Se marier pour de mauvaises raisons peut être fatal

 

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Il est trois heures du matin la nuit dernière lorsque je reçois un énième coup de fil d’une amie qui m’appelle, cette fois-ci, de son lit d’hôpital où elle git, après avoir subit une importante opération visant à réparer les dégâts causés sur tout son corps et dans son corps par la bastonnade reçue de son conjoint.

“Je n’aurais pas du épouser cet homme! C’est ma faute. Je n’aurais pas dû l’obliger à m’épouser! me dit-elle, en pleurs.”

“Parce que tu l’as forcé à t’épouser? Je lui demande.”

“Je n’avais pas le choix, me répond-elle.”

“Pourquoi tu l’as fait?”

“J’étais tombée enceinte et ne voulais pas être fille-mère, c’est-à-dire la honte de ma famille et la risée de toute la ville, quoi. Et me voici aujourd’hui! Si seulement j’avais su!”

Mon amie aurait dû savoir que cette décision qu’elle avait prise était mauvaise, et surtout que l’avenir de leur couple ne s’annonçait pas radieux.

Son partenaire l’aimait peut-être, mais certainement pas au point de décider de passer le reste de sa vie avec elle. Elle s’est invitée dans sa vie. Elle s’est imposée dans sa vie, et est surprise des conséquences de sa décision.

Jacqueline Sauvage, la française libérée de prison il y a quelques mois par une grâce présidentielle après y avoir purgé une longue peine pour assassinat de son mari en sait quelque chose. Lassée d’être confondue avec un tamtam par son mari tous les jours et surtout craignant pour sa vie et celle de ses enfants que son mari violait régulièrement, elle lui vida le contenu d’un fusil dans le dos un jour où celui-ci l’avait encore tabassée et menacé de la tuer avec ses enfants.

Oui, Jacqueline aurait dû partir! vous direz. Mais, dire ou penser c’est plus facile que faire.

“Partir? Comment et pour aller où? Les comptes bancaires étaient tous en son nom et je n’avais plus d’amis. On ne fréquentait que les siens et il m’avait isolée de ma famille,” répond Jacqueline au jury qui lui pose cette question lors de son jugement.

Elle est libre aujourd’hui, vit entourée de ses enfants, est inconsolable parce que son fils qui s’était suicidé justement après avoir découvert que son papa violait ses soeurs lui manque, n’arrive plus à dormir et fait d’horribles cauchemars dès qu’elle ferme ses yeux, et va porter sur sa conscience la mort de son mari jusqu’à sa propre mort.

Jacqueline et son partenaire pouvaient-ils éviter ce drame? Bien sûr que oui!

Comment?

  • En ne se mettant pas ensemble, simplement. Mais cette décision requiert des qualités comme une solide imperméabilité aux qu’en-dira-t-on et une bonne dose de courage surtout dans un environnement où la société est intraitable avec les filles qui ont le malheur de tomber enceintes hors mariage. Elle suppose aussi que l’on est conscient des responsabilités que l’on a lorsqu’on met un enfant au monde, et qu’on a les ressources nécessaires -financières et émotionnelles- pour élever cet enfant et lui créer les conditions pour permettre à ce dernier de vivre la vie qu’il mérite
  • En mettant un terme à la relation lorsque tout mais alors tout indiquait que celle-ci n’avait pas d’avenir et surtout qu’elle constituait une menace pour la vie d’un des partenaires et les enfants. Mais, l’amour rend aveugle et nous prive souvent de notre capacité de réflexion, d’analyse et de jugement même lorsque tout, mais alors tout, indique que nous devons dé “Non, il/elle va changer! Surtout lorsque le partenaire violent demande pardon après son forfait, achète même le pardon de la victime avec des cadeaux, tout en promettant de ne plus recommencer. Mais, comme l’expérience a prouvé que “Qui a bu, boira,” il/elle recommence toujours et toujours. Jusqu’au jour où l’irréparable arrive.

Il y a aussi la peur de l’inconnu, la peur de ne pas pouvoir s’en sortir sans ressources, le manque de confiance en soi et en ses capacités de s’en sortir, situation créée par cette violence et assassinat psychologique exercés régulièrement sur la victime. Parce que, à force de nous dire qu’on ne vaut rien, on finit par y croire et même par créer les conditions de devenir un/une vaut-rien par notre comportement.

