L’argent est plus tabou que le sexe. Il est temps de changer les choses!

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Faites cette petite expérience: demandez à vos parents, votre partenaire, vos amis, vos collègues, vos enfants combien ils gagnent comme salaire par mois et, dans 99% des cas, c’est la gêne, la stupeur et même parfois une vraie hostilité qui se déclenche. “Pourquoi veux-tu connaître combien je gagne? C’est personnel!” Même dans les couples, on entend souvent ce genre de réplique. Bizarre, n’est-ce pas? Parce que, voici des gens qui se sont unis en principe pour la vie et qui sont supposés regarder dans la même direction, avoir des projets communs et surtout réaliser ces projets ensemble en mettant ensemble leur intelligence, leurs efforts, leur expertise, leurs ressources communes. Bizarre, bizarre!

Entre parents et enfants, l’argent est également un champ laissé en jachère. Au bout du compte, des herbes sauvages de très mauvaise qualité y poussent et, avec le temps, deviennent impossible à arracher, causant de graves torts à tout le monde: aux enfants d’abord et aux parents ensuite. Ne pas parler argent coûte cher et nuit sérieusement! Voici comment redresser la barre, du moins avec vos enfants.

  1. Dès que vos enfants ont l’âge de comprendre, aidez-les à comprendre la valeur de l’argent. Parce que l’argent a une valeur et ceux qui ne comprennent pas cela ont une relation très légère avec l’argent, dépensant sans compter pour acquérir des choses dont ils n’ont pas besoin, et qui pourrissent très vite, abandonnés dans un coin.
  2. Donnez-leur des responsabilités… ET aussi des limites. Tu as besoin d’argent? Très bien! Ce sera en échange de quelque chose: des travaux domestiques aux courses de la maison en passant par l’organisation des activités de la famille. Il y a plein de choses que nos enfants peuvent et devraient faire pour mériter de recevoir une allocation mensuelle. Cela les aide à comprendre la valeur de l’argent et, en même temps, ils apprennent des compétences de vie –life skills- dont ils auront absolument besoin demain pour vivre une vie épanouie et réussie.

Les limites? Il faut-les leur fixer. S’ils épuisent leur allocation mensuelle avant la fin du mois, ne cédez surtout pas à la tentation de les aider! Si vous ne pouvez résister à l’envie de voler à leur secours, faites-leur savoir que cette somme que vous leur avancez sera déduite de leur prochaine allocation mensuelle, et veillez à ce que cela soit fait pour ne pas perdre votre crédibilité. Ils doivent apprendre de cette situation une chose importante: il est nécessaire de ne pas vivre au-dessus de ses moyens et surtout, il faut établir un budget mensuel ET le respecter.

  1. Et aidez vos enfants a établir ce budget, of course: revenus, dépenses mensuelles, achats, échéances, épargne, etc.! Si vous ne savez pas le faire vous-même, ce qui est malheureusement vrai pour beaucoup de parents, mettez votre égo au placard et formez-vous. Faites-le. Pour vous et pour vos enfants!
  2. Vos enfants veulent des choses: le dernier iPhone ou ordinateur Mac Pro, le vélo du coureur cycliste Christopher Froome, le dernier modèle des tennis Jordan, les sorties, les voyages à Cancun, le dernier Bombo, les mèches brésiliennes pour leurs cheveux ou les derniers chaussures Louboutin? Aidez-les à comprendre la différence entre un désir –c’est pour se faire plaisir et on peut s’en passer sans toutefois mourir- et un besoin –si on ne mange pas, on tombe malade et meurt; si on n’achète pas ses médicaments, on meurt; si on ne porte pas des vêtements chauds en hiver, on meurt; si on ne paie pas ses factures à temps, on sera privé de lumière ou d’eau, de la connexion Internet et, sans tout ceci, il sera très difficile de survivre; si on ne paie pas sa carte de métro ou de bus, on va râter ses cours à l’école, échouer à ses examens et ne pas réaliser son rêve de devenir acteur de cinéma, avocat, médecin ou encore winemaker! Aidez-les à comprendre la différence mais laissez-lez établir leurs priorités. Vous ne serez toujours pas là auprès d’eux pour le faire à leur place. C’est mieux qu’ils apprennent à le faire et le plus tôt serait le mieux!
  3. Encouragez-les à trouver un emploi dès que possible, à condition que cela ne perturbe pas leurs études, bien sûr. C’est une expérience qui leur apportera beaucoup de bénéfices en termes de compréhension de l’argent et la gestion de ce dernier.
  4. Et, bien sûr, veillez à ce qu’il ouvre un compte d’épargne où il virera systématiquement une bonne portion de son argent -50% serait parfait- dès qu’il reçoit son premier salaire pour épargner. Il est important qu’ils prennent l’habitude d’épargner et aidez-les à comprendre cette nécessité en liant cette épargne à la réalisation future de leurs projets ou simplement l’acquisition de leur indépendance financière, un luxe que plusieurs n’ont pas et qui leur pourrit la vie.
  5. Revenu brut et net, retenus à la source…

Dès que vos enfants reçoivent leur premier salaire, saisissez l’opportunité pour leur expliquer toutes ces nuances: salaire net et brut, déductions, etc. Ils doivent comprendre que tout, mais alors tout, est taxable, et pourquoi il est important de payer ses taxes et ce, à temps, et aussi à quoi servent les taxes, etc.

