Only you can save you

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“-You should have walked away.

-I didn’t.

-Why?

-Because you never know how he is going to behave when you tell him your relationship is over. Because you never know how he is going to behave if you dare to tell him you don’t like that trip to his family home he had been forcing you to take for the last twenty five years. Because you never know how he is going to react when you tell him your heart was broken when he prevented you from going to the funerals of your little sister. Because you never know how he is going to react when you tell him that what attracted you to him does not exist anymore. Because you never know how he is going to behave when you tell him you don’t feel safe anymore. Because you never know how he is going to react when you tell him you don’t love him anymore. No, you just never know!”

This is one of the reasons why many people stay in toxic and destructive marriages or relationships.

Fear.

Because their partner is not a sweet person they met anymore but instead a violent person ready and able to do all the unbelievable and horrible things to keep their partner with them. Even when everything says the right thing to do is to let go.

They fear for their lives. And they are right because every single day people die or live miserable lives because of their relationship. But is staying the right decision?

As for me, when you have done your best to make your marriage or relationship work, to save your broken relationship and bring back that love which united you, in vain, it is wise to let go. Your life and happiness are more important than anything else, remember.

People make mistakes. You thought he or she was THE ONE, the person you were looking for to spend the rest of your life. You thought you were going to build this solid, happy, healthy and lasting marriage. You thought you were going to age together. This is not going to happen.

And then what?

Yes, people make mistakes! And it is very OK to make mistakes, right? And to walk away from a relationship when it is not working despite our efforts to fix it.

But what would be crazy and irresponsible would be to stay in a relationship where you are not happy, a marriage where you are not living and blossoming but surviving with fear as your daily companion.

Yes, it is hard to start all over again. It is scary because you don’t trust people anymore and don’t want to experience that nightmare again. It is very scary when you have no means to support yourself, and no friends. You will suffer. But you will get through, stronger, and have the life you desire and deserve.

Only you can save you, remember!

Your turn…

Do you relate? If this is you, you know what to do. Life is short. Your time is limited as Steve Jobs said. And no one deserves to live a miserable life because of someone’s else, a life they had no control over. If this is you, I really hope this post inspires you to do what is good for you. What is right for you. It is the right thing to do.

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Tout ce que nous qualifions de mauvais n’est pas toujours mauvais

Blessing in disguise

C’est un plaisir d’être à nouveau ici aujourd’hui pour partager avec vous un autre de ces articles que j’aime tant écrire pour parler de tout, mais surtout de ces choses qui empoisonnent notre existence déjà difficile. Ces choses qui nous empêchent de vivre la vie que nous désirons et que nous méritons. Je crois fermement que personne n’est venu sur cette terre pour souffrir. Mais je crois aussi que tout ce qui nous arrive dans cette vallée des larmes où nous vivons, arrive pour une raison bien précise même si nous ne la connaissons pas. Plus tard, on réalise que ce que nous prenions pour un malheur, était plutôt un “bon cacao dans un mauvais sac” pour parler comme Mongo Béti dans Ville Cruelle. C’est-à-dire un cadeau du ciel qui nous a été envoyé dans un emballage pas attractif.

Un fiancé ou une fiancée avec qui tu as passé plusieurs années et qui, à la dernière minute, juste quelques semaines avant votre mariage, t’annonce que votre histoire est finie parce que ta tête ne plaît pas à ses parents? Voilà ce que une de mes lectrices m’a dit il y a quelques jours. Dévastée, au bord du suicide.

Ma réponse?

Célèbre cela quelque soit la douleur que tu peux ressentir en ce moment-là car tu es libérée d’un partenaire qui courra voir ses parents à chaque fois pour que ceux-ci décident à sa place.

Tu es libérée d’un partenaire faible, de quelqu’un qui a peur d’être lui-même, de prendre des décisions et de faire respecter ces décisions.

Tu es libérée de quelqu’un immature qui est inconscient du mal qu’il cause aux autres en choisissant de laisser les autres lui dicter la vie qu’il doit vivre.

Tu es libérée d’un partenaire incapable de faire respecter ses choix et de se faire respecter.

Accepte sa décision, souhaite-lui bonne chance et continue avec ta vie. Il épousera la femme que ses parents auront choisie pour lui, pas celle qu’il aime et a choisie. Passer sa vie avec quelqu’un qu’on n’aime pas, dormir auprès de quelqu’un qu’on n’aime pas, faire l’amour avec quelqu’un qu’on n’aime pas, faire des enfants avec quelqu’un qu’on n’aime pas, y a-t-il vraiment pire punition que celle-là?