Il n y a pas encore de mort dans le cas de mon amie. Mais, tout peut arriver.

“Qu’est-ce que je dois faire? me demande-t-elle.”

“Ce qui est nécessaire et correct de faire dans une situation pareille, une situation qui dure depuis trop longtemps déjà et qui s’empire de jour en jour, sans aucun espoir de s’améliorer, lui dis-je. Si on aime la personne que l’on est et apprécie la vie, ce cadeau précieux que l’on a reçue. Et surtout ne me dis pas que tu n’as pas le choix parce que, figure-toi, nous avons toujours le choix.”

Que pouvons-nous tirer de cette histoire? Beaucoup de leçons:

  • Se mettre en couple avec quelqu’un pour de mauvaises raisons et surtout obliger quelqu’un à nous épouser est une erreur qu’il ne faut pas commettre parce que les conséquences d’un tel acte peuvent être fatales
  • Nous sommes au XXIème Siècle, une époque où nous avons les moyens de décider quand est-ce que nous allons avoir des enfants et, surtout, c’est un siècle où avoir un enfant hors mariage n’est plus un crime
  • Rien ni personne ne devrait porter atteinte à notre intégrité physique, psychologique, mentale. Alors, refuser de subir la violence de la part de son/sa partenaire et le-lui faire savoir devient une obligation dès que les premiers signes se manifestent
  • L’indépendance financière de chacun des partenaires est absolument nécessaire parce que les mariages se terminent, les partenaires meurent ou deviennent invalides, souvent incapables de se souvenir même de qui ils é Si on n’a pas pris les dispositions nécessaires, on est foutu!

 

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Laissons nos enfants vivre leur vie d’enfants!

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Lorsque j’étais petite, et ces souvenirs sont très frais dans mon esprit, notre quotidien était le suivant: nous allions à l’école, au retour nous mangions, donnions un coup de main à la maison, faisions nos devoirs et, avant d’aller au lit, nous jouions.  Lorsque à 11 ans je suis aller vivre avec ma grand mère au village, ce rituel n’a pas beaucoup changé. Certes, après l’école je devais d’abord aider ma grand mère à faire les travaux ménagers, faire la cuisine, manger et, ensuite faire mes devoirs. Mais le jeu était toujours présent, que ce soit sur le chemin menant à la rivière ou à l’unique fontaine du village où tout le monde se regroupait tous les soirs pour puiser de l’eau au prix de rixes épiques et interminables, ou sur le chemin menant au moulin où il fallait aller écraser le maïs pour le dîner, à l’échope du quartier où il fallait aller acheter du pétrole pour nos lampes tempête ou encore des allumettes. Nous jouions, tous les jours, seuls, sans aucune pression ou supervision des adultes, et sans que cela ne nous empêche d’apprendre d’autres compétences et habiletés nécessaires à la vie d’adultes. Cela ne nous a pas empêchés de devenir ce que nous sommes aujourd’hui, des hommes et des femmes épanouis, qui gagnent leur vie, qui sont heureux.

Dans ma vie ainsi que celle de tous les autres enfants il y avait de la place pour le jeu et nos parents respectaient ces moments-là, et veillaient simplement à ce que tout se passe normalement, sans trop de dégâts, et que toutes les autres activités soient faites parce que la vie ce n’est pas non plus seulement le jeu. C’était important pour eux que leurs enfants jouent, qu’ils aient leurs propres expériences et échecs, qu’ils se trompent, qu’ils apprennent a se battre au contact et avec d’autres enfants, qu’ils se mesurent à ces derniers, qu’ils apprennent certaines choses qu’on n’enseigne pas dans les salles de classe. Aujourd’hui, je suis triste de constater que tout cela n’est plus que de l’histoire ancienne et que nous, parents, avons oublié la place que joue le jeu dans la vie d’un enfant, et faisons-tout  mais absolument tout pour non seulement pour surprotéger nos enfants -parce que nous avons peur qu’ils se fassent mal, qu’ils souffrent- mais aussi pour évacuer le jeu de leur vie.

