Il n’y a pas de recettes miracle pour construire des mariages sains et qui durent, mais des idées qui marchent: en voici quelques unes

Wedding Cake Fruits

Le nombre de couples qui se séparent augmente sans cesse et, de plus en plus de personnes choisissent de ne pas prononcer le fameux “Oui, j’accepte!” par peur de venir grossir ce nombre qui invite à réfléchir, et surtout parce qu’ils ne veulent pas vivre le calvaire qui est souvent le quotidien de ceux qui ont décidé de rompre leur union.

“Choisis bien ton/ta partenaire parce que si tu rates pour quelque raison que ce soit, cela te coûtera très cher émotionnellement, financièrement, parfois physiquement. Cela peut même te coûter ta vie!”

C’est le message que je partage aujourd’hui non seulement avec mes enfants qui sont adultes, mais aussi avec ceux et celles qui me demandent mon avis sur cette question. Les divorces ruinent financièrement, traumatisent émotionnellement et éternellement, brisent très souvent des vies, contribuent à former des personnes amères et souvent déprimées, et finissent souvent dans des drames. Vous le savez aussi bien que moi, n’est-ce pas?

Si vous envisagez de vous marier, c’est important de prendre le temps qu’il faut pour faire cet important exercice. Et n’hésitez pas à jeter l’éponge si vous observez des indicateurs rouges qui vous crient que la personne avec qui vous voulez unir votre vie n’est pas THE ONE! Nous disons toujours qui nous sommes par nos actes, paroles, body language. Même de façon inconsciente. Et, pour peu que nous voulions ouvrir les yeux et les oreilles, on les découvre.

Si vous êtes déjà marié, et voulez construire un couple sain et qui dure, voici 5 idées qui peuvent réellement aider. Ce n’est pas une recette magique mais une approche qui a fait ses preuves, du moins pour nous.

  1. Ayez des attentes claires et réalistes

Ayez des attentes et exprimez-les clairement! Votre partenaire n’est pas le bon Dieu pour deviner ce que vous attendez de lui ou d’elle. Oui, les rôles sociaux ont été définis et certains s’attendent à ce que ceux-ci continuent intacts même si nous sommes au XXIème siècle, un siècle où les femmes ne sont plus confinées à la cuisine et à la vie privée de leur domicile, mais un siècle ou elles occupent des espaces publics et dirigent des pays entiers.

Qui fait quoi, quand, avec quoi? Qu’est-ce que j’attends de mon/ma partenaire? Définissez et communiquez clairement. Froidement. Et ces attentes doivent être réalistes. Si vous voulez que votre partenaire vous donne la lune, vous serez déçu parce que la lune est hors de portée! Si vous voulez retrouver votre partenaire à la maison tous les jours que Dieu a crées à 17 heures, vous serez déçu. Si vous voulez que votre partenaire soit responsable de votre bonheur, vous serez déçu parce que chacun trouve son bonheur lui-même car celui-ci vient de l’intérieur et pas des choses ou des personnes extérieures. Il ne s’agit donc pas de rabaisser ses attentes mais de les fixer clairement, et surtout de fixer celles que votre partenaire va atteindre.

  1. Communiquez, communiquez, communiquez

L’un des facteurs à l’origine de tant de divorces c’est l’absence de communication effective entre les partenaires qui y sont impliqués. Vous n’êtes pas content d’un acte que votre partenaire a posé –par exemple, il prend des décisions même les plus importantes sans vous impliquer, vous met toujours devant les faits accomplis-; vous n’aimez pas cette habitude de toujours aller passer vos vacances au même endroit avec des gens qui vous énervent et vous tolèrent juste; vous n’aimez pas qu’il vous réveille toujours à 2 heures du matin pour vous demander de faire l’amour alors que vous venez de vous coucher après une rude journée de travail prolongée par les courses au supermarché et la préparation du dîner, des autres travaux domestiques ainsi que de la journée des enfants le lendemain? Parlez-en parce que, si vous ne le faites pas, la cocotte va exploser tôt ou tard et ce sera trop tard pour sauver les meubles!