Nous aimons nos familles, nous les aimons vraiment, et nous aimerions pouvoir toujours faire ce qu’elles aiment, ce qui leur plaît, ce qui est en accord avec leurs souhaits mais nous sommes des adultes qui savons ce qui est bien pour nous, et ceci veut dire que nous devons couper le cordon ombilical avec nos familles lorsqu’il le faut, prendre nos propres décisions et assumer la responsabilité de nos choix, bons ou mauvais. Ce n’est pas toujours facile, certes, mais c’est nécessaire.

 

Ton tour…

As-tu déjà dit « Oui » aux autres en te disant « Non » à toi-même? Dans quelles circonstances? Et, surtout, comment as-tu vécu cela par la suite? Je serais heureuse que tu partages avec moi et nos lecteurs. Ce n’est pas toujours facile de dire « Non » lorsque l’on veut vraiment dire « Non. » C’est pourquoi ton histoire peut inspirer et motiver à relever ce défi!

La fusion dans un couple n’est pas la chose à encourager

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La fusion? Cette négation de l’autre et de soi-même débouche inévitablement sur l’explosion. Cherchez et encouragez l’épanouissement de votre partenaire! C’est cela la clé du Bonheur. François Cluzet

Cluzet a parfaitement raison car deux personnes qui se rencontrent et décident de cheminer ensemble sont deux individus différents, deux personnalités différentes. Deux tempéraments différents. Deux personnes qui sont nées, ont grandi et fréquenté des milieux différents -famille, école, église, environnement du travail, amis, collègues, etc.- qui, comme le dit Stephen R. Covey, ont silencieusement mais effectivement impacté leur vie et contribue de façon significative à définir leur cadre de référence et conditionné leurs comportements et attitudes. Et, parce que deux intelligences valent toujours mieux qu’une, et surtout aussi parce que chaque personne doit exister en tant que personne d’abord avant d’être partenaire, parent, enfant, voisin, collègue et j’en passe, une fusion quelconque signifie donc la négation de l’autre ou des deux, de tout ce potentiel au profit de personne.  Parce que je ne suis plus moi et tu n’es plus toi non plus! Or chaque couple a absolument besoin de différentes individualités qui le composent pour exister et prospérer. C’est la condition sine qua non pour que la relation reste saine, s’épanouisse au profit de tous et dure. Au cas contraire, bonjour les dégâts!

Ton tour…

Qu’est-ce que tu en penses? Fusion ou pas? Pourquoi? Je serais contente de te lire.

 

Une tradition qui n’aide pas les humains à grandir et s’epanouir ne vaut pas la peine d’être tout simplement

La culture

 

Lors d’un diner hier j’ai eu l’opportunité de rencontrer des gens formidables avec qui j’ai un débat très animé au sujet de la tradition. De nos traditions africaines plus précisément. Nous sommes à Toronto, en plein XXIème siècle, une ville où des gens de tout horizon ayant des cultures aussi diverses et différentes que les marques de voiture qu’ils conduisent y vivent et se côtoient au quotidien. On pourrait être tenté de croire que, dans ce pays où les droits des uns et des autres sont promus, respectés et appliqués indépendamment de leur genre, couleur de la peau, appartenance politique, religieuse ou orientation sexuelle, les traditions d’un autre âge n’ont plus droit de cité.

Que non!

Les uns et les autres voyagent avec leur culture et leurs traditions et veillent à ce que celles-ci perdurent. Même lorsque ces traditions les privent de leurs droits les plus essentiels. Tenez, une partie de la conversation que j’ai eue avec un des participants à ce diner:

« Mon ami:  “Lorsque nos parents ont parlé, les enfants n’ont plus rien à dire.”

Moi: “Mais, vous n’êtes plus des enfants aujourd’hui! Vous êtes des adultes, des pères et des mères de famille! Et vous vivez au Canada maintenant.”

Mon ami: “Oui, mais, nous sommes toujours les enfants de nos parents et nous nous devons de les respecter.”

Moi: “Je ne dis pas que vous ne devez pas respecter vos parents.”

Mon ami: “Nous devons respecter leur parole qui est sacrée.”

Moi: “Même si celle-ci vous détruit et vous empêche de vivre la vie que vous désirez et méritez?”