Nos enfants n’ont plus le droit d’avoir un après midi libre. Ou alors moins d’activités le soir après  l’école. Il n’est plus permis de faire autre chose que des études ainsi que la pléthore d’activités pouvant et devant absolument mener au succès de nos enfants. Dès que le coup de siflet ou la sonnerie retentit annonçant la fin de la journée scolaire, commence alors une autre série d’activités soit disant extrascolaires:

  • cours de langue le Lundi soir,
  • sport le Mardi soir,
  • théâtre le Mercredi soir,
  • musique le Jeudi soir,
  • jeu d’échecs le Vendredi soir,
  • répétitions des mathématiques le Samedi matin et danse le Samedi soir,
  • et cours d’informatique le Dimanche soir.

Et ceci se passe dès la toute petite enfance, de gré ou de force parce que chaque parent souhaite que son fils ou sa fille devienne  la future Serena Williams, le prochain Justin Bieber, Mark Zuckenberg, Samuel Eto’o et j’en passe. Et, pour atteindre cet objectif, tout doit être entrepris, aux dépens des enfants qui ne demandent pourtant qu’à vivre leur enfance, laquelle précisons-le, va jusqu’à 18 ans.

Il n’est plus rare de voir des parents inscrire leurs enfants de six ans à plusieurs cours de langue à la fois parce qu’ils veulent que ces derniers soient prêts demain pour saisir toutes les opportunité qui pourraient se présenter à eux. Je me souviens encore avec tristesse de mes petits élèves du primaire (Grade 1) dans une école Internationale de Nairobi au Kenya qui mélangeaient absolument tout pendant mes cours d’Espagnol parce que les pauvres suivaient, en plus de l’Espagnol, des cours de Français et de Swahili, ce que leurs parents trouvaient absolument normal. Sans oublier que la plupart de ces enfants avaient une autre langue qu’ils utilisaient à la maison comme l’Allemand, l’ Hébreu, l’Anglais, le Dutch, le Finlandais. Vous pouvez donc comprendre la confusion dans l’esprit de ces enfants qui devaient manipuler quatre langues à la fois.

Et si vous demandez aux parents pourquoi font-ils cela, ils vous répondent aussitôt, et très sérieusement, que c’est parce qu’ils veulent donner à leurs enfants les moyens d’être heureux et de réussir leur vie demain. Mais qu’est-ce que le bonheur? Qu’est-ce que la réussite? Qui les définit? Ce qui me rend heureux te rend- t-il aussi heureux? Faut-il être Serena Williams, Justin Bieber, Samuel Eto’o, Bill Gates pour être heureux? Est-il absolument nécessaire de passer par Harvard, d’être le premier de sa classe, d’être Directeur d’entreprise, d’avoir un Doctorat, d’être membre du plus prestigieux cabinet d’avocats de Washington ou d’être propriétaire des Hotels Hilton ou de trois voitures Porshe pour savoir qu’on a réussi?

Non. Sincèrement non car le bonheur et la réussite chacun de nous les définit. Et ce n’est pas parce que je conduis trois voitures Porshe, deux voitures Ferrari, que je voyage trois fois par semaine en classe première pour aller participer à des réunions à Londres, que j’utilise trois téléphones portables dernier cri, m’habille chez Chanel, chausse des Christian Louboutin et mange tous les jours des menus mijotés avec soin par Oliver Jamie dans un chalet de prince avec une armée de domestiques à mon service que je suis heureuse.

Nous parents, devons cesser de mettre la pression sur nos enfants pour qu’ils réalisent nos rêves  à nous. Cessons de trop nous préoccuper pour eux, de programmer leur vie, de décider de ce qu’ils doivent être, faire ou devenir car trop souvent ceci ne contribue qu’à créer des êtres malheureux, stressés, et souvent aussi violents qui, dès que l’occasion se présente, évacuent cette violence de façon parfois brutale.

Si vous interrogez des parents sur leur vie, plusieurs vous diront qu’ils ne sont pas heureux parce qu’ils exercent des métiers qu’ils n’aiment pas, parce qu’ils travaillent des heures impossibles, parfois plus de 50 heures par semaine, dans un environnement qu’ils détestent. Ils vous diront pour la plupart qu’ils  rêvaient de faire un métier différent lorsqu’ils étaient tout petits, métier auquel ils jouaient lorsqu’ils étaient enfants, et qu’ils ont dû accepter le choix de leurs parents, et devenir ce que ceux-ci voulaient, parfois au prix de sacrifices terribles. Pourtant ils reproduisent la même chose avec leurs enfants.

