Il n’y a pas de recettes miracle pour construire des mariages sains et qui durent, mais des idées qui marchent: en voici quelques unes

Wedding Cake Fruits

Le nombre de couples qui se séparent augmente sans cesse et, de plus en plus de personnes choisissent de ne pas prononcer le fameux “Oui, j’accepte!” par peur de venir grossir ce nombre qui invite à réfléchir, et surtout parce qu’ils ne veulent pas vivre le calvaire qui est souvent le quotidien de ceux qui ont décidé de rompre leur union.

“Choisis bien ton/ta partenaire parce que si tu rates pour quelque raison que ce soit, cela te coûtera très cher émotionnellement, financièrement, parfois physiquement. Cela peut même te coûter ta vie!”

C’est le message que je partage aujourd’hui non seulement avec mes enfants qui sont adultes, mais aussi avec ceux et celles qui me demandent mon avis sur cette question. Les divorces ruinent financièrement, traumatisent émotionnellement et éternellement, brisent très souvent des vies, contribuent à former des personnes amères et souvent déprimées, et finissent souvent dans des drames. Vous le savez aussi bien que moi, n’est-ce pas?

Si vous envisagez de vous marier, c’est important de prendre le temps qu’il faut pour faire cet important exercice. Et n’hésitez pas à jeter l’éponge si vous observez des indicateurs rouges qui vous crient que la personne avec qui vous voulez unir votre vie n’est pas THE ONE! Nous disons toujours qui nous sommes par nos actes, paroles, body language. Même de façon inconsciente. Et, pour peu que nous voulions ouvrir les yeux et les oreilles, on les découvre.

Si vous êtes déjà marié, et voulez construire un couple sain et qui dure, voici 5 idées qui peuvent réellement aider. Ce n’est pas une recette magique mais une approche qui a fait ses preuves, du moins pour nous.

  1. Ayez des attentes claires et réalistes

Ayez des attentes et exprimez-les clairement! Votre partenaire n’est pas le bon Dieu pour deviner ce que vous attendez de lui ou d’elle. Oui, les rôles sociaux ont été définis et certains s’attendent à ce que ceux-ci continuent intacts même si nous sommes au XXIème siècle, un siècle où les femmes ne sont plus confinées à la cuisine et à la vie privée de leur domicile, mais un siècle ou elles occupent des espaces publics et dirigent des pays entiers.

Qui fait quoi, quand, avec quoi? Qu’est-ce que j’attends de mon/ma partenaire? Définissez et communiquez clairement. Froidement. Et ces attentes doivent être réalistes. Si vous voulez que votre partenaire vous donne la lune, vous serez déçu parce que la lune est hors de portée! Si vous voulez retrouver votre partenaire à la maison tous les jours que Dieu a crées à 17 heures, vous serez déçu. Si vous voulez que votre partenaire soit responsable de votre bonheur, vous serez déçu parce que chacun trouve son bonheur lui-même car celui-ci vient de l’intérieur et pas des choses ou des personnes extérieures. Il ne s’agit donc pas de rabaisser ses attentes mais de les fixer clairement, et surtout de fixer celles que votre partenaire va atteindre.

  1. Communiquez, communiquez, communiquez

L’un des facteurs à l’origine de tant de divorces c’est l’absence de communication effective entre les partenaires qui y sont impliqués. Vous n’êtes pas content d’un acte que votre partenaire a posé –par exemple, il prend des décisions même les plus importantes sans vous impliquer, vous met toujours devant les faits accomplis-; vous n’aimez pas cette habitude de toujours aller passer vos vacances au même endroit avec des gens qui vous énervent et vous tolèrent juste; vous n’aimez pas qu’il vous réveille toujours à 2 heures du matin pour vous demander de faire l’amour alors que vous venez de vous coucher après une rude journée de travail prolongée par les courses au supermarché et la préparation du dîner, des autres travaux domestiques ainsi que de la journée des enfants le lendemain? Parlez-en parce que, si vous ne le faites pas, la cocotte va exploser tôt ou tard et ce sera trop tard pour sauver les meubles!

  1. Préparez-vous avant et sachez qu’il n y a pas de honte à demander de l’aide lorsque vous en avez besoin

Il y aura des moments difficiles dans votre couple, comme dans tous les couples d’ailleurs. Des moments où vous allez douter, questionner, envisager même la séparation. Aucun mariage n’est parfait et tous ont leurs hauts et leurs bas. La différence? Pendant que certains jettent l’éponge dès le premier obstacle parce qu’ils accusent leur partenaire d’être la cause des difficultés du couple, d’autres essaient de prendre soin de leur couple, et ne reculent devant aucun moyen sain -oui, sain- de le faire. Là où il y a des structures pour préparer les futurs mariés avant qu’ils ne s’embarquent dans cette aventure, ou encore pour aider ceux qui sont déjà mariés à mieux prendre soin de leur couple, c’est une bonne chose d’utiliser les services de ces structures.

