Tu peux réaliser tout ce que tu te proposes!

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Bientôt le mois de Février va s’achever. Et Mars va poindre son nez. Et puis ce sera Avril et…. Décembre.

Le temps passe. Ou mieux, nous passons.

En Janvier dernier nous avons, ou la plupart d’entre nous a pris des résolutions. Et nous nous sommes engagés à les metre en oeuvre pour atteindre cette taille tant rêvée, commencer à écrire ce livre, réaliser ce voyage aux Iles Maldives, acheter cette voiture, cette maison tant désirée, obtenir cette promotion au boulot, déménager enfin dans ce quartier que j’adore, apprendre une deuxième langue ou faire ce Master. Retourner à l’école. Commencer enfin ce business. Manger sain et mener une vie saine…

Nous voici en Fevrier. Ou en sommes-nous avec nos résolutions?

Une amie me disait qu’elle avait décidé de perdre ces kilos qu’elle avait en trop et d’obtenir un corps ferme, pas comme celui de Sylvester Stallone dans Rambo, mais des bras, des jambes, un ventre et un fussier fermes. Mais, mon amie se cache dans la maison lorsque le personal trainer arrive et dit à ses enfants de lui dire qu’elle n’est pas à la maison.

Ridicule parce que le personal trainer a son argent qu’elle s’entraîne ou pas. Alors, lorsque mon amie n’est pas là, le jeune homme va ailleurs aider ceux et celles qui veulent vraiment atteindre leurs objectids de santé et de fitness.

Et, demander à ses enfants de dire à l’entraineur qu’on n’est pas à la maison alors qu’on y est c’est apprendre à ses enfants à mentir. Et, croyez-moi, ces derniers apprennent très vite et, la leçon venant de leurs parents, ils l’assimilent sans la questionner le plus souvent.

Prendre une décision ou rêver, c’est une chose. Plannifier des actions que l’on va mener pour transformer cette décision en action, c’en est une autre. Et, agir, oui, agir, c’est l’étape la plus compliquée de tout le processus. Là où plusieurs d’entre nous échouent. Pourtant, nous pouvons réaliser tout ce que nous nous proposons. Si nous le souhaitons vraiment et créeons des conditions pour que cela se réalise.

J’ai décidé de faire de l’exercice physique parce que c’est bon pour ma santé physique et mentale, parce que c’est bon pour éviter certaines maladies liées à l’inactivité. Je vois autour de moi les conséquences de cette inactivité. C’est effrayant!

Mais, chaque fois que je veux me mettre sur mon vélo, sortir marcher ou encore faire des abdos, il y a toujours quelque chose qui se met sur mon chemin. Mais, je résiste. Pour m’aider à le faire,  je regarde une photo de moi que j’ai placardée là où je dois la voir tout le temps, je regarde aussi cette photo de personnes obèses et alors je fonce sur mon vélo.

Ma motivation c’est avoir une pêche d’enfer, porter mes vêtements sans trop souffrir, tous mes vêtements, me sentir bien et en bonne santé quelque soit mon âge. Parce que, croyez-moi, c’est possible d’être en forme, en santé et sexy à tout âge. C’est aussi possible d’avoir toutes ces maladies liées à l’inactivité et une mauvaise hygiène de vie à 15 ans!

Si tu avais déjà abandonné tes résolutions, rectifies et reprends-les! Sans aucune honte. Ton future te remerciera pour l’avoir fait.

A ton Bonheur!

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Serons-nous toujours ensemble?

 

Marriage doesn't guarantee you will be forever together

 

Le mariage est un risque.  Un gros risque. Je m’explique.

Le risque de se perdre en aimant l’autre.

Le risque de ne plus exister en tant que individu avec ses projets et ambitions personnels.

Le risque de perdre des amis.

Le risque de perdre sa famille.

Le risque de perdre son indépendance.

Le risque de perdre sa tranquilité.

Le risque de perdre l’autre.

Le risque de ne plus être  aimé.

Le risque de voir son coeur brisé en mille morceaux.

Le risque d’être trahi.

Le risque d’être humillié.

Le risque de ne plus jamais réaliser ses rêves personnels.

Le risque de perdre ses biens, sa voiture, sa maison, son argent.

Le risque de perdre sa vie!

Oui, le mariage est un gros risque, les amis.

Alors, cela vaut-il la peine de s’engager?