C’est important que nos enfants aillent à l’école pour apprendre “à lier le bois au bois pour faire des edifices de bois” comme disait l’écrivain sénégalais Cheikh Hamidou Kane. Mais c’est aussi important qu’ils soient enfants, c’est-à-dire qu’ils puissent jouer seuls ou avec leurs amis sans être punis, et que leurs parents créent des conditions pour que cette activité soit possible parce que c’est absolument important pour le dévelopment et le plein épanouissement de l’enfant: course-poursuite, cache-cache, saute-mouton, trampoline, sauter à la corde, monter à bicyclette, les enfants doivent s’amuser.

Et, s’ils peuvent aller à Harvard, c’est tant mieux. Célébrons-le et soyons heureux. S’ils choisissent d’être serveurs dans un restaurant de notre communauté, célébrons cela aussi et soyons heureux. S’ils ne rêvent que d’être éboueurs, célébrons également cela et soyons non seulement fiers de notre enfant mais soyons heureux car si notre enfant est heureux en étant éboueur, c’est le plus important. Célébrons cela et aidons-le à être le meilleur des éboueurs. En effet, nous avons besoin dans notre société aussi bien de directeurs d’entreprises, de médecins, que d’artistes, de plombiers, de serveurs, de cuisiniers, de chauffeurs, d’électriciens, d’éboueurs.

Que penses-tu de tout ceci? Si cela a un sens pour toi et surtout si tu as appris quelque chose d’utile en lisant cet article, fais-moi une faveur: partage-le autour de toi, en n’oubilant pas de mentionner l’origine de l’article. Et n’oublie pas de revenir, ici, pour plus de tips et trucs pour améliorer ta vie.

Celine SIKA

Preparer les enfants à mieux réussir leur transition vers et leur séjour à l’Université

Le souci de tout parent c’est de donner la meilleure éducation à ses enfants, de les aider à trouver leur voie dans ce monde de plus en plus complexe. C’est de les voir réussir mieux que eux ne l’ont fait. Alors ils investissent temps, énergie et argent et ne lésinent vraiment sur aucun moyen pour atteindre cet objectif. Malheureusement, ils oublient souvent de préparer ces enfants a réussir cette importante transition entre la vie du lycée et la vie universitaire. Entre la vie dans le cocon familial entoure de toute la famille et la vie dans un campus universitaire, loin de papa et maman, loin des frères et sœurs. Loin de leur pays. Habitués à un système éducatif et à un système social précis, ces enfants qui arrivent dans un environnement nouveau totalement différent de celui dans lequel ils ont toujours vécu, se sentent perdus s’ils n’ont pas été prépares à mieux vivre cette nouvelle vie, et s’il n’y a personne pour leur tenir la main et les aider à faire leurs premiers pas, rapidement dépassés par les exigences de leur nouvelle vie et leur nouvel environnement, et très rapidement, le pire peut arriver: solitude, dépression, abandon des études, et même parfois suicide. Des cas comme ce dernier, il y en a malheureusement de plus en plus. Nous aimons trop nos enfants, qui sont souvent notre raison de vivre, et la raison pour laquelle nous nous levons tous les jours pour aller travailler, pour rester les bras croisés devant une situation qui devient hélas de plus en plus fréquente.

Etant moi – même maman d’un jeune homme qui a traversé des moments difficiles lors de ses deux premières années dans une Université canadienne,  je puis vous dire que cela n’est pas facile du tout de trouver le sommeil lorsque votre petit vous dit, a plus de 10.000 kms du lieu ou vous vivez, qu’il est perdu, qu’il ne se retrouve pas dans le système complexe de son Université, qu’il veut bien travailler mais ne sait trop comment procéder pour organiser son temps, être plus productif, participer à tous les travaux pratiques, respecter les délais que lui fixent ses professeurs pour remettre tous ses devoirs parce que aucune matière ne complète l’autre -toutes les matières doivent être validées pour passer ses examens-, et surtout passer ses examens, surtout lorsqu’il sait que vous n’avez pas des moyens illimités pour le soutenir financièrement, qu’il peut être expulsée du pays où il poursuit ses études s’il ne réussit pas ses examens et s’il perd son visa.

Je voudrais partager avec vous ici quelques idées qui vont vous aider à mieux préparer vos enfants afin qu’ils réussissent non seulement sur transition vers l’Université mais également leur séjour dans cet univers impitoyable pour ceux et celles qui ignorent son mode de fonctionnement.