  1. Vos enfants veulent s’acheter un véhicule ou le dernier iPhone en or qui coûte 3000 Dollars et leur salaire ou leurs économies ne leur permettent pas de se payer ce luxe? Aidez-les à l’acheter mais convertissez cette transaction en dette de leur part. Et faites-les payer les intérêts sur cet argent que vous leur avez prêtez! Il est absolument important que vous fassiez cela pour les aider à comprendre comment les choses marchent réellement dans la vie réelle. S’ils ne vous remboursent pas le montant que vous avez fixez tous ensemble, saisissez le téléphone ou la voiture parce que c’est exactement ce qui se passe dans la vraie vie si on ne paie pas ses traites. Pas de complaisance car plus tard, la banque ne sera pas tendre avec eux!
  2. Relevés de comptes

Vérifiez régulièrement l’état de leurs comptes avec eux et saisissez cette opportunité pour les aider à comprendre la différence entre le crédit et le débit. Et, s’il ont une dette contractée avec leur carte de de crédit, ils doivent impérativement ramener le solde à zéro, et surtout à temps! Sinon, bonjour les intérêts et pénalités gigantesques, et bienvenue dans le cercle vicieux des dettes!

  1. Valeur suprême: ne vivez jamais au-dessus de vos moyens!

Il est important que vos enfants comprennent cette valeur sacrée car la cause des ennuis de plus d’un c’est cette habitude qu’ils ont de vivre au-dessus de leurs moyens, très souvent pour faire comme les autres, faire croire aux autres qu’ils sont riches, ou parce qu’ils veulent impressionner des gens qui se fichent totalement de ce qu’ils font ou ne font pas! Si tu gagnes 1000 $ par mois et dépenses 1500 $ par mois, c’est le suicide!

  1. Recyclez. Réutilisez. Réduisez

Il n y a pas de raison d’acheter un nouveau téléphone tous les six mois alors que celui que nous avons marche parfaitement bien quoique un peu plus âgé. Il n y a pas de raison de s’acheter une voiture neuve, même si c’est avec notre propre argent, si nous vivons dans une ville où les transports publics existent et fonctionnent parfaitement, ou si des opportunités d’acquérir des voitures de seconde main en parfait état de fonctionnement existent. Je ne vois pas pourquoi je devrais acheter un manteau de 1500 $ alors qu’avec 150 $ je peux acquérir un d’excellente qualité dans une boutique d’objets de seconde main. Récycler et réutiliser des objets, et réduire son empreinte sur la planète fait économiquement et environnementalement sens. Il est important de l’expliquer à nos enfants et surtout n’oubliez pas de prêcher par l’exemple.

  1. Rester imperméable aux qu’en dira-t-on

Rester soi-même, suivre son chemin, faire ce que l’on veut faire parce que c’est ce que nous aimons et qui nous rend heureux, définir ce que le succès veut dire pour nous, tout ceci est très difficile si on est tout le temps préoccupé par ce que les autres diront ou penseront de nos faits et gestes. Comprendre que ce qui compte vraiment c’est ce que nous pensons, et pas ce que les autres pensent de nous et de nos actes, c’est le passeport pour le bonheur et la possibilité de vivre la vie que nous désirons et méritons. Inculquez cela dans la tête de vos enfants, même s’il faut le faire à coup de marteau! Et, bien sûr, soyez le meilleur exemple pour eux!

Nous laissons souvent l’éducation financière de nos enfants au hasard. Il est temps que nous comprenons que rien ne se fait tout seul et que ce genre de négligence a des conséquences qui affectent éternellement la vie des nôtres, et pas dans le bon sens.

Le succès n’est pas un accident: préparez votre enfant pour qu’iI réussisse

ImageLes vacances sont presque finies et l’heure est maintenant à la préparation de la rentrée scolaire 2012-2013, laquelle, pour certains établissements scolaires, a d’aileurs déjà commencé.

