Les bonnes intentions ne suffisent pas

DSC07443

 

Je voudrais…

Je veux…

Je meure d’envie de…

Je veux vraiment…

J’ai l’intention de…

Je crois que je vais…

J’ai envie de…

Je pense que je vais…

En début d’année nous avons l’habitude de prendre des résolutions. Déeterminés àtout mettre en oeuvre pour traduire ces résolutions en réalite. Puis, les mois passent et nous n’avons toujours rien fait. Nous remettons toujours tout àdemain pas toujours parce que nous n’avons pas les moyens de tenir cette promesse que nous nous sommes faite, mais souvent parce que nous sommes incapables de tenir cette promesse. La paresse, la peur qui nous fout la trouille. La peur:

  • de ne pas réussir
  • d’être la risée des autres
  • de ne pas être àla hauteur
  • de l’inconnu
  • d’être à a nouveau trahi, déçu, humillié…

Cette peur qui nous paralyse, brouille notre esprit et nous pousse à voir l’échec, la trahison, le danger partout.

J’entends cela aussi tout au long de l’année. Des amis qui ont marre de leur travail ingrat, de leurs patrons tyrans et ingrats, de leur relation toxique et destructive, d’un environnement toxique dans lequel ils vivent, mais qui continuent àaccepter tout cela, se contentant tout juste de se plaindre.

Moi aussi j’étais comme cela, mais j’ai pris conscience que les bonnes intentions ne suffisent pas, mais qu’il était vital de passer àl’action car elle seule peut nous libérer et nous garantir d’avoir la vie que nous désirons et méritons. Se plaindre aide certainement dans la mesure oùcela permet de laisser libre cours àses émotions, au trop plein d’émotions. Mais il faut agir et, pour cela, il faut du caractère, ce que plusieurs d’entre nous n’ont pas. Mais, lorsque j’ai réalisé que je n’avais qu’une seule vie, j’ai compris que je ne pouvais pas me payer le luxe de la gâcher en vivant misérablement et en laissant les autres ou certaines circonstances la ruiner.

Alors?

Take action! Personne d’autre ne viendra te sauver. Si tu n’aimes pas quelque chose, change cette chose ou change-toi simplement.

Tu n’aimes pas ton travail? Trouves-toi un autre.

Cette relation te pourrit la vie et la met en danger? Lâche prise!

Cette personne te pourrit la vie, ne t’aide pas à devenir la meilleure version de ta personne? Coupe le lien! Eloigne-toi. Walk away! C’est faire preuve d’un amour immense pour ta personne.

Ta première priorité c’est toi, ne l’oublie pas. Et prendre soin de toi n’est pas être égoïste: c’est s’aimer, c’est donner à son corps l’attention et l’amour qu’on mérite, et que personne d’autre ne saura ni pourra nous donner.

A ton bonheur!

Publicités

Personne n’est venu sur cette terre pour trimer!

Travailleuse journaliere

Il y a  un phénomène qui ne cesse de me troubler.

Les travailleurs journaliers.

Hommes et femmes. Tous les matins dès l’aube, ils envahissent les carrefours ou les chantiers de construction avec l’espoir que quelqu’un les recrute pour cette journée. Qu’il pleuve ou qu’il vente, qu’il fasse un  soleil d’enfer comme c’est le cas depuis quelque temps maintenant, une des conséquences des changements climatiques, ils et elles sont là. Assis à même le sol ou sur des morceaux de pierre ou des bouts de planche. C’est ainsi. Tous les jours. Ils n’espèrent pas plus que cela. La journée. Chaque fois que je les vois, je déprime, et surtout je me demande: lorsqu’ils n’ont pas de boulot, où vont-ils? Que font-ils? Comment nourrissent-ils leurs familles et couvrent-ils leurs autres besoins?

