Le temps passé avec notre famille est le meilleur des cadeaux que nous pouvons lui donner

le temps passe avec la famille

La Saint Valentin est passée.

Bientôt d’autres fêtes vont se pointer et nous allons nous battre pour offrir des cadeaux à nos partenaires, nos enfants, nos parents, etc. Parce que nous les aimons et voulons leur prouver notre amour. Ceux et celles d’entre nous qui ne sont pas souvent avec leurs familles pour une raison ou une autre se sentent coupables et saisissent ces occasions pour tenter de se racheter. Ils vous diront aussi que mettre de la nourriture sur la table, mettre un toit au-dessus de la tête de leurs familles, payer les frais de scolarité et d’hôpital de leurs êtres bien-aimés c’est déjà une belle et solide preuve d’amour.

Parfait!

Et le temps passé avec eux? Mes enfants préféraient et préfèrent encore que nous regardions un match de foot ou de tennis, ou encore un film ensemble, ou que nous voyageons ensemble, à tous les cadeaux personnels que nous pouvons leur donner. Ou la vie dans un palais où ils ne nous verraient pas parce que nous sommes entrain de nous battre pour pouvoir payer le loyer.

Quelqu’un disait, et je suis d’accord avec cette personne: “Construisez des souvenirs, pas des maisons, car c’est cela que vos enfants et vos êtres bien-aimés garderont, chériront et partageront à leur tour avec les-leurs.

Je ne dis pas que vous ne devez pas construire des maisons. Je dis que vous ne devez pas le faire au point d’oublier ou de sacrifier l’essentiel!

A votre Bonheur!

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Le moment, c’est maintenant!

 

Family Love

Le mois dernier lors d’un séjour au Cameroun, j’ai rencontré une de mes tantes que je n’avais pas vue pendant des années. Nous avions été proches, et elle m’avait toujours marquée par l’affection qu’elle avait pour les enfants, tous les enfants sans exception, elle-même n’en ayant jamais eus. La vie, avec tout ce qu’elle comporte, nous avait éloignées l’une de l’autre et c’est tout à fait par hasard que je l’ai donc revue il y a environ un mois. Quoique brève, cette rencontre ètait fabuleuse, l’opportunité pour nous d’essayer de rattraper le temps perdu, je veux dire rattraper ce que nous pouvions rattraper. Le temps perdu ne se rattrappe pas. La minute qui vient de passer est passée et ne reviendra jamais. Pour revenir à ma tante, elle a été enterée Vendredi dernier, après avoir passé trois semaines dans le coma. Juste après notre rencontre, elle est tombée malade et ne s’en est pas relevée. Je lui avais promis ce jour-là de revenir en Mars prochain passer une nuit avec elle. Je ne savais pas que c’était la dernière fois que je la voyais. Elle non plus ne le savait pas. Nous nous voyions après plusieurs années, pour la dernière fois.

Ce décès brutal m’a rappellé une fois de plus combien il est important de connaître ses priorités, et de ne pas se laisser distraire par ce que j’appelle des accessoires. Nous passons la vie à courir après tant de choses au point d’oublier l’essentiel: la famille, les relations. Ma tante n’avait pas d’enfants. Elle n’était pas riche financièrement, mais était riche d’amour qu’elle distribuait à tous ceux et toutes celles qu’elle croisait sur son chemin. Elle était heureuse parce que le bonheur n’a rien à voir avec ce que l’on a ou ce que l’on est. On choisit de l’être. Lorsque nous nous étions vues, elle était venue ce jour-la nettoyer la maison de sa défunte maman. Elle était la seule des trois soeurs encore vivante. Depuis, je n’ai pas cessé de penser à ce que cette maison deviendra sans elle maintenant qu’elle n’est plus là pour prendre soin d’elle régulièrement. Je n’ai pas cessé  de penser qu’elle n’ira plus dans cette concession, qu’elle ne cultivera plus les champs de sa défunte maman comme elle le faisait depuis que cette dernière était décédée il y a quelques années. Je n’ai pas cessé de penser qu’elle ne m’appellera plus Grand-Mère -parce que je porte le nom de l’une de mes grand-mères-.

