J’avais dit oui, et j’étais sincère

oui
L’un des moments les plus importants lors de la célébration du mariage c’est lorsque les personnes qui se marient doivent déclarer, devant l’officier et les participants, qu’ils s’engagent dans cette union pour le meilleur et pour le pire. Lorsque nous le disons, est-ce que nous comprenons vraiment ce que nous disons? Est-ce que nous comprenons le sens de cette phrase? Sommes-nous vraiment prêts et capables de rester ensemble quelque soit ce qui se passe?

Ce que nous voyons autour de nous tous les jours amène à dire non!

Pour le meilleur et pour le pire? Non! Pour le meilleur seulement parce qu’il est facile de rester avec quelqu’un lorsque cette personne vous promène dans sa limousine et que vous profitez des avantages liés à cette limousine ou au statut de cette personne. Mais, combien de personnes sont prêtes à marcher à pied avec l’autre lorsque la limousine est en panne? Combien de personnes sont prêtes à rester lorsque notre partenaire perd son boulot, tombe malade et ne peut plus assurer, se retrouve en prison pour une raison ou une autre?

Très peu!

Monsieur est en prison? Je m’en vais recommencer ma vie ailleurs.

Monsieur ou madame est victime d’Accident Vasculaire Cérébral (AVC)?  Je le ramène dans sa famille et m’en vais recommencer ma vie ailleurs.

Tu perds ton boulot? Eh bien, je m’en vais vivre avec celui ou celle qui en a un.

Voilà ce qui se passe. A quelques exceptions près.

Lorsque mon père a été victime d’un AVC qui l’a rendu végétatif, ma mère n’a pas trahi. Pendant sept années elle était là, a fait tout, enduré tout, refusé de prendre du repos ou de permettre à quelqu’un d’autre de la seconder auprès de son mari malade, au risque de mettre sa santé en danger.

« J’avais dit oui, et j’étais sincère! » Voilà la réponse qu’elle a donnée lors des obsèques de notre papa pour expliquer cette fidélité à son défunt mari.

Aujourd’hui on se marie vite et se sépare vite, parfois avant même que l’encre utilisé pour signer l’acte de mariage n’ait séché. Parce qu’on est impatient, intolérant, arbore un ego surdimensionné, ignore ce que le mariage veut dire, parce que l’on s’est marié pour de mauvaises raisons, etc.

Cela fait trente ans que nous nous sommes dit oui. Pour nous car personne ne devrait dire oui à l’autre par contrainte, pour faire comme les autres, pour plaire aux autres, pour se venger, pour impressionner qui que ce soit, pour recevoir les allocations familiales, pour fuir la pauvreté, avoir les papiers et pouvoir enfin émigrer, parce que l’on recherche quelqu’un qui va s’occuper de nous ou de nos enfants, pour ne plus avoir faim, etc.

Nous nous sommes dit oui parce que nous nous sommes mutuellement aimés et appréciés, et avons su que nous étions faits l’un pour l’autre. Comment l’avions-nous su? En échangeant sincèrement, totalement, froidement. En aidant l’autre à nous connaître véritablement. Et à cause de ce truc qu’on ne pourrait expliquer, mais qui te dit, dès le premier instant où ton regard croise celui de l’autre, que c’est The One!

Avant de rencontrer l’homme qui devait devenir mon mari, j’avais juré de ne jamais me marier parce que ce que je voyais autour de moi ne m’encourageait pas à m’embarquer dans cette aventure souvent fatale pour tant de femmes. Mais, lorsque je l’ai vu, j’ai changé d’avis. Et, depuis trente ans, nous sommes ensemble! J’ai dit « Oui » et je le dirais encore aujourd’hui si j’avais à refaire pas parce que mon couple est parfait, mais parce que nous avons choisi:

  • De nous obstiner, de ne pas jeter l’éponge quand les choses vont mal ou dès le premier désagrément
  • De ne pas demander ce que l’on ne peut pas donner
  • D’aimer parce que aimer ou ne pas aimer c’est un choix
  • De condamner le comportement, pas la personne, et d’aider l’autre à prendre conscience et de changer ce comportement qui nous heurte
  • De créer de l’espace pour l’autre
  • De ne pas devenir un parce que la fusion c’est la négation de l’autre et de soi
  • De fixer des attentes réalistes
  • De communiquer clairement, de façon transparente nos attentes
  • D’être là pour l’autre et avec l’autre lorsque ça va mais aussi lorsque ça ne va pas
  • De toujours nous rappeler qu’à la fin, nous avons l’un l’autre, nous sommes une équipe
  • De construire ce couple dont nous rêvons et voulons être, un couple où chacun de nous travaille d’arrache-pied tous les jours pour pour construire.

Est-ce facile?

Non!

Est-ce possible?

Oui!

Comment?

Avec de la patience, beaucoup d’efforts et de travail sur sa personne, un engagement sincère et constant, un amour sincère. En effet, seul l’amour, un amour sincère, peut nous aider à atteindre cet objectif, à continuer lorsque tout va mal. Seul un amour vrai peut aider à comprendre. Pardonner. Donner une seconde et même une troisième chance à notre partenaire.

 

Pourquoi sommes-nous si seuls aujourd’hui?