Leur principale préoccupation c’est de manger ce jour-là. Ils vivent au jour le jour. Ont-ils des rêves? Rêvent-ils de posséder un jour un de ces buildings qu’ils aident à construire? Rêvent-ils de voir leurs enfants étudier dans ces écoles internationales comme les enfants du patron du chantier? Ils en rêvent j’en suis sûre, même s’ils ne savent pas comment transformer ce rêve en réalité avec les moyens dont ils disposent. Mais, les choses ne devraient pas se passer comme cela. La croissance économique ne devrait laisser personne derrière. Ils sont besoin de reconnaissance, d’organisation, d’appui pour pouvoir non seulement vivre décemment, mais pouvoir devenir un jour ingénieur ou autre chose dont ils rêvent. Mais ceci ne saurait se réaliser sans un effort collectif. Celui de ceux et celles qui ont le devoir d’assurer le bien-être  de leurs compatriotes, et ont été mandatés pour le faire, pour servir et non se servir.

C’est également la responasbilité de ces hommes et femmes, travailleurs journaliers. En effet, nos circonstances ne devarient pas déterminer notre présent et encore moins notre avenir. Il y en a dont la situation  a été pire que la leur. Des gens nés sans bras ni pieds, ou dans la misère la plus abjecte, dans un environnement qui aurait pu les condamner à la pauvreté toute leur vie. Mais ils ont pu retourner la situation pour vivre la vie dont ils rêvent et qu’ils méritent. Pas par un coup de bâton magique, mais grâce à leur fortitude mentale d’abord et leur détermination à ne pas laisser leurs circonstances prendre le dessus. Alors, si tu te trouves dans cette situation, et si tu avais tendance à t’apitoyer sur ton sort et à maudire l’univers entier pour n’avoir pas été gentil ou juste avec toi, il est temps de changer de perspective et de prendre les choses en main. Pose-toi ces questions:

-Quelle est ma vision de mon future? Qu’est ce que je veux devenir dans un an, cinq ans, dix ans?

-Avec quels moyens dois-je y parvenir?

-Que dois-je faire tous les jours pour y arriver?

Lorsque tu auras répondu à ces questions, tu y verras un peu plus clair. Et alors, passe à l’action. C’est maintenant, pas demain, pas dans six mois, pas dans un an, étape après étape. Un pas après l’autre, lentement mais sûrement. Avec ce dont tu disposes. Tout, mon ami, sauf l’inaction et le bruit, les mots creux. D’autres l’ont fait et ont réussi, toi aussi tu peux le faire et personne d’autre que toi ne peut vouloir ton bien plus toi.

A ton Bonheur!

Le temps passé avec notre famille est le meilleur des cadeaux que nous pouvons lui donner

le temps passe avec la famille

La Saint Valentin est passée.

Bientôt d’autres fêtes vont se pointer et nous allons nous battre pour offrir des cadeaux à nos partenaires, nos enfants, nos parents, etc. Parce que nous les aimons et voulons leur prouver notre amour. Ceux et celles d’entre nous qui ne sont pas souvent avec leurs familles pour une raison ou une autre se sentent coupables et saisissent ces occasions pour tenter de se racheter. Ils vous diront aussi que mettre de la nourriture sur la table, mettre un toit au-dessus de la tête de leurs familles, payer les frais de scolarité et d’hôpital de leurs êtres bien-aimés c’est déjà une belle et solide preuve d’amour.

Parfait!

Et le temps passé avec eux? Mes enfants préféraient et préfèrent encore que nous regardions un match de foot ou de tennis, ou encore un film ensemble, ou que nous voyageons ensemble, à tous les cadeaux personnels que nous pouvons leur donner. Ou la vie dans un palais où ils ne nous verraient pas parce que nous sommes entrain de nous battre pour pouvoir payer le loyer.

Quelqu’un disait, et je suis d’accord avec cette personne: “Construisez des souvenirs, pas des maisons, car c’est cela que vos enfants et vos êtres bien-aimés garderont, chériront et partageront à leur tour avec les-leurs.

Je ne dis pas que vous ne devez pas construire des maisons. Je dis que vous ne devez pas le faire au point d’oublier ou de sacrifier l’essentiel!

A votre Bonheur!

Le moment, c’est maintenant!

