Se marier pour de mauvaises raisons peut être fatal

 

weird-marriage-laws-you-may-be-breaking-without-knowing-u1

Il est trois heures du matin la nuit dernière lorsque je reçois un énième coup de fil d’une amie qui m’appelle, cette fois-ci, de son lit d’hôpital où elle git, après avoir subit une importante opération visant à réparer les dégâts causés sur tout son corps et dans son corps par la bastonnade reçue de son conjoint.

“Je n’aurais pas du épouser cet homme! C’est ma faute. Je n’aurais pas dû l’obliger à m’épouser! me dit-elle, en pleurs.”

“Parce que tu l’as forcé à t’épouser? Je lui demande.”

“Je n’avais pas le choix, me répond-elle.”

“Pourquoi tu l’as fait?”

“J’étais tombée enceinte et ne voulais pas être fille-mère, c’est-à-dire la honte de ma famille et la risée de toute la ville, quoi. Et me voici aujourd’hui! Si seulement j’avais su!”

Mon amie aurait dû savoir que cette décision qu’elle avait prise était mauvaise, et surtout que l’avenir de leur couple ne s’annonçait pas radieux.

Son partenaire l’aimait peut-être, mais certainement pas au point de décider de passer le reste de sa vie avec elle. Elle s’est invitée dans sa vie. Elle s’est imposée dans sa vie, et est surprise des conséquences de sa décision.

Jacqueline Sauvage, la française libérée de prison il y a quelques mois par une grâce présidentielle après y avoir purgé une longue peine pour assassinat de son mari en sait quelque chose. Lassée d’être confondue avec un tamtam par son mari tous les jours et surtout craignant pour sa vie et celle de ses enfants que son mari violait régulièrement, elle lui vida le contenu d’un fusil dans le dos un jour où celui-ci l’avait encore tabassée et menacé de la tuer avec ses enfants.

Oui, Jacqueline aurait dû partir! vous direz. Mais, dire ou penser c’est plus facile que faire.

“Partir? Comment et pour aller où? Les comptes bancaires étaient tous en son nom et je n’avais plus d’amis. On ne fréquentait que les siens et il m’avait isolée de ma famille,” répond Jacqueline au jury qui lui pose cette question lors de son jugement.

Elle est libre aujourd’hui, vit entourée de ses enfants, est inconsolable parce que son fils qui s’était suicidé justement après avoir découvert que son papa violait ses soeurs lui manque, n’arrive plus à dormir et fait d’horribles cauchemars dès qu’elle ferme ses yeux, et va porter sur sa conscience la mort de son mari jusqu’à sa propre mort.

Jacqueline et son partenaire pouvaient-ils éviter ce drame? Bien sûr que oui!

Comment?

  • En ne se mettant pas ensemble, simplement. Mais cette décision requiert des qualités comme une solide imperméabilité aux qu’en-dira-t-on et une bonne dose de courage surtout dans un environnement où la société est intraitable avec les filles qui ont le malheur de tomber enceintes hors mariage. Elle suppose aussi que l’on est conscient des responsabilités que l’on a lorsqu’on met un enfant au monde, et qu’on a les ressources nécessaires -financières et émotionnelles- pour élever cet enfant et lui créer les conditions pour permettre à ce dernier de vivre la vie qu’il mérite
  • En mettant un terme à la relation lorsque tout mais alors tout indiquait que celle-ci n’avait pas d’avenir et surtout qu’elle constituait une menace pour la vie d’un des partenaires et les enfants. Mais, l’amour rend aveugle et nous prive souvent de notre capacité de réflexion, d’analyse et de jugement même lorsque tout, mais alors tout, indique que nous devons dé “Non, il/elle va changer! Surtout lorsque le partenaire violent demande pardon après son forfait, achète même le pardon de la victime avec des cadeaux, tout en promettant de ne plus recommencer. Mais, comme l’expérience a prouvé que “Qui a bu, boira,” il/elle recommence toujours et toujours. Jusqu’au jour où l’irréparable arrive.