Tout a fait! Absolument, les amis! Si on le fait pour de vraies raisons, avec la vraie personne (on partage les mêmes valeurs surtout), et lorsqu’on est prêt. Et lorsqu’on le fait librement. Sans aucune pression.

Et, serons-nous toujours ensemble?

Rien n’est sûr, love. Les gens meurent. Les gens se séparent. Des malentendus surgissent et souvent sont irréconciliables. Les gens que l’on croyait connaître (une erreur car on ne peut vraiment jamais connaître l’autre qui reste et restera un mystère même si on dort dans le même lit) se révèlent souvent être de parfaits inconnus. Des gens quittent leurs partenaires pour d’autres personnes plus jeunes, plus vieilles, plus minces, plus musclées, plus instruites, plus riches, plus…

Non, rien ne garantit que l’on sera toujours ensemble. Mais on peut essayer de le rester. C’est possible. On peut travailler ensemble pour que la flamme ne meure jamais.Oui, c’est possible!

A ton bonheur!

Pendant qu’ils se battent pour garder leur fauteuil et manger…

Etes-vous déjà allé dans un hôpital dans un état critique et on a refusé de vous recevoir pour une raison ou une autre? Pas de lit disponible, pas de médecin en ville, pas d’électricité pour réaliser votre chirurgie, pas d’infirmiers parce que ceux-ci sont en grève depuis 5 mois –le Kenya vient de le vivre- parce qu’ils sont fatigués de recevoir des salaires ridicules?

Avez-vous déjà vu votre être bien-aimé mourir sous vos yeux dans une ambulance après 18 heures d’attente dans le parking des services d’urgence parce qu’il n y avait pas de lit pour le recevoir? Cela vient aussi de se passer au Kenya. Alex Madaga est mort après avoir été victime d’un accident de circulation et attendu 18 heures dans une ambulance. Dans le parking des services d’urgence d’une structure médicale. Pour mourir après.

Avez-vous déjà vu votre fille avancer lentement mais sûrement vers la mort pendant des heures et des heures après avoir été mordue par un serpent parce que dans toute la province il n y a pas de sérum antivenimeux et encore moins une ambulance pour la transporter d’urgence ailleurs où elle pourrait recevoir des soins et sauver sa vie?

Avez-vous déjà vu, impuissant, un être cher mourir dans une ambulance coincée pendant des heures dans les embouteillages monstres que connaissent nos villes et où aucun conducteur de véhicule ne veut se mettre de côté et laisser passer l’ambulance?

Avez-vous déjà vu votre personne mourir  sous vos yeux parce qu’il n y a aucune ambulance disponibe pour l’amener d’urgence à l’hôpital où il aurait pu être sauvé?

Avez-vous déjà été victime d’un braquage chez vous, avez appelé la police qui n’est jamais venue ou alors est arrivée 10 heures après que les bandits aient fini de vous tuer, bastonner, voler, violer votre femme et vos filles? Et la police arrive pour vous menacer d’inculpation parce que vous vous êtes défendu avec un pilon comme toute arme?

Avez-vous déjà observé, ahurri et impuissant, comment votre maison se transforme en chaleur et en fumée alors que vous avez appelé les sapeurs pompiers qui vous ont tranquillement dit, après que vous ayez appelé quarante fois sans les avoir, que leur seul camion citerne n’a pas d’eau -parce que les robinets de la ville ont tari depuis des mois- et encore moins de carburant, et qu’il faut que vous y mettiez du carburant et remplissiez la citerne d’eau avant qu’ils puissent bouger?

Un nombre infini d’africains vivent cette réalité au quotidien et celle-ci n’a pas l’air de changer ni dans un avenir proche ou même lointain parce que ne c’est pas le souci, même pas le dernier des soucis des gouvernants de nos pays qui sont plutôt occupés à protéger leur fauteuil et remplir leurs comptes bancaires dans les paradis fiscaux ailleurs. Et nous les aidons à y parvenir. En votant pour eux. Parce qu’ils sont de chez nous. Parce que quelqu’un de chez nous doit aussi être autour de la mangeoire nationale même si cette personne, une fois à table grâce à notre vote, nous ignore majestueusement. Pauvres de nous! Crevez si vous voulez, ils s’en fichent. D’ailleurs, cela limitera le nombre d’opposants et d’empêcheurs de voler, tricher et de vivre en paix.

Voilà!

Qui nous sauvera?