 

Family Love

Le mois dernier lors d’un séjour au Cameroun, j’ai rencontré une de mes tantes que je n’avais pas vue pendant des années. Nous avions été proches, et elle m’avait toujours marquée par l’affection qu’elle avait pour les enfants, tous les enfants sans exception, elle-même n’en ayant jamais eus. La vie, avec tout ce qu’elle comporte, nous avait éloignées l’une de l’autre et c’est tout à fait par hasard que je l’ai donc revue il y a environ un mois. Quoique brève, cette rencontre ètait fabuleuse, l’opportunité pour nous d’essayer de rattraper le temps perdu, je veux dire rattraper ce que nous pouvions rattraper. Le temps perdu ne se rattrappe pas. La minute qui vient de passer est passée et ne reviendra jamais. Pour revenir à ma tante, elle a été enterée Vendredi dernier, après avoir passé trois semaines dans le coma. Juste après notre rencontre, elle est tombée malade et ne s’en est pas relevée. Je lui avais promis ce jour-là de revenir en Mars prochain passer une nuit avec elle. Je ne savais pas que c’était la dernière fois que je la voyais. Elle non plus ne le savait pas. Nous nous voyions après plusieurs années, pour la dernière fois.

Ce décès brutal m’a rappellé une fois de plus combien il est important de connaître ses priorités, et de ne pas se laisser distraire par ce que j’appelle des accessoires. Nous passons la vie à courir après tant de choses au point d’oublier l’essentiel: la famille, les relations. Ma tante n’avait pas d’enfants. Elle n’était pas riche financièrement, mais était riche d’amour qu’elle distribuait à tous ceux et toutes celles qu’elle croisait sur son chemin. Elle était heureuse parce que le bonheur n’a rien à voir avec ce que l’on a ou ce que l’on est. On choisit de l’être. Lorsque nous nous étions vues, elle était venue ce jour-la nettoyer la maison de sa défunte maman. Elle était la seule des trois soeurs encore vivante. Depuis, je n’ai pas cessé de penser à ce que cette maison deviendra sans elle maintenant qu’elle n’est plus là pour prendre soin d’elle régulièrement. Je n’ai pas cessé  de penser qu’elle n’ira plus dans cette concession, qu’elle ne cultivera plus les champs de sa défunte maman comme elle le faisait depuis que cette dernière était décédée il y a quelques années. Je n’ai pas cessé de penser qu’elle ne m’appellera plus Grand-Mère -parce que je porte le nom de l’une de mes grand-mères-.

J’aurais aimé l’avoir souvent vue. J’aurais aimé avoir été souvent plus présente. J’aurais aimé avoir fait tant de choses avec Maman Marie-Noelle. Maintenant, c’est trop tard. Du moins avec elle. Et cela m’a servi de leçon une fois de plus. Passer à coté de l’essentiel, c’est ce que nous faisons tous et toutes. Hier encore j’apprenais avec beaucoup de préoccupations que la fille d’un couple ami est entrain de glisser lentement mais sûrement du très mauvais côté parce que papa et maman, très occupés à poursuivre l’argent et construire leurs carrières, n’ont pas souvent été là lorsque cette enfant avait besoin d’eux. A quoi sert cet argent et cette gloire que nous poursuivons lorsque nous perdons nos enfants? Les voisins, les enseignants, les nounous, les amis, aucune de ces personnes ne peut jouer le rôle des parents que nous sommes.

Aucun!

Et ne croyez pas qu’en achetant tous les jouets dernier cri à vos enfants, ou en leur donnant le salaire mensuel de plusieurs personnes là-dehors comme argent de poche, vous comblerez le trou énorme laissé par votre absence.

Ne croyez pas non plus que les cadeaux que vous offrez à vos parents –pour ceux qui le font- à qui vous ne rendez jamais visite -parce que vous êtes très occupés-, ou n’appellez presque jamais parce que vous n’avez pas du tout du temps, comblera votre absence. Les choses ne marchent pas toujours comme cela. Lorsque vous vous réveillez un beau jour, vous apprenez qu’ils ne sont plus là, et vous avez des regrets tout le restant de votre vie.