J’aurais aimé l’avoir souvent vue. J’aurais aimé avoir été souvent plus présente. J’aurais aimé avoir fait tant de choses avec Maman Marie-Noelle. Maintenant, c’est trop tard. Du moins avec elle. Et cela m’a servi de leçon une fois de plus. Passer à coté de l’essentiel, c’est ce que nous faisons tous et toutes. Hier encore j’apprenais avec beaucoup de préoccupations que la fille d’un couple ami est entrain de glisser lentement mais sûrement du très mauvais côté parce que papa et maman, très occupés à poursuivre l’argent et construire leurs carrières, n’ont pas souvent été là lorsque cette enfant avait besoin d’eux. A quoi sert cet argent et cette gloire que nous poursuivons lorsque nous perdons nos enfants? Les voisins, les enseignants, les nounous, les amis, aucune de ces personnes ne peut jouer le rôle des parents que nous sommes.

Aucun!

Et ne croyez pas qu’en achetant tous les jouets dernier cri à vos enfants, ou en leur donnant le salaire mensuel de plusieurs personnes là-dehors comme argent de poche, vous comblerez le trou énorme laissé par votre absence.

Ne croyez pas non plus que les cadeaux que vous offrez à vos parents –pour ceux qui le font- à qui vous ne rendez jamais visite -parce que vous êtes très occupés-, ou n’appellez presque jamais parce que vous n’avez pas du tout du temps, comblera votre absence. Les choses ne marchent pas toujours comme cela. Lorsque vous vous réveillez un beau jour, vous apprenez qu’ils ne sont plus là, et vous avez des regrets tout le restant de votre vie.

Lorsqu’on aime, on trouve du temps pour ceux et celles qu’on aime. J’ai une amie au Canada qui appelle sa famille au Togo tous les jours avant d’aller au boulot ou avant de se mettre au lit. “Je ne veux plus être surprise,” m’avait-elle dit lorsque je lui avais demandé pourquoi elle faisait cela. “Après avoir passé plusieurs mois sans appeler ma maman parce que j’avais d’autres soucis il y a presque vingt ans, j’ai reçu un coup de fil un matin que maman n’était plus de ce monde. Depuis, je n’ai jamais cessé de culpabiliser. Je ne veux plus que cela arrive.”

Quelle est la dernière fois que tu as parle avec tes êtres chers? Quelle est la dernière fois que tu leur as dit que tu les aimais? Quelle est la dernière fois que tu as eu du temps pour eux? La dernière fois que tu as été émotionnellement présent lorsqu’ils avaient besoin de toi?

Si tu ne l’as pas fait il y a longtemps, il est encore temps. Fais-le! Appelle-les si tu ne peux pas les voir facilement. Ecris-leur un mot –je sais que les gens n’écrivent plus, un malheur aux conséquences terribles qui nous tombe dessus-. Invite les à aller prendre un verre, manger et passer du temps ensemble même si c’est juste pour quelques minutes. Fais-le. C’est important. Cela ne compte peut-être pas pour toi, mais cela signifie certainement énormement de choses pour ces personnes-là.

 

A ton Bonheur!

 

La Saint Valentin c’est tous les jours!

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Hier c’était la fête des amoureux.

La Saint Valentin.

J’ai vu des gens acheter les sempiternels cadeaux que tout le monde achète à cette occasion sans chercher la moindre originalité -des fleurs, des roses rouges essentiellement, du chocolat, une carte postale- pour leur tendre moitié. Certains ont raconté à qui voulaient les écouter qu’ils allaient emmener leur partenaire dînner dans un restaurant chic et cher, et pourquoi pas passer la nuit dans un hôtel 5 étoiles pour célébrer leur love story et faire le point sur le chemin parcouru.

Parfait!