  1. Signez un contrat prénuptial avant de vous engager

 De plus en plus de célébrités signent des contrats prénuptiaux avant de se marier, ce que certains condamnent parce qu’ils trouvent cela scandaleux, égoïste, et susceptible de préparer le terrain pour le divorce. Mon avis? Totalement différent. En effet, ce document, qui ne doit pas seulement être adopte par les célébrités, faciliterait les choses en cas de divorce et permettrait d’éviter des drames. Il découragerait également tous les chasseurs/chasseuses de fortune.

  1. Mettez un soin particulier à être le meilleur partenaire et la meilleure personne qui soit

Ne demandez pas à votre partenaire ce que vous ne pouvez pas offrir. Vous voulez le changement, changez d’abord vous-mêmes car ce que l’on prend souvent pour la cause de nos problèmes ne vient pas toujours de l’extérieur. Dans plusieurs cas, nous sommes le problème mais refusons de le reconnaître et de faire les efforts nécessaires pour améliorer notre couple. Nul n’est parfait. Alors, place au questionnement. Prenez soin de vous physiquement, émotionnellement et spirituellement. N’hésitez pas à vous regarder dans le miroir régulièrement. Acceptez les feedbacks constructeurs sans vous sentir offensé, et faites votre part. Un mariage c’est un projet qu’on implémente toute sa vie, et on ne ménage pas ses efforts pour le redéfinir, réorienter, modifier, améliorer.

Ton tour…

 

Il n y a pas de recettes miracle et passe-partout pour tout le monde puisque chaque mariage est un cas unique. Et, cette liste n’est pas non plus exhaustive. Quelles recettes appliques-tu pour que la flamme ne s’éteigne jamais dans ton couple? Je serais ravie de les connaitre pour enrichir cette liste!

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L’argent est plus tabou que le sexe. Il est temps de changer les choses!

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Faites cette petite expérience: demandez à vos parents, votre partenaire, vos amis, vos collègues, vos enfants combien ils gagnent comme salaire par mois et, dans 99% des cas, c’est la gêne, la stupeur et même parfois une vraie hostilité qui se déclenche. “Pourquoi veux-tu connaître combien je gagne? C’est personnel!” Même dans les couples, on entend souvent ce genre de réplique. Bizarre, n’est-ce pas? Parce que, voici des gens qui se sont unis en principe pour la vie et qui sont supposés regarder dans la même direction, avoir des projets communs et surtout réaliser ces projets ensemble en mettant ensemble leur intelligence, leurs efforts, leur expertise, leurs ressources communes. Bizarre, bizarre!

Entre parents et enfants, l’argent est également un champ laissé en jachère. Au bout du compte, des herbes sauvages de très mauvaise qualité y poussent et, avec le temps, deviennent impossible à arracher, causant de graves torts à tout le monde: aux enfants d’abord et aux parents ensuite. Ne pas parler argent coûte cher et nuit sérieusement! Voici comment redresser la barre, du moins avec vos enfants.

  1. Dès que vos enfants ont l’âge de comprendre, aidez-les à comprendre la valeur de l’argent. Parce que l’argent a une valeur et ceux qui ne comprennent pas cela ont une relation très légère avec l’argent, dépensant sans compter pour acquérir des choses dont ils n’ont pas besoin, et qui pourrissent très vite, abandonnés dans un coin.
  2. Donnez-leur des responsabilités… ET aussi des limites. Tu as besoin d’argent? Très bien! Ce sera en échange de quelque chose: des travaux domestiques aux courses de la maison en passant par l’organisation des activités de la famille. Il y a plein de choses que nos enfants peuvent et devraient faire pour mériter de recevoir une allocation mensuelle. Cela les aide à comprendre la valeur de l’argent et, en même temps, ils apprennent des compétences de vie –life skills- dont ils auront absolument besoin demain pour vivre une vie épanouie et réussie.

Les limites? Il faut-les leur fixer. S’ils épuisent leur allocation mensuelle avant la fin du mois, ne cédez surtout pas à la tentation de les aider! Si vous ne pouvez résister à l’envie de voler à leur secours, faites-leur savoir que cette somme que vous leur avancez sera déduite de leur prochaine allocation mensuelle, et veillez à ce que cela soit fait pour ne pas perdre votre crédibilité. Ils doivent apprendre de cette situation une chose importante: il est nécessaire de ne pas vivre au-dessus de ses moyens et surtout, il faut établir un budget mensuel ET le respecter.