Lorsqu’on aime, on trouve du temps pour ceux et celles qu’on aime. J’ai une amie au Canada qui appelle sa famille au Togo tous les jours avant d’aller au boulot ou avant de se mettre au lit. “Je ne veux plus être surprise,” m’avait-elle dit lorsque je lui avais demandé pourquoi elle faisait cela. “Après avoir passé plusieurs mois sans appeler ma maman parce que j’avais d’autres soucis il y a presque vingt ans, j’ai reçu un coup de fil un matin que maman n’était plus de ce monde. Depuis, je n’ai jamais cessé de culpabiliser. Je ne veux plus que cela arrive.”

Quelle est la dernière fois que tu as parle avec tes êtres chers? Quelle est la dernière fois que tu leur as dit que tu les aimais? Quelle est la dernière fois que tu as eu du temps pour eux? La dernière fois que tu as été émotionnellement présent lorsqu’ils avaient besoin de toi?

Si tu ne l’as pas fait il y a longtemps, il est encore temps. Fais-le! Appelle-les si tu ne peux pas les voir facilement. Ecris-leur un mot –je sais que les gens n’écrivent plus, un malheur aux conséquences terribles qui nous tombe dessus-. Invite les à aller prendre un verre, manger et passer du temps ensemble même si c’est juste pour quelques minutes. Fais-le. C’est important. Cela ne compte peut-être pas pour toi, mais cela signifie certainement énormement de choses pour ces personnes-là.

 

A ton Bonheur!

 

Il n’y a pas de recettes miracle pour construire des mariages sains et qui durent, mais des idées qui marchent: en voici quelques unes

Wedding Cake Fruits

Le nombre de couples qui se séparent augmente sans cesse et, de plus en plus de personnes choisissent de ne pas prononcer le fameux “Oui, j’accepte!” par peur de venir grossir ce nombre qui invite à réfléchir, et surtout parce qu’ils ne veulent pas vivre le calvaire qui est souvent le quotidien de ceux qui ont décidé de rompre leur union.

“Choisis bien ton/ta partenaire parce que si tu rates pour quelque raison que ce soit, cela te coûtera très cher émotionnellement, financièrement, parfois physiquement. Cela peut même te coûter ta vie!”

C’est le message que je partage aujourd’hui non seulement avec mes enfants qui sont adultes, mais aussi avec ceux et celles qui me demandent mon avis sur cette question. Les divorces ruinent financièrement, traumatisent émotionnellement et éternellement, brisent très souvent des vies, contribuent à former des personnes amères et souvent déprimées, et finissent souvent dans des drames. Vous le savez aussi bien que moi, n’est-ce pas?

Si vous envisagez de vous marier, c’est important de prendre le temps qu’il faut pour faire cet important exercice. Et n’hésitez pas à jeter l’éponge si vous observez des indicateurs rouges qui vous crient que la personne avec qui vous voulez unir votre vie n’est pas THE ONE! Nous disons toujours qui nous sommes par nos actes, paroles, body language. Même de façon inconsciente. Et, pour peu que nous voulions ouvrir les yeux et les oreilles, on les découvre.

Si vous êtes déjà marié, et voulez construire un couple sain et qui dure, voici 5 idées qui peuvent réellement aider. Ce n’est pas une recette magique mais une approche qui a fait ses preuves, du moins pour nous.

  1. Ayez des attentes claires et réalistes

Ayez des attentes et exprimez-les clairement! Votre partenaire n’est pas le bon Dieu pour deviner ce que vous attendez de lui ou d’elle. Oui, les rôles sociaux ont été définis et certains s’attendent à ce que ceux-ci continuent intacts même si nous sommes au XXIème siècle, un siècle où les femmes ne sont plus confinées à la cuisine et à la vie privée de leur domicile, mais un siècle ou elles occupent des espaces publics et dirigent des pays entiers.