Mon ami: “C’est la tradition, mon amie.”

Moi: “Votre père sait-il que vous êtes amoureux de cette jeune femme?”

Mon ami: “Je le-lui ai dit.”

Moi: “Cela ne compte certainement pas, à ce que je vois. Peut-être son origine y est-elle pour quelque chose?”

Mon ami: “Non! Elle est de même origine que moi. Je ne pouvais pas m’hasarder à tomber amoureux d’une fille qui n’est pas de chez moi. Mon père m’aurait simplement renié.”

Moi: “Vous allez donc vivre la vie de votre père et pas la vôtre. Il ne connaît simplement pas votre réalité. Il est dans votre pays, à plusieurs milliers de kilomètres d’ici, et vous, vous êtes ici, au Canada. Comment pouvez-vous le laisser vous dicter votre vie ici?”

Mon ami: “Mon père ne peut pas me vouloir du mal. Il sait ce qui est bien pour moi.“

Moi: “Vous allez vivre une vie malheureuse, grâce à votre père, mon ami!”

Mon ami: “Ah, on va faire comment? Ce sont nos traditions et il faut les respecter!”

 

Qu’est-ce que papa veut?

Papa ne voudrait pas que notre ami épouse la jeune femme dont il a fait la connaissance il y a quelques mois et dont il est fou amoureux, ce qui est d’ailleurs réciproque.

Papa exige que notre ami aille chercher et épouser une fille du pays et au pays.

Comme vous pouvez le constater dans cet échange, nous nous sommes quittés sans que notre ami ait compris que le volant de ce véhicule qu’il conduit et qui s’appelle sa vie est entre ses mains, et qu’il a la responsabilité, l’entière responsabilité de prendre en main son destin.

Jusqu’au bout, il a continué à justifier l’injustifiable. Par naïveté? Par crainte? Par ignorance? Au nom de la tradition, l’inacceptable est quotidiennement commis. Des droits humains sont bafoués. L’être humain humilié et privé d’opportunités d’être, de vivre, de vivre heureux et d’utiliser tout son potentiel.

J’aime dire qu’il n y a que nous pour nous sauver. En effet, personne ne viendra à notre secours. Oui, les autres peuvent marcher avec nous. Mais, personne ne devrait marcher pour nous. Notre vie, c’est notre vie, et nous devons tout faire pour la vivre pleinement, pas à moitié. Ceci n’est possible que si nous prenons en main notre destin! Prendre en main son destin c’est questionner cette tradition opaque qui nous opprime. C’est installer le débat, un débat franc et froid avec ces personnes qui maintiennent cette couverture opaque sur la tradition au lieu de nous aider à la comprendre pour mieux la respecter et préserver.

En effet, je suis consciente de l’urgence de préserver nos origines et notre culture dans un monde où l’uniformité semble être la règle, parce que c’est cette culture qui fait de nous qui nous sommes. Ou mieux la somme de toutes les cultures que nous avons en nous.

Ton tour…

Qu’est-ce que tu en penses?  Faut-il respecter aveuglement ce que nous pensons être notre culture/nos traditions ou alors leur donner les outils dont elles ont besoin pour efficacement jouer leur rôle d’outil de développement personnel, économique et de la société?

Ne laissez pas le passé vous emmerder

Le passe

J’ai toujours pensé que lorsque des gens se rencontrent et décident de cheminer ensemble le restant de leur vie, ils sont sincères et, en principe, sont engagés à tout faire et tout donner pour que cette union vive et s’épanouisse pour le bien des principaux concernés et des enfants qui pourraient en naître. Pour le bien de la communauté également car, lorsqu’un couple s’entredéchire, ce n’est pas seulement ce couple qui en souffre, mais également les gens qui leur sont chers, leurs familles, leurs enfants s’ils en ont, la communauté qui doit gérer les conséquences du traumatisme dont les enfants sont victimes dans ce cas, et même souvent les parents qui se séparent parce que, il faut le dire, aucun divorce ne laisse intactes les personnes concernées.

Les raisons pour lesquelles les gens qui se sont aimés et juré amour éternel se séparent sont multiples. Et souvent, surprenantes.

Enormément de couples se désintègrent parce que ceux qui le constituent sont incapables d’oublier, de tirer un trait sur le passé et vivre le présent, leur présent, se concentrer sur l’incident présent.

