En matière de couple, rien ne doit être laissé au hasard

The iceberg illusion

« -J’en ai marre de tout cela! Je jette l’éponge! C’est fini. F-I-N-I!

-Mais, cela fait à peine un an que vous êtes mariés, ma chérie!

-Assez pour que je conclus que ce salopard ne changera jamais. Jamais! Qu’est-ce que j’ai été naïve! Oh my God! J’en ai même honte!

-Qu’est-ce que tu veux dire?

-Je croyais que le mariage allait le changer. Mais, je me trompais, ma soeur. Je me suis trompée sur toute la ligne. Quelle pauvre idiote que je suis! Et, tu sais quoi? Ce qui est horrible c’est que j’ai le sentiment que, maintenant qu’il m’a passé la corde au cou, il se croit tout permis et fait n’importe quoi! Si je ne prends pas des mesures drastiques, bientôt il va m’étrangler avec cette corde.

-Tu n’exagères pas?

-Non! Sérieusement. Ce n’est pas la peine. Je renonce,

-Tu ne peux pas renoncer à la moindre difficulté, voyons!

-Comment ça à la moindre difficulté? Je vis cela depuis plusieurs années déjà. N’oublie pas que nous avons été fiancés pendant quelques années pendant lesquelles j’ai découvert ces travers que j’essaie depuis de l’aider à corriger.

-Tu savais que ton gars avait cette relation … particulière avec l’argent?

-Oui. Dès nos premiers rendez-vous, j’ai détecté dans nos conversations que cet homme avait de mauvais rapports avec l’argent. Il dépensait sans cesse, de façon impulsive, et n’arrêtait pas tant que ses poches n’étaient pas vides. Et, pour faire quoi? S’acheter des fringues très chères, les derniers gadgets à la mode, ou des véhicules dernier cri. Rien de durable et productif. Rien pour le couple, la famille je veux dire. Tout cela pour lui-seul. Et, le comble c’est qu’il s’endettait aussi pour assouvir ce… besoin.

-Tu savais cela et tu n’as pas attendu de régler cette question avant de te mettre en ménage avec lui?

-J’étais amoureuse, tu sais. Et, comme je te l’ai dit, je croyais que le mariage allait le changer.

-Tu n’as pas discuté de cela avec lui pendant vos fiançailles?

-Pour dire vrai, c’est difficile. Délicat. Parler argent sans être mariés?

-Il faut justement en parler avant d’être mariés parce que c’est important. Très important. Ne pas le faire c’est une erreur que l’on paie toujours cher tôt ou tard.

-Si tu en parles avant, le gars va croire que tu es matérialiste, et que c’est son argent qui t’intéresse.

-S’il en a.

-Oui, s’il en a. Et, s’il n’en a pas, si tu abordes cette question, il croira que tu ne veux pas qu’il touche à ton argent. Que tu veux l’humilier parce qu’il n’a pas d’argent. Que tu veux porter le pantalon dans le couple, tu vois ce que je veux dire. Que tu questionnes sa masculinité.

-Tu privilégies donc la politique de l’autruche? Faire comme si il n y avait rien. Comme si tout était rose, alors que tout est noir. Ce n’est pas en fermant les yeux sur un problème que ce problème cesse d’exister.

-J’ai pas dis cela.

-C’est ce que j’entends, moi.

-Non. J’ai pas fermé les yeux sur cette situation. J’ai essayé de parler, de l’asseoir pour discuter de ce problème d’argent qui nous tue et empoisonne notre couple aujourd’hui. Mais il n’en a jamais voulu entendre parlé et n’en veut toujours pas. Je veux dire, il trouve toujours un prétexte pour éviter le face-à-face. Comme je pensais au mariage, et ne voulais pas l’épouser avec cet horrible bagage, j’ai essayé de l’aider à corriger cela. En vain.

-Alors, tu as cru qu’en vous mariant il allait changer comme par un coup de bâton magique!

-L’amour transforme, tu sais. Ou du moins j’y croyais.

-Alors, ma belle, tu vois toi-même que les choses ne se passent pas comme cela. Les choses changent pas parce qu’on le veut ou l’espère, mais parce qu’on travaille dur pour qu’elles changent. Et ceci est valable aussi pour le mariage.