Qui fait quoi, quand, avec quoi? Qu’est-ce que j’attends de mon/ma partenaire? Définissez et communiquez clairement. Froidement. Et ces attentes doivent être réalistes. Si vous voulez que votre partenaire vous donne la lune, vous serez déçu parce que la lune est hors de portée! Si vous voulez retrouver votre partenaire à la maison tous les jours que Dieu a crées à 17 heures, vous serez déçu. Si vous voulez que votre partenaire soit responsable de votre bonheur, vous serez déçu parce que chacun trouve son bonheur lui-même car celui-ci vient de l’intérieur et pas des choses ou des personnes extérieures. Il ne s’agit donc pas de rabaisser ses attentes mais de les fixer clairement, et surtout de fixer celles que votre partenaire va atteindre.

  1. Communiquez, communiquez, communiquez

L’un des facteurs à l’origine de tant de divorces c’est l’absence de communication effective entre les partenaires qui y sont impliqués. Vous n’êtes pas content d’un acte que votre partenaire a posé –par exemple, il prend des décisions même les plus importantes sans vous impliquer, vous met toujours devant les faits accomplis-; vous n’aimez pas cette habitude de toujours aller passer vos vacances au même endroit avec des gens qui vous énervent et vous tolèrent juste; vous n’aimez pas qu’il vous réveille toujours à 2 heures du matin pour vous demander de faire l’amour alors que vous venez de vous coucher après une rude journée de travail prolongée par les courses au supermarché et la préparation du dîner, des autres travaux domestiques ainsi que de la journée des enfants le lendemain? Parlez-en parce que, si vous ne le faites pas, la cocotte va exploser tôt ou tard et ce sera trop tard pour sauver les meubles!

  1. Préparez-vous avant et sachez qu’il n y a pas de honte à demander de l’aide lorsque vous en avez besoin

Il y aura des moments difficiles dans votre couple, comme dans tous les couples d’ailleurs. Des moments où vous allez douter, questionner, envisager même la séparation. Aucun mariage n’est parfait et tous ont leurs hauts et leurs bas. La différence? Pendant que certains jettent l’éponge dès le premier obstacle parce qu’ils accusent leur partenaire d’être la cause des difficultés du couple, d’autres essaient de prendre soin de leur couple, et ne reculent devant aucun moyen sain -oui, sain- de le faire. Là où il y a des structures pour préparer les futurs mariés avant qu’ils ne s’embarquent dans cette aventure, ou encore pour aider ceux qui sont déjà mariés à mieux prendre soin de leur couple, c’est une bonne chose d’utiliser les services de ces structures.

  1. Signez un contrat prénuptial avant de vous engager

 De plus en plus de célébrités signent des contrats prénuptiaux avant de se marier, ce que certains condamnent parce qu’ils trouvent cela scandaleux, égoïste, et susceptible de préparer le terrain pour le divorce. Mon avis? Totalement différent. En effet, ce document, qui ne doit pas seulement être adopte par les célébrités, faciliterait les choses en cas de divorce et permettrait d’éviter des drames. Il découragerait également tous les chasseurs/chasseuses de fortune.

  1. Mettez un soin particulier à être le meilleur partenaire et la meilleure personne qui soit

Ne demandez pas à votre partenaire ce que vous ne pouvez pas offrir. Vous voulez le changement, changez d’abord vous-mêmes car ce que l’on prend souvent pour la cause de nos problèmes ne vient pas toujours de l’extérieur. Dans plusieurs cas, nous sommes le problème mais refusons de le reconnaître et de faire les efforts nécessaires pour améliorer notre couple. Nul n’est parfait. Alors, place au questionnement. Prenez soin de vous physiquement, émotionnellement et spirituellement. N’hésitez pas à vous regarder dans le miroir régulièrement. Acceptez les feedbacks constructeurs sans vous sentir offensé, et faites votre part. Un mariage c’est un projet qu’on implémente toute sa vie, et on ne ménage pas ses efforts pour le redéfinir, réorienter, modifier, améliorer.

Ton tour…

 

Il n y a pas de recettes miracle et passe-partout pour tout le monde puisque chaque mariage est un cas unique. Et, cette liste n’est pas non plus exhaustive. Quelles recettes appliques-tu pour que la flamme ne s’éteigne jamais dans ton couple? Je serais ravie de les connaitre pour enrichir cette liste!