L’un de mes passe-temps préférés est d’observer les gens autour de moi, m’émerveiller sur la formidable diversité des races, et lire les comportements des uns et des autres. Et, ce que je vois, m’inquiète. Les gens ne savent plus aimer, ont peur d’aimer et de dire “Je t’aime” sans courir le risque d’être dénoncé pour harcèlement. Interdit de complimenter quelqu’un sans courir le risque d’être traité de calculateur : qu’est-ce qui se cache derrière ce compliment?

Interdit de se retrouver dans l’ascenseur seul avec une femme…

Interdit de trop se rapprocher de quelqu’un.

Interdit de toucher l’autre.

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Conséquences: chacun est seul, se demandant pourquoi ceci arrive. Les femmes et les hommes cherchent désespérément un partenaire, ou une partenaire, à tout prix. L’autre jour j’ai découvert un programme très curieux à la télévision américaine. The Bachelor et The Bachelorette. Un célibataire, homme ou femme, rencontre plus de 20 autres célibataires à la recherche de l’âme soeur pendant un certain nombre de temps dans plusieurs endroits et pays différents, discute avec chacun /chacune de tout et de rien, sors, mange et dors avec ces candidats, tout ceci dans le but de savoir si l’autre est THE ONE. Plus la série avance, plus les candidats/candidates sont éliminés et c’est alors le festival de pleurs et de larmes parce qu’on a été rejeté. Parce qu’on n’a pas été choisi/e par l’autre. Parce que ce partenaire qu’on cherche désespérément et pour qui on est prêt à tout pour attirer et retenir son attention, nous rejette et préfère l’autre. A la fin, le bachelor ou la bachelorette choisit l’heureux élu ou l’heureuse élue avec qui il ou elle va faire sa vie.

Voilà où nous en sommes arrivés aujourd’hui. Si ce n’est pas des shows comme The Bachelor, c’est des pasteurs qui organisent des méga shows où des femmes du monde entier accourent avec l’espoir qu’à la fin, elles trouveront l’âme soeur, ce que promettent ces pasteurs qui, en fait, surfent tout simplement sur le désespoir de ces femmes pour se faire de l’argent. Parce que, comme vous l’avez imaginé, ces shows ne sont pas gratuits. Il faut délier les bourses! La salle de Conférence de Nairobi où ce genre de show a lieu de temps en temps est bourrée à craquer au point où les organisateurs sont obligés de placer des écrans géants dehors pour que celles qui n’ont pas pu entrer dans la salle puissant suivre le spectacle depuis l’extérieur. Le Pasteur, lui, est devenu immensément riche et ne se déplace qu’en… avion privé maintenant.

Pourquoi sommes-nous si seuls aujourd’hui?

Hier lorsqu’on était amoureux d’une fille, on travaillait dur pour conquérir cette personne. On lui faisait la cour. Souvent assidue. Sans se fatiguer. Sans se décourager même lorsque l’homme essuyait un refus, parfois vraiment…sauvage, de la part de la fille. L’homme lui écrivait des lettres ou des poèmes pour lui déclarer sa flamme. Il l’invitait au cinéma, au restaurant, au pique-nique et, lorsqu’ils se retrouvaient, ils étaient vraiment ensemble le temps de cette rencontre. Ils se parlaient. Vraiment. Les yeux dans les yeux. Rien mais alors rien ne s’interposait entre le couple.

Que se passe-t-il aujourd’hui? Les gens ne savent plus faire la cour ou alors pensent que ce n’est pas la peine, et croient que dès qu’ils vont te dire “Je t’aime”, tu vas te coucher immédiatement. Ils sont surpris que la fille les envoie promener après le premier rendez-vous où ils sont arrivés en retard et ne se sont même pas excusés, et ont passé le temps à surfer sur leur téléphone ou à répondre aux coups de fil.

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Aujourd’hui, les gens ne savent plus communiquer. Tout le monde se cache derrière ses écouteurs ou ses multiples téléphones et autres gadgets. Regardez autour de vous lorsque vous marchez dans la rue, êtes entrain de déjeuner ou dîner dans un restaurant et vous serez édifiés! Même à la maison,  à table, même au lit, ces gadgets s’interposent et empêchent de vivre!

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Parler à quelqu’un qui est totalement plongé dans son téléphone, sa tablette ou, qui répond toutes les cinq minutes aux coups de fil est absolument frustrant et est surtout l’expression d’un manque d’intérêt total pour l’autre. Un manque de respect total. Pourquoi dois-je perdre mon temps avec quelqu’un qui ne me respecte pas, qui ne peut pas me donner un peu de son temps, quelqu’un qui ne peut pas déposer son téléphone le temps d’un échange avec moi?

Voilà quelques unes des raisons pour lesquelles nous sommes si seuls aujourd’hui. Il y a des détails qui ne trompent pas et pour peu que l’on y prête attention, on les note et on prend acte.

Il y a des compétences –skills- vitales que chaque personne doit apprendre absolument. On apprend à lire, à compter et à écrire. On devrait aussi apprendre et ce, le plus tôt possible, à communiquer effectivement ses désirs, ses rêves, ses frustrations, ses émotions, ses souffrances, sans blesser l’autre, sans humilier l’autre. On devrait apprendre, on doit apprendre ces compétences, toutes ces autres compétences si nécessaires pour vivre une vie heureuse et épanouie, des compétences que malheureusement l’école ne nous enseigne pas. Parce qu’il y a l’école et il y a la vie, laquelle ne fait pas de cadeaux à ceux et celles qui ignorent son emploi de temps.