“Oui, je savais que je ne pouvais pas compter sur toi parce que tu as toujours fait cela. Tu es toujours comme cela. Tu t’es toujours comporté comme cela. L’autre jour tu as fait ci… La semaine dernière tu as fais ça… L’année dernière tu as fais cela… En 1990 tu as fais cet autre truc…”

Personne n’aime qu’on lui répète à longueur de journée, de semaines, de mois, d’années, tout le temps, ses manquements. Personne! Parce que, souvent, nous en sommes conscients, en avons honte, et avons même demandé pardon pour ces choses que nous avons faites et qui ne nous honorent pas:

“J’ai eu un comportement ou dit des choses qui t’ont heurté. Je sais que ce comportement t’a heurté. Je sais que ces mots que j’ai prononcés t’ont blessé. J’aurais dû mieux faire. Je sais que j’aurais dû mieux faire. J’en suis sincèrement désolé. Je te promets que cela n’arrivera plus.”

C’est-à-dire, donne-moi une chance de te prouver que j’ai appris de cela et que je veux mieux faire à l’avenir. Alors, pourquoi restons-nous obstinément tournés vers le passé lorsque les choses vont mal? Il est évident que, dans chaque relation, le train va dérailler de temps en temps et nécessiter que l’on fasse appel à certaines compétences personnelles pour le remettre à nouveau sur les rails. La capacité à pardonner et demander des excuses sont deux de ces compétences extrêmement importantes.

Alors, lorsque les choses tournent au vinaigre, n’ouvrez pas les portes du passé si ce n’est pour construire un présent merveilleux et un futur époustouflant!

Ne laissez pas le passé vous emmerder ou s’installer entre vous. Et, surtout, condamnez l’acte, pas votre partenaire, parce que vous êtes une équipe qui a besoin de toutes ses ressources pour résoudre le problème qui s’est posé, et pas pour se battre l’un contre l’autre!

 

Ton tour…

Il n y a pas de relation solide, saine, épanouissante et qui dure si l’on ne peut pas demander pardon et présenter des excuses. Qu’est-ce que tu en penses?

 

 

 

J’avais dit oui, et j’étais sincère

oui
L’un des moments les plus importants lors de la célébration du mariage c’est lorsque les personnes qui se marient doivent déclarer, devant l’officier et les participants, qu’ils s’engagent dans cette union pour le meilleur et pour le pire. Lorsque nous le disons, est-ce que nous comprenons vraiment ce que nous disons? Est-ce que nous comprenons le sens de cette phrase? Sommes-nous vraiment prêts et capables de rester ensemble quelque soit ce qui se passe?

Ce que nous voyons autour de nous tous les jours amène à dire non!

Pour le meilleur et pour le pire? Non! Pour le meilleur seulement parce qu’il est facile de rester avec quelqu’un lorsque cette personne vous promène dans sa limousine et que vous profitez des avantages liés à cette limousine ou au statut de cette personne. Mais, combien de personnes sont prêtes à marcher à pied avec l’autre lorsque la limousine est en panne? Combien de personnes sont prêtes à rester lorsque notre partenaire perd son boulot, tombe malade et ne peut plus assurer, se retrouve en prison pour une raison ou une autre?

Très peu!

Monsieur est en prison? Je m’en vais recommencer ma vie ailleurs.

Monsieur ou madame est victime d’Accident Vasculaire Cérébral (AVC)?  Je le ramène dans sa famille et m’en vais recommencer ma vie ailleurs.

Tu perds ton boulot? Eh bien, je m’en vais vivre avec celui ou celle qui en a un.

Voilà ce qui se passe. A quelques exceptions près.

Lorsque mon père a été victime d’un AVC qui l’a rendu végétatif, ma mère n’a pas trahi. Pendant sept années elle était là, a fait tout, enduré tout, refusé de prendre du repos ou de permettre à quelqu’un d’autre de la seconder auprès de son mari malade, au risque de mettre sa santé en danger.

« J’avais dit oui, et j’étais sincère! » Voilà la réponse qu’elle a donnée lors des obsèques de notre papa pour expliquer cette fidélité à son défunt mari.

Aujourd’hui on se marie vite et se sépare vite, parfois avant même que l’encre utilisé pour signer l’acte de mariage n’ait séché. Parce qu’on est impatient, intolérant, arbore un ego surdimensionné, ignore ce que le mariage veut dire, parce que l’on s’est marié pour de mauvaises raisons, etc.