Il n y a que nous pour nous sauver. Nous ne devons plus rien attendre de ceux-là qui sont supposés créer des conditions pour que nous puissions vivre la vie que nous désirons et méritons. La situation des services d’urgence de nos pays ne les intéresse pas. Ils ont d’autres options, voyez-vous. Lorsqu’ils sont malades, ou lorsque les membres de leurs familles le sont, ils prennent l’avion -acheté  avec ton argent, oui, l’argent du contribuable-, facilement et sans trop de tracas comme le commun des mortels -ils n’ont pas souvent besoin de visa car ils ont deux, trois ou même quatre nationalités- pour aller se faire soigner dans les pays ou d’autres dirigeants ont choisi de servir leur peuple au lieu de les voler. Je me demande toujours où est-ce qu’ils iraient si d’autres n’avaient pas veiller à ce que ces  hôpitaux soient crées.

Mais encore faut-il que nous soyons conscients de cette réalité inhumaine qui est la nôtre –l’innacceptable est depuis devenu la norme- et de notre force en tant que peuple uni, et surtout de notre capacité et devoir d’exiger et d’obtenir que les choses changent. Et de contribuer  à faire que les choses changent. Si nous ne faisons rien et choisissons de regarder ailleurs, nous serons tous victimes de cette situation, même ceux-là qui peuvent aller se faire soigner ailleurs. Il y a quelques années, une des femmes les plus puissantes de mon pays est décédée après avoir  été victime d’un accident de la circulation pendant que le gouvernement se battait pour l’ évacuer en Europe pour des soins. S’il y avait des structures médicales de pointe et de qualité avec des médecins qualifiés et efficaces, la dame aurait été soignée sur place avec succès et sa vie aurait été certainement sauvée. Mais, comme il n y avait rien,  la mort a gagné! Finalement, nous sommes tous dans le même bateau.

Qu’est-ce que tu en penses?  Quel est l’ état des services d’urgences et des hôpitaux dans ton pays? Ton opinion compte. Talk for change!

Je vous salue!

 

Ce n’est pas parce que tout le monde fait quelque chose que c’est correct

Nous vivons dans un monde vraiment étrange où les valeurs ont foutu le camp et où on ne sait plus faire la différence entre le bien et le mal. C’est la confusion totale! Et ce ne sont pas nos soit-disant leaders ou dirigeants qui vont montrer la voie à suivre.

Le président Sud Africain Jacob Zuma est empêtré depuis son accès au pouvoir dans plusieurs cas de corruption spectaculaire chez lui, ce qui lui vaut l’hostilité franche de ses concitoyens et toutes ces menaces de destitution qu’il vit en permanence. Une enquête est actuellement menée contre lui et son ex-épouse Nkosazana Dlamini-Zuma –en route pour la présidence de son pays- par le bureau de fraude du Royaume Uni (The United Kingdom Serious Fraud Office) parce que les deux –plus d’autres membres de la famille du président- auraient détourné plusieurs millions de dollars du trésor public sudafricain. Mais, même avec cet enième scandale, l’homme reste indéboulonable et est même célébré. Une immense statue lui a été construite dernièrement au Nigeria. Il échoue en tant que leader et est célébré. Le monde à l’envers. Pendant ce temps, des vrais patriotes, des vrais héros et héroines ne le sont pas malgre la contribution unique et grandiose a leur nation. La petite Mary Njengo Mokaya’ 14 ans, qui est décédée le 2 Septembre dernier dans l’incendie de son dortoir dans un établissement scolaire pour jeunes filles à Nairobi au Kenya parce qu’elle aidait ses camarades à échapper aux flammes est une de ces héroines. Peter Ndingori,  un garçon de la rue, qui est lui aussi décédé il y a quelques jours au Kenya, emporté par les courants d’eau violents après avoir sauvé deux de ses amis, enfants de la rue comme lui, qui étaient entrain de se noyer, est lui aussi un grand patriote. Mais ils ne sont pas célébrés, même pas mentionnés, et ne le seront peut-être jamais. Ils n’auront certainement jamais de monuments construits en leur mémoire pour leur extraordinaire don de soi, leur altruisme, désintéressement et générosité.