Le téléphone est utile, très utile. Il est le gadget le plus utilisé dans le monde et devance ainsi l’ordinateur. Il nous simplifie énormément la vie. Aujourd’hui de plus en plus de personnes s’en servent pour gérer leur vie quotidienne: communiquer, bien sur, prendre des photos, s’orienter, faire des réservations, acheter, faire des transactions bancaires, ouvrir leur chambres d’hôtel, etc. Et cette tendance va augmenter. Le téléphone est utile, à condition que l’on sache s’en servir. Sinon , il devient un obstacle et, au lieu d’aider, de construire, de rapprocher, il éloigne, il détruit. On peut en devenir facilement accro, au point d’oublier l’essentiel. Au point d’oublier que l’autre, que les autres sont là. Que le monde extérieur est là.  Que la vie est là et attend d’être vécue!

Des questions à poser? Des commentaires à faire? Des éléments à ajouter pour nous aider à prendre conscience et puis corriger ces défauts que nous avons et qui nous empêchent de trouver l’âme soeur et de vivre?

Céline t’écoute!

 

 

 

 

Célébrer la vie car elle peut cesser à tout moment!

 

Hier un grand musicien africain, un monument de la musique africaine, grand musicien tout court, s’en est allé.

Papa Wemba.

66 ans.

 

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Oui, c’est de lui qu’il s’agit. Sur scène et, sans crier gare, il s’est effondre et c’était la fin.

Pas le temps de dire aurevoir à sa famille, ses amis, ses millions de fans.

Lorsqu’il s’était levé hier matin, il avait des projets. Comme ce spectacle lors duquel il s’est effondré en pleine action. Et bien d’autres, je suppose.

Lorsqu’il est sorti de chez lui hier, Papa Wemba pensait y retourner après sa journée de travail, pour retrouver les siens et partager cette journée avec eux. La dernière chose à laquelle il aurait pensé c’est … la mort.

Sa propre mort.

Mais oui, c’est arrivé. De façon brutale. Comme cela est arrivé il y a tout juste quelques jours à un autre musicien de haut calibre, Prince.

C’est arrivé, comme cela peut arriver à chacun de nous. A tout moment.

A tout moment!

Ce départ … brutal de Papa Wemba me choque, comme c’est le cas pour plusieurs autres millions de ses fans. En effet, j’ai survécu en Espagne pendant mes études pendant la décennie 1990 grâce à “Viva la Musica, Nouvelle écriture” un de ses plus grands succès. Je suis tombée amoureuse de cet album que j’écoutais lorsque j’avais le mal du pays. Lorsque l’Afrique me manquait. Lorsque les miens me manquaient. J’écoutais Papa Wemba parce que, ma famille et moi, nous adorons sa musique.

J’écoute toujours cet album.

Viva la Musica

“Wake Up” aussi. Un autre bel album réalisé avec un autre grand, le Grand Mopao.

Wake Up

Oui, je suis choquée. Et triste.

Mais, aussi bouleversant qu’il soit, ce triste évènement nous rappelle que nous sommes tous et toutes de passage sur cette terre. Cette vallée des larmes.

Cet évènement nous rappelle que la vie est fragile. Que nous sommes fragiles.

Que nos jours sont comptés. Et que, par conséquent, nous devons être prêts pour le grand départ. Tout le temps. Parce que notre tour peut arriver à tout moment.

Et, être prêt, à mon avis, c’est faire la paix avec soi-même.

Compter ses bénédictions et, surtout, les célébrer.

Etre prêt, c’est vivre et aider à vivre, dans la mesure de notre possible, de nos moyens parce que nous sommes tous et toutes les gardiens de nos frères comme le disait le Pape Jean Paul II. Et parce que, le faire donne un sens à notre vie.

Etre prêt, c’est faire la paix avec les autres, pardonner à ceux et celles qui vous ont heurté pas parce que ces personnes le méritent, mais parce que VOUS en avez besoin.

Etre prêt, c’est cultiver l’amour, cette denrée rare. C’est tourner le dos aux intrigues, la haine, l’envie, la méchanceté gratuite, et dérouler le tapis à la compréhension, l’attention, l’entraide.

Etre prêt c’est cultiver l’amour, comme je le dis, et surtout l’exprimer. A tout moment. C’est dire aux siens, ses parents, ses enfants, ses amis, ses frères et soeurs, ses collègues, ses voisins, combien on les aime et apprécie, clairement, pendant qu’il est encore temps. Pendant que nous en avons encore le temps.

Etre prêt, c’est mettre de l’ordre dans ses affaires pour éviter aux siens, à nos êtres bien-aimés, tous les ennuis que cette négligence engendre trop souvent lorsque nous ne sommes plus là! On ne compte plus les exemples où les membres d’une famille, des frères et des soeurs se déchirent et s’entretuent à cause de l’héritage laissé par leurs parents décédés. Vous pouvez leur éviter cela en agissant AUJOURD’HUI! Que vous ayez un plat, un vélo, des actions dans une affaire, un lopin de terre, une cabane et j’en passe, dites clairement ce que vous aimerez que tout cela devienne lorsque vous ne serez plus de ce monde.

Et, si vous souhaitez que vos obsèques soient organisés d’une certaine façon, dites-le!

Clairement.