Il y a aussi la peur de l’inconnu, la peur de ne pas pouvoir s’en sortir sans ressources, le manque de confiance en soi et en ses capacités de s’en sortir, situation créée par cette violence et assassinat psychologique exercés régulièrement sur la victime. Parce que, à force de nous dire qu’on ne vaut rien, on finit par y croire et même par créer les conditions de devenir un/une vaut-rien par notre comportement.

Il n y a pas encore de mort dans le cas de mon amie. Mais, tout peut arriver.

“Qu’est-ce que je dois faire? me demande-t-elle.”

“Ce qui est nécessaire et correct de faire dans une situation pareille, une situation qui dure depuis trop longtemps déjà et qui s’empire de jour en jour, sans aucun espoir de s’améliorer, lui dis-je. Si on aime la personne que l’on est et apprécie la vie, ce cadeau précieux que l’on a reçue. Et surtout ne me dis pas que tu n’as pas le choix parce que, figure-toi, nous avons toujours le choix.”

Que pouvons-nous tirer de cette histoire? Beaucoup de leçons:

  • Se mettre en couple avec quelqu’un pour de mauvaises raisons et surtout obliger quelqu’un à nous épouser est une erreur qu’il ne faut pas commettre parce que les conséquences d’un tel acte peuvent être fatales
  • Nous sommes au XXIème Siècle, une époque où nous avons les moyens de décider quand est-ce que nous allons avoir des enfants et, surtout, c’est un siècle où avoir un enfant hors mariage n’est plus un crime
  • Rien ni personne ne devrait porter atteinte à notre intégrité physique, psychologique, mentale. Alors, refuser de subir la violence de la part de son/sa partenaire et le-lui faire savoir devient une obligation dès que les premiers signes se manifestent
  • L’indépendance financière de chacun des partenaires est absolument nécessaire parce que les mariages se terminent, les partenaires meurent ou deviennent invalides, souvent incapables de se souvenir même de qui ils é Si on n’a pas pris les dispositions nécessaires, on est foutu!

 

Un parent ne déclare pas forfait!

« J’ai fait tout ce que je peux. Usé tous mes méninges. Fais appel à tout genre d’aide mais je dois avouer que j’ai échoué. Je jette l’éponge. Qu’il fasse ce qu’il veut. Personne n’est venu sur la terre pour souffrir. J’ai aussi le droit de vivre, voyons.»

Ces mots sont ceux d’un homme, père d’un adolescent de 15 ans qui déclare forfait parce que son fils lui a échappé selon ses propres termes. Cet enfant si calme, si gentil, si travailleur et si obéissant qui, du jour au lendemain, a changé, est devenu arrogant, s’est mis à les insulter son épouse et lui, à leur voler leur argent avec les stratégies dignes de grands gangsters (il s’introduit dans la chambre de ses parents à travers la fenêtre, fais le double des clés de la maison, vole leur carte de crédit et s’en sert, etc.). L’enfant qui était parmi les meilleurs élèves de son école en termes de résultats scolaires et de comportement a été exclu non seulement parce que ses résultats étaient de plus en plus mauvais, mais aussi parce qu’il était devenu une menace pour ses camarades. Très violent.

Lorsque j’écoute cet aveu, je pense à mon petit frère qui, lui aussi a suivi pratiquement le même cheminement et qui, aujourd’hui, à presque 30 ans, et après avoir passé trois années en prison pour vol à main armée, essaie de se réintégrer dans la société mais la tâche, je l’avoue, n’est pas facile. Pour lui. Pour nous qui l’aidons à le faire.

En écoutant mon ami, je pense également à tous ces autres enfants qui se sont égarés et sont devenus tout ce que vous pouvez imaginer de mauvais dans notre société simplement parce que, au moment où on devait les aider à prendre le bon chemin, au moment où quelqu’un devait leur dire : faites attention, ne prenez pas ce chemin car il risque de vous nuire ; ne fréquentez pas ces personnes car elles ont des conduites inappropriées qui risquent de vous perdre ; ne suivez pas cette petite amie parce qu’elle a une influence négative sur vous ; n’allez pas à cette soirée car vous avez un examen important à passer demain, et ferez mieux de réviser vos leçons et d’aller au lit tôt pour être en forme demain matin ; ne prenez pas ce médicament ou cette boisson soi disant énergétique car vous allez devenir dépendant et perdre votre capacité à vous contrôler et prendre des décisions, faire de bons choix ; au moment où ils avaient besoin de quelqu’un pour leur dire de faire attention aux décisions qu’ils prennent car celles-ci détermineront leur avenir, à ce moment-là, il n’ y avait personne. Ils étaient seuls.