  1. Et aidez vos enfants a établir ce budget, of course: revenus, dépenses mensuelles, achats, échéances, épargne, etc.! Si vous ne savez pas le faire vous-même, ce qui est malheureusement vrai pour beaucoup de parents, mettez votre égo au placard et formez-vous. Faites-le. Pour vous et pour vos enfants!
  2. Vos enfants veulent des choses: le dernier iPhone ou ordinateur Mac Pro, le vélo du coureur cycliste Christopher Froome, le dernier modèle des tennis Jordan, les sorties, les voyages à Cancun, le dernier Bombo, les mèches brésiliennes pour leurs cheveux ou les derniers chaussures Louboutin? Aidez-les à comprendre la différence entre un désir –c’est pour se faire plaisir et on peut s’en passer sans toutefois mourir- et un besoin –si on ne mange pas, on tombe malade et meurt; si on n’achète pas ses médicaments, on meurt; si on ne porte pas des vêtements chauds en hiver, on meurt; si on ne paie pas ses factures à temps, on sera privé de lumière ou d’eau, de la connexion Internet et, sans tout ceci, il sera très difficile de survivre; si on ne paie pas sa carte de métro ou de bus, on va râter ses cours à l’école, échouer à ses examens et ne pas réaliser son rêve de devenir acteur de cinéma, avocat, médecin ou encore winemaker! Aidez-les à comprendre la différence mais laissez-lez établir leurs priorités. Vous ne serez toujours pas là auprès d’eux pour le faire à leur place. C’est mieux qu’ils apprennent à le faire et le plus tôt serait le mieux!
  3. Encouragez-les à trouver un emploi dès que possible, à condition que cela ne perturbe pas leurs études, bien sûr. C’est une expérience qui leur apportera beaucoup de bénéfices en termes de compréhension de l’argent et la gestion de ce dernier.
  4. Et, bien sûr, veillez à ce qu’il ouvre un compte d’épargne où il virera systématiquement une bonne portion de son argent -50% serait parfait- dès qu’il reçoit son premier salaire pour épargner. Il est important qu’ils prennent l’habitude d’épargner et aidez-les à comprendre cette nécessité en liant cette épargne à la réalisation future de leurs projets ou simplement l’acquisition de leur indépendance financière, un luxe que plusieurs n’ont pas et qui leur pourrit la vie.
  5. Revenu brut et net, retenus à la source…

Dès que vos enfants reçoivent leur premier salaire, saisissez l’opportunité pour leur expliquer toutes ces nuances: salaire net et brut, déductions, etc. Ils doivent comprendre que tout, mais alors tout, est taxable, et pourquoi il est important de payer ses taxes et ce, à temps, et aussi à quoi servent les taxes, etc.

  1. Vos enfants veulent s’acheter un véhicule ou le dernier iPhone en or qui coûte 3000 Dollars et leur salaire ou leurs économies ne leur permettent pas de se payer ce luxe? Aidez-les à l’acheter mais convertissez cette transaction en dette de leur part. Et faites-les payer les intérêts sur cet argent que vous leur avez prêtez! Il est absolument important que vous fassiez cela pour les aider à comprendre comment les choses marchent réellement dans la vie réelle. S’ils ne vous remboursent pas le montant que vous avez fixez tous ensemble, saisissez le téléphone ou la voiture parce que c’est exactement ce qui se passe dans la vraie vie si on ne paie pas ses traites. Pas de complaisance car plus tard, la banque ne sera pas tendre avec eux!
  2. Relevés de comptes

Vérifiez régulièrement l’état de leurs comptes avec eux et saisissez cette opportunité pour les aider à comprendre la différence entre le crédit et le débit. Et, s’il ont une dette contractée avec leur carte de de crédit, ils doivent impérativement ramener le solde à zéro, et surtout à temps! Sinon, bonjour les intérêts et pénalités gigantesques, et bienvenue dans le cercle vicieux des dettes!

  1. Valeur suprême: ne vivez jamais au-dessus de vos moyens!

Il est important que vos enfants comprennent cette valeur sacrée car la cause des ennuis de plus d’un c’est cette habitude qu’ils ont de vivre au-dessus de leurs moyens, très souvent pour faire comme les autres, faire croire aux autres qu’ils sont riches, ou parce qu’ils veulent impressionner des gens qui se fichent totalement de ce qu’ils font ou ne font pas! Si tu gagnes 1000 $ par mois et dépenses 1500 $ par mois, c’est le suicide!