Vivre simplement et vivre heureux est bien possible

 

Maison Kitisuru

Il y a quatre mois j’ai décidé de tout vendre chez moi et de ne vivre qu’avec le strict minimum: deux plats, deux cuillères, deux fourchettes, deux verres à eau et à vin, deux cuillères à café, deux petites marmites, deux couteaux de table, deux tabourets, une petite table. Mon lit même je l’ai vendu et me suis contentée du matelas posé à même le sol plus quelques draps. Mes chaussures, vêtements et autres sacs à main, qui m’étouffaient et ne suffisaient plus dans mon placard, ont été bien accueillis par les organismes de charité à qui j’ai donnés. Ma voiture, je ne l’ai utilisée et ne l’utilise plus que pour aller là où les transports publics n’arrivent pas ou alors lorsque ceux-ci ont arrêté de travailler. La nourriture et tous les autres produits de première nécessité, je les achetais lorsque j’en avais vraiment besoin, et plus du tout pour les avoir en stock à la maison comme par le passé.

Pourquoi tout ceci, vous allez certainement vous demander? Je voulais expérimenter ce qu’on appelle aujourd’hui le minimalisme. Vivre simplement, avec le strict nécessaire. Oui, je voulais voir si je peux vivre simplement, si je peux survivre à l’absence de ces biens matériels et être heureuse. Je suis heureuse de confesser aujourd’hui que oui, j’ai survécu et découvert avec émotion et beaucoup de satisfaction que nous pouvons vivre simplement et être heureux!

Parce que le bonheur n’a rien à voir avec 60 paires de chaussures et autant si non plus de robes, sacs à main, chapeaux, bijoux, voitures, maisons, ordinateurs et autres gadgets, etc.

Lorsque nous sommes arrivés à Nairobi il y a quelques années, nous avons loué la maison ci-dessus, que nos amis appelaient un château: un immense duplex avec six chambres, autant de salles d’eau, deux grands salons, une immense cuisine, une cheminée, un grand et très beau jardin, un grand et moderne bungalow, une deuxième maison dehors avec deux chambres, une maison fabuleuse en un mot. Les fournitures que nous avions ramenés du Burkina Faso étant insuffisants pour meubler toute cette maison, nous en avons achetés de nouveaux. Il fallait aussi recruter un personnel de maison pour nous aider à entretenir le duplex. Avant que notre fils ne nous quitte pour aller à l’université poursuivre ses études, il y avait déjà des chambres qui n’étaient pas occupées, et des parties entières de la maison qui n’avaient jamais été utilisées! Seules quelques chambres et la salle de télévision où nous passions le plus clair de notre temps et où nous mangions aussi et recevions nos invités étaient utilisées.

Pouvions-nous payer le loyer? Oui.

Avions-nous besoin de tout cela? Non.

Alors, pourquoi nous sommes-nous embarqués dans cette…aventure agréable, certes, mais coûteuse? Parce que nous avions pris nos désirs pour nos besoins, ce que plusieurs d’entre nous font d’ailleurs, au risque de se retrouver entrain de vivre au-dessus de leurs moyens. Le loyer de cette maison, les factures (eau, électricité, antenne parabolique, etc.), le salaire du personnel de maison, des gardiens du jour et de nuit, l’entretien du jardin, et j’en passe, tout cela tournait autour de 3000 Dollars par mois. Beaucoup d’argent à Nairobi!

Confondre ses désirs –par exemple, je veux un bouquet de 200 chaînes de télévision alors que je n’ai jamais le temps de m’asseoir et regarder la télévision; je veux cette marque de voiture et pas plutôt celle-là; je veux une voiture neuve alors qu’une voiture de seconde main ferait très bien l’affaire; je veux une deuxième, troisième ou même quatrième voiture (notre voisin de Nairobi en avait sept dans son garage); je veux un deuxième, troisième ou même un quatrième téléphone portable iPhone et cette fois-ci doré, etc.- avec ses besoins –manger, s’habiller, faire ses études, acheter ses médicaments, etc.- est dangereux et peux entraîner des conséquences dramatiques surtout si on n’a pas les moyens de sa politique.