Il est impossible de récolter des patates lorsqu’on a semé des haricots. Et j’ai toujours eu de la peine à comprendre qu’un enfant que nous avons-nous-mêmes conçu, porté pendant neuf mois dans notre ventre, lavé, langé, nourri à la petite cuillère, aidé à se lever et marcher, devienne notre bourreau. J’ai lu des reportages de parents espagnols qui doivent se barricader derrière des portes à double tour et appeler la police pour qu’elle les sauve parce que leurs enfants sont fâchés. Fâchés parce qu’ils n’ont pas par exemple pu leur donner le dernier gadget électronique qu’ils réclamaient. Des parents qui tremblent lorsque leurs enfants parlent.

Qui blâmer : les enfants ?

Non. Non et non. Ils n’ont pas demandé à naître. A partir du moment où nous leur donnons naissance –qu’ils aient été conçus volontairement ou par accident-, nous avons la responsabilité de nous occuper d’eux. De les aider à grandir et devenir des hommes et des femmes épanouis, heureux et armés d’outils dont ils ont besoin pour exercer le difficile métier de l’Homme. Savoir cela nous permet d’accepter et de mieux jouer ce rôle de leader et de maître auprès de nos enfants. Nous avons la responsabilité de les discipliner, et permettez-moi de souligner ici que discipliner ne veut pas dire sanctionner, punir, humilier. Discipliner veut dire enseigner, aider l’autre –qui peut être notre élève, notre enfant, notre partenaire, etc.- à apprendre pour mieux faire.

Si vous n’avez pas montré à votre enfant comment il doit se comporter, et que le pauvre a dû apprendre tout, tout seul ;

si vous n’avez ouvert la bouche que pour aboyer, l’insulter et le traiter de tous les noms d’oiseaux rares, au lieu de parler avec lui, de l’écouter, de le respecter en tant qu’être humain même s’il a un an d’âge ;

si vous n’avez ouvert la bouche que pour lui donner des ordres ;

si vous vous êtes comporté comme une parfaite crapule au lieu d’être un modèle pour vos enfants, racontant le soir à la maison autour d’une bière comment vous avez acheté votre chef pour obtenir ce marché dont vous avez par la suite détourné les fonds pour construire ce beau duplex dans lequel vous vivez et cette Porsche Cayenne dans laquelle vous roulez ;

si vous avez fermé les yeux sur des comportements inappropriés que votre enfant a adoptés petit à petit, au lieu d attirer son attention sur les effets négatifs de ces comportements ou décisions pour lui –notez que je dis attirer son attention et pas le sermonner, le menacer, le faire chanter-,
si vous avez fait tout ceci et bien d’autres choses qu’un parent ne devrait pas faire, alors ne soyez pas surpris que votre enfant se perde, soit perturbé et devienne voyou, gangster, comme le fils de mon ami ou pire.

Aucun enfant ne naît foncièrement têtu, arrogant, méchant, voyou. Un enfant qui naît est comme un disque dur sur lequel nous pouvons graver tout ce que nous voulons. Nous avons le devoir de n’y graver que ce qui va lui permettre de devenir, pas ce que nous voulons, mais ce que Dieu et lui-même ont voulu. Notre devoir c’est de l’aider à acquérir les outils dont il aura besoin pour devenir cette personne qu’il souhaite devenir, mais une meilleure personne, une personne épanouie, capable de se prendre en charge et de contribuer activement et efficacement au développement de sa communauté, à la construction du monde. Mais pour réussir cette tâche, nous devons nous armer d’outils, de bons outils : la patience, la disponibilité, l’empathie, le respect.

Nous devons apprendre à lire et interpréter certains messages non verbaux que nos enfants nous passent, à réorienter, pas punir, à maîtriser nos émotions et garder notre calme lorsque la réponse que nous attendons de nos enfants n’est pas celle que nous souhaitions.