Aidez les vôtres à mieux vous rendre hommage. Aidez-les à vous … aider! A appliquer votre dernière volonté. De plus en plus de personnes le font, et organisent jusqu’aux derniers détails de leurs obsèques. Cela aide beaucoup, croyez-moi, car lorsque vous n’êtes plus là, c’est déjà très dur de gérer cette nouvelle et votre absence. Alors, imaginez en plus le casse-tête de l’organisation des obsèques et, j’en passe!

We will miss you forever, papa Wemba!

Celine Clemence Magneche Nde

 

Exprimer sa gratitude c’est aussi aimer

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Il y a quelques jours un des clients de l’hôtel où je travaille nous a offert un merveilleux paquet de chocolat.

Pour la Saint Valentin.

Surprise par ce beau et émouvant geste, et parce que j’étais curieuse de savoir pourquoi il avait fait cela, ce gentleman m’a dit trois choses:

  • Je suis content d’être en vie et en santé malgré les multiples épreuves que la vie m’a infligées
  • C’est une bénédiction d’avoir toutes ces merveilleuses femmes que vous êtes dans ma vie et de pouvoir m’imprégner chaque jour de votre contagieuse joie de vivre
  • Je voudrais vous dire merci de prendre si bien soin de moi. Je voudrais que vous sachiez que j’adore ce que vous faites pour moi et vous suis, vous serai éternellement reconnaissant.

Cet homme exquis vit à l’hôtel depuis plusieurs années déjà. Avant d’y élire domicile, il vivait dans une de ses propriétés avec son épouse. Alors que les deux partaient passer l’hiver en Floride, ils ont été victime d’un horrible accident de circulation dans lequel son épouse est décédée sur le champ. Les deux venaient de prendre leur retraite et commençaient une nouvelle vie où ils allaient enfin prendre le temps de vivre. A 65 ans, la vie ne fait que commencer, voyons!

Brisé à jamais, privé de sa partenaire, de son amie et de sa confidente, désormais seul, notre homme a sombré dans une dépression qui a duré des années jusqu’au jour où, en cherchant un document dont il avait besoin dans le sous-sol de son domicile, il est tombé sur une caisse dans laquelle il avait gardé toutes les lettres écrites à la main qu’il avait reçues. Parmi elles, une bonne partie lui avait été envoyée par sa défunte épouse après qu’ils se soient rencontrés. Saisi par l’émotion, et surtout percevant cette découverte comme un signe du destin, il entreprit de lire ces lettres et particulièrement celles de son épouse, lesquelles le ramenaient des années en arrière dans sa vie, dans leur vie à deux. Une d’elle retint particulièrement son attention. Celle dans laquelle son épouse lui recommandait de vivre pour elle et pour eux deux si jamais quelque chose lui arrivait et elle le quittait avant. Elle lui promettait de faire pareil si, lui, partait avant. Dès ce jour, il décida de vivre.

Pour elle.

Pour eux deux.

Il vendit tout ses biens et s’installa dans notre hôtel avec pour seul bien cette fois-ci les lettres de sa bien-aimée. Accueillant et vivant chaque jour comme si c’était le dernier. Célébrant la vie et faisant de son mieux pour mettre un sourire sur le visage de tous ceux et toutes celles que la vie veut bien met sur son chemin.

Ton tour…

Ceux et celles qui prennent soin de nous, nous aident tout au long de notre vie, nous tendent la main lorsque nous en avons besoin, nous redonnent espoir lorsque nous avons perdu tout espoir, nous disent ces mots sauveurs que nous avons tant besoin d’entendre au moment où nous devons les entendre; ces personnes qui, quoiqu’étant de parfaits étrangers souvent, nous tendent leur épaule sur laquelle nous nous épanchons au moment où nous sommes en pleine détresse (comme cette jeune fille qui, nous voyant pleurer au moment de quitter définitivement le corps de notre ami qui venait de s’éteindre à l’hôpital en Décembre dernier, nous prend dans ses bras tout en nous susurrant que ça va aller), toutes ces personnes qui contribuent, d’une façon ou d’une autre, à rendre notre existence plus agréable, ne sont pas toujours celles que nous pensions. Notre cuisinier/cuisinière, notre femme de ménage, la nounou de nos enfants, notre chauffeur, notre gardien, le barman qui nous sert notre boisson préférée chaque fois que nous leur rendons visite; notre coiffeur/coiffeuse qui nous donne ce look qui nous fait triompher, le voisin qui ramasse notre courrier lorsque sommes en voyage, accompagne nos enfants à l’école ou les ramènent à la maison lorsque nous ne pouvons pas le faire; cette dame qui coiffe notre fille ou encore lui tient compagnie lorsque sommes en mission ou en voyage et n’avons personne d’autre pour le faire (nous sommes des parents seuls); cette famille chez qui notre fille/fils vit à l’étranger où il fait ses études, et qui l’encadre comme si c’était nous-même, cette nièce/tante qui a tout sacrifié pour garder nos enfants afin que nous vivions la vie personnelle et professionnelle que nous désirons et méritons, toutes ces personnes comptent énormément pour nous. Alors, qu’as-tu fais cette Saint Valentin pour leur dire ta gratitude et leur exprimer ton amour?

Si tu n y pas pensé, ce n’est pas grave, tu sais. La Saint Valentin c’est tous les jours. Du moins à mon avis. Il n’est donc jamais trop tard pour le faire. A toi de jouer, et de partager avec nous afin que nous continuons à cultiver la gratitude.

A ton Bonheur!