Ceux qui, comme nous autres, ont passé cette journée à vaquer de façon naturelle à nos multiples occupations sans arrêter de respirer parce qu’on attendait des cadeaux, sommes traités de old fashion. Une journée terrible, je dis, parce qu’elle voit très souvent plusieurs couples se disloquer et aller par dessus-bord parce que:

– l’homme (il s’agit toujours de l’homme je ne sais ni pourquoi ni qui a décrété que c’est le pauvre qui doit toujours offrir des cadeaux à cette occasion) a oublié que c’était le jour tant attendu, a fait le malin (en effet, stressés et acculés, certains se mettent en mission réelle ou imaginaire, ou font des promesses qu’ils n’honnorent pas, type, je dinnerai avec toi, pour décommander à la dernière minute pour des vraies-fausses raisons)

– le cadeau reçu n’est pas à la hauteur des attentes –elle attendait cette bague sertie de diamants, cette paire de chaussures Louboutin, ce sac à main Chanel, ou cette Range Rover dernier modèle, et n’a rien reçu de tout cela, ou tout au plus un cheap truc bling bling des chinois-.

Je n’attends pas le 14 Février de chaque année pour exprimer mon amour à mon mari –oui, les femmes aussi doivent faire cela, et tout le temps, pas seulement à la saint Valentin-. Je n’attends pas cette journée de l’année parce que, pour moi, chaque jour c’est la Saint Valentin. Mon mari n’attend pas le 14 Fevrier de chaque année non plus pour m’exprimer son amour parce que pour lui aussi, chaque jour c’est la Saint Valentin. Et il s’agit d’exprimer son amour à son/sa partenaire, pas de le prouver –c’est deux choses totalement différentes-, et on peut le faire sans se ruiner, et avec le même, sinon, une plus haute signification. Un frère africain, exaspéré par la tyrannie de son épouse qui menaçait de le quitter s’il ne  lui offrait pas ce voyage en Occident comme cadeau de la Saint Valentin, disait que 1) mettre un toit au-dessus de la tête de sa femme et sa petite famille, 2) faire bouillir la marmite tous les jours que l’on ait un boulot stable ou pas, 3) payer la scolarité de ses enfants et des enfants de la famille de sa partenaire –beaucoup d’Africains le font, il est honnête et juste de le dire et de leur tirer un grand coup de chapeau pour cela, surtout dans un monde où plusieurs n’arrivent même plus à s’occuper de leurs propres enfants -,  4) être là lorsque notre partenaire a besoin de nous –en ces temps curieux où personne n’a plus le temps de personne et où tout le monde passe le clair de son temps le nez et tous les autres sens fourrés dans leurs téléphones portables ou dans leurs ordinateurs, ce geste-là compte-, et 5) payer ses frais d’hôpital, est l’expression suprême de son amour pour sa partenaire et leurs trois enfants.

Et puis, à quoi sert d’offrir ces cadeaux à sa partenaire le 14 Février et l’oublier, l’humillier, la frapper, la mépriser, lui manquer de respect, l’affamer ou la priver d’autres choses les autres 364 jours de l’année? Parce que c’est ce qui se passe dans bien de couples après le 14 Février!

L’amour, le vrai, n’attend pas de contrepartie. L’amour, true love, n’a pas de conditions. Ce type d’amour ne connaît pas d’ultimatums, genre, “Si tu ne me donnes pas ceci… Tu as intérêt à me donner cela… Cest tout ce que tu me donnes pour la Saint Valentin alors que toutes mes copines ont reçu…”

Le vrai amour n’a pas besoin de tout cela et, croyez-moi, il vit, s’épanouit, propère et perdure. Et est entretenu aussi bien par l’homme que la femme. Il faut deux personnes pour danser le Tango, comme quelqu’un l’avait si bien dit.

 

A votre Bonheur, et pour que chaque jour soit la Saint Valentin!