Nous devons tout faire sauf abandonner la tâche. Jeter l’éponge. Ce serait un aveu d’échec, une fuite de responsabilités. Une démission. Nos enfants ont besoin de nous. Ils auront toujours besoin de nous. Même lorsqu’ils auront 90 ans. Nous n’y pensons pas souvent, mais c’est tout simplement vrai.

Céline SIKA

La positivité est le meilleur carburant pour votre vie

En passant

Depuis quelques années une amie à moi traverse des moments vraiment difficiles: santé très fragile, chômage, solitude, célibat trop prolongé, fausse-couche. Ses efforts pour retrouver une bonne santé n’ont pas toujours produit de meilleurs résultats. Alors elle alterne jours de relatif bien-être avec des semaines et parfois des mois de souffrance et de douleur.

Il y a peu, lors d’un échange avec elle, elle a décidé d’apprendre la coiffure pour hommes parce qu’elle aime ce métier et aussi parce que faire ce métier lui permettrait de gagner sa vie, rencontrer et échanger avec des gens. Mais voilà qu’apres avoir commencé sa formation, elle doit faire face à la réticence et au rejet des hommes qui ne veulent pas qu’elle les coiffe. “Depuis quand les femmes coiffent les hommes? C’est le monde à l’envers maintenant. Vous les femmes voulez vraiment nous dépouiller de tout. Non, cela ne va pas se passer comme cela. Laissez les hommes coiffer les hommes”, lui répètent-on à longueur de journée, ce qui, bien évidement, lui casse le moral et tue sa motivation.Image

Découragée, mon amie est retombée dans le trou sans fond du désespoir et rumine, à longueur de journée, sa malchance et sa frustration, sa vie misérable: “Au lieu de m’encourager, ces hommes me rejettent. Cela ne vaut pas la peine de continuer car meme après ma formation, je ne pourrai pas trouver du travail car aucun homme ne viendra solliciter mes services”.

Mes tentatives pour lui faire comprendre qu’elle ne doit pas en vouloir à ces hommes parce qu’ils sont victimes de la société qui définit les rôles et divise le travail en fonction des sexes, et cela dès la naissance, n’ont pas aidé mon amie à changer les pensées négatives dans lesquelles elle est entrain de se noyer et à les remplacer par d’autres, positives.  Certes, c’est difficile de rester positif lorsque tout semble mal aller pour nous, de garder son autoestime haut, de croire en soi et aux autres, de rester la tete haute et de garder le sourire. Mais il est absolument nécessaire de le faire parce la positivité est le carburant dont notre vie a besoin pour continuer à fonctionner de facon optimale, tout comme un véhicule qui s’arreterait de rouler automatiquement s’il n y avait plus de carburant dans son réservoir.

Si nous ne pouvons pas changer les autres, ou empecher que certains évenements n’aient lieu, nous pouvons par contre choisir l’attitude que nous aurons face à ces évenements et comportements des autres. Mon amie peut choisir d’être en santé et d’avoir le futur de son rêve. Comment?

–       en remplacant les pensées négatives qui l’habitent 24 heures sur 24 par d’autres plus positives;

–       en sortant de sa chambre où elle passe le clair de son temps à pleurer et à ressasser sa vie misérable, et à compter les bénédictions des autres au lieu de compter les siennes car malgré tout elle en a;

-en mangeant bien et equilbre au lieu de rester affamée parce que sa vie est une succession d’échecs d’après elle;

-en fréquentant et en s’entourant de personnes positives qui vont l’aider à grandir, à dessiner la vie qu’elle a envie de vivre, et à trouver les moyens de vivre cette vie-là; Image

-en prenant soin de son apparence physique au lieu de se laisser aller comme c’est le cas depuis trop longtemps déjà;

-en continuant sa formation de coiffeuse au lieu de l’abandonner, comme elle l’a fait, et ce malgré le rejet des hommes, tout en pensant aux stratégies pour convaincre ces derniers et leur demontrer que les femmes aussi peuvent coiffer les hommes et meme mieux que les hommes eux-mêmes; ou en pensant à se spécialiser dans la vente des produits pour coiffure des hommes après sa formation, par exemple.