  1. Préparez-vous avant et sachez qu’il n y a pas de honte à demander de l’aide lorsque vous en avez besoin

Il y aura des moments difficiles dans votre couple, comme dans tous les couples d’ailleurs. Des moments où vous allez douter, questionner, envisager même la séparation. Aucun mariage n’est parfait et tous ont leurs hauts et leurs bas. La différence? Pendant que certains jettent l’éponge dès le premier obstacle parce qu’ils accusent leur partenaire d’être la cause des difficultés du couple, d’autres essaient de prendre soin de leur couple, et ne reculent devant aucun moyen sain -oui, sain- de le faire. Là où il y a des structures pour préparer les futurs mariés avant qu’ils ne s’embarquent dans cette aventure, ou encore pour aider ceux qui sont déjà mariés à mieux prendre soin de leur couple, c’est une bonne chose d’utiliser les services de ces structures.

  1. Signez un contrat prénuptial avant de vous engager

 De plus en plus de célébrités signent des contrats prénuptiaux avant de se marier, ce que certains condamnent parce qu’ils trouvent cela scandaleux, égoïste, et susceptible de préparer le terrain pour le divorce. Mon avis? Totalement différent. En effet, ce document, qui ne doit pas seulement être adopte par les célébrités, faciliterait les choses en cas de divorce et permettrait d’éviter des drames. Il découragerait également tous les chasseurs/chasseuses de fortune.

  1. Mettez un soin particulier à être le meilleur partenaire et la meilleure personne qui soit

Ne demandez pas à votre partenaire ce que vous ne pouvez pas offrir. Vous voulez le changement, changez d’abord vous-mêmes car ce que l’on prend souvent pour la cause de nos problèmes ne vient pas toujours de l’extérieur. Dans plusieurs cas, nous sommes le problème mais refusons de le reconnaître et de faire les efforts nécessaires pour améliorer notre couple. Nul n’est parfait. Alors, place au questionnement. Prenez soin de vous physiquement, émotionnellement et spirituellement. N’hésitez pas à vous regarder dans le miroir régulièrement. Acceptez les feedbacks constructeurs sans vous sentir offensé, et faites votre part. Un mariage c’est un projet qu’on implémente toute sa vie, et on ne ménage pas ses efforts pour le redéfinir, réorienter, modifier, améliorer.

Ton tour…

 

Il n y a pas de recettes miracle et passe-partout pour tout le monde puisque chaque mariage est un cas unique. Et, cette liste n’est pas non plus exhaustive. Quelles recettes appliques-tu pour que la flamme ne s’éteigne jamais dans ton couple? Je serais ravie de les connaitre pour enrichir cette liste!

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Pourquoi sommes-nous si seuls aujourd’hui?

L’un de mes passe-temps préférés est d’observer les gens autour de moi, m’émerveiller sur la formidable diversité des races, et lire les comportements des uns et des autres. Et, ce que je vois, m’inquiète. Les gens ne savent plus aimer, ont peur d’aimer et de dire “Je t’aime” sans courir le risque d’être dénoncé pour harcèlement. Interdit de complimenter quelqu’un sans courir le risque d’être traité de calculateur : qu’est-ce qui se cache derrière ce compliment?

Interdit de se retrouver dans l’ascenseur seul avec une femme…

Interdit de trop se rapprocher de quelqu’un.

Interdit de toucher l’autre.

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Conséquences: chacun est seul, se demandant pourquoi ceci arrive. Les femmes et les hommes cherchent désespérément un partenaire, ou une partenaire, à tout prix. L’autre jour j’ai découvert un programme très curieux à la télévision américaine. The Bachelor et The Bachelorette. Un célibataire, homme ou femme, rencontre plus de 20 autres célibataires à la recherche de l’âme soeur pendant un certain nombre de temps dans plusieurs endroits et pays différents, discute avec chacun /chacune de tout et de rien, sors, mange et dors avec ces candidats, tout ceci dans le but de savoir si l’autre est THE ONE. Plus la série avance, plus les candidats/candidates sont éliminés et c’est alors le festival de pleurs et de larmes parce qu’on a été rejeté. Parce qu’on n’a pas été choisi/e par l’autre. Parce que ce partenaire qu’on cherche désespérément et pour qui on est prêt à tout pour attirer et retenir son attention, nous rejette et préfère l’autre. A la fin, le bachelor ou la bachelorette choisit l’heureux élu ou l’heureuse élue avec qui il ou elle va faire sa vie.