  1. Recyclez. Réutilisez. Réduisez

Il n y a pas de raison d’acheter un nouveau téléphone tous les six mois alors que celui que nous avons marche parfaitement bien quoique un peu plus âgé. Il n y a pas de raison de s’acheter une voiture neuve, même si c’est avec notre propre argent, si nous vivons dans une ville où les transports publics existent et fonctionnent parfaitement, ou si des opportunités d’acquérir des voitures de seconde main en parfait état de fonctionnement existent. Je ne vois pas pourquoi je devrais acheter un manteau de 1500 $ alors qu’avec 150 $ je peux acquérir un d’excellente qualité dans une boutique d’objets de seconde main. Récycler et réutiliser des objets, et réduire son empreinte sur la planète fait économiquement et environnementalement sens. Il est important de l’expliquer à nos enfants et surtout n’oubliez pas de prêcher par l’exemple.

  1. Rester imperméable aux qu’en dira-t-on

Rester soi-même, suivre son chemin, faire ce que l’on veut faire parce que c’est ce que nous aimons et qui nous rend heureux, définir ce que le succès veut dire pour nous, tout ceci est très difficile si on est tout le temps préoccupé par ce que les autres diront ou penseront de nos faits et gestes. Comprendre que ce qui compte vraiment c’est ce que nous pensons, et pas ce que les autres pensent de nous et de nos actes, c’est le passeport pour le bonheur et la possibilité de vivre la vie que nous désirons et méritons. Inculquez cela dans la tête de vos enfants, même s’il faut le faire à coup de marteau! Et, bien sûr, soyez le meilleur exemple pour eux!

Nous laissons souvent l’éducation financière de nos enfants au hasard. Il est temps que nous comprenons que rien ne se fait tout seul et que ce genre de négligence a des conséquences qui affectent éternellement la vie des nôtres, et pas dans le bon sens.

La fusion dans un couple n’est pas la chose à encourager

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La fusion? Cette négation de l’autre et de soi-même débouche inévitablement sur l’explosion. Cherchez et encouragez l’épanouissement de votre partenaire! C’est cela la clé du Bonheur. François Cluzet

Cluzet a parfaitement raison car deux personnes qui se rencontrent et décident de cheminer ensemble sont deux individus différents, deux personnalités différentes. Deux tempéraments différents. Deux personnes qui sont nées, ont grandi et fréquenté des milieux différents -famille, école, église, environnement du travail, amis, collègues, etc.- qui, comme le dit Stephen R. Covey, ont silencieusement mais effectivement impacté leur vie et contribue de façon significative à définir leur cadre de référence et conditionné leurs comportements et attitudes. Et, parce que deux intelligences valent toujours mieux qu’une, et surtout aussi parce que chaque personne doit exister en tant que personne d’abord avant d’être partenaire, parent, enfant, voisin, collègue et j’en passe, une fusion quelconque signifie donc la négation de l’autre ou des deux, de tout ce potentiel au profit de personne.  Parce que je ne suis plus moi et tu n’es plus toi non plus! Or chaque couple a absolument besoin de différentes individualités qui le composent pour exister et prospérer. C’est la condition sine qua non pour que la relation reste saine, s’épanouisse au profit de tous et dure. Au cas contraire, bonjour les dégâts!

Ton tour…

Qu’est-ce que tu en penses? Fusion ou pas? Pourquoi? Je serais contente de te lire.

 

Ne laissez pas le passé vous emmerder

Le passe

J’ai toujours pensé que lorsque des gens se rencontrent et décident de cheminer ensemble le restant de leur vie, ils sont sincères et, en principe, sont engagés à tout faire et tout donner pour que cette union vive et s’épanouisse pour le bien des principaux concernés et des enfants qui pourraient en naître. Pour le bien de la communauté également car, lorsqu’un couple s’entredéchire, ce n’est pas seulement ce couple qui en souffre, mais également les gens qui leur sont chers, leurs familles, leurs enfants s’ils en ont, la communauté qui doit gérer les conséquences du traumatisme dont les enfants sont victimes dans ce cas, et même souvent les parents qui se séparent parce que, il faut le dire, aucun divorce ne laisse intactes les personnes concernées.

Les raisons pour lesquelles les gens qui se sont aimés et juré amour éternel se séparent sont multiples. Et souvent, surprenantes.

Enormément de couples se désintègrent parce que ceux qui le constituent sont incapables d’oublier, de tirer un trait sur le passé et vivre le présent, leur présent, se concentrer sur l’incident présent.