-en chosissant de voir le verre à moitié plein au lieu du verre à moitié vide

-en se souvenant que malgré tout, la vie est belle et mérite d’etre vécue parce qu’elle a une famille et des amis qui l’aiment, se préoccupent pour elle et font de leur mieux pour l’aider a s’en sortir; un toit au-dessus de sa tête; parce qu’elle peut voir le soleil se lever et se coucher; respirer généreusement et gratuitement l’air, un privilege que plusieurs n’ont pas;

-en se souvenant qu’il n y a pas d’échecs, mais de leçons de vie et d’expériences.

Il est donc clair que ce futur dont mon amie rêve de vivre, il n’y a que elle et elle seule pour le prédire, et la meilleure façon de le faire c’est de le dessiner aujourdhui, en choisissant la meilleure attitude, en pensant positif, en se préparant et en programmant son esprit pour réussir, et surtout en passant à l’action.

La vie n’est pas facile, mais je crois qu’il y a des raisons pour chacun de nous de sourire, et pas seulement parce que demain est une promesse, celle d’une vie que vous pouvez dessiner et améliorer, si vous le voulez. Qu’est-ce que qui vous met le sourire au visage?

Ce serait formidable de le partager avec moi et les lecteurs de ce blog pour les inspirer et les aider à améliorer leur vie. Parce que personne n’est venu sur la terre pour souffrir. Nous méritons tous et toutes de vivre la vie de notre rêve.

Si vous avez aimé, alors rendez-vous ici même pour d’autres tips et trucs pour vous aider à améliorer votre vie.

Céline Sika

Sois clair à propos de ce que tu ne veux pas et, à partir de là, tu verras clairement ce que tu veux

Ce matin j’ai reçu un message d’une amie qui se plaignait d’avoir accueilli, en l’espace, de deux semaines, six enfants de ses amies et membres de sa famille, lesquels sont venus passer leurs vacances chez elle. Elle a quatre enfants, ce qui lui fait en tout dix enfants dont elle doit s’occuper jusqu’en Septembre prochain. Adieu les vacances à la plage et la visite à sa maman qu’elle n’a pas vue pendant plus de deux ans. Elle est d’autant plus furieuse que personne ne lui a demandé son avis avant de lui expédier les enfants, parce que tout le monde sait qu’elle ne dira pas non. Et effectivement elle n’a pas dit non cette fois-ci, comme elle n’a jamais dit non par le passé lorsqu’elle a eu à faire face à des situations comme celle-ci.

Elle n’a pas dit non parce qu’elle ne veut froisser personne, parce qu’elle veut faire plaisir à tout le monde, parce qu’elle ne veut pas de conflit, parce qu’elle veut être aimée par tout le monde. Ce que mon amie oublie c’est que non seulement elle ne réussira jamais à faire plaisir à tout le monde et à être aimée de tout le monde, mais cette approche de la vie est hautement néfaste car en l’adoptant, elle renonce à elle-même, à sa personnalité, à ses désirs, ses ambitions, ses projets, et vit la vie des autres. Et renoncer à ses désirs au lieu de les alimenter et les réaliser ici et maintenant, renvoyer aux calendes greques ses projets et ambitions au lieu de les réaliser, enfouir au plus profond de soi ses émotions au lieu de les exprimer, c’est se tuer lentement mais sûrement. C’est s’auto-saboter, c’est faire preuve d’un manque d’amour pour soi-même. Et c’est aussi inviter les autres à nous mépriser, à nous manquer de respect, à nous exploiter, à nous empoisonner l’existence.

Nous n’avons qu’une seule vie, et il serait dommage de ne pas la vivre mais de vivre celle que d’autres personnes auraient dessinée pour nous. Nous avons le pouvoir de:

–       dessiner la vie que nous souhaitons vivre et que nous méritons de vivre

–       vivre cette vie que nous voulons vivre et que nous avons dessinée

–       reprendre le contrôle de notre vie, si celui-ci nous avait échappé,

Mais pour que cela soit possible, nous devons d’abord savoir très clairement ce que nous ne voulons pas vivre ou subir de la part des autres et, une fois ceci clarifié, nous serons alors capables de voir ce que nous voulons. Et ce que nous voulons c’est une vie heureuse, épanouie, dans laquelle nos pensées, nos actions et nos sentiments travaillent pour nous et non plus contre nous.