-Je l’apprends aujourd’hui à mes dépends. Je ne sais toujours pas ce que mon mari gagne, encore moins ce qu’il fait avec son argent. C’est vrai que je gagne plus que lui mais ce n’est pas une raison pour qu’il me laisse couvrir toutes les charges de notre foyer, et même les siennes car il n’arrive même pas à contribuer pour les charges qu’il avait choisi de couvrir. En plus, il devient méchant, violent même lorsque j’en parle. Nous ne pouvons pas continuer comme cela. »

Cette conversation que j’ai eue hier avec une amie au sujet de son couple met en évidence plusieurs problèmes auxquels font face des gens qui vivent en couple. L’argent est au coeur de sa plainte. L’argent qui, selon des études menées par des experts, serait l’une, si non la principale raison pour laquelle plusieurs couples se déchirent et se disloquent. Les gens décident de vivre ensemble, de se marier pour passer le reste de leur vie ensemble, construire leur vie ensemble, mais tiennent le langage suivant. Trop souvent.

“Nous sommes mariés mais, s’il te plaît, ne regarde pas “Mon” argent, parce que “Mon” argent c’est “Mon” argent. Je le garde pour “Ma” famille, c’est-à-dire mes parents, mes frères et soeurs et moi-même, parce que c’est mes parents qui ont payé mon éducation et ne l’ont pas fait pour que quelqu’un d’autre vienne me dire comment je dois gérer “Mon” argent; je l’utilise pour réaliser “Mes” projets personnels parce qu’on ne sait jamais. Ce mariage peut se terminer. Il vaudrait mieux que j’assure mes arrières. J’utilise “Mon” argent pour ma famille et moi, et nous utilisons “Ton” argent pour notre couple et aussi pour aider “Ma” famille, mes parents, frères et soeurs. Je peux, à la rigueur, contribuer une certaine somme pour le couple, mais ne me demande pas de mettre tout “Mon” argent dans le couple. Et surtout ne me demande pas combien je gagne. Et ne me parle pas non plus de compte commun. Jamais! ”

Avec un langage pareil, implicite ou explicite, comment s’étonner que plusieurs foyers soient sous haute tension tout le temps?

Construits sur une fondation pareille, comment s’étonner que les couples se déchirent et se séparent?

Comment s’étonner si, dès le départ, l’esprit du couple n’y est pas?

Si, dès le départ, c’est le “Je” qui l’emporte définitivement sur le “Nous”?

Si, dès le départ, chacun regarde dans sa direction, unilatéralement choisie, une direction opposée à celle de son partenaire?

Si, dès le départ, la transparence est bannie pour dérouler le tapis rouge à la méfiance et aux cachoteries?

Si chacun vient dans le couple avec l’intention ferme de continuer à vivre son style de vie de célibataire, comme si l’autre, cette personne à qui l’on dit avoir uni sa vie désormais, n’existait pas?

Le mariage n’est pas la loterie mais une institution sérieuse qu’il faut prendre très au sérieux, et ne s’y engager que si l’on est prêt. Etre prêt veut dire si l’on a fait ses devoirs AVANT de s’engager. Devoirs qui nécessitent des efforts soutenus et structurés.

Le mariage est un projet qui, comme tout autre projet, doit être préparé, minutieusement et soigneusement implémenté, supervisé et évalué régulièrement. Lorsque nous achetons une voiture ou une maison, nous prenons le temps, tout le temps que cela requiert, pour faire des recherches parce que nous voulons éviter toute surprise désagréable. Nous entreprenons cette démarche parce que nous voulons savoir si cette voiture est une bonne marque, si elle est sûre et capable de nous protéger lorsque nous sommes en route, si elle consomme trop ou peu de carburant, s’il est facile de trouver des pièces de rechange lorsqu’elle tombera en panne, si cette voiture n’a pas été volée, si elle fonctionne bien, si elle n’est pas une loque retapée pour les besoins de vente, etc. Et, si nous sommes satisfait, nous l’achetons, après , seulement après toutes ces démarches. Une fois que nous l’avons achetée, nous assurons sa maintenance, tout le temps. Nous l’amenons faire des visites techniques, la vidange, nous contrôlons le niveau d’eau et de l’huile régulièrement, nous la lavons tout le temps. Nous le faisons aussi pour des vêtements auxquels nous tenons. Nous ne laisserons pas un sac à main Chanel ou cette paire de chaussure Christian Louboutin qui nous a coûté une fortune traîner dans un coin sans soins. Nous faisons tout cela, sans nous plaindre, et considérons cela comme une absolue nécessité. Mais, lorsqu’il s’agit de notre couple, nous laissons les choses au hasard, nous négligeons, comptons sur la chance. Nous sommes paresseux, n’avons pas le temps, ou tout simplement n’y accordons pas d’importance. Les choses s’arrangerons toutes seules, disons-nous. Ou par la grâce de Dieu. Hélas, non! Fais ta part et Dieu fera la sienne. “Attache ton chameau avant de le confier à Allah!” comme le dit si bien un proverbe arabe.