Voilà où nous en sommes arrivés aujourd’hui. Si ce n’est pas des shows comme The Bachelor, c’est des pasteurs qui organisent des méga shows où des femmes du monde entier accourent avec l’espoir qu’à la fin, elles trouveront l’âme soeur, ce que promettent ces pasteurs qui, en fait, surfent tout simplement sur le désespoir de ces femmes pour se faire de l’argent. Parce que, comme vous l’avez imaginé, ces shows ne sont pas gratuits. Il faut délier les bourses! La salle de Conférence de Nairobi où ce genre de show a lieu de temps en temps est bourrée à craquer au point où les organisateurs sont obligés de placer des écrans géants dehors pour que celles qui n’ont pas pu entrer dans la salle puissant suivre le spectacle depuis l’extérieur. Le Pasteur, lui, est devenu immensément riche et ne se déplace qu’en… avion privé maintenant.

Pourquoi sommes-nous si seuls aujourd’hui?

Hier lorsqu’on était amoureux d’une fille, on travaillait dur pour conquérir cette personne. On lui faisait la cour. Souvent assidue. Sans se fatiguer. Sans se décourager même lorsque l’homme essuyait un refus, parfois vraiment…sauvage, de la part de la fille. L’homme lui écrivait des lettres ou des poèmes pour lui déclarer sa flamme. Il l’invitait au cinéma, au restaurant, au pique-nique et, lorsqu’ils se retrouvaient, ils étaient vraiment ensemble le temps de cette rencontre. Ils se parlaient. Vraiment. Les yeux dans les yeux. Rien mais alors rien ne s’interposait entre le couple.

Que se passe-t-il aujourd’hui? Les gens ne savent plus faire la cour ou alors pensent que ce n’est pas la peine, et croient que dès qu’ils vont te dire “Je t’aime”, tu vas te coucher immédiatement. Ils sont surpris que la fille les envoie promener après le premier rendez-vous où ils sont arrivés en retard et ne se sont même pas excusés, et ont passé le temps à surfer sur leur téléphone ou à répondre aux coups de fil.

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Aujourd’hui, les gens ne savent plus communiquer. Tout le monde se cache derrière ses écouteurs ou ses multiples téléphones et autres gadgets. Regardez autour de vous lorsque vous marchez dans la rue, êtes entrain de déjeuner ou dîner dans un restaurant et vous serez édifiés! Même à la maison,  à table, même au lit, ces gadgets s’interposent et empêchent de vivre!

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Parler à quelqu’un qui est totalement plongé dans son téléphone, sa tablette ou, qui répond toutes les cinq minutes aux coups de fil est absolument frustrant et est surtout l’expression d’un manque d’intérêt total pour l’autre. Un manque de respect total. Pourquoi dois-je perdre mon temps avec quelqu’un qui ne me respecte pas, qui ne peut pas me donner un peu de son temps, quelqu’un qui ne peut pas déposer son téléphone le temps d’un échange avec moi?

Voilà quelques unes des raisons pour lesquelles nous sommes si seuls aujourd’hui. Il y a des détails qui ne trompent pas et pour peu que l’on y prête attention, on les note et on prend acte.

Il y a des compétences –skills- vitales que chaque personne doit apprendre absolument. On apprend à lire, à compter et à écrire. On devrait aussi apprendre et ce, le plus tôt possible, à communiquer effectivement ses désirs, ses rêves, ses frustrations, ses émotions, ses souffrances, sans blesser l’autre, sans humilier l’autre. On devrait apprendre, on doit apprendre ces compétences, toutes ces autres compétences si nécessaires pour vivre une vie heureuse et épanouie, des compétences que malheureusement l’école ne nous enseigne pas. Parce qu’il y a l’école et il y a la vie, laquelle ne fait pas de cadeaux à ceux et celles qui ignorent son emploi de temps.

Le téléphone est utile, très utile. Il est le gadget le plus utilisé dans le monde et devance ainsi l’ordinateur. Il nous simplifie énormément la vie. Aujourd’hui de plus en plus de personnes s’en servent pour gérer leur vie quotidienne: communiquer, bien sur, prendre des photos, s’orienter, faire des réservations, acheter, faire des transactions bancaires, ouvrir leur chambres d’hôtel, etc. Et cette tendance va augmenter. Le téléphone est utile, à condition que l’on sache s’en servir. Sinon , il devient un obstacle et, au lieu d’aider, de construire, de rapprocher, il éloigne, il détruit. On peut en devenir facilement accro, au point d’oublier l’essentiel. Au point d’oublier que l’autre, que les autres sont là. Que le monde extérieur est là.  Que la vie est là et attend d’être vécue!