 

 

 

 

Tout ce que nous qualifions de mauvais n’est pas toujours mauvais

Blessing in disguise

C’est un plaisir d’être à nouveau ici aujourd’hui pour partager avec vous un autre de ces articles que j’aime tant écrire pour parler de tout, mais surtout de ces choses qui empoisonnent notre existence déjà difficile. Ces choses qui nous empêchent de vivre la vie que nous désirons et que nous méritons. Je crois fermement que personne n’est venu sur cette terre pour souffrir. Mais je crois aussi que tout ce qui nous arrive dans cette vallée des larmes où nous vivons, arrive pour une raison bien précise même si nous ne la connaissons pas. Plus tard, on réalise que ce que nous prenions pour un malheur, était plutôt un “bon cacao dans un mauvais sac” pour parler comme Mongo Béti dans Ville Cruelle. C’est-à-dire un cadeau du ciel qui nous a été envoyé dans un emballage pas attractif.

Un fiancé ou une fiancée avec qui tu as passé plusieurs années et qui, à la dernière minute, juste quelques semaines avant votre mariage, t’annonce que votre histoire est finie parce que ta tête ne plaît pas à ses parents? Voilà ce que une de mes lectrices m’a dit il y a quelques jours. Dévastée, au bord du suicide.

Ma réponse?

Célèbre cela quelque soit la douleur que tu peux ressentir en ce moment-là car tu es libérée d’un partenaire qui courra voir ses parents à chaque fois pour que ceux-ci décident à sa place.

Tu es libérée d’un partenaire faible, de quelqu’un qui a peur d’être lui-même, de prendre des décisions et de faire respecter ces décisions.

Tu es libérée de quelqu’un immature qui est inconscient du mal qu’il cause aux autres en choisissant de laisser les autres lui dicter la vie qu’il doit vivre.

Tu es libérée d’un partenaire incapable de faire respecter ses choix et de se faire respecter.

Accepte sa décision, souhaite-lui bonne chance et continue avec ta vie. Il épousera la femme que ses parents auront choisie pour lui, pas celle qu’il aime et a choisie. Passer sa vie avec quelqu’un qu’on n’aime pas, dormir auprès de quelqu’un qu’on n’aime pas, faire l’amour avec quelqu’un qu’on n’aime pas, faire des enfants avec quelqu’un qu’on n’aime pas, y a-t-il vraiment pire punition que celle-là?

Nous aimons nos familles, nous les aimons vraiment, et nous aimerions pouvoir toujours faire ce qu’elles aiment, ce qui leur plaît, ce qui est en accord avec leurs souhaits mais nous sommes des adultes qui savons ce qui est bien pour nous, et ceci veut dire que nous devons couper le cordon ombilical avec nos familles lorsqu’il le faut, prendre nos propres décisions et assumer la responsabilité de nos choix, bons ou mauvais. Ce n’est pas toujours facile, certes, mais c’est nécessaire.

 

Ton tour…

As-tu déjà dit « Oui » aux autres en te disant « Non » à toi-même? Dans quelles circonstances? Et, surtout, comment as-tu vécu cela par la suite? Je serais heureuse que tu partages avec moi et nos lecteurs. Ce n’est pas toujours facile de dire « Non » lorsque l’on veut vraiment dire « Non. » C’est pourquoi ton histoire peut inspirer et motiver à relever ce défi!

J’avais dit oui, et j’étais sincère

oui
L’un des moments les plus importants lors de la célébration du mariage c’est lorsque les personnes qui se marient doivent déclarer, devant l’officier et les participants, qu’ils s’engagent dans cette union pour le meilleur et pour le pire. Lorsque nous le disons, est-ce que nous comprenons vraiment ce que nous disons? Est-ce que nous comprenons le sens de cette phrase? Sommes-nous vraiment prêts et capables de rester ensemble quelque soit ce qui se passe?

Ce que nous voyons autour de nous tous les jours amène à dire non!

