en plus de personnes, indépendamment de l’âge, du genre et du statut social.

Depuis quelques années Noël est synonyme de tristesse pour moi. Le 24 Décembre 2011, mon papa s’est éteint après sept années de maladie. Accident Vasculaire Cérébral.

L’année dernière, une amie à moi s’est également éteinte au milieu du mois de Décembre.

Il y a un mois, un grand ami à moi est mort d’un accident de circulation.

Et, comme je l’ai dit ci-dessus, le 22 Décembre 2015, c’était au tour de Matthieu. 51 ans.

“Il est au ciel. Il est avec Dieu maintenant. Il ne souffre plus. Soyez forts et ne pleurez plus!”

C’est ce que l’on me dit. Je veux bien y croire et j’essaie d’être forte. De ne pas pleurer. Mais, comment rester intacte, comment ne pas pleurer toutes les larmes de son corps face à la perte d’un être cher?

Comment ne pas douter de l’existence même de Dieu lorsque cette personne dont dépendaient une multitude de personnes pour survivre décède? La maman de Matthieu est encore vivante, en Afrique. Aveugle… Ses soins et son alimentation étaient assurés par son fils qui est parti.

Parti pour toujours.

Que va-t-elle devenir?

Comment Dieu, s’il existe, peut-il permettre que ce genre de choses arrive?

Pourquoi ce Dieu permet-il que les parents enterrent leurs enfants? Ce devrait être l’inverse, non?

Noël et le Nouvel An c’est pour célébrer, pas pour pleurer. Malheureusement, pour plusieurs personnes, Noël et le Nouvel An c’est synonyme de pleurs.

De tristesse.

De douleur.

De souffrance.

Mais la vie doit continuer, n’est-ce pas?

Pour ceux qui restent. Oui, la vie doit continuer. Et aussi, j’en suis convaincue, la meilleure façon de rendre hommage à ces êtres chers qui sont partis c’est de vivre. Prendre le temps de vivre et surtout de faire ce qu’ils aiment et ce dont ils rêvent parce que tout peut être perdu à tout moment. Tout peut s’arrêter à tout moment.

A tout moment.

C’est pourquoi je suis retournée au travail le lendemain du décès de mon ami. Parce que je refuse de laisser la mort définir mon présent et mon avenir. Ce que j’ai vécu pendant les dix derniers jours de mon ami qui s’est éteint devant moi a laissé des traces indélébiles en moi. Mais, surtout, cela m’a préparée à mieux affronter le présent et l’avenir, plus consciente que jamais de:

  1. La fragilité de notre condition d’humains. La vie ne vaut rien, même si rien ne vaut la vie!
  2. La nécessité de vivre chaque instant de la vie que nous avons la chance de vivre comme si c’était le dernier. Comme si c’était le dernier! Je ne veux pas dire faire des abus. Non! Vivre, humer, savourer, explorer, apprécier, chaque moment, ces petites choses et détails qui font le bonheur.
  3. La nécessité d’aider ceux qui ont besoin de soutien à vivre la vie qu’ils désirent et qu’ils méritent parce que personne n’est venu sur cette terre pour souffrir, voyons! Nous sommes les gardiens de nos frères et soeurs, disait le pape Jean Paul II, avec raison. Matthieu, qui était prêtre, a touché la vie d’énormément de personnes pendant son séjour dans cette vallée des larmes. Il ne voyait pas sa vie autrement. C’est d’ailleurs pour cela qu’il a donné sa vie à Dieu qu’il servait à travers ses prochains.
  4. La nécessité de dire à nos êtres chers combien nous les aimons et surtout de le-leur montrer par des actes concrets. Nous ne le faisons pas souvent. Ou alors pas assez souvent. Par pudeur. Par ignorance. Parce que que notre culture ne nous-le permet pas. Ou encore parce que notre ego surdimensionné nous l’interdit. De grace! Arrêtons et commençons par altérer cet ego qui nous empêche de cultiver et de semer l’amour.
  5. La nécessité de créer et surtout de prendre soin de ses relations là où on vit. Mon ami était africain vivant au Canada depuis des années. Sa famille biologique est en Afrique, bien évidemment. Mais, sa famille, celle qui l’a accompagné pendant ses derniers moments était composée de ses confrères et de ses amis. Nous étions sa famille ici au Canada. Nos frères et soeurs ce ne sont pas toujours ceux et celles que l’on pense. Notre famille n’est pas toujours celle que nous croyons.