Céline Magnéché Ndé Sika

 

 

 

 

Parce que la vie doit continuer!

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Le 22 Décembre dernier, quelques heures après mon arrivée auprès de lui à l’hôpital, un grand ami à moi s’est éteint. Il y avait été conduit en urgence dix jours plus tôt après avoir fait une crise. Il souffrait depuis quelque temps déjà d’un mal qui s’est avéré être le cancer du foie. Nous sommes au Canada, un des pays les plus avancés de cette planète où la médecine et les formidables avancées technologiques permettent de tutoyer la mort et même de l’empêcher de frapper. Dans le cas de mon ami, elle a gagné et mon ami s’en est allé après des mois de lutte contre ce mal qui frappe de plus en plus de personnes, indépendamment de l’âge, du genre et du statut social.

Depuis quelques années Noël est synonyme de tristesse pour moi. Le 24 Décembre 2011, mon papa s’est éteint après sept années de maladie. Accident Vasculaire Cérébral.

L’année dernière, une amie à moi s’est également éteinte au milieu du mois de Décembre.

Il y a un mois, un grand ami à moi est mort d’un accident de circulation.

Et, comme je l’ai dit ci-dessus, le 22 Décembre 2015, c’était au tour de Matthieu. 51 ans.

“Il est au ciel. Il est avec Dieu maintenant. Il ne souffre plus. Soyez forts et ne pleurez plus!”

C’est ce que l’on me dit. Je veux bien y croire et j’essaie d’être forte. De ne pas pleurer. Mais, comment rester intacte, comment ne pas pleurer toutes les larmes de son corps face à la perte d’un être cher?

Comment ne pas douter de l’existence même de Dieu lorsque cette personne dont dépendaient une multitude de personnes pour survivre décède? La maman de Matthieu est encore vivante, en Afrique. Aveugle… Ses soins et son alimentation étaient assurés par son fils qui est parti.

Parti pour toujours.

Que va-t-elle devenir?

Comment Dieu, s’il existe, peut-il permettre que ce genre de choses arrive?

Pourquoi ce Dieu permet-il que les parents enterrent leurs enfants? Ce devrait être l’inverse, non?

Noël et le Nouvel An c’est pour célébrer, pas pour pleurer. Malheureusement, pour plusieurs personnes, Noël et le Nouvel An c’est synonyme de pleurs.

De tristesse.

De douleur.

De souffrance.

Mais la vie doit continuer, n’est-ce pas?

Pour ceux qui restent. Oui, la vie doit continuer. Et aussi, j’en suis convaincue, la meilleure façon de rendre hommage à ces êtres chers qui sont partis c’est de vivre. Prendre le temps de vivre et surtout de faire ce qu’ils aiment et ce dont ils rêvent parce que tout peut être perdu à tout moment. Tout peut s’arrêter à tout moment.

A tout moment.

C’est pourquoi je suis retournée au travail le lendemain du décès de mon ami. Parce que je refuse de laisser la mort définir mon présent et mon avenir. Ce que j’ai vécu pendant les dix derniers jours de mon ami qui s’est éteint devant moi a laissé des traces indélébiles en moi. Mais, surtout, cela m’a préparée à mieux affronter le présent et l’avenir, plus consciente que jamais de:

  1. La fragilité de notre condition d’humains. La vie ne vaut rien, même si rien ne vaut la vie!
  2. La nécessité de vivre chaque instant de la vie que nous avons la chance de vivre comme si c’était le dernier. Comme si c’était le dernier! Je ne veux pas dire faire des abus. Non! Vivre, humer, savourer, explorer, apprécier, chaque moment, ces petites choses et détails qui font le bonheur.
  3. La nécessité d’aider ceux qui ont besoin de soutien à vivre la vie qu’ils désirent et qu’ils méritent parce que personne n’est venu sur cette terre pour souffrir, voyons! Nous sommes les gardiens de nos frères et soeurs, disait le pape Jean Paul II, avec raison. Matthieu, qui était prêtre, a touché la vie d’énormément de personnes pendant son séjour dans cette vallée des larmes. Il ne voyait pas sa vie autrement. C’est d’ailleurs pour cela qu’il a donné sa vie à Dieu qu’il servait à travers ses prochains.
  4. La nécessité de dire à nos êtres chers combien nous les aimons et surtout de le-leur montrer par des actes concrets. Nous ne le faisons pas souvent. Ou alors pas assez souvent. Par pudeur. Par ignorance. Parce que que notre culture ne nous-le permet pas. Ou encore parce que notre ego surdimensionné nous l’interdit. De grace! Arrêtons et commençons par altérer cet ego qui nous empêche de cultiver et de semer l’amour.
  5. La nécessité de créer et surtout de prendre soin de ses relations là où on vit. Mon ami était africain vivant au Canada depuis des années. Sa famille biologique est en Afrique, bien évidemment. Mais, sa famille, celle qui l’a accompagné pendant ses derniers moments était composée de ses confrères et de ses amis. Nous étions sa famille ici au Canada. Nos frères et soeurs ce ne sont pas toujours ceux et celles que l’on pense. Notre famille n’est pas toujours celle que nous croyons.

 

Ton tour…

Nous avons tous ete touches, de pres ou de loin, a un moment de notre vie, par la mort. Mais personne ne veut y penser. Personne ne veut en parler. Pourtant elle est la. Presente. Impitoyable. Previsible mais tres souvent imprevisible. Redoutee. Combattue autant que faire se peut. Que signifie-t-elle pour toi? Peut-on en tirer quelque chose de bon? Ton opinion, ta reponse compte pour moi et pour les autres lecteurs de ce blog!