Pour le meilleur et pour le pire? Non! Pour le meilleur seulement parce qu’il est facile de rester avec quelqu’un lorsque cette personne vous promène dans sa limousine et que vous profitez des avantages liés à cette limousine ou au statut de cette personne. Mais, combien de personnes sont prêtes à marcher à pied avec l’autre lorsque la limousine est en panne? Combien de personnes sont prêtes à rester lorsque notre partenaire perd son boulot, tombe malade et ne peut plus assurer, se retrouve en prison pour une raison ou une autre?

Très peu!

Monsieur est en prison? Je m’en vais recommencer ma vie ailleurs.

Monsieur ou madame est victime d’Accident Vasculaire Cérébral (AVC)?  Je le ramène dans sa famille et m’en vais recommencer ma vie ailleurs.

Tu perds ton boulot? Eh bien, je m’en vais vivre avec celui ou celle qui en a un.

Voilà ce qui se passe. A quelques exceptions près.

Lorsque mon père a été victime d’un AVC qui l’a rendu végétatif, ma mère n’a pas trahi. Pendant sept années elle était là, a fait tout, enduré tout, refusé de prendre du repos ou de permettre à quelqu’un d’autre de la seconder auprès de son mari malade, au risque de mettre sa santé en danger.

« J’avais dit oui, et j’étais sincère! » Voilà la réponse qu’elle a donnée lors des obsèques de notre papa pour expliquer cette fidélité à son défunt mari.

Aujourd’hui on se marie vite et se sépare vite, parfois avant même que l’encre utilisé pour signer l’acte de mariage n’ait séché. Parce qu’on est impatient, intolérant, arbore un ego surdimensionné, ignore ce que le mariage veut dire, parce que l’on s’est marié pour de mauvaises raisons, etc.

Cela fait trente ans que nous nous sommes dit oui. Pour nous car personne ne devrait dire oui à l’autre par contrainte, pour faire comme les autres, pour plaire aux autres, pour se venger, pour impressionner qui que ce soit, pour recevoir les allocations familiales, pour fuir la pauvreté, avoir les papiers et pouvoir enfin émigrer, parce que l’on recherche quelqu’un qui va s’occuper de nous ou de nos enfants, pour ne plus avoir faim, etc.

Nous nous sommes dit oui parce que nous nous sommes mutuellement aimés et appréciés, et avons su que nous étions faits l’un pour l’autre. Comment l’avions-nous su? En échangeant sincèrement, totalement, froidement. En aidant l’autre à nous connaître véritablement. Et à cause de ce truc qu’on ne pourrait expliquer, mais qui te dit, dès le premier instant où ton regard croise celui de l’autre, que c’est The One!

Avant de rencontrer l’homme qui devait devenir mon mari, j’avais juré de ne jamais me marier parce que ce que je voyais autour de moi ne m’encourageait pas à m’embarquer dans cette aventure souvent fatale pour tant de femmes. Mais, lorsque je l’ai vu, j’ai changé d’avis. Et, depuis trente ans, nous sommes ensemble! J’ai dit « Oui » et je le dirais encore aujourd’hui si j’avais à refaire pas parce que mon couple est parfait, mais parce que nous avons choisi:

  • De nous obstiner, de ne pas jeter l’éponge quand les choses vont mal ou dès le premier désagrément
  • De ne pas demander ce que l’on ne peut pas donner
  • D’aimer parce que aimer ou ne pas aimer c’est un choix
  • De condamner le comportement, pas la personne, et d’aider l’autre à prendre conscience et de changer ce comportement qui nous heurte
  • De créer de l’espace pour l’autre
  • De ne pas devenir un parce que la fusion c’est la négation de l’autre et de soi
  • De fixer des attentes réalistes
  • De communiquer clairement, de façon transparente nos attentes
  • D’être là pour l’autre et avec l’autre lorsque ça va mais aussi lorsque ça ne va pas
  • De toujours nous rappeler qu’à la fin, nous avons l’un l’autre, nous sommes une équipe
  • De construire ce couple dont nous rêvons et voulons être, un couple où chacun de nous travaille d’arrache-pied tous les jours pour pour construire.

Est-ce facile?

