Se marier pour de mauvaises raisons peut être fatal

 

weird-marriage-laws-you-may-be-breaking-without-knowing-u1

Il est trois heures du matin la nuit dernière lorsque je reçois un énième coup de fil d’une amie qui m’appelle, cette fois-ci, de son lit d’hôpital où elle git, après avoir subit une importante opération visant à réparer les dégâts causés sur tout son corps et dans son corps par la bastonnade reçue de son conjoint.

“Je n’aurais pas du épouser cet homme! C’est ma faute. Je n’aurais pas dû l’obliger à m’épouser! me dit-elle, en pleurs.”

“Parce que tu l’as forcé à t’épouser? Je lui demande.”

“Je n’avais pas le choix, me répond-elle.”

“Pourquoi tu l’as fait?”

“J’étais tombée enceinte et ne voulais pas être fille-mère, c’est-à-dire la honte de ma famille et la risée de toute la ville, quoi. Et me voici aujourd’hui! Si seulement j’avais su!”

Mon amie aurait dû savoir que cette décision qu’elle avait prise était mauvaise, et surtout que l’avenir de leur couple ne s’annonçait pas radieux.

Son partenaire l’aimait peut-être, mais certainement pas au point de décider de passer le reste de sa vie avec elle. Elle s’est invitée dans sa vie. Elle s’est imposée dans sa vie, et est surprise des conséquences de sa décision.

Jacqueline Sauvage, la française libérée de prison il y a quelques mois par une grâce présidentielle après y avoir purgé une longue peine pour assassinat de son mari en sait quelque chose. Lassée d’être confondue avec un tamtam par son mari tous les jours et surtout craignant pour sa vie et celle de ses enfants que son mari violait régulièrement, elle lui vida le contenu d’un fusil dans le dos un jour où celui-ci l’avait encore tabassée et menacé de la tuer avec ses enfants.

Oui, Jacqueline aurait dû partir! vous direz. Mais, dire ou penser c’est plus facile que faire.

“Partir? Comment et pour aller où? Les comptes bancaires étaient tous en son nom et je n’avais plus d’amis. On ne fréquentait que les siens et il m’avait isolée de ma famille,” répond Jacqueline au jury qui lui pose cette question lors de son jugement.

Elle est libre aujourd’hui, vit entourée de ses enfants, est inconsolable parce que son fils qui s’était suicidé justement après avoir découvert que son papa violait ses soeurs lui manque, n’arrive plus à dormir et fait d’horribles cauchemars dès qu’elle ferme ses yeux, et va porter sur sa conscience la mort de son mari jusqu’à sa propre mort.

Jacqueline et son partenaire pouvaient-ils éviter ce drame? Bien sûr que oui!

Comment?

  • En ne se mettant pas ensemble, simplement. Mais cette décision requiert des qualités comme une solide imperméabilité aux qu’en-dira-t-on et une bonne dose de courage surtout dans un environnement où la société est intraitable avec les filles qui ont le malheur de tomber enceintes hors mariage. Elle suppose aussi que l’on est conscient des responsabilités que l’on a lorsqu’on met un enfant au monde, et qu’on a les ressources nécessaires -financières et émotionnelles- pour élever cet enfant et lui créer les conditions pour permettre à ce dernier de vivre la vie qu’il mérite
  • En mettant un terme à la relation lorsque tout mais alors tout indiquait que celle-ci n’avait pas d’avenir et surtout qu’elle constituait une menace pour la vie d’un des partenaires et les enfants. Mais, l’amour rend aveugle et nous prive souvent de notre capacité de réflexion, d’analyse et de jugement même lorsque tout, mais alors tout, indique que nous devons dé “Non, il/elle va changer! Surtout lorsque le partenaire violent demande pardon après son forfait, achète même le pardon de la victime avec des cadeaux, tout en promettant de ne plus recommencer. Mais, comme l’expérience a prouvé que “Qui a bu, boira,” il/elle recommence toujours et toujours. Jusqu’au jour où l’irréparable arrive.

Il y a aussi la peur de l’inconnu, la peur de ne pas pouvoir s’en sortir sans ressources, le manque de confiance en soi et en ses capacités de s’en sortir, situation créée par cette violence et assassinat psychologique exercés régulièrement sur la victime. Parce que, à force de nous dire qu’on ne vaut rien, on finit par y croire et même par créer les conditions de devenir un/une vaut-rien par notre comportement.

Il n y a pas encore de mort dans le cas de mon amie. Mais, tout peut arriver.

“Qu’est-ce que je dois faire? me demande-t-elle.”

“Ce qui est nécessaire et correct de faire dans une situation pareille, une situation qui dure depuis trop longtemps déjà et qui s’empire de jour en jour, sans aucun espoir de s’améliorer, lui dis-je. Si on aime la personne que l’on est et apprécie la vie, ce cadeau précieux que l’on a reçue. Et surtout ne me dis pas que tu n’as pas le choix parce que, figure-toi, nous avons toujours le choix.”