Ce ne sera pas facile car il y aura toujours quelqu’un pour vous dire que vous ne réussirez pas, pour vous décourager, pour vous critiquer, pour vous dire que vous allez à contre courant, que vous serez marginalisé parce que vous avez décidé d’exister pas vous-même, à votre manière. Oubliez tout ceci et concentrez-vous sur la raison pour laquelle vous avez décidé de mener ce projet: vivre heureux.

Tips et trucs aujourd’hui pour ameliorer ta vie?

DIS non lorsqu’iI le faut, absolument

AIME-TOI assez pour vivre à ta manière

OUBLIE les critiques destructives et concentre-toi sur l’unique raison pour laquelle tu as décidé de réaliser ton projet: vivre heureux car tu n’as qu’une seule vie

EVACUE tout ce qui t’ empêche de créer et vivre cette vie fabuleuse, épanouie et riche que tu mérites

LACHE tout ce qui te retient et t’ empêche de vivre la vie que tu as toujours rêvé de vivre car c’est en lâchant l’ancien que tu feras de la place à du nouveau

-ne CULPABILISE pas si ta quête du bonheur et du bien-être ne te nuit pas ou ne nuit à personne. Tu ne fais que du bien à toi-même et aux autres car une personne heureuse répand le bonheur autour d’elle

-le bonheur c’est un CHOIX, pas un DON offert par ton travail, tes biens, ton/ta partenaire, tes relations, tes collègues, tes enfants. C’est un choix que TU fais, pas les autres à TA place.

Moi j’ai longtemps fait le choix d’être heureuse et travaille d’arrache pied pour l’être. Contre vents et marrées. Et toi? Je serais heureuse de le savoir.

Céline SIKA

Le plus grand et beau cadeau que tu peux me faire c’est de croire en moi

Jusqu’à très récemment, l’on pensait que pour réussir dans la vie il fallait aller à l’école, le plus loin possible dans ses études, et obtenir le diplôme le plus élevé, lequel assurait à son détenteur l’accès à des fonctions les plus prestigieuses. Pour s’assurer que leurs progénitures obtiennent ces parchemins, les parents faisaient alors tout ce qui était en leur pouvoir pour amener leurs enfants, de gré ou de force, à faire des études, qu’ils avaient souvent choisies eux-mêmes et imposées à leurs enfants, et à obtenir des diplômes. Par la suite ils se battaient pour qu’ils obtiennent de bons jobs une fois leurs études terminées, et pouvaient alors dire à ceux et celles qui voulaient les écouter que leurs enfants avaient réussi.

Que ces enfants aiment ou non ce qu’ils font, qu’ils soient heureux ou pas en faisant les études ou en exerçant le métier qu’on leur a imposé n’était vraiment pas le souci des parents. Et lorsque ces enfants osaient exprimer leur mal-être et leur envie de changer pour faire ce qu’ils ont toujours eu envie de faire, ils n’avaient aucune oreille pour les écouter, et devaient surtout faire face aux multiples désapprobations et critiques qui condamnaient un comportement égoïste et surtout irresponsable au moment ou le travail est rare. Nous contribuions ainsi à créer des millions d’hommes et de femmes malheureux, frustrés qui, lorsqu’ils ne commettaient pas d’actes regrettables comme s’ôter la vie, devenaient souvent violents avec les êtres qu’ils aiment le plus, mais aussi avec les étrangers parce qu’ils se sentaient incompris, étaient désespérés, terriblement seuls, obligés de vivre la vie des autres, la vie que d’autres lui ont imposée.

Aujourd’hui, malheureusement les choses n’ont vraiment pas beaucoup changé. Nos enfants, que nous aimons pourtant beaucoup, et pour qui nous sommes prêts à tout faire pour leur assurer une vie meilleure sur cette terre, n’ont pas toujours droit à la parole lorsqu’il s’agit de leur avenir. Parce que nous voulons vivre notre rêve à travers eux, parce que nous avons peur d’être jugés par les autres si nos enfants ne suivent pas la trajectoire suivie par tous les autres enfants, c’est-à-dire aller à l’université, faire des études jugées prestigieuses par tous comme le droit, la médecine, l’architecture, l’informatique et j’en passe, parce que nous avons peur d’être différents et de ne pas répondre aux attentes de la société, nous poussons nos enfants à faire ce qu’ils n’aiment pas pour faire comme les autres, pour plaire aux autres, pour rentrer dans le moule. Il est temps de revoir cette façon de faire les choses et de donner à nos enfants la chance d’être, d’être ce qu’ils rêvent d’être, de déployer leur talent, de briller et de suivre leur voie, celle que Dieu a tracée pour eux. Ce sont des enfants mais ils ont des rêves comme nous, leurs parents, et comptent sur nous, leurs parents, pour les aider à les circonscrire et à les réaliser. Sans notre soutien, ils ne le pourront pas.