 

Ton tour…

Nous avons tous ete touches, de pres ou de loin, a un moment de notre vie, par la mort. Mais personne ne veut y penser. Personne ne veut en parler. Pourtant elle est la. Presente. Impitoyable. Previsible mais tres souvent imprevisible. Redoutee. Combattue autant que faire se peut. Que signifie-t-elle pour toi? Peut-on en tirer quelque chose de bon? Ton opinion, ta reponse compte pour moi et pour les autres lecteurs de ce blog!

Prenez soin de vous pour vous et pour ceux qui vous aiment!

Celine Magnéché Ndé Sika

Une pensée pour ceux qui ne fêtent pas!

Sans domicile
Il a beaucoup neigé ces jours-ci et il fait froid.
Vraiment très froid.
C’est Janvier. Au Canada.
Lorsque un de mes amis a appris que j’avais l’intention d’aller poursuivre mes études dans ce pays, il m’a dit que j’étais devenue folle et que seuls des fous pouvaient décider de vivre dans un congélateur. “Il y a des gens qui vivent dans ce pays” lui –ai-je dis. “Ces gens-là ont dû faire quelque chose de grave pour mériter ce climat inhumain” m’a-t-il répondu.
 
Non, les canadiens n’ont rien fait au ciel pour mériter ces conditions climatiques extrêmes. Et, imaginez-vous qu’avec ce froid…criminel, certaines personnes sont dans la rue parce qu’elles n’ont nulle part où aller.
Sans domicile fixe.
Sans domicile simplement.
Pour une raison ou une autre, ces gens se sont retrouvés dans la rue. En été, ils dorment dans des parques mais, en hiver, plus question de le faire. Tous les jours, pendant presque six mois, ils doivent résoudre l’équation du logement (en plus d’autres équations comme la nutrition, l’habillement, etc.) s’ils n’ont pas pu avoir une place dans les rares abris qui existent pour eux.
 
Ces hommes, ces femmes et ces enfants (parce que oui, il y a aussi des enfants parmi eux, des adolescents) n’ont pas fêté Nôel. Le Nouvel an non plus.
 
Tout comme ceux qui ont perdu un être cher, leur boulot, ou souffrent d’une maladie comme le cancer et ont appris que rien ne peut être fait pour les sauver.
 
Ou encore ceux et celles qui sont entrain de divorcer. Et que sais-je encore?
Pour toutes ces personnes pour qui Noêl et le Nouvel An n’ont pas été joyeux, je vous prie d’avoir une pensée, une prière.
Et un geste.
 
Certes, cela ne ramènera pas les êtres bien-aimés qui sont partis.
 
Cela ne reconstruira pas non plus l’union qui s’est décousue.
 
Cela n’éliminera pas le handicap dont souffrent certains, et n’arrêtera pas le tic-tac sinistre de la montre pour ceux-là pour qui il n’est plus qu’une question d’heures avant qu’ils ne nous quittent pour toujours. Pour l’au-delà. Mais cela pourra très certainement donner un peu de réconfort aux malades et ceux qui sont éprouvés par le départ de leurs êtres chers, un peu de chaleur aux sans abris, de l’espoir et surtout de l’encouragement à ceux qui souffrent des âffres du chomâge.  
 
Bonne et Heureuse Année 2016!
Et que la Gratitude soit avec vous!
Celine Magneche Nde Sika

Tirez le meilleur profit de chaque jour car demain est un mystère

Je n’arrive pas encore à le croire.

Je refuse même de le croire.

Totalement.

Parce que je trouve cela injuste. Injuste de ne pas pouvoir jouir des fruits de sa longue vie de travail acharné. Une vie qui n’a pas été du tout tendre avec nous mais que nous avons affrontée avec courage et détermination, acceptant ce qui était hors de notre contrôle avec sérénité et donnant le meilleur de nous-mêmes pour changer ce que nous pouvions et vivre la vie que nous désirons et méritons.

Injuste de partir alors que nous avions pris les meilleures dispositions possible pour que notre corps ne nous trahisse pas: bonne diète alimentaire, activités sportives régulières, le nombre d’heures de sommeil dont notre corps a besoin.

Oui, je trouve injuste qu’à 65 ans, l’âge où des gens prennent leur retraite pour commencer une nouvelle vie, on doive quitter ce monde.

Oui, parce que 65 ans c’est jeune aujourd’hui. Très jeune même.

En effet, il est de plus en plus courant de côtoyer des octogénaires et même des centenaires jouissant d’une bonne santé, participant et contribuant activement à la vie et au développement de leur communauté. C’était d’ailleurs le prochain projet de cet ami qui nous a brusquement quittés il y a quelques jours.