Ils ne le seront pas comme tous les autres héros et héroines africains qui sont morts pour la bonne cause et qui sont oubliés alors que les voleurs, les tueurs, les corrupteurs, les tricheurs, les traîtres, les escrocs et autres prédateurs sexuels sont célébrés et vénérés, siègent dans nos assemblées nationales, occupent des postes importants dans le pays ou dirigent carrément le pays. Une façon de montrer clairement à nos enfants que le vol, la tricherie, la corruption, l’assassinat, la trahison, l’exploitation des autres ne sont pas vraiment si mauvais que cela. Pourtant ils le sont! Et il est temps que nous cessions de semer la confusion dans l’esprit de nos enfants et instillons en eux les valeurs et les principes qui dictent notre conduite et nous définissent comme des humains.

Oui, les escrocs escroqueront toujours car on a beau chasser le naturel, il revient toujours au gallop. Bernard Madoff, l’escroc du siècle qui a ruiné la vie de milliers de personnes et embarrassé plusieurs banques qui faisaient affaire avec lui, a récidivé en prison – il a écope de 150 ans d’emprisonnement – en tentant d’escroquer ses co-détenus. Et les malhonnêtes seront toujours malhonnêtes même s’ils sont présidents de la république. L’habit ne fait pas toujours le moine, vous comprenez. Nous devons par conséquent aider nos enfants à discerner le mal du bien en leur donnant les outils dont ils ont besoin pour résister et ne pas hurler avec les loups.  Nos enfants ont besoin de repères, de garde-fous, de modèles.

 

Ton tour…

Connais-tu des héros qui méritent d’être connus et célébrés pour inspirer et éduquer dans un monde sens dessous-dessus?

Nomme ces héros et dis nous pourquoi ils sont des héros ou des héroines d’après toi et tu pourras ainsi  éclairer plus d’un enfant!

 

L’écriture, les prédateurs sexuels et les autres…

Il y a quelques jours je suis allée dans une ambassade demander le visa Schengen pour voyager en Europe et, lorsque la dame qui m’a servie m’a demandé ce que je fais pour gagner ma vie et que je lui aid dit que j’écris, elle a marqué une pause, m’a regardée longueument et s’est exclamée par la suite:

“Ah, c’est donc votre mari qui travaille!”

“Ecrire c’est un métier, Madame, même si l’écrivain est Freelance. Vous avez certainement entendu parler de Paulo Coelho, J.K.Rowlings, Chimamanda Ngozi Adichie, et tous ces hommes et femmes qui vivent de leur plume,” lui ai-je répondu.

Pour cette dame comme pour plusieurs autres personnes, l’écriture, tout comme la comédie et le football il y a quelques années, n’est pas un boulot. Il faut avoir un boulot de 9-5 pour être considéré travailleur ou travailleuse. Même celles qui sont femmes au foyer continuent à être considérées comme des oisives. Faire le ménage, les courses, faire la cuisine, la lessive, la vaisselle, repasser le linge, s’occuper de sa famille, régler les conflits, encadrer les enfants après l’école, gérer l’intendance, organiser les voyages de la famille, les évènements de la famille, et plusieurs autres choses, certains continuent à croire que tout ceci n’est pas un boulot. Même les femmes elles-mêmes. Il est temps de corriger cela surtout aujourd’hui où de plus en plus de personnes choisissent de travailler pour vivre et non plus de vivre pour travailler et ce, contre un salaire de misère paée par des employeurs qui vous utilisent, au sens propre comme au sens figuré, pour construire leur richesse et assouvir leurs pulsions sexuelles. Etre son propre boss, faire ce que l’on aime, choisir à qui offrir ses services et gérer son propre emploi de temps n’est plus un luxe mais un choix que de plus en plus de personnes font aujourd’hui.

Certes, c’est difficile parfois, surtout lorsque l’on est à ses débuts et que l’on cherche à construire une clientèle fidèle. Mais, la passion, la perséverance, le travail bien fait et le temps finissent par faire leur effet et produire les résultats escomptés. Et, c’est toujours infiniment mieux de travailler pour soi-même que de le faire pour quelqu’un d’autre pour qui vous n’êtes qu’un objet qu’il utilise pour prospérer et qu’il exploite sexuellement et tranquillement parce qu’il sait que vous êtes foiré et avez besoin de ce boulot, que vous n’oserez pas le dénoncer et que, même si vous le faites, personne ne vous croira, et certains vous blameront même d’avoir créé des conditions pour que le prédateur opère. C’était le cas jusqu’à il y a peu. Mais les choses ont commencé à changer depuis queques semaines du côté des USA, du Canada et de l’Europe. Bill Cosby, Kevin Spacey, George  H W Bush, James Toback, Ben Affleck, Kalanick, Harvey Weistein, Tariq Ramadan, tous des hommes puissants qui ont utilisé leur pouvoir et leur argent pour utiliser les plus vulnérables. Des hommes qui ont sévit pendant des décennies sans que personne ne lève le moindre petit doigt pour dénoncer leur comportement horrible alors que cela se savait.