Prenez soin de vous pour vous et pour ceux qui vous aiment!

Celine Magnéché Ndé Sika

De l’importance de choisir soigneusement son partenaire pour la vie

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J’écris cet article depuis la salle de restauration des employés de l’hôtel où je travaille. Pendant tout l’été, il a été pratiquement impossible pour moi de prendre ma pause tellement nous étions busy! L’automne est depuis arrivé et, avec lui, sa beauté époustouflante mais aussi le taux d’occupation de l’hôtel à la baisse. Normal, les enfants sont retournés à l’école, et les parents au boulot, ce qui me permet de prendre ma pause, que j’utilise pour écrire cet article.

J’ai envie de partager avec vous ma journée marquée par trois nouvelles reçues: l’annonce d’un divorce, deux mariages.

Un de mes collègues se mariait aujourd’hui. Pendant des mois, sa fiancée et lui ont eu des réunions avec la responsable de l’organisation des mariages de l’hôtel pour s’assurer que tout était parfaitement huilé, vu et revu, pour que la cérémonie se passe de façon impeccable. Eh bien, ils ont réussi leur pari!

En effet, la cérémonie d’abord et la fête ensuite étaient très belles et, cérise sur le gâteau, des nuitées dans l’une des suites de l’hôtel leur ont été offertes par la direction de l’hôtel ainsi que du champagne, une belle lettre de félicitations et du chocolat de luxe.

Nos nouveaux mariés y croient fermement et, en s’unissant ainsi devant les hommes, ils confirment leur amour et leur souhait de cheminer ensemble le restant de leur vie, “jusqu’à ce que la mort les sépare!”

Cette phrase, cet autre couple qui se sépare aujourd’hui l’a aussi prononcée il y a quelques années. Eux aussi avaient cru en leur union et s’étaient juré et promis un amour éternel. Aujourd’hui, plus d’une décennie après l’échange des voeux, ils se séparent, et ce, après des années de tension, d’incompréhension, de déchirement, de rupture et de réconciliation, de violence même.

Que s’est-il passé? Certainement des choses, des évènements, des actions, des comportements qui, lentement mais sûrement se sont conjugués pour éteindre la flamme et révéler à chacun des deux qu’ils n’étaient pas faits l’un pour l’autre. Que chacun des deux s’était trompé de partenaire.

Oui, parce que c’est ce qui se passe lorsque, aveuglé par la passion et l’amour, on néglige certaines choses qu’on devrait sérieusement considérer avant l’union. Ou encore on refuse de voir ces petits clignotants rouges qui nous indiquent qu’il pourrait avoir problème, et demandent que nous fassions attention, que nous ne sautions pas les yeux fermés dans cette union.

Je ne suis pas d’accord avec cette adage qui dit que, lorsqu’on est amoureux, plus rien n’a d’importance. C’est justement lorsqu’on est amoureux et que l’on envisage de passer le reste de sa vie avec celui ou celle qui a pris notre coeur qu’il faut prendre les choses au sérieux, du moins cette relation. Parce que se tromper de partenaire, c’est-à-dire notre partenaire pour la vie, est la pire des choses qui puisse arriver à quelqu’un.

En effet, cela coûte cher. Extrêmement cher:

  • Physiquement (partout dans le monde on compte chaque jour des personnes qui sont mortes entre les mains de leur partenaire)
  • Emotionnellement
  • Financièrement
  • Professionnellement, etc.

Mais, comment savoir que notre choix est le bon, que nous avons déniché, pas le prince idéal ou la princesse idéale car cela n’existe que dans les livres de contes, mais cette personne qui nous aime pour ce que nous sommes réellement et respecte notre personne, nos valeurs, nos rêves; cette personne qui est prête à nous aider à devenir une bien meilleure personne; cette personne qui regardera dans la même direction que nous et qui est prête à donner et à se donner pour construire une union saine, heureuse, épanouissante, solide?

Comment le savoir?

Eh bien, il faut l’écouter, l’observer, poser des questions qu’il faut et écouter. Il y a des signes qui ne trompent pas. Un partenaire qui manque du respect à sa mère ou son père ne respectera pas son /sa partenaire, le père ou la mère de ses enfants.

Un partenaire qui traite mal les enfants, rudoie et traite de façon condescendante le personnel de maison (vos employés de maison), les serveurs/serveuses dans les restaurants, les vendeurs dans les boutiques, etc., n’est pas digne de confiance.

Un partenaire qui trouve normal de ne pas vous appeler pour vous prévenir qu’il/elle sera en retard à un rendez-vous, ou qu’il/elle rentrera tard ne mérite pas que l’on s’attarde avec lui/elle.

Un partenaire qui ne prend pas de vos nouvelles pendant des jours, des semaines, des mois même (oui, j’en ai vu des cas pareils), et qui, lorsqu’il/elle se souvient de vous c’est pour vous donner des instructions, vous dire les difficultés qu’il/elle a et vous demander de l’aider à les fixer, sans même vous avoir salué auparavant, ne vaut pas la peine.