Que pouvons-nous tirer de cette histoire? Beaucoup de leçons:

  • Se mettre en couple avec quelqu’un pour de mauvaises raisons et surtout obliger quelqu’un à nous épouser est une erreur qu’il ne faut pas commettre parce que les conséquences d’un tel acte peuvent être fatales
  • Nous sommes au XXIème Siècle, une époque où nous avons les moyens de décider quand est-ce que nous allons avoir des enfants et, surtout, c’est un siècle où avoir un enfant hors mariage n’est plus un crime
  • Rien ni personne ne devrait porter atteinte à notre intégrité physique, psychologique, mentale. Alors, refuser de subir la violence de la part de son/sa partenaire et le-lui faire savoir devient une obligation dès que les premiers signes se manifestent
  • L’indépendance financière de chacun des partenaires est absolument nécessaire parce que les mariages se terminent, les partenaires meurent ou deviennent invalides, souvent incapables de se souvenir même de qui ils é Si on n’a pas pris les dispositions nécessaires, on est foutu!

 

Publicités

Notre origine ne doit, ne devrait pas déterminer notre présent, encore moins notre futur

Aujourd’hui, nous vivons dans un monde de plus en plus exigeant, un monde sans pitié pour ceux et celles qui ignorent son emploi de temps. Pour s’en sortir et se faire une place au soleil, pour être heureux et vivre la vie que nous avons toujours rêvé de vivre, il faut se battre car rien ne nous est donné. Il faut se battre. Tomber mais se relever. Se tromper mais rectifier le tir aussitôt que nous en sommes conscients. Sans complexe. Sans aucune honte parce que l’erreur est parfaitement humaine. Parce que l’erreur et l’échec, loin d’être des fossoyeurs, sont plutôt des outils pour apprendre et avancer. Grandir.

Alors, dire inlassablement que nous ne nous ensortons pas parce que nou sommes victimes de notre passé, de notre histoire, de notre environnement, de notre société, de notre famille, peut certes soulager les plaignants. Mais, permettez-moi de vous dire que ce ne sont que des excuses derrière lesquelles ceux et celles qui tiennent ce genre de langage se cachent pour ne pas descendre dans l’arène de la vie.

Oui, c’est dur d’être un être humain. Très très dur. C’est dur de se libérer d’un passé, d’un environnement, d’une histoire qui veulent nous prendre en otage et nous empêcher de vivre à notre manière. Mais, comme je l’ai demandé à un ami tout à l’heure, sommes-nous esclaves de notre passé, notre famille, notre environnement, notre société?

Si ces facteurs jouent un rôle dans la constitution de notre identité, celui-ci (le rôle) n’est pas DETERMINANT à mon avis. Notre ORIGINE  ne doit pas, ne devrait pas déterminer notre présent et notre futur. On peut avoir une enfance malheureuse, des collègues chiants, des boss dictateurs et mal élevés, des amis terribles qui ne pensent qu’à nous écraser et exploiter, et s’en sortir si on le veut parce que si nous ne pouvons pas contrôler toutes ces personnes ou empêcher tous ces événements de se passer, nous pouvons par contre choisir l’attitude que nous allons adopter face à ces personnes et face à ces évènements.

On peut choisir de se laisser kidnaper par son passé, sa famille, sa communauté, ses amis, ses collègues, et laisser ceux-ci dessiner et gouverner notre vie.

Mais on peut aussi choisir d’être le maître, l’acteur principal de notre propre vie.

On peut choisir de ne pas laisser l’extérieur, les autres, prendre le contrôle de notre vie.

C’est possible. Regardez autour de vous et vous verrez des gens, anonymes mais aussi des célébrités, qui ont vécu en enfer, eu une enfance terrible, un passé exécrable mais qui se sont en sortis.

Comment?

Parce qu’ils ont juré qu’ils ne sont pas leurs circonstances. Parce qu’ils ont juré que leurs circonstances ne vont pas déterminer leur présent et encore moins leur futur. Parce qu’ils ont juré de s’en sortir.

Mais attention! Ils n’ont pas seulement juré: ils ont travaillé dur et travaillent tous les jours très dur pour vivre la vie qu’ils ont choisi d’avoir. Parce que le Bonheur, eh oui, n’est pas un don.

Le succès n’est pas un don.

L’équilibre émotionnel n’est pas un don.

Rien ne tombe du ciel. Il faut bosser pour que cela soit une réalité.

Si vous trouvez cet article intéressant et surtout utile, faites-moi plaisir: partagez-le avec avec les vôtres. Ils/elles pourraient en avoir besoin. Et surtout n’oubliez pas de revenir, pour d’autres tips et trucs pour ameliorer votre vie et vivre enfin la vie que vous avez toujours rêvé de vivre.

Celine SIKA