Oui, quelqu’un doit faire le boulot et, ce quelqu’un, c’est ceux qui font le couple. C’est leur devoir, leur responsabilité de s’examiner, avant mais aussi pendant la vie ensemble, pendant leur union, pour corriger ce qui ne va pas et qui risque de leur nuire plus tard, améliorer et perfectionner ce qui va.

Oui, en matière de couple, rien ne doit être laissé au hasard, ou alors, si nous choisissons de laisser Dieu, le hasard ou la chance prendre les rênes, préparons-nous à payer la facture, laquelle est très souvent salée!

Puisque ces problèmes reviennent sans cesse, sous une forme ou une autre, j’ai décidé de commencer, dans un avenir proche, une série dans laquelle j’aborderai, chaque semaine, un sujet qui pose problème dans les couples, ou entre ceux qui envisagent de se mettre en couple. A travers des histoires que je partagerai avec vous, et que vous partagerez avec les lecteurs et lectrices de ce blog, nous échangerons nos expériences, apprendrons tous ensemble ces tips et trucs dont nous avons tous besoin pour construire un mariage sain, heureux, solide, prosper, et qui dure. Parce que, oui, cela est possible.

Ton tour maintenant…

Si tu penses, comme moi, que cela est possible, lis et partage cet article. Et surtout n’oublie pas d’apporter ton feedback lequel aidera les lecteurs et lectrices de ce blog à améliorer leur vie.

A votre bonheur!

Céline Clémence Magnéché Ndé Sika

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La confiance et la complicité, outils nécessaires pour le succès de vos enfants!

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Après avoir lu mon dernier article sur les tips et trucs pour aider nos enfants à mieux faire leurs devoirs,Thomas Fondjo, un de mes amis, a attiré mon attention sur l’important rôle que jouent la complicité et la motivation dans la réussite scolaire de nos enfants. Ce qui est absolument vrai.

En effet, la complicité entre parents et enfants est cruciale. Cela ne veut pas dire qu’un parent qui accepte et crée même une certaine complicité entre ses enfants et lui-même perd son statut de parent ou son autorité sur ses enfants. Etre complices c’est s’entendre à merveille, c’est pouvoir se dire des choses sans crainte aucune, des choses aussi bien personnelles que scolaires, professionnelles et j’en passe. C’est s’entendre comme larons en foire pour faire des choses ensemble. Et cette complicité ne peut pas exister si la confiance ne règne pas.

Et qui va créer cette confiance?

Les parents, bien sûr.

Faire comprendre à nos enfants qu’ils peuvent nous faire confiance parce que s’il y a des gens qui les aimeront toujours quelque soit ce qui leur arrive ou se passe, c’est nous. Et mériter effectivement cette confiance car dire est une chose, et faire, tout une autre chose.

Les mots sont puissants. Mal utilisés, ce sont des armes redoutables, capables de tuer, de briser définitivement l’élan, d’anéantir, de détruire pour toujours, ou alors renforcer l’autre dans l’idée selon laquelle on est un bon à rien et que l’on ne réussira jamais. Tenez. L’effet des phrases suivantes est dévastateur:

-Je savais que tu es nulle, que tu ne réussiras jamais.

-Tu es nulle comme ton frère. Tu es une incapable.