Des questions à poser? Des commentaires à faire? Des éléments à ajouter pour nous aider à prendre conscience et puis corriger ces défauts que nous avons et qui nous empêchent de trouver l’âme soeur et de vivre?

Céline t’écoute!

 

 

 

 

Avec le temps nous avons tous des rides et des cheveux gris

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« Mon mari veut me quitter parce que j’ai pris du poids! Il dit ne plus reconnaître le mannequin qu’il a épousé il y a quelques années et me donne un ultimatum pour que je me retrouve sinon il me quitte. Je fais attention à ma diète, marche au moins deux heures de temps deux fois par semaine parce que je veux me libérer de cet excédent de kilogrammes que j’ai pris depuis quelques années mais n’y arrive pas. Cet incident m’amène à me demander de plus en plus si mon époux m’a épousée pour  de mauvaises raisons. S’il a épousé mon physique et pas la personne que je suis parce que je suis bien plus que mon physique même si celui-ci a changé avec le temps. »

 

Voilà ce qu’une amie m’a dit hier. Sérieusement ébranlée par la décision de son époux et en proie à de sérieux doutes en ce qui concerne la fondation de leur mariage. Ils se sont dit « Oui » il y a presque dix ans déjà et, au fil du temps, son physique s’est alourdi et, malgré ses efforts pour redevenir le beau mannequin raffiné dont son mari était tombé amoureux, rien n y fait.

Cette confession s’ajoute à la longue liste d’autres que j’entends régulièrement, et qui ont presque toutes la vertu de mettre en évidence une chose extrêmement importante et inquiétante: des hommes et des femmes se choisissent, se disent « Oui « et se mettent en couple pour de fausses raisons! Les femmes commettent cette erreur. Les hommes aussi, et les conséquences peuvent être graves.

Il y a quelques années lors d’un séjour chez des amis à Arusha en Tanzanie, notre ami a tout naturellement déclaré, à table, devant tout le monde, femme et enfants compris, qu’il avait épousé un mannequin et que celui-ci était devenu un hippopotame. Mon époux et moi-même étions très embarrassés, nous demandant si cet homme mesurait l’impact et les ravages que ce qu’il venait de dire  pouvait causer sur son épouse et sur ses enfants. L’homme a éclaté de rire après son speech. Les enfants aussi. La femme, celle qui était devenue une hippopotame, a sourit. Sans plus.

Je reviens sur cette confession de mon amie et cette déclaration de notre ami parce qu’il me semble  que nous n’avons pas toujours réalisé que le mariage c’est surtout une affaire d’âmes, de connection, de soulmates, et pas seulement de physique, d’argent, de statut social. Dire « Oui » à quelqu’un à cause de son physique, parce qu’il/elle a beaucoup d’argent, beaucoup de biens, parce qu’il/elle est le fils de ou la fille de, parce qu’il/elle occupe un poste de haut niveau dans une multinationale ou rêve de travailler tout le monde, c’est un passeport pour l’échec parce que, avec le temps, nous tous avons des rides et des cheveux gris, quelque chose contre laquelle nous pouvons très peu (même la chirurgie esthétique, les produits cosmétiques anti-âge, toutes les concoctions et autres remèdes-miracle retardent simplement le processus sans pouvoir l’empêcher) parce que rien n’ y personne n’arrête le temps!

Des accidents arrivent et on perd ses pieds, ses yeux, sa mobilité, la vision, ses cheveux…

L’argent finit.

Le pouvoir finit.

Il suffit d’un tsunami, d’un tremblement de terre, ou d’un mauvais investissement pour que l’on perde tout. TOUT!

On perd son emploi surtout aujourd’hui ou rien n’est plus sur, mais alors rien du tout.

Si l’époux de mon amie et notre ami avaient dit « Oui » parce qu’ils aiment vraiment leurs épouses, parce qu’ils aiment les personnes qu’elles sont réellement; s’ils les avaient épousées parce qu’ils avaient vu en elles des soulmates, des partenaires, des amies, des complices avec qui ils allaient passer le reste de leur vie, ils se demanderaient et chercheraient à comprendre pourquoi celles-ci ont pris des kilos de plus, et feraient tout ce qui est en leur possible pour les aider, pas à redevenir celles qu’elles étaient il y a trente ans car cela est impossible, mais à adopter une saine hygiène de vie parce que c’est important pour leur santé.