C’est difficile de sortir de la logique dans laquelle nous avons été éduqués, de se débarrasser de ce bagage que nous héritons lorsque nous naissons dans une famille et grandissons dans un environnement précis, et qui nous pousse à penser, agir et nous comporter d’une façon très précise en fonction de valeurs bien définies.

« Le plus grand et beau cadeau que tu peux me faire c’est de croire en moi», m’a dit mon fils, étudiant en deuxième année d’Université, il y a quelques jours. Il n’a jamais voulu aller à l’Université, mais a fini par y aller parce que nous l’avons décidé. Son rêve a toujours été d’aller dans une école de football après ses études secondaires, et devenir acteur de cinéma plus tard. Lorsque je vois mon fils aujourd’hui se battre avec ses études de sciences politiques, je m’en veux de ne pas l’avoir écouté. Tous nos efforts, toutes nos pensées, toute notre énergie c’est pour que nos enfants soient heureux et réussissent mais leur bonheur et leur réussite c’est eux qui les définissent. Absolument. Pas la société, les amis, la famille, les collègues, les voisins.

Pour que vous ne commettiez pas la même erreur aujourd’hui ou demain, voici ce que je vous conseille en ce qui concerne le choix des études et de la carrière de vos enfants :

1. Encouragez-les à s’exprimer, en toute confiance avec vous, et créez des conditions favorables à cette expression. Soyez approchables, disponibles. Compréhensifs.
2. Ecoutez vos enfants et surtout laissez-les parler. Ils ont à dire, et savent très souvent ce qu’ils veulent. Ils ont besoin de vous, pas pour leur imposer ce qu’ils doivent faire, mais pour les aider à mieux identifier ce qu’ils veulent et rêvent de faire, et les aider a réaliser leurs rêves.
3. Ils sont des enfants mais ont leurs propres rêves, ne les forcez pas à vivre les vôtres.
4. Chaque personne est unique, et c’est cela qui fait la richesse et la diversité de notre monde. Ne comparez pas votre enfant aux autres enfants. Ne l’humiliez surtout pas parce qu’il est différent.
5. Souvenez-vous toujours, à tout moment, qu’il s’agit de leur avenir, pas du votre.
6. Aidez-les à prendre cette importante décision de leur vie. Ce n’est pas facile, parce qu’ils savent que celle-ci peut ne pas être celle que vous souhaitez, qu’elle peut s’avérer ne pas être la bonne plus tard, et affecter le reste de leurs vies. Rassurez-les de votre soutien constant. Dites-leur que vous serez toujours là même si les choses ne marchent pas plus tard comme ils l’auraient souhaite.
7. Et soyez effectivement là si les choses ne marchent pas comme souhaite. Parce que la vie c’est aussi cela, les erreurs, les échecs. Si cela arrivait, dites-leur que le plus important ce n’est pas le problème, mais ce qu’on apprend du problème et notre capacité à nous relever rapidement lorsqu’e nous tombons.
8. Si les choses ne marchent pas comme ils le souhaitaient, aidez-les à se réorienter. Ne les blâmez surtout pas pour cela. C’est une opportunité d’apprentissage parce que si on ne tombe pas, on ne saura pas comment éviter l’obstacle.
9. Aidez vos enfants à devenir des hommes et des femmes épanouis, heureux, confiants, en encourageant l’éclosion de leurs talents, de leurs multiples aptitudes, de leur créativité, en les acceptant tels qu’ils sont, avec leurs différences, en n’essayant pas de les uniformiser. En croyant en eux.

Celine SIKA