Cela fait trente ans que nous nous sommes dit oui. Pour nous car personne ne devrait dire oui à l’autre par contrainte, pour faire comme les autres, pour plaire aux autres, pour se venger, pour impressionner qui que ce soit, pour recevoir les allocations familiales, pour fuir la pauvreté, avoir les papiers et pouvoir enfin émigrer, parce que l’on recherche quelqu’un qui va s’occuper de nous ou de nos enfants, pour ne plus avoir faim, etc.

Nous nous sommes dit oui parce que nous nous sommes mutuellement aimés et appréciés, et avons su que nous étions faits l’un pour l’autre. Comment l’avions-nous su? En échangeant sincèrement, totalement, froidement. En aidant l’autre à nous connaître véritablement. Et à cause de ce truc qu’on ne pourrait expliquer, mais qui te dit, dès le premier instant où ton regard croise celui de l’autre, que c’est The One!

Avant de rencontrer l’homme qui devait devenir mon mari, j’avais juré de ne jamais me marier parce que ce que je voyais autour de moi ne m’encourageait pas à m’embarquer dans cette aventure souvent fatale pour tant de femmes. Mais, lorsque je l’ai vu, j’ai changé d’avis. Et, depuis trente ans, nous sommes ensemble! J’ai dit « Oui » et je le dirais encore aujourd’hui si j’avais à refaire pas parce que mon couple est parfait, mais parce que nous avons choisi:

  • De nous obstiner, de ne pas jeter l’éponge quand les choses vont mal ou dès le premier désagrément
  • De ne pas demander ce que l’on ne peut pas donner
  • D’aimer parce que aimer ou ne pas aimer c’est un choix
  • De condamner le comportement, pas la personne, et d’aider l’autre à prendre conscience et de changer ce comportement qui nous heurte
  • De créer de l’espace pour l’autre
  • De ne pas devenir un parce que la fusion c’est la négation de l’autre et de soi
  • De fixer des attentes réalistes
  • De communiquer clairement, de façon transparente nos attentes
  • D’être là pour l’autre et avec l’autre lorsque ça va mais aussi lorsque ça ne va pas
  • De toujours nous rappeler qu’à la fin, nous avons l’un l’autre, nous sommes une équipe
  • De construire ce couple dont nous rêvons et voulons être, un couple où chacun de nous travaille d’arrache-pied tous les jours pour pour construire.

Est-ce facile?

Non!

Est-ce possible?

Oui!

Comment?

Avec de la patience, beaucoup d’efforts et de travail sur sa personne, un engagement sincère et constant, un amour sincère. En effet, seul l’amour, un amour sincère, peut nous aider à atteindre cet objectif, à continuer lorsque tout va mal. Seul un amour vrai peut aider à comprendre. Pardonner. Donner une seconde et même une troisième chance à notre partenaire.

 

Se marier pour de mauvaises raisons peut être fatal

 

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Il est trois heures du matin la nuit dernière lorsque je reçois un énième coup de fil d’une amie qui m’appelle, cette fois-ci, de son lit d’hôpital où elle git, après avoir subit une importante opération visant à réparer les dégâts causés sur tout son corps et dans son corps par la bastonnade reçue de son conjoint.

“Je n’aurais pas du épouser cet homme! C’est ma faute. Je n’aurais pas dû l’obliger à m’épouser! me dit-elle, en pleurs.”

“Parce que tu l’as forcé à t’épouser? Je lui demande.”

“Je n’avais pas le choix, me répond-elle.”

“Pourquoi tu l’as fait?”

“J’étais tombée enceinte et ne voulais pas être fille-mère, c’est-à-dire la honte de ma famille et la risée de toute la ville, quoi. Et me voici aujourd’hui! Si seulement j’avais su!”

Mon amie aurait dû savoir que cette décision qu’elle avait prise était mauvaise, et surtout que l’avenir de leur couple ne s’annonçait pas radieux.

Son partenaire l’aimait peut-être, mais certainement pas au point de décider de passer le reste de sa vie avec elle. Elle s’est invitée dans sa vie. Elle s’est imposée dans sa vie, et est surprise des conséquences de sa décision.