-Comment peux-tu ne pas comprendre cet exercice que même le plus idiot comprend et réussi? Vraiment tu me déçois!

-C’est nul ce que tu as fait.

-Cela ne me surprend pas car tu ne ranges jamais ta chambre.

Mais bien utilisés, les mots peuvent sauver, guérir, sortir du désespoir  et redonner espoir à ceux et celles qui l’avaient perdu.

Encourager et motiver les enfants est également important pour les amener à donner le meilleur d’eux-mêmes, adopter un comportement souhaité, atteindre un objectif. Il y a plusieurs manières de le faire, et pas seulement en offrant des objets, des bonbons ou de l’argent. Que peut-on dire à un enfant pour l’encourager et le motiver, le féliciter lorsqu’il a fait du bon travail ou s’est bien comporté, par exemple?

-Je vois que Theo est tranquillement assis et prêt à écouter son répétiteur. J’apprécie cela.

-Je suis heureuse de constater que tu as fait ta chambre ce matin. Je suis fière de toi, tu sais. Je sais que tu peux aussi ranger tes cahiers et autres matériel de travail dans ton sac de classe.

-Les enfants, vous savez quoi? Alain a obtenu la meilleure note en mathématiques cette semaine. Je lui tire un grand coup de chapeau pour cet exploit. D’ailleurs je n’ai jamais douté de lui. Je savais qu’il est capable de le faire et même de faire mieux! Allez on va célébrer cela en mangeant tous ensemble une bonne pizza!

-Tu as gagné le prix du meilleur projet? C’est formidable. Je vais le présenter au concours UNESCO ou encore au concours qu’organise  mon entreprise pour la protection du patrimoine culturel. Le monde entier doit voir ce chef d’oeuvre!

-J’adore ce tableau que tu as peint et je vais le fixer dans le hall de notre entreprise ou dans mon bureau…

-J’ai été impressionnée tout à l’heure lorsque tu as dit à ton amie que tu étais entrain de lire le livre qu’elle voulait que tu lui donnes, et qu’elle ne l’auras que lorsque tu auras terminé ta lecture. Tu sais, c’est ce qu’il faut faire lorsque ce genre de situation se présente. Etre fort. Défendre ses intérêts…

Comme vous voyez, on peut encourager, motiver ses enfants de mille et une manières, sans se ruiner, sans braquer une banque.

A vous de mettre votre imagination et créativité en marche. Félicitez vos enfants quand ils font bien. Rassurez-les que ça va aller lorsque ça ne va pas très bien. Aidez-les à bien faire et vous verrez que tout ira bien.

Et n’oubliez pas de partagez vos exploits mais aussi vos tips et trucs pour améliorer notre vie avec nous, ici, car lorsqu’on sait, on partage. On enseigne.

Celine SIKA

Le plus grand et beau cadeau que tu peux me faire c’est de croire en moi

Jusqu’à très récemment, l’on pensait que pour réussir dans la vie il fallait aller à l’école, le plus loin possible dans ses études, et obtenir le diplôme le plus élevé, lequel assurait à son détenteur l’accès à des fonctions les plus prestigieuses. Pour s’assurer que leurs progénitures obtiennent ces parchemins, les parents faisaient alors tout ce qui était en leur pouvoir pour amener leurs enfants, de gré ou de force, à faire des études, qu’ils avaient souvent choisies eux-mêmes et imposées à leurs enfants, et à obtenir des diplômes. Par la suite ils se battaient pour qu’ils obtiennent de bons jobs une fois leurs études terminées, et pouvaient alors dire à ceux et celles qui voulaient les écouter que leurs enfants avaient réussi.

Que ces enfants aiment ou non ce qu’ils font, qu’ils soient heureux ou pas en faisant les études ou en exerçant le métier qu’on leur a imposé n’était vraiment pas le souci des parents. Et lorsque ces enfants osaient exprimer leur mal-être et leur envie de changer pour faire ce qu’ils ont toujours eu envie de faire, ils n’avaient aucune oreille pour les écouter, et devaient surtout faire face aux multiples désapprobations et critiques qui condamnaient un comportement égoïste et surtout irresponsable au moment ou le travail est rare. Nous contribuions ainsi à créer des millions d’hommes et de femmes malheureux, frustrés qui, lorsqu’ils ne commettaient pas d’actes regrettables comme s’ôter la vie, devenaient souvent violents avec les êtres qu’ils aiment le plus, mais aussi avec les étrangers parce qu’ils se sentaient incompris, étaient désespérés, terriblement seuls, obligés de vivre la vie des autres, la vie que d’autres lui ont imposée.