Il envisageait de s’investir activement dans le développement de sa communauté rurale grâce aux initiatives créatrices d’emplois pour les jeunes. Nous avions même commencé à travailler sur ces projets-là.

Hélas, ils ne verront pas le jour! En tout cas, pas les siens.

La vie est formidable.

Surprenante.

Déconcertante.

Et surtout pleine d’incertitudes. De surprises! Mais, ce qui est sûr, c’est que demain est un mystère. Demain ne nous appartient pas. Notre seule possession c’est aujourd’hui que nous pouvons transformer pour lui donner la forme et le visage que nous souhaitons.

Transformer mais aussi en tirer le meilleur des profits. Vivre et aider les autres à vivre parce que, finalement, c’est cela qui donne un sens à notre vie.

En effet, nous sommes tous et toutes de passage sur cette terre et, comme mon défunt ami l’est depuis quelques jours, nous serons de l’histoire ancienne un de ces jours. Comment voulez-vous que l’on se souvienne de vous lorsque vous ne serez plus de ce monde?

Pensez-y, et faites de votre mieux, pendant que vous êtes encore ici et pendant que vous le pouvez, pour que votre volonté soit faite après vous. Et, parlant de la volonté, je ne peux m’empêcher de penser au testament, cet important document que nous négligeons trop souvent, et dont nous payons les conséquences très chèrement.

Mon défunt ami l’a-t-il fait?

J’espère de tout coeur que oui.

On ne compte plus le nombre de familles qui se déchirent, se battent et s’entretuent parce que, pour une raison ou une autre, cet important exercice n’a pas été fait.

Vous aimez votre famille. Je n’en ai aucun doute. Vous souhaitez que cette dernière continue à vivre en paix et en parfaite harmonie lorsque vous aurez quitté ce monde. Alors, faites votre part pour que ce rêve devienne réalité après vous! Si vous n’avez pas encore écrit votre testament, faites-le, ou alors actualisez-le, mettez-le à jour si vous avez vécu des évènements qui ont changé votre vie depuis que vous avez écrit votre testament: divorce, décès, remariage, vie en commun avec un autre partenaire, famille reconstituée avec des enfants amenés dans le couple par les deux partenaires, etc.

Que vous ayez une cuillère, un plat, une bicyclette, un bout de terrain, une chambre, une cabane, un véhicule, des actions dans une ou des affaires, ou de l’argent dans un compte bancaire, parlez, clairement, formellement, pendant que vous le pouvez et pendant qu’il est encore temps. Faites-le pour vous-même et pour ceux et celles que vous aimez.

Si vous ne le faites pas, vos biens finiront entre les mains de ceux/celles que vous ne voulez pas, ou alors pourriront simplement parce que votre famille se déchire devant les tribunaux. Aussi simple que cela.

A votre Bonheur!

Celine Clemence Magneche Nde Sika

Le mariage se construit patiemment, régulièrement, par les personnes qui constituent le couple

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Il y a quelques jours j’ai reçu une demande d’aide pour sauver un couple qui bat de l’aile. Un message de plus qui vient souligner les difficultés que rencontrent les couples pour vivre ensemble de façon harmonieuse et construire une union forte, saine, prospère, et dans laquelle chacun s’épanouit et est heureux. Mais voyez-vous, les demandes que je reçois ne viennent pas toujours de jeunes couples. J’en reçois également de personnes qui vivent ensemble depuis des années déjà, et qui n’ont toujours pas trouvé la formule qui leur permette d’éviter ces difficultés qui mettent à mal tant de couples.

Je voudrais partager avec vous dans cet article quelques conseils qui viennent de l’apprentissage et de l’expérience, la mienne essentiellement. Apprentissage au jour le jour, parfois douloureux, mais nécessaire, enrichissant et salvateur.

Malgré toute la littérature, les institutions et autres cabinets de consultation qui existent au sujet du mariage, finalement, c’est à chaque couple de trouver la formule qui lui permettra de construire son couple compte tenu de l’unicité et spécificité de chaque couple. En d’autres termes, c’est à chaque couple de:

  • définir la vision qu’ils ont de celui-ci (que voulons-nous être, où voulons-nous être, que voulons-nous que notre couple soit dans 6/12 mois, 2, 3, 5, 10 ans?)
  • poser les fondations de leur couple
  • surtout de travailler ensemble et ce, régulièrement, sans relâche, pour construire et prendre soin de leur couple.