“Oui, je savais que je ne pouvais pas compter sur toi parce que tu as toujours fait cela. Tu es toujours comme cela. Tu t’es toujours comporté comme cela. L’autre jour tu as fait ci… La semaine dernière tu as fais ça… L’année dernière tu as fais cela… En 1990 tu as fais cet autre truc…”

Personne n’aime qu’on lui répète à longueur de journée, de semaines, de mois, d’années, tout le temps, ses manquements. Personne! Parce que, souvent, nous en sommes conscients, en avons honte, et avons même demandé pardon pour ces choses que nous avons faites et qui ne nous honorent pas:

“J’ai eu un comportement ou dit des choses qui t’ont heurté. Je sais que ce comportement t’a heurté. Je sais que ces mots que j’ai prononcés t’ont blessé. J’aurais dû mieux faire. Je sais que j’aurais dû mieux faire. J’en suis sincèrement désolé. Je te promets que cela n’arrivera plus.”

C’est-à-dire, donne-moi une chance de te prouver que j’ai appris de cela et que je veux mieux faire à l’avenir. Alors, pourquoi restons-nous obstinément tournés vers le passé lorsque les choses vont mal? Il est évident que, dans chaque relation, le train va dérailler de temps en temps et nécessiter que l’on fasse appel à certaines compétences personnelles pour le remettre à nouveau sur les rails. La capacité à pardonner et demander des excuses sont deux de ces compétences extrêmement importantes.

Alors, lorsque les choses tournent au vinaigre, n’ouvrez pas les portes du passé si ce n’est pour construire un présent merveilleux et un futur époustouflant!

Ne laissez pas le passé vous emmerder ou s’installer entre vous. Et, surtout, condamnez l’acte, pas votre partenaire, parce que vous êtes une équipe qui a besoin de toutes ses ressources pour résoudre le problème qui s’est posé, et pas pour se battre l’un contre l’autre!

 

Ton tour…

Il n y a pas de relation solide, saine, épanouissante et qui dure si l’on ne peut pas demander pardon et présenter des excuses. Qu’est-ce que tu en penses?

 

 

 

J’avais dit oui, et j’étais sincère

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L’un des moments les plus importants lors de la célébration du mariage c’est lorsque les personnes qui se marient doivent déclarer, devant l’officier et les participants, qu’ils s’engagent dans cette union pour le meilleur et pour le pire. Lorsque nous le disons, est-ce que nous comprenons vraiment ce que nous disons? Est-ce que nous comprenons le sens de cette phrase? Sommes-nous vraiment prêts et capables de rester ensemble quelque soit ce qui se passe?

Ce que nous voyons autour de nous tous les jours amène à dire non!

Pour le meilleur et pour le pire? Non! Pour le meilleur seulement parce qu’il est facile de rester avec quelqu’un lorsque cette personne vous promène dans sa limousine et que vous profitez des avantages liés à cette limousine ou au statut de cette personne. Mais, combien de personnes sont prêtes à marcher à pied avec l’autre lorsque la limousine est en panne? Combien de personnes sont prêtes à rester lorsque notre partenaire perd son boulot, tombe malade et ne peut plus assurer, se retrouve en prison pour une raison ou une autre?

Très peu!

Monsieur est en prison? Je m’en vais recommencer ma vie ailleurs.

Monsieur ou madame est victime d’Accident Vasculaire Cérébral (AVC)?  Je le ramène dans sa famille et m’en vais recommencer ma vie ailleurs.

Tu perds ton boulot? Eh bien, je m’en vais vivre avec celui ou celle qui en a un.

Voilà ce qui se passe. A quelques exceptions près.

Lorsque mon père a été victime d’un AVC qui l’a rendu végétatif, ma mère n’a pas trahi. Pendant sept années elle était là, a fait tout, enduré tout, refusé de prendre du repos ou de permettre à quelqu’un d’autre de la seconder auprès de son mari malade, au risque de mettre sa santé en danger.

« J’avais dit oui, et j’étais sincère! » Voilà la réponse qu’elle a donnée lors des obsèques de notre papa pour expliquer cette fidélité à son défunt mari.

Aujourd’hui on se marie vite et se sépare vite, parfois avant même que l’encre utilisé pour signer l’acte de mariage n’ait séché. Parce qu’on est impatient, intolérant, arbore un ego surdimensionné, ignore ce que le mariage veut dire, parce que l’on s’est marié pour de mauvaises raisons, etc.

Cela fait trente ans que nous nous sommes dit oui. Pour nous car personne ne devrait dire oui à l’autre par contrainte, pour faire comme les autres, pour plaire aux autres, pour se venger, pour impressionner qui que ce soit, pour recevoir les allocations familiales, pour fuir la pauvreté, avoir les papiers et pouvoir enfin émigrer, parce que l’on recherche quelqu’un qui va s’occuper de nous ou de nos enfants, pour ne plus avoir faim, etc.