Cela se savait mais personne n’a rien dit, même ceux qui pouvaient et devaient le faire. Un silence, un environnement et une société qui ont permis à ces hommes de continuer à prospérer jusqu’à il y a quelques semaines. Parce que la vérité finit toujours par émerger et surnager comme l’huile sur l’eau. Finalement les victimes, trop longtemps opprimées, ont eu le courage de parler pour dénoncer, interpeller la société sur son silence et demander que des actions soient prises pour que plus jamais personne n’use et abuse de l’autre sexuellement sans son consentement. Pour que plus jamais personne n’utilise son statut, pouvoir ou richesse pour exploiter sexuellemet les plus vulnérables.

A quand l’Afrique comme le disait feu Professeur Joseph Ki Zerbo? Quand est-ce que les langues vont enfin se délier en Afrique parce que, ici aussi, les femmes et les hommes sont victimes de harcelllement sexuel et de viol par d’autres femmes et hommes qui utilisent leur pouvoir, statut et richesse pour abuser des autres. Ces prédateurs sont parmi nous, vivent avec nous, travaillent avec et auprès de nous. Ce sont des politiciens, des businessmen, des pasteurs et autres prêtres, des enseignants,  et j’en passe. Nous choisissons de fermer les yeux sur leur comportement condemnable et nous nous concentrons plutôt sur leur argent et leur succès.

Comme plusieurs femmes africaines, j’ai été moi aussi victime de harcèlement sexuel. A plusieurs reprises par ceux-là même en qui j’avais confiance. Des prêtres, mes enseignants, mes patrons. J’ai abandonné le chemin de l’église à cause du harcèlement sexuel des prêtres. Mon dossier de recrutement dans une université au Cameroun a disparu  parce que j’avais refusé les avances de mon boss. Quant à ma Maîtrise préparée à l’Université de Yaoundé -j’avais régulièrement suivi les cours, participé à tous les examens et soutenu mon mémoire avec brio-, je ne l’ai jamais eue parce que le président du jury a confisqué le procès verbal de la soutenance et est mort avec le document il y a quelques années. La raison? J’avais refusé de passer par le canapé comme toutes les filles qui avaient la malchance de lui plaire le faisaient. Le doyen de l’université en avait besoin pour me délivrer mon diplôme. Lorsque j’ai sollicité l’aide de directeur de mémoire, il m’a recommandé de passer par le canapé du prédateur comme le faisaient les autres filles. J’ai abandonné mon diplôme parce que j’avais et j’ai des principes qui me guident et que rien ni personne ne peut piétiner. J’avais aussi une autre option. En effet, je préparais cette maîtrise tout en étant étudiante en formation dans une école au Cameroun. Plusieurs de mes camarades d’université n’avaiet pas ce choix et ont simplement abandonné l’école parce que, comme moi, elles avaient des principes, une dignité et ne voulaient pas se salir. Elles ne voulaient pas être associées à des personnes pouries.

Pendant que j’attendais mon recrutement dans cette université que j’ai mentionnée plus haut, je travaillais comme vacataire et jouais en même temps le rôle de conseillère auprès des jeunes filles qui me sollictaient tout le temps pour les aider à repousser les avances de leurs enseignants qui menaçaient de leur donner de mauvaises notes si elles les repoussaient.

A quand? Nous devons parler pour dénoncer ces comportements innacceptables et contribuer à ce que les choses changent. C’est nous qui ferons changer les choses et personne d’autre et, lorsque je parle de nous, je veux dire les hommes et les femmes. Parce que les victimes c’est les épouses, les mamans, les soeurs, les filles, les tantes, des autres, de ceux-là qui regardent et laissent faire ou regardent ailleurs pendant que tout ceci se passe.

Ton tour…

Quelle est ton expérience? Partage-la pour que les autres sachent qu’ils ne sont pas seuls et pour que les choses changent! Parle pour changer!