Aujourd’hui, malheureusement les choses n’ont vraiment pas beaucoup changé. Nos enfants, que nous aimons pourtant beaucoup, et pour qui nous sommes prêts à tout faire pour leur assurer une vie meilleure sur cette terre, n’ont pas toujours droit à la parole lorsqu’il s’agit de leur avenir. Parce que nous voulons vivre notre rêve à travers eux, parce que nous avons peur d’être jugés par les autres si nos enfants ne suivent pas la trajectoire suivie par tous les autres enfants, c’est-à-dire aller à l’université, faire des études jugées prestigieuses par tous comme le droit, la médecine, l’architecture, l’informatique et j’en passe, parce que nous avons peur d’être différents et de ne pas répondre aux attentes de la société, nous poussons nos enfants à faire ce qu’ils n’aiment pas pour faire comme les autres, pour plaire aux autres, pour rentrer dans le moule. Il est temps de revoir cette façon de faire les choses et de donner à nos enfants la chance d’être, d’être ce qu’ils rêvent d’être, de déployer leur talent, de briller et de suivre leur voie, celle que Dieu a tracée pour eux. Ce sont des enfants mais ils ont des rêves comme nous, leurs parents, et comptent sur nous, leurs parents, pour les aider à les circonscrire et à les réaliser. Sans notre soutien, ils ne le pourront pas.

C’est difficile de sortir de la logique dans laquelle nous avons été éduqués, de se débarrasser de ce bagage que nous héritons lorsque nous naissons dans une famille et grandissons dans un environnement précis, et qui nous pousse à penser, agir et nous comporter d’une façon très précise en fonction de valeurs bien définies.

« Le plus grand et beau cadeau que tu peux me faire c’est de croire en moi», m’a dit mon fils, étudiant en deuxième année d’Université, il y a quelques jours. Il n’a jamais voulu aller à l’Université, mais a fini par y aller parce que nous l’avons décidé. Son rêve a toujours été d’aller dans une école de football après ses études secondaires, et devenir acteur de cinéma plus tard. Lorsque je vois mon fils aujourd’hui se battre avec ses études de sciences politiques, je m’en veux de ne pas l’avoir écouté. Tous nos efforts, toutes nos pensées, toute notre énergie c’est pour que nos enfants soient heureux et réussissent mais leur bonheur et leur réussite c’est eux qui les définissent. Absolument. Pas la société, les amis, la famille, les collègues, les voisins.

Pour que vous ne commettiez pas la même erreur aujourd’hui ou demain, voici ce que je vous conseille en ce qui concerne le choix des études et de la carrière de vos enfants :

1. Encouragez-les à s’exprimer, en toute confiance avec vous, et créez des conditions favorables à cette expression. Soyez approchables, disponibles. Compréhensifs.
2. Ecoutez vos enfants et surtout laissez-les parler. Ils ont à dire, et savent très souvent ce qu’ils veulent. Ils ont besoin de vous, pas pour leur imposer ce qu’ils doivent faire, mais pour les aider à mieux identifier ce qu’ils veulent et rêvent de faire, et les aider a réaliser leurs rêves.
3. Ils sont des enfants mais ont leurs propres rêves, ne les forcez pas à vivre les vôtres.
4. Chaque personne est unique, et c’est cela qui fait la richesse et la diversité de notre monde. Ne comparez pas votre enfant aux autres enfants. Ne l’humiliez surtout pas parce qu’il est différent.
5. Souvenez-vous toujours, à tout moment, qu’il s’agit de leur avenir, pas du votre.
6. Aidez-les à prendre cette importante décision de leur vie. Ce n’est pas facile, parce qu’ils savent que celle-ci peut ne pas être celle que vous souhaitez, qu’elle peut s’avérer ne pas être la bonne plus tard, et affecter le reste de leurs vies. Rassurez-les de votre soutien constant. Dites-leur que vous serez toujours là même si les choses ne marchent pas plus tard comme ils l’auraient souhaite.
7. Et soyez effectivement là si les choses ne marchent pas comme souhaite. Parce que la vie c’est aussi cela, les erreurs, les échecs. Si cela arrivait, dites-leur que le plus important ce n’est pas le problème, mais ce qu’on apprend du problème et notre capacité à nous relever rapidement lorsqu’e nous tombons.
8. Si les choses ne marchent pas comme ils le souhaitaient, aidez-les à se réorienter. Ne les blâmez surtout pas pour cela. C’est une opportunité d’apprentissage parce que si on ne tombe pas, on ne saura pas comment éviter l’obstacle.
9. Aidez vos enfants à devenir des hommes et des femmes épanouis, heureux, confiants, en encourageant l’éclosion de leurs talents, de leurs multiples aptitudes, de leur créativité, en les acceptant tels qu’ils sont, avec leurs différences, en n’essayant pas de les uniformiser. En croyant en eux.