En effet, un partenaire qui ne met rien dans la banque des émotions, laquelle est aussi importante sinon même plus importante que la banque financière, et qui trouve des justifications à tout, au lieu de corriger ces travers lorsqu’on les-lui signale, ne fera pas mieux demain et ne vaut donc pas la peine.

Un partenaire qui ne respecte pas ses engagements, lesquels peuvent être aussi petits que celui de passer par la bibliothèque pour remettre les livres que vous avez empruntés, mettre le couvert pour la réception que vous organisez pour vos amis, ou importants comme rencontrer votre famille pour demander votre main, ne changera pas demain lorsque vous serez mariés.

Un partenaire qui préfère passer ses soirées / journées avec ses amis, flirte avec d’autres femmes ou hommes en votre présence, vous demande sans cesse de l’argent pour payer ses dettes, ou ne vous rembourse pas l’argent qu’il vous a expressément demandé de lui prêter, ou encore crie sur vous lorsque vous faites tomber par inadvertance on Iphone 6 et casse l’écran, et vous demande de lui acheter un autre, de le remplacer, vit au-dessus de ses moyens parce que le paraître, le qu’en dira-t-on est plus important pour lui/elle que ce que lui/elle pense, un partenaire chez qui nous détectons ce genre de comportements devrait, à mon avis, susciter de sérieux doutes en nous en ce qui concerne notre projet de vie ensemble, et surtout un examen minutieux dudit projet, et même un abandon pur et simple.

C’est vrai que le passé ou encore les circonstances de chacun de nous ne devraient pas déterminer notre présent ou notre futur. Mais il est tout aussi vrai que la meilleure façon de prédire l’avenir est de lire le passé.

A cet autre couple qui s’apprête à convoler en noces, si j’avais un conseil à donner, je recommanderais de prendre la peine et le temps de parler de toutes ces choses, d’examiner toutes ces choses que nous avons l’habitude de passer outre, mais qui ont le pouvoir de faire ou défaire un ménage.

En matière de couple, de mariage, on ne peut pas se permettre de compter sur la chance. Ou le hasard.

Ton tour…

Qu’est-ce que tu en penses? Faut-il sauter les deux pieds joints et les yeux fermés dans un mariage, ou alors ouvrir les yeux bien ouverts pour lire ces signaux qui ne manquent jamais d’apparaitre dans tout couple même lorsque les gens essaient de tout couvrir? Par ailleurs, cette liste des clignotants rouges que j’ai donnée n’est pas complète. J’aimerais que tu y ajoutes ce que tu sais et qui pourrait très certainement aider les lecteurs et lectrices qui considèrent convoler a ne pas se tromper au moment de prendre une si importante décision.

A votre bien-être!

Celine Clemence Magneche Nde Sika

Quelques signes que votre couple/relation va mal

Love

Aucun couple n’est parfait. Même ceux qui donnent tout l’air de l’être.

Non!

Rien n’est parfait. Aucune création n’est parfaite. Même pas la vie.

Lorsque des gens décident de vivre ensemble en couple, c’est pour une ou des raisons bien précises même si ces dernières ne sont pas toujours évidentes. Le souhait de ces personnes qui décident de cheminer ensemble pour le restant de leur vie (je dis ceci parce que je ne pense pas que des gens puissent décider de vivre ensemble pour une durée déterminée et, même s’il y en a qui le font, c’est certainement une minorité), c’est de vivre une union heureuse, saine, harmonieuse. Malheureusement cela n’est pas toujours le cas. Souvent, très souvent hélas, les choses ne se passent pas comme on le souhaite. Les circonstances de la vie ou ceux-la même qui forment le couple mettent ce dernier en péril et, si rien n’est fait pour redresser/changer la situation, le couple finit par se diviser après s’être déchiré.

Mais il faut encore savoir/pouvoir lire/interpréter certains signes ou comportements que notre couple va mal parce que ce n’est pas toujours facile pour tout le monde d’exprimer son mal-être, ses frustrations, ses préoccupations, sa déception, son ras-le-bol. Un de mes amis m’a affirmé il y a quelques temps que, lorsqu’il est blessé ou déçu par un ou une amie, quelqu’un qu’il aime ou estime, il préfère rompre la relation. Cette confession m’a ramenée en arrière de 18 ans lorsque moi-même j’ai décidé de mettre un terme à une relation que mon mari et moi-même avions avec des gens que nous considérions comme nos grands amis. Des frères presque. Nous avions été trahis de la pire des manières par l’homme. Meurtrie, j’ai préféré prendre du recul, fermer cette porte pour préserver mon équilibre psychologique. Je n’ai toujours pas repris le contact avec ce couple. Un jour peut-être. Un jour peut-être parce que j’ai pardonné pas parce qu’ils le méritent mais pour avoir moi-même la paix et surtout ne pas être prisonnière du passé. Je n’aime pas que le passé vienne m’emmerder.

C’est pour vous dire combien il est souvent difficile d’exprimer ses sentiments. Mais, si nous sommes avertis et outillés, nous pouvons lire les signes que notre couple/relation va mal. En voici quelques uns.