 

 

On a toujours de quoi être reconnaissant

Reconnaissance

 

J’écris cet article assise dans ma salle de travail. Je regarde à travers la fenêtre et ne peut pas m’empêcher d’admirer la beauté du paysage. Le temps est superbe, pas le froid glacial de certains pays, encore moins la chaleur abominable d’autres. Juste ce qu’il faut. J’ai préparé ma tasse de thé habituelle et ai décidé de le boire sans ajout. Pas de sucre. Pas de lait. J’ai banni le sucre depuis presque deux ans déjà. Il paraît que le miel est un bon substitut. Je préfère boire mon thé comme cela pour mieux savourer ce breuvage aux multiples vertus. Lorsque j’aurai fini ce thé, je passerai à l’eau chaude, oui, parce que c’est excellent pour nous aider à prendre soin de notre corps, cette unique maison dans laquelle nous vivons. Notre temple certains diront.

Lorsqu’on a 20 ans, c’est souvent le dernier de nos soucis. On a d’autres chats à fouetter. On veut conquérir le monde. On veut refaire le monde. On ne comprend pas qu’on ne nous comprenne pas. On prend des risques, souvent inutiles. Mais, lorsqu’on prend de l’âge, les priorités changent significativement. On devient plus conscient que notre temps est limité sur cette terre et qu’il est important de prendre les mesures nécessaires pour rendre notre séjour sur cette terre aussi heureux que possible. On fait attention à ce qu’on mange et boit car c’est ce que nous mangeons et buvons qui nous tue. On célèbre chaque jour qu’on a la chance de voir parce que, les amis, ce n’est pas un acquis.

En effet, au moment où on se lève de son lit et s’apprête à commencer une nouvelle journée, quelqu’un quelque part, souvent un bébé, se bat désespérément pour vivre, luxe qu’il ne pourra pas souvent se payer.

Oui, chaque jour que nous avons la chance de voir n’est pas toujours rose. Il est même souvent horrible, synonyme de douleur, souffrance, stress, etc.

Oui, cette promotion que tu attendais et pour laquelle tu as travaillé comme un animal n’est pas venue. Ou mieux, elle a été donnée à ceux qui, d’après toi, ne la méritent pas.

Oui, cette personne qui t’avait promis l’amour éternel t’a finalement plaquée dès que tu as fini de payer ses études et aidé à trouver un emploi pour une autre, plus jeune, plus good looking, plus instruite, plus mince, plus…

Oui, tu as découvert que cette personne que tu aimais plus que toi-même, et qui avait promis de t’aimer et de ne pas te faire du mal, a fait un enfant avec une autre femme, lequel a le même âge que ton premier né…

Oui, tu es sans travail depuis des années malgré tes efforts pour en trouver un…

Oui, le stress que tu subis de la part de tous parce que tu n’as pas encore eu d’enfant depuis ton mariage célébré il y a 1 an, ou de partenaire à 40 ans, est de plus en plus difficile à supporter…

Oui, tout cela est vrai, douloureux, et injuste. Mais, souviens-toi de tous ceux qui n’auront jamais 40 ans.

Souviens-toi de tous ceux qui ne peuvent plus se souvenir, de ceux-là qui ont tout perdu jusqu’à perdre leur mémoire, jusqu’à oublier qui ils sont.

Souviens-toi de ceux qui n’espèrent plus, comme cet enfant de 7 ans atteint de cancer en phase terminale qui attend, avec ses parents, le dernier jour.

Comme cet ami prêtre qui, atteint de cancer en phase terminale, attend, couché sur son lit de mort à l’hôpital, tous les appareils qui le maintenaient en vie débranchés, le grand départ.

J’ai appris à saluer chaque jour que j’ai le privilège de voir, quelque soit sa couleur parce que nous avons toujours quelque chose de quoi être reconnaissante. Ce n’est pas parce que les choses ne marchent pas comme je le souhaite que je vais refuser l’appel du futur. La vie est dure, certes, ce qui n’est et ne devrait être aucune surprise. Mais, la bonne nouvelle, heureusement, c’est qu’elle nous donne toujours les outils pour nous en sortir mais si et seulement si nous sommes prêts à les recevoir et à les utiliser. Un de ces outils c’est notre capacité à regarder ce que l’on a, au lieu de ce que nous avons perdu ou n’avons pas, et de nous souvenir que le jour finit toujours par se lever aussi longue soit la nuit!