En effet, lorsque tu utilises ta carte de crédit, c’est-à-dire de l’argent qui ne t’appartient pas –oui, cet argent auquel ta carte de crédit te permet d’accéder n’est pas ton argent! -, et que tu utilises aux conditions fixées par la banque qui te l’a prêté, lorsque tu contractes un prêt à ta banque ou à quelqu’un d’autre, ou alors puises dans ton épargne pour satisfaire ces désirs dont tu peux très bien te passer, tu ne fais du bien ni à toi-même, ni à ta famille, ni aux autres. Pire, tu entretiens l’illusion selon laquelle tu seras heureux une fois ces désirs satisfaits, détruis ton filet de sécurité, et t’installes dans un cycle de dettes dont il te sera difficile sinon impossible d’en sortir!

Je sais que plusieurs d’entre nous redoutent le qu’en dira-t-on et toucheraient même le diable pour impressionner les autres ou faire comme les autres, éviter les moqueries et maintenir le paraître, oubliant que l’on n’a aucun contrôle sur ce que les autres pensent, et qu’il y aura toujours des gens pour jaser quoique l’on fasse, parce que la vie est ainsi faite.

Si tu te reconnais dans ce que je viens de dire, et penses que tu en as plus que assez d’être victime de la dictature sociale, et qu’il est temps de rectifier pour vivre enfin ta vie, et pas celle que les autres dictent, voici quatre trucs qui pourront t’aider à y parvenir:

  • Souviens-toi à tout moment que le bonheur n’a rien à voir avec l’accumulation ou l’acquisition des biens matériels, comme je l’ai dit plus haut. Que cette accumulation, le superflu nuisent plutôt, stressent et coûtent chers
  • Rester imperméable aux qu’en dira-t-on est absolument nécessaire si tu veux vivre la vie que tu désires et que tu mérites.
  • Se comparer aux autres est la recette la plus efficace pour être éternellement insatisfait et malheureux car il y en aura toujours un qui a plus ou est mieux que soi
  • Se rappeler à chaque instant que le bonheur vient de notre intérieur et que c’est chacun de nous qui le définit. Et c’est absolument personnel.
  • Avoir un budget réaliste et surtout supprimer tout les extras et autres superflus et accessoires est nécessaire pour réduire nos charges économiques, nous concentrer sur ce qui est dans notre zone de contrôle et construire notre présent et avenir ainsi que ceux de notre famille. Parce que l’avenir se construit aujourd’hui. AUJOURD’HUI!

Ton tour:

Quels sont ces désirs ou ces objets qui empoisonnent ta vie et dont tu rêves de te passer sans succès? Commences par en faire une liste et ensuite le nettoyage. C’est dur mais tu y parviendras. Less is better, je t’assure! Agis, maintenant, et tu te sentiras que mieux.

 

Exprimer sa gratitude c’est aussi aimer

thank you

Il y a quelques jours un des clients de l’hôtel où je travaille nous a offert un merveilleux paquet de chocolat.

Pour la Saint Valentin.

Surprise par ce beau et émouvant geste, et parce que j’étais curieuse de savoir pourquoi il avait fait cela, ce gentleman m’a dit trois choses:

  • Je suis content d’être en vie et en santé malgré les multiples épreuves que la vie m’a infligées
  • C’est une bénédiction d’avoir toutes ces merveilleuses femmes que vous êtes dans ma vie et de pouvoir m’imprégner chaque jour de votre contagieuse joie de vivre
  • Je voudrais vous dire merci de prendre si bien soin de moi. Je voudrais que vous sachiez que j’adore ce que vous faites pour moi et vous suis, vous serai éternellement reconnaissant.