Non!

Est-ce possible?

Oui!

Comment?

Avec de la patience, beaucoup d’efforts et de travail sur sa personne, un engagement sincère et constant, un amour sincère. En effet, seul l’amour, un amour sincère, peut nous aider à atteindre cet objectif, à continuer lorsque tout va mal. Seul un amour vrai peut aider à comprendre. Pardonner. Donner une seconde et même une troisième chance à notre partenaire.

 

Pourquoi sommes-nous si seuls aujourd’hui?

L’un de mes passe-temps préférés est d’observer les gens autour de moi, m’émerveiller sur la formidable diversité des races, et lire les comportements des uns et des autres. Et, ce que je vois, m’inquiète. Les gens ne savent plus aimer, ont peur d’aimer et de dire “Je t’aime” sans courir le risque d’être dénoncé pour harcèlement. Interdit de complimenter quelqu’un sans courir le risque d’être traité de calculateur : qu’est-ce qui se cache derrière ce compliment?

Interdit de se retrouver dans l’ascenseur seul avec une femme…

Interdit de trop se rapprocher de quelqu’un.

Interdit de toucher l’autre.

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Conséquences: chacun est seul, se demandant pourquoi ceci arrive. Les femmes et les hommes cherchent désespérément un partenaire, ou une partenaire, à tout prix. L’autre jour j’ai découvert un programme très curieux à la télévision américaine. The Bachelor et The Bachelorette. Un célibataire, homme ou femme, rencontre plus de 20 autres célibataires à la recherche de l’âme soeur pendant un certain nombre de temps dans plusieurs endroits et pays différents, discute avec chacun /chacune de tout et de rien, sors, mange et dors avec ces candidats, tout ceci dans le but de savoir si l’autre est THE ONE. Plus la série avance, plus les candidats/candidates sont éliminés et c’est alors le festival de pleurs et de larmes parce qu’on a été rejeté. Parce qu’on n’a pas été choisi/e par l’autre. Parce que ce partenaire qu’on cherche désespérément et pour qui on est prêt à tout pour attirer et retenir son attention, nous rejette et préfère l’autre. A la fin, le bachelor ou la bachelorette choisit l’heureux élu ou l’heureuse élue avec qui il ou elle va faire sa vie.

Voilà où nous en sommes arrivés aujourd’hui. Si ce n’est pas des shows comme The Bachelor, c’est des pasteurs qui organisent des méga shows où des femmes du monde entier accourent avec l’espoir qu’à la fin, elles trouveront l’âme soeur, ce que promettent ces pasteurs qui, en fait, surfent tout simplement sur le désespoir de ces femmes pour se faire de l’argent. Parce que, comme vous l’avez imaginé, ces shows ne sont pas gratuits. Il faut délier les bourses! La salle de Conférence de Nairobi où ce genre de show a lieu de temps en temps est bourrée à craquer au point où les organisateurs sont obligés de placer des écrans géants dehors pour que celles qui n’ont pas pu entrer dans la salle puissant suivre le spectacle depuis l’extérieur. Le Pasteur, lui, est devenu immensément riche et ne se déplace qu’en… avion privé maintenant.

Pourquoi sommes-nous si seuls aujourd’hui?

Hier lorsqu’on était amoureux d’une fille, on travaillait dur pour conquérir cette personne. On lui faisait la cour. Souvent assidue. Sans se fatiguer. Sans se décourager même lorsque l’homme essuyait un refus, parfois vraiment…sauvage, de la part de la fille. L’homme lui écrivait des lettres ou des poèmes pour lui déclarer sa flamme. Il l’invitait au cinéma, au restaurant, au pique-nique et, lorsqu’ils se retrouvaient, ils étaient vraiment ensemble le temps de cette rencontre. Ils se parlaient. Vraiment. Les yeux dans les yeux. Rien mais alors rien ne s’interposait entre le couple.