Pour résumer? Voici 6 choses intéressantes à faire tous les jours pour te sentir merveilleusement bien et être superbe. Pour te faire du bien en un mot:

  • Penser positivement
  • Manger et boire sain
  • Faire de l’exercice physique, au moins une fois par semaine
  • Se faire moins de soucis et ne pas laisser le passé et tes circonstances venir t’emmerder et t’empêcher de vivre l’instant présent, ton seul bien
  • Travailler dur car rien ne viendra sans transpiration
  • Rire très souvent
  • Bien dormir, sur un bon matelas qui date de moins de 7 ans, dans un lit bien fait, avec du linge que tu aimes, loin des téléphones, téléviseurs et autres gadgets
  • Et pardonner à ceux qui vous ont offensé, pour vous, parce que, ne pas le faire c’est donner à l’autre le pouvoir de s’installer dans ton esprit et de le gérer
  • Et te pardonner toi-même

 

 

 

La résilience, une attitude vitale pour vivre une vie heureuse

Resilience

Pas très loin de chez moi il y a un supermarché très fréquenté pas seulement par les clients mais aussi par tous ces enfants qui, tous les jours, y accourent pour mendier. Bien évidemment, ils sont tenus à l’écart par les gardiens qui les pourchassent sans ménagement dès qu’ils se trouvent trop près du supermarché. Ils sont aussi houspillés, insultés et même battus souvent par certains clients qui n’aiment pas que ces enfants dont la plupart vient des bidonvilles les approchent. Ils les associent aussitôt à la pègre, au crime, à tout ce qu’il y a de mauvais.

Lorsque les clients arrivent, les plus grands se contentent de les interpeller et de leur demander de l’argent pour manger. Les plus petits vont à leur rencontre, les suivent tout en demandant de l’argent, vont parfois jusqu’à s’accrocher à leurs bras ou attraper un bout de leur vêtement, ce qui, bien évidemment, ne plaît pas du tout à certains. Mais, on a beau leur dire non, les houspiller, insulter, chasser et frapper, ils ne s’avouent pas vaincus et reviennent à la charge, toujours et toujours. Ils plient lorsqu’il le faut, mais ne rompent pas tel un arbuste malmené par le vent. Ils n’abandonnent pas. Ont-ils vraiment le choix? Peuvent-ils se payer ce luxe?

En effet, pour une raison ou une autre, ces enfants, qui devraient être dans une salle de classe, sont là, à mendier pour pouvoir manger et parfois même faire vivre leur famille, se préoccupant surtout de l’instant, du moment, du présent, le futur n’existant pas pour eux ou mieux étant étant synonyme d’incertitude et d’angoisse.

Observer ces enfants et surtout voir le sourire qui ne quitte presque jamais leurs lèvres malgré tant d’adversité pousse à réfléchir et invite à revoir notre attitude face à la vie et ses nombreux défis. En effet, voilà une belle leçon de vie, une belle leçon de résilience, une compétence vitale que plusieurs d’entre n’ont malheureusement pas pour survivre et surtout vivre dans un monde où les bas sont toujours plus nombreux que les hauts. Dès que les choses ne vont pas comme nous le souhaitons, nous maudissons le ciel, la terre et tous ses habitants, déversons notre rage sur de pauvres innocents, ou alors devenons hystériques et malades au point de frôler l’attaque cardiaque alors que nous pouvons acheter et lire un journal, porter une veste chaude et fashion lorsqu’il fait froid, changer de vêtement lorsque nous le désirons, choisir la marque de yaourt que nous voulons boire ou du véhicule que nous voulons conduire, prendre un café ou un cocktail dans un de ces bars chics de la capitale, voyager où nous voulons et manger ce que nous désirons.

Alors, buddy, la prochaine fois que tu penseras que le monde est injuste à ton endroit parce que le vol avec lequel tu souhaites voyager pour aller passer des vacances de rêves à Cancun a été annulé pour des raisons techniques et reprogrammé pour le lendemain avec des dédommagements généreux pour tous les voyageurs, ou parce que le téléphone iPhone dernier cri que tu viens d’acheter n’est pas encore arrivé, ou encore parce que ton gardien a mis 2 minutes de plus à venir ouvrir le portail de cette luxueuse villa out dans laquelle tu vis, respire profondément et dis-toi que cela aurait pu être pire. Mesure ta chance d’être qui tu es, ce que tu es, où tu es, d’avoir ce que tu as, de pouvoir faire ce que tu fais et surtout compte toutes ces bénédictions.