Nous nous sommes dit oui parce que nous nous sommes mutuellement aimés et appréciés, et avons su que nous étions faits l’un pour l’autre. Comment l’avions-nous su? En échangeant sincèrement, totalement, froidement. En aidant l’autre à nous connaître véritablement. Et à cause de ce truc qu’on ne pourrait expliquer, mais qui te dit, dès le premier instant où ton regard croise celui de l’autre, que c’est The One!

Avant de rencontrer l’homme qui devait devenir mon mari, j’avais juré de ne jamais me marier parce que ce que je voyais autour de moi ne m’encourageait pas à m’embarquer dans cette aventure souvent fatale pour tant de femmes. Mais, lorsque je l’ai vu, j’ai changé d’avis. Et, depuis trente ans, nous sommes ensemble! J’ai dit « Oui » et je le dirais encore aujourd’hui si j’avais à refaire pas parce que mon couple est parfait, mais parce que nous avons choisi:

  • De nous obstiner, de ne pas jeter l’éponge quand les choses vont mal ou dès le premier désagrément
  • De ne pas demander ce que l’on ne peut pas donner
  • D’aimer parce que aimer ou ne pas aimer c’est un choix
  • De condamner le comportement, pas la personne, et d’aider l’autre à prendre conscience et de changer ce comportement qui nous heurte
  • De créer de l’espace pour l’autre
  • De ne pas devenir un parce que la fusion c’est la négation de l’autre et de soi
  • De fixer des attentes réalistes
  • De communiquer clairement, de façon transparente nos attentes
  • D’être là pour l’autre et avec l’autre lorsque ça va mais aussi lorsque ça ne va pas
  • De toujours nous rappeler qu’à la fin, nous avons l’un l’autre, nous sommes une équipe
  • De construire ce couple dont nous rêvons et voulons être, un couple où chacun de nous travaille d’arrache-pied tous les jours pour pour construire.

Est-ce facile?

Non!

Est-ce possible?

Oui!

Comment?

Avec de la patience, beaucoup d’efforts et de travail sur sa personne, un engagement sincère et constant, un amour sincère. En effet, seul l’amour, un amour sincère, peut nous aider à atteindre cet objectif, à continuer lorsque tout va mal. Seul un amour vrai peut aider à comprendre. Pardonner. Donner une seconde et même une troisième chance à notre partenaire.

 

Se marier pour de mauvaises raisons peut être fatal

 

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Il est trois heures du matin la nuit dernière lorsque je reçois un énième coup de fil d’une amie qui m’appelle, cette fois-ci, de son lit d’hôpital où elle git, après avoir subit une importante opération visant à réparer les dégâts causés sur tout son corps et dans son corps par la bastonnade reçue de son conjoint.

“Je n’aurais pas du épouser cet homme! C’est ma faute. Je n’aurais pas dû l’obliger à m’épouser! me dit-elle, en pleurs.”

“Parce que tu l’as forcé à t’épouser? Je lui demande.”

“Je n’avais pas le choix, me répond-elle.”

“Pourquoi tu l’as fait?”

“J’étais tombée enceinte et ne voulais pas être fille-mère, c’est-à-dire la honte de ma famille et la risée de toute la ville, quoi. Et me voici aujourd’hui! Si seulement j’avais su!”

Mon amie aurait dû savoir que cette décision qu’elle avait prise était mauvaise, et surtout que l’avenir de leur couple ne s’annonçait pas radieux.

Son partenaire l’aimait peut-être, mais certainement pas au point de décider de passer le reste de sa vie avec elle. Elle s’est invitée dans sa vie. Elle s’est imposée dans sa vie, et est surprise des conséquences de sa décision.

Jacqueline Sauvage, la française libérée de prison il y a quelques mois par une grâce présidentielle après y avoir purgé une longue peine pour assassinat de son mari en sait quelque chose. Lassée d’être confondue avec un tamtam par son mari tous les jours et surtout craignant pour sa vie et celle de ses enfants que son mari violait régulièrement, elle lui vida le contenu d’un fusil dans le dos un jour où celui-ci l’avait encore tabassée et menacé de la tuer avec ses enfants.

Oui, Jacqueline aurait dû partir! vous direz. Mais, dire ou penser c’est plus facile que faire.

“Partir? Comment et pour aller où? Les comptes bancaires étaient tous en son nom et je n’avais plus d’amis. On ne fréquentait que les siens et il m’avait isolée de ma famille,” répond Jacqueline au jury qui lui pose cette question lors de son jugement.

Elle est libre aujourd’hui, vit entourée de ses enfants, est inconsolable parce que son fils qui s’était suicidé justement après avoir découvert que son papa violait ses soeurs lui manque, n’arrive plus à dormir et fait d’horribles cauchemars dès qu’elle ferme ses yeux, et va porter sur sa conscience la mort de son mari jusqu’à sa propre mort.