Celine SIKA

Preparer les enfants à mieux réussir leur transition vers et leur séjour à l’Université

Le souci de tout parent c’est de donner la meilleure éducation à ses enfants, de les aider à trouver leur voie dans ce monde de plus en plus complexe. C’est de les voir réussir mieux que eux ne l’ont fait. Alors ils investissent temps, énergie et argent et ne lésinent vraiment sur aucun moyen pour atteindre cet objectif. Malheureusement, ils oublient souvent de préparer ces enfants a réussir cette importante transition entre la vie du lycée et la vie universitaire. Entre la vie dans le cocon familial entoure de toute la famille et la vie dans un campus universitaire, loin de papa et maman, loin des frères et sœurs. Loin de leur pays. Habitués à un système éducatif et à un système social précis, ces enfants qui arrivent dans un environnement nouveau totalement différent de celui dans lequel ils ont toujours vécu, se sentent perdus s’ils n’ont pas été prépares à mieux vivre cette nouvelle vie, et s’il n’y a personne pour leur tenir la main et les aider à faire leurs premiers pas, rapidement dépassés par les exigences de leur nouvelle vie et leur nouvel environnement, et très rapidement, le pire peut arriver: solitude, dépression, abandon des études, et même parfois suicide. Des cas comme ce dernier, il y en a malheureusement de plus en plus. Nous aimons trop nos enfants, qui sont souvent notre raison de vivre, et la raison pour laquelle nous nous levons tous les jours pour aller travailler, pour rester les bras croisés devant une situation qui devient hélas de plus en plus fréquente.

Etant moi – même maman d’un jeune homme qui a traversé des moments difficiles lors de ses deux premières années dans une Université canadienne,  je puis vous dire que cela n’est pas facile du tout de trouver le sommeil lorsque votre petit vous dit, a plus de 10.000 kms du lieu ou vous vivez, qu’il est perdu, qu’il ne se retrouve pas dans le système complexe de son Université, qu’il veut bien travailler mais ne sait trop comment procéder pour organiser son temps, être plus productif, participer à tous les travaux pratiques, respecter les délais que lui fixent ses professeurs pour remettre tous ses devoirs parce que aucune matière ne complète l’autre -toutes les matières doivent être validées pour passer ses examens-, et surtout passer ses examens, surtout lorsqu’il sait que vous n’avez pas des moyens illimités pour le soutenir financièrement, qu’il peut être expulsée du pays où il poursuit ses études s’il ne réussit pas ses examens et s’il perd son visa.

Je voudrais partager avec vous ici quelques idées qui vont vous aider à mieux préparer vos enfants afin qu’ils réussissent non seulement sur transition vers l’Université mais également leur séjour dans cet univers impitoyable pour ceux et celles qui ignorent son mode de fonctionnement.