Parce que rien n’est donné. Et rien n’est acquis non plus. C’est un travail constant et permanent que doivent réaliser les personnes qui forment le couple. C’est comme du lait sur le feu qu’il faut constamment surveiller (efforts et sacrifices) et ajuster le feu de temps à autre pour maintenir le lait à la température que nous souhaitons, et éviter qu’il ne se gâte, ou qu’il bout et se verse (évaluations régulières de la relation/du couple pour savoir si le couple a toujours la même vision qu’ils ont définie, si tout va bien, s’il y a des choses à corriger, à rectifier).

Les 28 ans de mariage que mon mari et moi avons passés ensemble nous ont appris que les quatre principaux piliers de vie en couple sont:

  •  L’amour
  • Le respect
  • L’engagement
  • La complicité

Ces piliers tiennent le couple et lui permettent de rester uni tout en regardant dans la même direction. Mais, pour atteindre cet objectif, ces piliers ont besoin d’un dialogue sincère, transparent, régulier et permanent entre le couple, alimenté surtout par un projet de vie commun. Ce projet de vie commun est fait de plusieurs petits projets choisis de commun accord par le couple et réalisés ensemble: que voulons-nous avoir réalisé dans 6/12 mois, 2, 3, 5, 10 ans?

Le dialogue et la communication ne s’installent pas tout seuls: c’est au couple de rendre cela possible. Et surtout de travailler à le maintenir et créer des conditions pour que chacun se dévoile entièrement et s’exprime avec confiance.

Tout cela demande beaucoup de discipline et beaucoup d’efforts, beaucoup de compréhension et beaucoup de flexibilité de part et d’autre. Chacun de nous est une personne différente qui est née et a grandit dans un environnement différent, avec des valeurs et une culture différentes. Même deux vrais jumeaux sont différents, et rester ensemble ou s’entendre pour eux aussi demande beaucoup d’efforts de part et d’autre. Les différences de point de vue sont donc normales et, au lieu de nous opposer, elles devraient plutôt nous renforcer et nous permettre de construire une union solide. Ceci est possible si chacun dans le couple met ce dernier en avant et au dessus des intérêts personnels, et cherche à construire et pas à gagner, à faire triompher son point de vue.

Pour que ces quatre piliers survivent et jouent efficacement leur rôle, le couple doit aussi, le plus souvent, aller à l’encontre de leur entourage respectif, et définir et faire respecter le type de relation qu’il doit y avoir entre cet entourage et le couple. Pour cela aussi, il faut beaucoup de courage et de persévérance.

La vie de tous les jours avec ses multiples contraintes et le stress permanent, les défis du monde du travail où on nous demande toujours un peu plus chaque jour, la vie de famille qui demande aussi toujours plus d’attention et de présence émotionnelle, tout le temps, les crédits avec des taux d’intérêt hallucinants à rembourser et surtout gérer, tout cela et bien plus peut sérieusement nuire au couple si les personnes qui le constituent n’y font pas attention. Mais si, à la fin de la journée, nous nous souvenons que notre couple et notre famille sont notre priorité, et qu’ils passent avant tout, même avant nos propres intérêts personnels, nous aurons crée le cadre pour l’ épanouissement de cette institution.

A toi maintenant…

Je suis sûre que tu as des trucs et outils qui pourraient aider nos lecteurs et lectrices, ceux qui envisagent de se marier, ou ceux qui le sont déjà, à construire une union heureuse et forte. Ta contribution serait la bienvenue, tu sais!

Celine Magnéché Ndé Sika

Vivre simplement pour que les autres puissent simplement vivre


Depuis l’année dernière, je suis volontaire dans un centre pour personnes âgées. Je me suis fixé pour objectif de m’y rendre au moins une fois toutes les deux semaines quelque soit ma charge de travail. Et Dieu seul sait que j’ai à faire! Mais, comme je l’ai toujours dit, on a toujours du temps pour ceux qu’on aime, estime, pour ce qui nous tient à coeur. Donc, ceux et celles qui vous jurent qu’ils vont vous appeler, vous écrire, vous rendre visite, vous rendre service et ne le font pas, ne sont pas sincères. En effet, ils n’ont pas le courage de vous dire que vous êtes quantité négligeables. Parce que c’est exactement ce qu’ils pensent mais n’osent pas ou alors n’ont pas l’élégance ou la décence de vous le dire. Si ces personnes avaient du respect pour vous, ils vous le diraient pour vous épargner l’attente, cette attente qui n’en finit jamais et qui a la vertu de vous empêcher de voir ailleurs…