Jacqueline et son partenaire pouvaient-ils éviter ce drame? Bien sûr que oui!

Comment?

  • En ne se mettant pas ensemble, simplement. Mais cette décision requiert des qualités comme une solide imperméabilité aux qu’en-dira-t-on et une bonne dose de courage surtout dans un environnement où la société est intraitable avec les filles qui ont le malheur de tomber enceintes hors mariage. Elle suppose aussi que l’on est conscient des responsabilités que l’on a lorsqu’on met un enfant au monde, et qu’on a les ressources nécessaires -financières et émotionnelles- pour élever cet enfant et lui créer les conditions pour permettre à ce dernier de vivre la vie qu’il mérite
  • En mettant un terme à la relation lorsque tout mais alors tout indiquait que celle-ci n’avait pas d’avenir et surtout qu’elle constituait une menace pour la vie d’un des partenaires et les enfants. Mais, l’amour rend aveugle et nous prive souvent de notre capacité de réflexion, d’analyse et de jugement même lorsque tout, mais alors tout, indique que nous devons dé “Non, il/elle va changer! Surtout lorsque le partenaire violent demande pardon après son forfait, achète même le pardon de la victime avec des cadeaux, tout en promettant de ne plus recommencer. Mais, comme l’expérience a prouvé que “Qui a bu, boira,” il/elle recommence toujours et toujours. Jusqu’au jour où l’irréparable arrive.

Il y a aussi la peur de l’inconnu, la peur de ne pas pouvoir s’en sortir sans ressources, le manque de confiance en soi et en ses capacités de s’en sortir, situation créée par cette violence et assassinat psychologique exercés régulièrement sur la victime. Parce que, à force de nous dire qu’on ne vaut rien, on finit par y croire et même par créer les conditions de devenir un/une vaut-rien par notre comportement.

Il n y a pas encore de mort dans le cas de mon amie. Mais, tout peut arriver.

“Qu’est-ce que je dois faire? me demande-t-elle.”

“Ce qui est nécessaire et correct de faire dans une situation pareille, une situation qui dure depuis trop longtemps déjà et qui s’empire de jour en jour, sans aucun espoir de s’améliorer, lui dis-je. Si on aime la personne que l’on est et apprécie la vie, ce cadeau précieux que l’on a reçue. Et surtout ne me dis pas que tu n’as pas le choix parce que, figure-toi, nous avons toujours le choix.”

Que pouvons-nous tirer de cette histoire? Beaucoup de leçons:

  • Se mettre en couple avec quelqu’un pour de mauvaises raisons et surtout obliger quelqu’un à nous épouser est une erreur qu’il ne faut pas commettre parce que les conséquences d’un tel acte peuvent être fatales
  • Nous sommes au XXIème Siècle, une époque où nous avons les moyens de décider quand est-ce que nous allons avoir des enfants et, surtout, c’est un siècle où avoir un enfant hors mariage n’est plus un crime
  • Rien ni personne ne devrait porter atteinte à notre intégrité physique, psychologique, mentale. Alors, refuser de subir la violence de la part de son/sa partenaire et le-lui faire savoir devient une obligation dès que les premiers signes se manifestent
  • L’indépendance financière de chacun des partenaires est absolument nécessaire parce que les mariages se terminent, les partenaires meurent ou deviennent invalides, souvent incapables de se souvenir même de qui ils é Si on n’a pas pris les dispositions nécessaires, on est foutu!

 

Tout contrôler tue la relation

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Vouloir tout contrôler, de sa garde robe à ses loisirs, déplacements, nutrition, dépenses, tue la relation entre des personnes.

Vous avez certainement entendu autour de vous des gens se plaindre parce que leur partenaire ne les laissait pas être, simplement.

  • Pourquoi rentres-tu à cette heure? Tu as fini depuis plusieurs heures déjà.
  • Avec qui étais-tu?
  • Tu ne m’as pas dit que tu devais aller à cette soirée!
  • Je ne savais pas que tu étais en contact avec cette personne!
  • Cette chemise est horrible! Comment peux-tu mettre cela? Tiens, mets plutôt celle-ci que j’ai achetée.
  • Tu ne dois pas manger ces choses-là!
  • Jettes ce vieux blouson-là et achète quelque chose digne de toi!
  • Ne mange pas comme cela à table!
  • Ce pot de fleur doit rester ici! Ne le déplaces pas!