1. Tôt ou tard tu devras quitter tes parents pour commencer une nouvelle vie seul.

Ne vous réveillez pas à la veille du départ de votre fils ou votre fille à l’Université pour lui dire qu’il va vous quitter et devoir vivre seul. A 17, 18 ou même 20 ans, ces enfants restent des enfants et ont besoin de l’encadrement des adultes. Leurs parents doivent commencer assez tôt à leur parler de cette séparation, normale, qui va entrainer des changements dans sa vie et surtout des responsabilités que l’enfant devra assumer seul. Comme par exemple faire sa cuisine, ses courses, sa lessive, faire son lit, payer ses factures, gérer rigoureusement l’argent que vous lui donnerez pour ses besoins mensuels, lui-même. C’est le moment de lui apprendre toutes ces aptitudes s’il ne les a pas encore.

Parlez de votre propre expérience avec l’enfant si vous en avez une, demandez a vos amis, vos proches d’en faire autant avec lui pour qu’il voie que même si c’est souvent difficile de se séparer de ses parents et de se prendre en charge, c’est normal et surtout possible si l’on a des outils nécessaires. Et, c’est en partageant votre expérience avec lui que vous l’aiderez a acquérir ces outils.

Vous pouvez également acheter des bouquins qui traitent de cette question et les lire avec votre enfant ou le lui offrir pour lecture. Prenez le soin par la suite de lui demander de partager avec vous ce qu’il a retenu de sa lecture.

2. L’école de l’enfant est un partenaire incontournable dans la préparation des enfants à réussir cette transition

De plus en plus d’écoles qui ont compris la nécessite de cette préparation organisent pour les enfants en partance pour l’Université ainsi que leurs parents des réunions pendant lesquelles les conseillers ou des experts en orientation scolaire informent les parents non seulement sur le choix des Universités où iront étudier leurs enfants mais les aident à mieux accompagner leurs enfants dans ce processus. Ils donnent également de précieux conseils aux enfants concernant leurs futures études, leur future vie sur le campus, les relations avec leurs enseignants, la gestion du temps et des crises, le rôle des conseillers présents dans chaque faculté, les différents systèmes universitaires, leur fonctionnement et j’en passe. Si l’école de votre enfant n’organise pas ce genre de rencontre, demandez à ce que cela soit et encouragez la direction à le faire parce que la réussite scolaire de votre enfant ainsi que celle de ses camarades en dépend. Leur vie scolaire mais aussi leur vie tout simplement.

3. Aidez votre enfant à choisir les études qu’il souhaite faire à l’Université

Il s’agit de son avenir, donc d’un choix très important qui doit être fait minutieusement, après mure réflexion et examen, parce que une mauvaise décision peut suivre l’enfant tout le reste de sa vie. Vous avez vu naitre votre enfant, vous le connaissez bien, vous l’avez observe grandir, écouté parler et rêver aussi. Vous savez ce qu’il aime ou n’aime pas, donc très certainement ce qui peut l’intéresser  à l’Université. Certains enfants savent très exactement et parfois très tôt ce qu’ils veulent étudier à l’Université. D’autres par contre ont besoin d’aide et d’orientation pour découvrir leur voie. A travers des questions, des échanges réguliers avec votre enfant, vous pouvez l’aider dans ce sens et éviter des frustrations ou même des drames plus tard. Des cas où des enfants décident de changer de programmes universitaires trois ou quatre ans après les avoir commencés parce qu’ils n’aiment pas ce qu’ils font sont légion.

4. Ne vous contentez pas d’envoyer de l’argent ou de payer sa scolarité: allez voir ou vit votre enfant et ce qu’il fait.

Montrez à vos enfants que ce qu’ils font vous intéresse, que leur avenir vous intéresse et que ce qu’ils font ont un but et de la valeur même s’ils semblent ne pas le voir immédiatement. Témoignez-leur de l’intérêt et intéressez-vous à leurs études mais aussi à leurs autres activités, aux gens qu’ils fréquentent, à leur vie personnelle, sans toutefois les étouffer ou les contrôler. Il n y a pas que les études dans la vie, il y a beaucoup d’autres choses tout aussi intéressantes et qui méritent d’être connues et partagées.

5. Assurez votre enfant de votre soutien constant et permanent, tout votre soutien.

Faite-lui savoir que vous êtes là et que vous serez toujours là pour le soutenir quelque soit les difficultés qu’i rencontre et rencontrera, et que vous l’aimerez toujours même s’il décide finalement de faire des études de son choix. Le fait de savoir qu’il a votre soutien le réconfortera et l’encouragera à continuer et à ne pas sombrer dans la dépression. Croyez en lui et faites-le lui savoir. C’est le plus grand cadeau que vous pouvez lui offrir.