Que se passe-t-il aujourd’hui? Les gens ne savent plus faire la cour ou alors pensent que ce n’est pas la peine, et croient que dès qu’ils vont te dire “Je t’aime”, tu vas te coucher immédiatement. Ils sont surpris que la fille les envoie promener après le premier rendez-vous où ils sont arrivés en retard et ne se sont même pas excusés, et ont passé le temps à surfer sur leur téléphone ou à répondre aux coups de fil.

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Aujourd’hui, les gens ne savent plus communiquer. Tout le monde se cache derrière ses écouteurs ou ses multiples téléphones et autres gadgets. Regardez autour de vous lorsque vous marchez dans la rue, êtes entrain de déjeuner ou dîner dans un restaurant et vous serez édifiés! Même à la maison,  à table, même au lit, ces gadgets s’interposent et empêchent de vivre!

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Parler à quelqu’un qui est totalement plongé dans son téléphone, sa tablette ou, qui répond toutes les cinq minutes aux coups de fil est absolument frustrant et est surtout l’expression d’un manque d’intérêt total pour l’autre. Un manque de respect total. Pourquoi dois-je perdre mon temps avec quelqu’un qui ne me respecte pas, qui ne peut pas me donner un peu de son temps, quelqu’un qui ne peut pas déposer son téléphone le temps d’un échange avec moi?

Voilà quelques unes des raisons pour lesquelles nous sommes si seuls aujourd’hui. Il y a des détails qui ne trompent pas et pour peu que l’on y prête attention, on les note et on prend acte.

Il y a des compétences –skills- vitales que chaque personne doit apprendre absolument. On apprend à lire, à compter et à écrire. On devrait aussi apprendre et ce, le plus tôt possible, à communiquer effectivement ses désirs, ses rêves, ses frustrations, ses émotions, ses souffrances, sans blesser l’autre, sans humilier l’autre. On devrait apprendre, on doit apprendre ces compétences, toutes ces autres compétences si nécessaires pour vivre une vie heureuse et épanouie, des compétences que malheureusement l’école ne nous enseigne pas. Parce qu’il y a l’école et il y a la vie, laquelle ne fait pas de cadeaux à ceux et celles qui ignorent son emploi de temps.

Le téléphone est utile, très utile. Il est le gadget le plus utilisé dans le monde et devance ainsi l’ordinateur. Il nous simplifie énormément la vie. Aujourd’hui de plus en plus de personnes s’en servent pour gérer leur vie quotidienne: communiquer, bien sur, prendre des photos, s’orienter, faire des réservations, acheter, faire des transactions bancaires, ouvrir leur chambres d’hôtel, etc. Et cette tendance va augmenter. Le téléphone est utile, à condition que l’on sache s’en servir. Sinon , il devient un obstacle et, au lieu d’aider, de construire, de rapprocher, il éloigne, il détruit. On peut en devenir facilement accro, au point d’oublier l’essentiel. Au point d’oublier que l’autre, que les autres sont là. Que le monde extérieur est là.  Que la vie est là et attend d’être vécue!

Des questions à poser? Des commentaires à faire? Des éléments à ajouter pour nous aider à prendre conscience et puis corriger ces défauts que nous avons et qui nous empêchent de trouver l’âme soeur et de vivre?

Céline t’écoute!

 

 

 

 

Célébrer la vie car elle peut cesser à tout moment!

 

Hier un grand musicien africain, un monument de la musique africaine, grand musicien tout court, s’en est allé.

Papa Wemba.

66 ans.

 

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Oui, c’est de lui qu’il s’agit. Sur scène et, sans crier gare, il s’est effondre et c’était la fin.

Pas le temps de dire aurevoir à sa famille, ses amis, ses millions de fans.

Lorsqu’il s’était levé hier matin, il avait des projets. Comme ce spectacle lors duquel il s’est effondré en pleine action. Et bien d’autres, je suppose.

Lorsqu’il est sorti de chez lui hier, Papa Wemba pensait y retourner après sa journée de travail, pour retrouver les siens et partager cette journée avec eux. La dernière chose à laquelle il aurait pensé c’est … la mort.