1. Tôt ou tard tu devras quitter tes parents pour commencer une nouvelle vie seul.

Ne vous réveillez pas à la veille du départ de votre fils ou votre fille à l’Université pour lui dire qu’il va vous quitter et devoir vivre seul. A 17, 18 ou même 20 ans, ces enfants restent des enfants et ont besoin de l’encadrement des adultes. Leurs parents doivent commencer assez tôt à leur parler de cette séparation, normale, qui va entrainer des changements dans sa vie et surtout des responsabilités que l’enfant devra assumer seul. Comme par exemple faire sa cuisine, ses courses, sa lessive, faire son lit, payer ses factures, gérer rigoureusement l’argent que vous lui donnerez pour ses besoins mensuels, lui-même. C’est le moment de lui apprendre toutes ces aptitudes s’il ne les a pas encore.

Parlez de votre propre expérience avec l’enfant si vous en avez une, demandez a vos amis, vos proches d’en faire autant avec lui pour qu’il voie que même si c’est souvent difficile de se séparer de ses parents et de se prendre en charge, c’est normal et surtout possible si l’on a des outils nécessaires. Et, c’est en partageant votre expérience avec lui que vous l’aiderez a acquérir ces outils.

Vous pouvez également acheter des bouquins qui traitent de cette question et les lire avec votre enfant ou le lui offrir pour lecture. Prenez le soin par la suite de lui demander de partager avec vous ce qu’il a retenu de sa lecture.

2. L’école de l’enfant est un partenaire incontournable dans la préparation des enfants à réussir cette transition

De plus en plus d’écoles qui ont compris la nécessite de cette préparation organisent pour les enfants en partance pour l’Université ainsi que leurs parents des réunions pendant lesquelles les conseillers ou des experts en orientation scolaire informent les parents non seulement sur le choix des Universités où iront étudier leurs enfants mais les aident à mieux accompagner leurs enfants dans ce processus. Ils donnent également de précieux conseils aux enfants concernant leurs futures études, leur future vie sur le campus, les relations avec leurs enseignants, la gestion du temps et des crises, le rôle des conseillers présents dans chaque faculté, les différents systèmes universitaires, leur fonctionnement et j’en passe. Si l’école de votre enfant n’organise pas ce genre de rencontre, demandez à ce que cela soit et encouragez la direction à le faire parce que la réussite scolaire de votre enfant ainsi que celle de ses camarades en dépend. Leur vie scolaire mais aussi leur vie tout simplement.

3. Aidez votre enfant à choisir les études qu’il souhaite faire à l’Université

Il s’agit de son avenir, donc d’un choix très important qui doit être fait minutieusement, après mure réflexion et examen, parce que une mauvaise décision peut suivre l’enfant tout le reste de sa vie. Vous avez vu naitre votre enfant, vous le connaissez bien, vous l’avez observe grandir, écouté parler et rêver aussi. Vous savez ce qu’il aime ou n’aime pas, donc très certainement ce qui peut l’intéresser  à l’Université. Certains enfants savent très exactement et parfois très tôt ce qu’ils veulent étudier à l’Université. D’autres par contre ont besoin d’aide et d’orientation pour découvrir leur voie. A travers des questions, des échanges réguliers avec votre enfant, vous pouvez l’aider dans ce sens et éviter des frustrations ou même des drames plus tard. Des cas où des enfants décident de changer de programmes universitaires trois ou quatre ans après les avoir commencés parce qu’ils n’aiment pas ce qu’ils font sont légion.

4. Ne vous contentez pas d’envoyer de l’argent ou de payer sa scolarité: allez voir ou vit votre enfant et ce qu’il fait.

Montrez à vos enfants que ce qu’ils font vous intéresse, que leur avenir vous intéresse et que ce qu’ils font ont un but et de la valeur même s’ils semblent ne pas le voir immédiatement. Témoignez-leur de l’intérêt et intéressez-vous à leurs études mais aussi à leurs autres activités, aux gens qu’ils fréquentent, à leur vie personnelle, sans toutefois les étouffer ou les contrôler. Il n y a pas que les études dans la vie, il y a beaucoup d’autres choses tout aussi intéressantes et qui méritent d’être connues et partagées.