Jacqueline Sauvage, la française libérée de prison il y a quelques mois par une grâce présidentielle après y avoir purgé une longue peine pour assassinat de son mari en sait quelque chose. Lassée d’être confondue avec un tamtam par son mari tous les jours et surtout craignant pour sa vie et celle de ses enfants que son mari violait régulièrement, elle lui vida le contenu d’un fusil dans le dos un jour où celui-ci l’avait encore tabassée et menacé de la tuer avec ses enfants.

Oui, Jacqueline aurait dû partir! vous direz. Mais, dire ou penser c’est plus facile que faire.

“Partir? Comment et pour aller où? Les comptes bancaires étaient tous en son nom et je n’avais plus d’amis. On ne fréquentait que les siens et il m’avait isolée de ma famille,” répond Jacqueline au jury qui lui pose cette question lors de son jugement.

Elle est libre aujourd’hui, vit entourée de ses enfants, est inconsolable parce que son fils qui s’était suicidé justement après avoir découvert que son papa violait ses soeurs lui manque, n’arrive plus à dormir et fait d’horribles cauchemars dès qu’elle ferme ses yeux, et va porter sur sa conscience la mort de son mari jusqu’à sa propre mort.

Jacqueline et son partenaire pouvaient-ils éviter ce drame? Bien sûr que oui!

Comment?

  • En ne se mettant pas ensemble, simplement. Mais cette décision requiert des qualités comme une solide imperméabilité aux qu’en-dira-t-on et une bonne dose de courage surtout dans un environnement où la société est intraitable avec les filles qui ont le malheur de tomber enceintes hors mariage. Elle suppose aussi que l’on est conscient des responsabilités que l’on a lorsqu’on met un enfant au monde, et qu’on a les ressources nécessaires -financières et émotionnelles- pour élever cet enfant et lui créer les conditions pour permettre à ce dernier de vivre la vie qu’il mérite
  • En mettant un terme à la relation lorsque tout mais alors tout indiquait que celle-ci n’avait pas d’avenir et surtout qu’elle constituait une menace pour la vie d’un des partenaires et les enfants. Mais, l’amour rend aveugle et nous prive souvent de notre capacité de réflexion, d’analyse et de jugement même lorsque tout, mais alors tout, indique que nous devons dé “Non, il/elle va changer! Surtout lorsque le partenaire violent demande pardon après son forfait, achète même le pardon de la victime avec des cadeaux, tout en promettant de ne plus recommencer. Mais, comme l’expérience a prouvé que “Qui a bu, boira,” il/elle recommence toujours et toujours. Jusqu’au jour où l’irréparable arrive.

Il y a aussi la peur de l’inconnu, la peur de ne pas pouvoir s’en sortir sans ressources, le manque de confiance en soi et en ses capacités de s’en sortir, situation créée par cette violence et assassinat psychologique exercés régulièrement sur la victime. Parce que, à force de nous dire qu’on ne vaut rien, on finit par y croire et même par créer les conditions de devenir un/une vaut-rien par notre comportement.

Il n y a pas encore de mort dans le cas de mon amie. Mais, tout peut arriver.

“Qu’est-ce que je dois faire? me demande-t-elle.”

“Ce qui est nécessaire et correct de faire dans une situation pareille, une situation qui dure depuis trop longtemps déjà et qui s’empire de jour en jour, sans aucun espoir de s’améliorer, lui dis-je. Si on aime la personne que l’on est et apprécie la vie, ce cadeau précieux que l’on a reçue. Et surtout ne me dis pas que tu n’as pas le choix parce que, figure-toi, nous avons toujours le choix.”

Que pouvons-nous tirer de cette histoire? Beaucoup de leçons:

  • Se mettre en couple avec quelqu’un pour de mauvaises raisons et surtout obliger quelqu’un à nous épouser est une erreur qu’il ne faut pas commettre parce que les conséquences d’un tel acte peuvent être fatales
  • Nous sommes au XXIème Siècle, une époque où nous avons les moyens de décider quand est-ce que nous allons avoir des enfants et, surtout, c’est un siècle où avoir un enfant hors mariage n’est plus un crime
  • Rien ni personne ne devrait porter atteinte à notre intégrité physique, psychologique, mentale. Alors, refuser de subir la violence de la part de son/sa partenaire et le-lui faire savoir devient une obligation dès que les premiers signes se manifestent
  • L’indépendance financière de chacun des partenaires est absolument nécessaire parce que les mariages se terminent, les partenaires meurent ou deviennent invalides, souvent incapables de se souvenir même de qui ils é Si on n’a pas pris les dispositions nécessaires, on est foutu!