Sa propre mort.

Mais oui, c’est arrivé. De façon brutale. Comme cela est arrivé il y a tout juste quelques jours à un autre musicien de haut calibre, Prince.

C’est arrivé, comme cela peut arriver à chacun de nous. A tout moment.

A tout moment!

Ce départ … brutal de Papa Wemba me choque, comme c’est le cas pour plusieurs autres millions de ses fans. En effet, j’ai survécu en Espagne pendant mes études pendant la décennie 1990 grâce à “Viva la Musica, Nouvelle écriture” un de ses plus grands succès. Je suis tombée amoureuse de cet album que j’écoutais lorsque j’avais le mal du pays. Lorsque l’Afrique me manquait. Lorsque les miens me manquaient. J’écoutais Papa Wemba parce que, ma famille et moi, nous adorons sa musique.

J’écoute toujours cet album.

Viva la Musica

“Wake Up” aussi. Un autre bel album réalisé avec un autre grand, le Grand Mopao.

Wake Up

Oui, je suis choquée. Et triste.

Mais, aussi bouleversant qu’il soit, ce triste évènement nous rappelle que nous sommes tous et toutes de passage sur cette terre. Cette vallée des larmes.

Cet évènement nous rappelle que la vie est fragile. Que nous sommes fragiles.

Que nos jours sont comptés. Et que, par conséquent, nous devons être prêts pour le grand départ. Tout le temps. Parce que notre tour peut arriver à tout moment.

Et, être prêt, à mon avis, c’est faire la paix avec soi-même.

Compter ses bénédictions et, surtout, les célébrer.

Etre prêt, c’est vivre et aider à vivre, dans la mesure de notre possible, de nos moyens parce que nous sommes tous et toutes les gardiens de nos frères comme le disait le Pape Jean Paul II. Et parce que, le faire donne un sens à notre vie.

Etre prêt, c’est faire la paix avec les autres, pardonner à ceux et celles qui vous ont heurté pas parce que ces personnes le méritent, mais parce que VOUS en avez besoin.

Etre prêt, c’est cultiver l’amour, cette denrée rare. C’est tourner le dos aux intrigues, la haine, l’envie, la méchanceté gratuite, et dérouler le tapis à la compréhension, l’attention, l’entraide.

Etre prêt c’est cultiver l’amour, comme je le dis, et surtout l’exprimer. A tout moment. C’est dire aux siens, ses parents, ses enfants, ses amis, ses frères et soeurs, ses collègues, ses voisins, combien on les aime et apprécie, clairement, pendant qu’il est encore temps. Pendant que nous en avons encore le temps.

Etre prêt, c’est mettre de l’ordre dans ses affaires pour éviter aux siens, à nos êtres bien-aimés, tous les ennuis que cette négligence engendre trop souvent lorsque nous ne sommes plus là! On ne compte plus les exemples où les membres d’une famille, des frères et des soeurs se déchirent et s’entretuent à cause de l’héritage laissé par leurs parents décédés. Vous pouvez leur éviter cela en agissant AUJOURD’HUI! Que vous ayez un plat, un vélo, des actions dans une affaire, un lopin de terre, une cabane et j’en passe, dites clairement ce que vous aimerez que tout cela devienne lorsque vous ne serez plus de ce monde.

Et, si vous souhaitez que vos obsèques soient organisés d’une certaine façon, dites-le!

Clairement.

Aidez les vôtres à mieux vous rendre hommage. Aidez-les à vous … aider! A appliquer votre dernière volonté. De plus en plus de personnes le font, et organisent jusqu’aux derniers détails de leurs obsèques. Cela aide beaucoup, croyez-moi, car lorsque vous n’êtes plus là, c’est déjà très dur de gérer cette nouvelle et votre absence. Alors, imaginez en plus le casse-tête de l’organisation des obsèques et, j’en passe!

We will miss you forever, papa Wemba!

Celine Clemence Magneche Nde