En effet, cette prise de kilos peut être le symptôme d’un profond mal être. La vie d’aujourd’hui avec ses exigences de plus en plus nombreuses et ses multiples frustrations est très stressante et, pour plusieurs d’entre nous, ce stress se traduit soit par une perte sérieuse de kilogrammes, soit par une prise importante de kilogrammes, sans parler de la dépression qui l’accompagne souvent.

Insulter ou humilier son/sa partenaire lorsque cela arrive n’aide pas. Donner des ultimatums pour que notre partenaire redevienne la personne que nous avons connue par le passé au risque de voir le mariage être rompu, non plus.

Ce dont notre partenaire a le plus besoin à ce moment -là c’est de notre amour et de notre soutien inconditionnel. C’est que nous lui montrons combien ils comptent pour nous. Ce dont notre partenaire a besoin c’est que nous lui montrons, par des actes très concrets, que nous voulons vraiment qu’ils s’ensortent et que nous y travaillons. En voici quelques de ces actes concrets:

  • De l’empathie
  • Des mots encourageants
  • Des séances de sport ensemble
  • De la nourriture saine à la maison et la malbouffe bannie
  • Une inscription au gymnase du quartier
  • La création et tenue d’un journal avec ses photos et des commentaires positifs et encourageants au fur et à mesure que le partenaire atteint ses objectifs de fitness
  • Et surtout le rappel constant au partenaire que la vraie motivation ne viendra que de son for intérieur!

C’est de ceci dont notre partenaire a besoin!

 

 

 

 

 

La fin est le commencement d’une nouvelle histoire

ImageDepuis plusieurs années j’ai le privilège, j’allais dire l’honneur d’écouter des histoires de vie racontées par des hommes, des femmes et des adolescents qui, confrontés aux difficultés que pose la vie, cherchent des réponses, une protection, un équilibre, de la motivation, des encouragements pour continuer lorsque l’envie de tout plaquer est à son paroxysme, une inspiration pour commencer ou recommencer une histoire ou un projet foiré, parfois simplement une oreille attentive, ou encore de l’affection dans un monde de plus en plus froid où, malgré les formidables avancées des technologies de l’information et de la communication, les gens s’éloignent les uns des autres chaque jour un peu plus.

Chaque fois que ces hommes, ces femmes et ces adolescents se confient, je réalise non seulement la complexité de l´être humain qui reste  en plus un véritable mystère indéchiffrable, mais aussi l’étendue des difficultés auxquelles nous sommes tous confrontés au quotidien, ainsi que l’ampleur de la tâche que nous devons abattre individuellement mais aussi collectivement pour que notre existence personnelle et celles des autres soit moins douloureuse.

La vie est difficile, parfois cruelle, surtout si on n’est pas bien outillé pour naviguer efficacement dans la mer des obstacles et problèmes que nous rencontrons partout, tous les jours. En effet, comment continuer à vivre lorsque cette relation à laquelle nous croyions tant, et dans laquelle nous avions tout investit s’arrête brusquement et brutalement?

  • Comment survivre lorsque, après avoir tout donné pour la réussite de l’entreprise dans laquelle nous travaillions nous sommes purement et simplement remerciés ?
  • Comment rester confiant et surtout continuer à croire en soi-même et en l’avenir lorsque, après deux années d’études dans un programme universitaire nous sommes suspendus parce que, à cause des difficultés de tout ordre –adaptation et intégration dans un nouvel environnement différent de celui que nous connaissions jusque là, difficultés financières, chagrin d’amour, harcèlement, brimade, dépression, etc.- nous n’avons pas pu passer nos examens ?
  • Comment ne pas se laisser mourir à petit feu lorsque l’homme ou la femme avec qui vous envisagiez de passer le reste de votre vie parce que vous saviez que c’était votre âme sœur, votre moitié, décède et vous laisse seule au monde ?