Comme je disais tantôt, là-où il y a la volonté, il y a le chemin. Donc, je vais voir mes amis les seniors. Certains ont oublié jusqu’à leur nom. Ils ne savent pas où ils sont, parlent sans arrêt pour dire des choses qui, pour nous, sont dépourvues de tout sens, restent prostrés au même endroit pendant des heures et n’y bougeront pas si on les y laissait. Font leurs besoins sur eux et resteraient avec cet encombrant colis éternellement si on ne les en débarrassait pas. Se déshabillent sans scrupules et se promènent ainsi devant tout le village sans aucune honte. Pleurent sans motif apparent, sans motif apparent, se comportent comme des nourrissons et dépendent totalement des autres pour manger, se vêtir, faire leur toilette, etc.

Photo mains seniors

Ces hommes et ces femmes ont pourtant été actifs dans leur vie passée. Ils et elles ont occupé des postes parfois très importants il y a quelques années. Certains ont accumulé des fortunes et sont encore à la tête de ces fortunes. Et pourtant, les voici, au soir de leur vie, là, à attendre la fin. Ne se rappelant plus de rien, même pas de leurs enfants. Même pas leur propre nom!

Leur fortune? Ils s’en fichent! Faites de cela ce que bon vous semble!

Les joies de ce monde? De quoi est-ce que vous parlez, chers amis? Ces hommes et ces femmes ne savent même plus s’il faut jour ou nuit, s’ils sont des hommes ou des femmes. Enfin, la plupart car c’est pas tous et toutes qui sont dans cet état de décrépitude aussi avancé.

Hier j’ai justement participé à une formation organisée à l’intention des volontaires et du personnel de ce centre dont le but était de nous aider à mieux aider nos amis les seniors. Parce que, je dois l’avouer, jusque-là, j’avais de la peine à comprendre le comportement de ces charmants hommes et femmes. Comment comprendre que quelqu’un vous dise qu’il est propre et sa couche pas souillée alors que celle-ci l’est et pollue affreusement l’air?

Comme je n’arrivais pas non plus à comprendre pourquoi mon père, qui n’avait jamais été violent de sa vie, n’avait jamais lévé la main sur notre maman, donnait subitement des coups de poing à cette dernière, laquelle voulait tout simplement l’aider, le changer, lui donner à manger, le laver, etc. Hier, j’ai enfin eu des réponses à ces questions qui m’habitent. L’Accident Vasculaire Cérébral (AVC), ou encore ce que nos amis anglophones appellent « dementia », sont responsables de ce genre de comportement. Frappé par ces éléments, le cerveau humain dégénère, meurt petit à petit jusqu’à la fin. La vrai fin qui a commencé lorsque ces éléments se sont manifestés.

Pourquoi est-ce que je te raconte tout ceci?

Parce que je souhaite que nous apprenions à relativiser.

A ne pas prendre tout trop au sérieux.

Même pas la vie car, que vaut-elle encore pour mes amis seniors à qui je rends visite pour aider à prendre soin d’eux et leur tenir compagnie même si certains ne savent pas qui je suis et se fichent carrément si je suis là ou pas?

Ces biens que nous accumulons sans arrêt, sacrifiant tout pour les avoir et n’hésitant pas à tuer, humilier, escroquer, exploiter, exproprier les autres pour nous en procurer, un jour, nous n’aurons même plus conscience de ces biens. Un jour nous oublierons jusqu’à notre propre nom, comme mes amis seniors. Si nous avons la chance (ou la malchance tout dépend) de vivre aussi longtemps que ces derniers.

Relativiser, vivre simplement pour que les autres puissent simplement vivre, vivre l’instant présent, apprécier toutes ces bénédictions que nous avons , vivre pleinement cet instant présent qui est en fait notre seul et unique bien/possession; vivre et laisser vivre, vivre et aider les autres à vivre, respecter autrui ainsi que ses biens, et aider à construire un monde où il fait bon et mieux vivre pour TOUS et TOUTES!

Voici mon message à toi, message inspiré par mes visites chez mes amis seniors au soir de leur vie. Lis et fais lire, s’il te plait. Nous avons tous besoin de temps en temps d’écouter certaines choses, souvent tres simples, pour reconsidérer certaines choses, redevenir humains et surtout revoir le cours le notre vie. Enormement de peine, de souffrance et de crimes nous seraient épargnés si nous étions conscients, tout le temps, que nous ne sommes que des humains et de passage sur cette terre.

A votre bonheur!