5. Assurez votre enfant de votre soutien constant et permanent, tout votre soutien.

Faite-lui savoir que vous êtes là et que vous serez toujours là pour le soutenir quelque soit les difficultés qu’i rencontre et rencontrera, et que vous l’aimerez toujours même s’il décide finalement de faire des études de son choix. Le fait de savoir qu’il a votre soutien le réconfortera et l’encouragera à continuer et à ne pas sombrer dans la dépression. Croyez en lui et faites-le lui savoir. C’est le plus grand cadeau que vous pouvez lui offrir.

6. Assurez-vous qu’il y a quelqu’un sur qui votre enfant peut compter en cas de besoin.

Puisque vous n’êtes plus là pour venir en aide à votre enfant s’il en a besoin, il est important de vous assurer qu’il y a au moins une personne qui peut l’assister s’il a une urgence, ou encore le conseiller, le coacher, l’aider a s’intégrer dans son nouvel environnement, à comprendre comment son nouvel environnement fonctionne, lui rappeler les objectifs qu’il s’est fixés et doit atteindre, l’encourager à continuer à travailler, à avoir une vie sociale qui est également nécessaire pour son épanouissement personnel, le féliciter lorsqu’il travaille bien, le rassurer que ce n’est pas la fin du monde s’il n’a pas eu de bonnes notes, l’aider à rester sur le bon chemin, vous prévenir en cas de besoin.

Encouragez-le à rencontrer ses enseignants en dehors des cours, les conseillers de son Université et surtout de sa faculté, pour échanger avec eux sur ses études, mais aussi leur demander de l’aide en cas de besoin. Ils sont payés pour le faire et le feront avec plaisir. Ceci est absolument nécessaire pour des enfants qui viennent des cultures où ils ont été éduqués pour ne pas poser trop de questions, où le respect des aînés est absolu. Ils ont besoin de savoir qu’ils peuvent échanger avec leurs enseignants, et qu’ils doivent meme le faire.

7. Restez en contact avec votre enfant, et surtout communiquez avec lui régulièrement.

Ayez au moins une conversation par semaine avec votre enfant. Cela le rassure et lui permet de savoir que vous êtes toujours là, qu’il n’est pas seul. Loin de leurs parents, certains enfants ont d’énormes difficultés à interagir avec d’autres personnes, et très rapidement se retrouvent isolés, seuls dans leur chambre, coupés de la réalité. Cette solitude qui affecte gravement ces enfants les pousse très souvent à chercher du réconfort auprès de personnes pas très indiquées ou alors à s’adonner à des activités peu recommandables, ce qu’il faut à tout prix éviter.

8. Dites-lui qu’il peut compter sur vous.

Le fait de savoir que l’on a quelqu’un sur qui on peut compter, et surtout nos parents, qui nous soutiennent, et qui sont là au cas où on aurait besoin d’eux est d’un réconfort sans prix. Votre enfant aura beaucoup plus confiance en lui et sera beaucoup plus serein au moment de faire face à tous les défis de sa nouvelle vie s’il sait qu’il peut compter sur vous pour l’aider à surmonter les obstacles qu’il rencontre.

9. Ne mettez pas trop de pression sur l’enfant.

Laisser l’enfant  faire à sa guise sans aucune orientation, sans lui fixer des limites, et sans lui dire quels risques il court s’il prend certaines décisions à des moments cruciaux de sa vie n’est pas la chose à faire.  Mettre trop de pression sur l’enfant en lui demandant de faire des études de votre choix, d’obtenir la plus grande note, de finir absolument vite ses études parce que vous n’avez pas les moyens de payer sa scolarité plus longtemps, ou alors le comparer sans cesse aux autres enfants peut lui être fatal. Chaque enfant est unique, et ce n’est pas parce que vous n’avez pas réalisé votre rêve de devenir médecin, architecte ou trader que vous allez poussez votre enfant à le devenir.  Le faire c’est ruiner la vie de votre enfant et créer un être qui sera malheureux toute sa vie. Aidez-le à identifier sa passion, ce qu’il aime faire et aidez-le à réaliser son rêve à lui.

10. Aidez-le, autant que faire se peut, à changer d’air.

Encouragez votre enfant à étudier et à passer ses examens. Mais encouragez-le et aidez-le également à marquer une pause de temps en temps pour souffler un peu, se détendre, faire le plein d’énergie, prendre le temps de s’amuser et de profiter des petites choses qui font le bonheur. C’est absolument nécessaire pour sa santé et pour ses études.