Lorsque nous vivons des situations comme celles que je viens de citer –et certainement plein d’autres- il nous est difficile de ne pas croire en la fin de tout, de garder notre santé mentale, de rester intact tant physiquement que moralement et émotionnellement, surtout si on se définit par ce qu’on est ou ce qu’on a, ou encore son statut social, au lieu de par qui on est réellement. Que suis-je ou que vais-je devenir sans mon boulot, mon ami, mon conjoint, ma famille, mes biens, sans mon titre, sans mon statut, sans ce diplôme que je risque ne pas avoir ? En ces moments où nous sommes au creux de la vague, nos émotions, que nous ne contrôlons plus, prennent possession de nous et nous empêchent de réaliser que la fin est le commencement d’une nouvelle histoire, et que, à côté de cette porte qui s’est fermée, qui reste irrémédiablement et désespérément fermée et que nous persistons à frapper, il y a plusieurs autres qui sont grandes ouvertes.

S’il est important et même vivement conseillé de laisser s’exprimer ses émotions lorsque cela est nécessaire –comme pleurer un grand coup, pousser un coup de gueule, par exemple-, il est extrêmement important de ne pas laisser ces dernières nous kidnapper et devenir notre maître. La fin n’est pas la fin, mais plutôt le commencement d’une nouvelle histoire, une nouvelle histoire d’amour, une nouvelle aventure, un nouveau projet, une nouvelle vie. La fin est l’occasion d’évaluer sa vie, redéfinir ses priorités, réorienter sa vie, ouvrir la porte à soi-même, placer enfin sa personne, ses envies, ses projets avant ou au centre de tout. La fin est une promesse, une opportunité que nous devons saisir. Garder le contrôle lorsque tout s’écroule est absolument nécessaire pour le réaliser et surtout mobiliser les ressources dont nous avons besoin pour réussir cette nouvelle étape de notre vie.

Toute chose, bonne ou mauvaise, a une fin. Comment réagis-tu face cette évidence ? Quelle attitude adoptes-tu lorsqu’elle s’invite dans ton quotidien et ta vie ? Je serai heureuse que tu partages ici avec nous ton expérience, tes tips et trucs pour rebondir, renaître ou te réinventer après les coups durs de la vie.

Céline SIKA

Préparer les enfants à mieux réussir leur transition vers et leur séjour a l’Université

Le souci de tout parent c’est de donner la meilleure éducation à  ses enfants, de les aider à  trouver leur voie dans ce monde de plus en plus complexe. C’est de les voir réussir mieux que eux-mêmes  ne l’ont fait. Alors ils investissent temps, énergie et argent et ne lésinent vraiment sur aucun moyen pour atteindre cet objectif. Malheureusement, ils oublient souvent de préparer ces enfants à  réussir cette importante transition entre la vie du lycée et la vie universitaire. Entre la vie dans le cocon familial entouré de toute la famille et la vie dans un campus universitaire, loin de papa et maman, loin des frères et soeurs. Loin de leur pays. Habitués à  un système éducatif et à un système social précis, ces enfants qui arrivent dans un environnement nouveau totalement différent de celui dans lequel ils ont toujours vécu, se sentent perdus s’ils n’ont pas été préparés à mieux vivre cette nouvelle vie, et s’il n’y a personne pour leur tenir la main et les aider à faire leurs premiers pas, ils se sentent dépassés par les exigences de leur nouvelle vie et leur nouvel environnement, ce qui peut conduire au pire: solitude, dépression, abandon des études, et même parfois le suicide.

Des cas comme ce dernier, il y en a malheureusement de plus en plus. Nous aimons trop nos enfants, qui sont souvent notre raison de vivre, et la raison pour laquelle nous nous levons tous les jours pour aller travailler, pour rester les bras croisés devant une situation qui devient, hélas, de plus en plus fréquente.

Etant moi – même maman d’un jeune homme qui a traversé des moments difficiles lors de ses deux premières années dans une Université canadienne,  je puis vous dire que cela n’est pas facile du tout de trouver le sommeil lorsque votre petit vous dit, à plus de 10.000 kms du lieu ou vous vivez, qu’il est perdu, qu’il ne se retrouve pas dans le système complexe de son Université, qu’il veut bien travailler mais ne sait trop comment procéder pour organiser son temps, être plus productif, participer à tous les travaux pratiques, respecter les délais que lui fixent ses professeurs pour remettre tous ses devoirs parce que aucune matière ne complète l’autre -toutes les matières doivent validées pour passer ses examens-, et surtout passer ses examens, surtout lorsqu’il sait que vous n’avez pas des moyens illimités pour le soutenir financièrement, qu’il peut être expulse du pays ou il poursuit ses études s’il ne réussit pas a ses examens et s’il perd son visa d’étudiant.