6. Assurez-vous qu’il y a quelqu’un sur qui votre enfant peut compter en cas de besoin.

Puisque vous n’êtes plus là pour venir en aide à votre enfant s’il en a besoin, il est important de vous assurer qu’il y a au moins une personne qui peut l’assister s’il a une urgence, ou encore le conseiller, le coacher, l’aider a s’intégrer dans son nouvel environnement, à comprendre comment son nouvel environnement fonctionne, lui rappeler les objectifs qu’il s’est fixés et doit atteindre, l’encourager à continuer à travailler, à avoir une vie sociale qui est également nécessaire pour son épanouissement personnel, le féliciter lorsqu’il travaille bien, le rassurer que ce n’est pas la fin du monde s’il n’a pas eu de bonnes notes, l’aider à rester sur le bon chemin, vous prévenir en cas de besoin.

Encouragez-le à rencontrer ses enseignants en dehors des cours, les conseillers de son Université et surtout de sa faculté, pour échanger avec eux sur ses études, mais aussi leur demander de l’aide en cas de besoin. Ils sont payés pour le faire et le feront avec plaisir. Ceci est absolument nécessaire pour des enfants qui viennent des cultures où ils ont été éduqués pour ne pas poser trop de questions, où le respect des aînés est absolu. Ils ont besoin de savoir qu’ils peuvent échanger avec leurs enseignants, et qu’ils doivent meme le faire.

7. Restez en contact avec votre enfant, et surtout communiquez avec lui régulièrement.

Ayez au moins une conversation par semaine avec votre enfant. Cela le rassure et lui permet de savoir que vous êtes toujours là, qu’il n’est pas seul. Loin de leurs parents, certains enfants ont d’énormes difficultés à interagir avec d’autres personnes, et très rapidement se retrouvent isolés, seuls dans leur chambre, coupés de la réalité. Cette solitude qui affecte gravement ces enfants les pousse très souvent à chercher du réconfort auprès de personnes pas très indiquées ou alors à s’adonner à des activités peu recommandables, ce qu’il faut à tout prix éviter.

8. Dites-lui qu’il peut compter sur vous.

Le fait de savoir que l’on a quelqu’un sur qui on peut compter, et surtout nos parents, qui nous soutiennent, et qui sont là au cas où on aurait besoin d’eux est d’un réconfort sans prix. Votre enfant aura beaucoup plus confiance en lui et sera beaucoup plus serein au moment de faire face à tous les défis de sa nouvelle vie s’il sait qu’il peut compter sur vous pour l’aider à surmonter les obstacles qu’il rencontre.

9. Ne mettez pas trop de pression sur l’enfant.

Laisser l’enfant  faire à sa guise sans aucune orientation, sans lui fixer des limites, et sans lui dire quels risques il court s’il prend certaines décisions à des moments cruciaux de sa vie n’est pas la chose à faire.  Mettre trop de pression sur l’enfant en lui demandant de faire des études de votre choix, d’obtenir la plus grande note, de finir absolument vite ses études parce que vous n’avez pas les moyens de payer sa scolarité plus longtemps, ou alors le comparer sans cesse aux autres enfants peut lui être fatal. Chaque enfant est unique, et ce n’est pas parce que vous n’avez pas réalisé votre rêve de devenir médecin, architecte ou trader que vous allez poussez votre enfant à le devenir.  Le faire c’est ruiner la vie de votre enfant et créer un être qui sera malheureux toute sa vie. Aidez-le à identifier sa passion, ce qu’il aime faire et aidez-le à réaliser son rêve à lui.

10. Aidez-le, autant que faire se peut, à changer d’air.

Encouragez votre enfant à étudier et à passer ses examens. Mais encouragez-le et aidez-le également à marquer une pause de temps en temps pour souffler un peu, se détendre, faire le plein d’énergie, prendre le temps de s’amuser et de profiter des petites choses qui font le bonheur. C’est absolument nécessaire pour sa santé et pour ses études.