Je suppose que des gens qui décident de se mettre ensemble et de cheminer ensemble sont des adultes qui ont des goûts précis, parfois différents, ce qui est normal, parce que eux-mêmes sont différents. Ils sont des adultes qui ont chacun un style de vie, des choses qu’ils aiment ou n’aiment pas pour des raisons parfois difficiles à expliquer.

Savoir cela et surtout comprendre et accepter cette différence c’est respecter son/sa partenaire, son être, sa personnalité. Ses souvenirs. Ses émotions. Parce que cette chemise-là est peut être un cadeau d’un être cher chargé de valeurs émotionnelles. Ce vieux blouson-là peut être un souvenir auquel il tient particulièrement parce qu’il lui rappelle des souvenirs chers. Cette nourriture que tu ne veux plus qu’il mange, il a peut-être grandi en mangeant cela et l’adore.

Alors, vouloir obliger votre partenaire à changer tout cela c’est attaquer sa personne, vouloir le/la pousser à renoncer à son être, ses souvenirs, ses émotions, ce qui, très souvent, conduit à la catastrophe.

Quelques mois après notre mariage, je me suis étonnée que mon mari retire immédiatement son costume dès qu’il sortait de son bureau. Il était alors directeur de banque et le dress code voulait que tout le personnel masculin porte un costume et une cravate. Ce qu’il détestait! Donc, dès qu’il finissait le travail, il se débarrassait de ce costume et cette cravate qui l’étouffaient d’après lui, et retrouvait avec une joie enfantine son Jean et ses baskets.

Un jour, en déplacement dans notre province d’origine, il suggéra que nous allions dire bonjour à ses collègues qui travaillaient dans la succursale de leur banque là-bas. Le problème c’est que, au moment où il proposait cela, il était en …short!

“Tu ne vas pas y aller comme…cela!” lui dis-je.

“Pourquoi pas?” me répondit-il. Je ne suis pas nu.

“Je vois bien que tu n’es pas nu. Mais, tu es en short, chéri! C’est indécent. Qu’est-ce que tes collègues vont dire” continuai-je.

“Ecoute, ma chérie! Ce que mes collègues dissent ou ne dissent pas, pensent ou ne pensent pas de ma tenue n’est pas vraiment important. Je vais leur dire bonjour, et avec toi, c’est cela le plus important. S’ils ne voient pas cela et ne s’intéressent qu’à ma tenue, c’est leur problème, pas le mien,” me répondit-il.

Après un moment de pause, il continua:

“Tu viens?”

Je m’étais arrêtée devant la porte de la banque, hésitant si je devais y entrer avec lui dans cette tenue-là ou pas. Finalement, je le suivis à l’intérieur. Et tout se passa bien. Du moins je le pense.

Après ce jour-là, d’autres situations se présentèrent où j’essayai, souvent sans même le réaliser, de “gérer” mon mari comme nous le disons chez nous au Cameroun, c’est-à-dire de tout contrôler, l’amener à faire ce que moi je voulais, ou ce que la société dictait. Sans succès. Et, patiemment, il m’expliquait qu’il était important dans chaque couple de créer de l’espace pour son/sa partenaire et de le/la laisser être, simplement, si l’on veut que la relation dure tout en étant saine et épanouissante pour chacun.

Heureusement pour moi je l’ai compris très vite et nous voici aujourd’hui, trente ans plus tard, toujours ensemble.

Des couples se sont unis et désunis après nous. Et l’une des raisons de leur séparation est souvent le souci de contrôler la relation par un des partenaires.

Si tu te reconnais dans cet article, il est temps de rectifier et de lâcher prise. Sérieusement. Et de laisser ton/ta partenaire être. Avant de te rencontrer, ton/ta partenaire avait une vie dans laquelle il/elle exprimait sa personnalité, son individualité, sa spécificité. C’est ce package –là qui fait de lui/d’elle la personne que tu as connue. C’est même peut-être cela qui t’a séduit. Respecte cela et tout ira mieux.

Mon mari ne me dit pas comment je dois m’habiller. Il ne me dit pas qui je dois fréquenter. Il ne m’appelle pas cinquante fois par jour pour me demander où je suis, avec qui, entrain de faire quoi. Lorsqu’il m’appelle, c’est pour me demander comment se passe ma journée et pour me dire qu’il m’aime. Pourquoi devrais-je lui dire comment est-ce qu’il doit s’habiller, qui il dit fréquenter, où il doit aller? Je peux lui donner un conseil, comme il le fait d’ailleurs avec moi, un conseil qu’il peut prendre ou laisser, parce que c’est un conseil. Si on oblige l’autre à appliquer notre conseil, ce n’est plus un conseil, mais un ordre. Et personne n’aime recevoir des ordres!

Donc, lâche prise au nom, pour la survie, la santé et l’épanouissement de ton couple.