  • Tu ne communiques plus de façon appropriée avec ton/ta partenaire sans hausser le ton.
  • Vous ne vous parlez plus et vivez pourtant tous sous le même toit.
  • Vous vous parlez par papier/post it collé sur le frigidaire à la cuisine ou posé au chevet de votre lit, ou par SMS.
  • Vous faites désormais chambre à part, cela dure et ne semble nuire à aucun de vous.
  • Après le boulot, vous restez dehors le plus longtemps possible avec des amis ou seul, et rentrez à la maison le plus tard possible, pour vous coucher et dormir, en attendant de quitter la maison le plus tôt possible le lendemain.
  • Vos communications se résument aux “Oui”, “Non”, “Si tu veux”, sans plus.
  • Tu ne prends plus ses appels. Et, lorsque tu le fais, tu abois et demandes pourquoi il/elle te dérange, te surveille, et tu soulignes d’ailleurs que tu es très occupé/e, etc.
  • Tu n’es plus impatient/e de le retrouver après une journée ou quelques heures de séparation.
  • Lorsque ton/ta partenaire souhaite discuter d’une question avec toi, tu te dérobes systématiquement, le/la rabroues sèchement en prétendant être fatigué/e ou très occupé/e, ou alors tu abois: « On en parle plus tard », un « plus tard » qui n’arrive jamais.
  • Tu ne demandes plus a ton/ta partenaire comment s’est passée sa journée.
  • Tu n’es plus impatient/e de lui raconter ta journée.
  • Tu ne lui dis plus où tu vas lorsque tu sors et lui réponds de façon agressive lorsqu’il/elle te le demande.
  • Tu ne lui fais plus de surprises comme au moment où vous vous êtes connus. Avant, vous aviez l’habitude de l’appeler à la fin de la journée pour lui dire que vous l’attendez au bas de l’immeuble ou il travaille. Lorsqu’il/elle  descendait, heureux/heureuse de la surprise, vous alliez prendre un verre dans ce pub où vous aviez vos habitudes ou dans ce restaurant où il t’a demandé de devenir sa femme, avant de rentrer à la maison. Mais maintenant, c’est de l’histoire ancienne!
  • Tu raccroches le téléphone lorsque tu le/la voies arriver.
  • Tu lui arraches ton téléphone des mains lorsqu’il/elle le prend pour une raison ou une autre.
  • Tu lui caches des réalisations/choses que tu es entrain de faire.
  • Tu ne parles plus en termes de “Nous”, mais en termes de “Je”
  • Tu ne le/la préviens plus lorsque tu vas rentrer tard du boulot.
  • Ton/ta partenaire n’est plus ta priorité.
  • Ses soucis de santé, famille, boulot ne t’intéresse plus et, même lorsqu’il/elle en parle, tu écoutes d’une oreille très très inattentive.
  • Vous ne faites plus ces rituels que vous adoriez faire au moment de votre rencontre: dîner au restaurant tous les Samedis; voyager et découvrir un coin de votre pays tous les six mois; célébrer l’anniversaire de votre rencontre chaque année; courir ensemble tous les Dimanches matins; vous échanger des SMS ou vous appeler plusieurs fois dans la journée juste parce que vous avez envie de le faire, d’entendre la voix de votre partenaire, etc.
  • Vous n’offrez plus à votre partenaire des fleurs / des roses pas seulement à la Saint Valentin mais n’importe quand juste parce que vous l’aimez tous les jours et pas seulement le jour de la Saint Valentin.
  • Tu lui offres un cadeau et c’est à peine s’il/si elle le remarque. Il/elle ne le remarque d’ailleurs pas. Ou alors te demande s’il y a une urgence, si le cadeau ne pouvait pas attendre lorsque, fatigue/e d’attendre qu’il/elle arrête de travailler pour que vous vous retrouviez et dîniez, tu vas dans sa salle de travail à la maison pour lui offrir le cadeau.
  • Vous ne sortez plus ensemble comme lorsque vous vous êtes rencontrés.
  • Chacun va en vacances de son côté et ne s’intéresse pas/plus à ce que l’autre fait.
  • Chacun rencontre sa famille seul et ignore celle de son/sa partenaire.
  • Chacun donne des instructions différentes à vos enfants pour nuire à son partenaire et dresser les enfants contre lui/elle.
  • Vous ne faites plus l’amour, ou alors par contrainte, à la va-vite, comme si vous voudriez vous débarrasser rapidement de ce qui est devenu une corvée avec votre partenaire.

Cette liste n’est pas exhaustive. Je vous invite d’ailleurs à la compléter. Ce qui est sûr c’est que, lorsque vous remarquez ces signes au sein de votre couple, il est temps de vous asseoir ensemble et d’en parler car ce sont des symptômes d’un mal qui couve comme le feu sous la cendre et qui risque de vous détruire si rien n’est fait. Communiquer, de façon transparente, sans heurter l’autre, sans pointer du doigt et blâmer l’autre pour ce qui arrive, est essentiel si l’on veut arranger la situation, construire.

Trouvez le temps d’en parler, entre couple, vous deux, sans toujours impliquer les autres qui ne sont pas toujours d’une grande aide ou alors n’aident pas du tout car ils sont incapables d’être objectifs, sont jaloux, ou alors appartiennent à cette catégorie de personnes qui sont heureuses lorsque les autres souffrent et se déchirent.

Il n’est pas question de gagner et que l’autre perde: il est surtout et doit toujours être question de trouver des solutions à ce qui mine le couple et peut le détruire.

A toi…

Qu’est-ce que tu en penses? Quels autres signes connais-tu qui puissent aider les lecteurs à réaliser quand leur couple va mal et prendre les mesures nécessaires pour corriger cette situation-là? Je serais heureuse de te lire!

Céline Clémence Magnéché Ndé Sika