Cet homme exquis vit à l’hôtel depuis plusieurs années déjà. Avant d’y élire domicile, il vivait dans une de ses propriétés avec son épouse. Alors que les deux partaient passer l’hiver en Floride, ils ont été victime d’un horrible accident de circulation dans lequel son épouse est décédée sur le champ. Les deux venaient de prendre leur retraite et commençaient une nouvelle vie où ils allaient enfin prendre le temps de vivre. A 65 ans, la vie ne fait que commencer, voyons!

Brisé à jamais, privé de sa partenaire, de son amie et de sa confidente, désormais seul, notre homme a sombré dans une dépression qui a duré des années jusqu’au jour où, en cherchant un document dont il avait besoin dans le sous-sol de son domicile, il est tombé sur une caisse dans laquelle il avait gardé toutes les lettres écrites à la main qu’il avait reçues. Parmi elles, une bonne partie lui avait été envoyée par sa défunte épouse après qu’ils se soient rencontrés. Saisi par l’émotion, et surtout percevant cette découverte comme un signe du destin, il entreprit de lire ces lettres et particulièrement celles de son épouse, lesquelles le ramenaient des années en arrière dans sa vie, dans leur vie à deux. Une d’elle retint particulièrement son attention. Celle dans laquelle son épouse lui recommandait de vivre pour elle et pour eux deux si jamais quelque chose lui arrivait et elle le quittait avant. Elle lui promettait de faire pareil si, lui, partait avant. Dès ce jour, il décida de vivre.

Pour elle.

Pour eux deux.

Il vendit tout ses biens et s’installa dans notre hôtel avec pour seul bien cette fois-ci les lettres de sa bien-aimée. Accueillant et vivant chaque jour comme si c’était le dernier. Célébrant la vie et faisant de son mieux pour mettre un sourire sur le visage de tous ceux et toutes celles que la vie veut bien met sur son chemin.

Ton tour…

Ceux et celles qui prennent soin de nous, nous aident tout au long de notre vie, nous tendent la main lorsque nous en avons besoin, nous redonnent espoir lorsque nous avons perdu tout espoir, nous disent ces mots sauveurs que nous avons tant besoin d’entendre au moment où nous devons les entendre; ces personnes qui, quoiqu’étant de parfaits étrangers souvent, nous tendent leur épaule sur laquelle nous nous épanchons au moment où nous sommes en pleine détresse (comme cette jeune fille qui, nous voyant pleurer au moment de quitter définitivement le corps de notre ami qui venait de s’éteindre à l’hôpital en Décembre dernier, nous prend dans ses bras tout en nous susurrant que ça va aller), toutes ces personnes qui contribuent, d’une façon ou d’une autre, à rendre notre existence plus agréable, ne sont pas toujours celles que nous pensions. Notre cuisinier/cuisinière, notre femme de ménage, la nounou de nos enfants, notre chauffeur, notre gardien, le barman qui nous sert notre boisson préférée chaque fois que nous leur rendons visite; notre coiffeur/coiffeuse qui nous donne ce look qui nous fait triompher, le voisin qui ramasse notre courrier lorsque sommes en voyage, accompagne nos enfants à l’école ou les ramènent à la maison lorsque nous ne pouvons pas le faire; cette dame qui coiffe notre fille ou encore lui tient compagnie lorsque sommes en mission ou en voyage et n’avons personne d’autre pour le faire (nous sommes des parents seuls); cette famille chez qui notre fille/fils vit à l’étranger où il fait ses études, et qui l’encadre comme si c’était nous-même, cette nièce/tante qui a tout sacrifié pour garder nos enfants afin que nous vivions la vie personnelle et professionnelle que nous désirons et méritons, toutes ces personnes comptent énormément pour nous. Alors, qu’as-tu fais cette Saint Valentin pour leur dire ta gratitude et leur exprimer ton amour?

Si tu n y pas pensé, ce n’est pas grave, tu sais. La Saint Valentin c’est tous les jours. Du moins à mon avis. Il n’est donc jamais trop tard pour le faire. A toi de jouer, et de partager avec nous afin que nous continuons à cultiver la gratitude.

A ton Bonheur!

Céline Magnéché Ndé Sika