Je voudrais partager avec vous ici quelques idées qui vont vous aider à mieux préparer vos enfants afin qu’ils réussissent  non seulement sur transition vers l’Université mais également leur séjour dans cet univers impitoyable pour ceux et celles qui ignorent son mode de fonctionnement.

1. Tôt ou tard tu devras quitter tes parents pour commencer une nouvelle vie seul

Ne vous réveillez pas à la veille du départ de votre fils ou votre fille à l’Université pour lui dire qu’il va vous quitter et devoir vivre seul. A 17, 18 ou même 20 ans, ces enfants restent des enfants et ont besoin de l’encadrement des adultes. Leurs parents doivent commencer assez tôt à  leur parler de cette séparation, normale, qui va entrainer des changements dans sa vie et surtout des responsabilités que l’enfant devra assumer seul. Parlez de votre propre expérience avec l’enfant si vous en avez une, demandez à  vos amis, vos proches d’en faire autant avec lui pour qu’il voie que même si c’est souvent difficile de se séparer de ses parents et de se prendre en charge, c’est normal et surtout possible si l’on a des outils nécessaires. Et, c’est en partageant votre expérience avec votre enfant que vous l’aiderez a acquérir ces outils.

Vous pouvez également acheter des bouquins qui traitent de cette question et les lire avec votre enfant ou les lui offrir pour lecture. Prenez le soin par la suite de lui demander de partager avec vous ce qu’il a retenu de sa lecture.

2. L’école de votre enfant est un partenaire incontournable dans la préparation des enfants à réussir cette transition

De plus en plus d’écoles qui ont compris la nécessité de cette préparation organisent pour les enfants en partance pour l’Université ainsi que leurs parents des réunions pendant lesquelles les conseillers ou des experts en orientation scolaire et informent les parents non seulement sur le choix des Universités où  iront étudier leurs enfants mais les aident à mieux accompagner leurs enfants dans ce processus. Ils donnent également de précieux conseils aux enfants concernant leurs futures études, leur future vie sur le campus, les relations avec leurs enseignants, la gestion du temps et des crises et j’en passe. Si l’école de votre enfant n’organise pas ce genre de rencontre, demandez à ce que cela soit fait parce que la réussite scolaire de votre enfant en dépend.

3. Ne vous contentez pas d’envoyer de l’argent: allez voir où  vit votre enfant et ce qu’il fait.

4. Assurez votre enfant de votre soutien, tout votre soutien.

5. Assurez-vous qu’il y a quelqu’un sur qui votre enfant peut compter en cas de besoin.

6. Restez en contact avec votre enfant, et surtout communiquez avec lui, régulièrement. Demandez-lui comment vont ses études mais aussi comment il va car il a une vie en dehors des études.

Ayez au moins une conversation par semaine avec votre enfant. Cela le rassure et lui permet de savoir que vous êtes toujours là, qu’il n’est pas seul.

7. Et dites-lui qu’il peut compter sur vous.

9. Ne mettez pas trop de pression sur l’enfant qui doit déjà se battre pour réussir son intégration dans son nouvel environnement. Ne lui donnez pas non plus l’impression que vous vous fichez de lui et de ce qu’il peut être entrain de vivre. Le juste milieu est la meilleure approche à adopter.

10. Aidez-le, autant que faire se peut, à changer d’air. Il en a besoin pour se ressourcer et recharger ses batteries.

Je suis loin d’avoir épuisé la liste des tips et trucs pour aider vos enfants a mieux réussir leur transition vers et leur séjour à l’Université. Comment avez-vous procédé avec vos enfants?  Et surtout, comment est-ce que vos enfants ont trouvé ces tips et trucs que vous avez utilisés pour les aider à mieux faire?

Plusieurs parents se demandent comment aider leurs enfants à réussir cette importante étape de leur vie. Ils seraient heureux que vous partagiez votre expérience avec eux. Merci de le faire et de contribuer à améliorer la vie des uns et des autres.

Excellente journée et à bientôt sur ce blog!