Les parents ont identifié un établissement scolaire pour leurs enfants, seuls ou avec ces derniers, les y ont inscrits et payé les frais exigés par l’administration de l’école. Ils ont acheté les fournitures scolaires, payé la cantine, l’internat, ou l’appartement dans lequel leur enfant va vivre pendant l’année scolaire si celui-ci doit quitter la maison familiale. Que ce soit pour les enfants qui vont à l’école pour la première fois, ou pour ceux qui y vont déjà depuis plusieurs années, que ce soit pour ceux qui changent de cycle scolaire ou qui le feront bientôt, les parents ont mis le paquet pour que leurs enfants réussissent leur année scolaire.

Mais choisir la meilleure école pour nos enfants, payer les frais de scolarité, le loyer, le transport, les fournitures scolaires et autres vêtements ne suffisent pas à assurer le succès à vos enfants. Vous devez, en plus de leur assurer tout ceci –créer les conditions matérielles-, prendre également un certain nombre de mesures pour, non seulement les aider à construire une fondation solide, mais aussi les accompagner pendant tout le processus.

Alors, quelles sont ces mesures, vous me demanderez?

  1.  Vous assurez que vous êtes là, présent, auprès de votre enfant. Qu’il soit loin de vous n’est pas un problème, surtout aujourd’hui où nous avons tous ces gadgets électroniques qui rapprochent les gens et éliminent les distances. Si votre enfant vit avec vous, soyez là parce qu’il a besoin de vous. Avant 18 ans, tous les enfants ont besoin de leurs parents pour les aider à mieux se déveloper, à s’organiser, à être indépendants,  à trouver leur voie, à se trouver, à trouver des réponses aux problèmes académiques mais aussi et surtout les problèmes de la vie.
  2. Interessez-vous à ce que votre enfant fait à l’école mais aussi à la maison, avec ses amis. Même si vous ne comprennez rien à ce qu’il fait à l’école, le seul fait de lui demander ce qu’il a fait de sa journée le rassure et le renforce. Il sait qu’il peut compter sur vous.

Vous pouvez faire ceci en lui posant de simples questions:

– Comment a été ta journée à l’école aujourd’hui? Auprès de qui étais-tu assis aujourd’hui en classe?

Et, si possible, posez-lui des questions sur des personnes très précises du genre:

-Comment ça va avec Linda maintenant?

-Ta relation avec Pablo est-elle toujours aussi difficile?

-As-tu présenté tes excuses à Helena comme nous avions conclu l’autre jour?

-Quelqu’un t’a-t-il importuné?

-Qu’avez-vous fait aujourd’hui en classe? Tout s’est-il bien passé? Monsieur Blanchard est-il revenu? Que pensent tes camarades de son absence?

-As-tu eu des diffcultés sur un sujet précis? La profe de maths t’a-t-elle invité au tabeau aujourd’hui encore? Ah bon? Bravo!  Et c’était pour faire quoi exactement?

-Madame Sika a-t-elle remis les notes d’Espagnol? Ah bon? Et, quelle note as-tu eue, mon grand? Felicitations!

Et, après avoir jeté un coup d’oeil sur son travail:

-Wow, c’est intéressant ce dessin. Peux-tu m’expliquer ce que c’est que le système digestif?  Qu’est-ce qu’un reptile?

Il sera alors très heureux de vous expliquer ce que lui il a appris, et ce sera un moyen formidable pour lui d’asseoir ses acquis.

-Demandez-lui ce qu’il a fait pendant la journée et qui lui a plu:

-Où en es-tu avec ta lecture de Harry Potter?

-Et le projet de Science, l’avez-vous fini?

-Qu’as dit la profe de ton projet de recyclage?

Il y a de chances que votre enfant se plaigne s’il a eu des ennuis à l’école, avec quelqu’un de spécifique, un camarade, un enseignant, quelqu’un dans le taxi ou le bus scolaire. Pretez l’oreille et soyez prêt à écouter et à le rassurer, à l’aider à surmonter ces difficultés.

3. Créez-lui suffisament d’espace pour qu’il puisse s’exprimer et se confier à vous sans aucune crainte.

Ceci est absolument important pour désamorcer certaines crises, régler certains problèmes avant qu’ils ne deviennent ingérables. Votre maison doit être un havre de paix et pas un enfer, un endroit où votre enfant se sent en confiance, auprès des parents qui l’aiment  et qui lui apportent tout le soutien dont il a besoin.

Un enfant à qui on ne permet pas de parler, de s’exprimer, ne s’exprimera pas même s’il a  de graves problèmes. Créez une relation de confiance avec votre enfant. Parlez-lui et écoutez-le avec attention. Il a des besoins autres que scolaires. Ecoutez-les et aidez-le à les satisfaires. Un enfant qui a peur de ses parents ne parlera pas s’il a des difficultés. Démontrez-lui qu’il ne doit jamais hésiter à se confier à vous si quelque chose le dérange, l’incommode. Qu’il peut et doit tout vous confier parce que vous êtes là pour lui et pour l’aider.

4. Répétez-lui à satiété que le secret de la réussite c’est le travail acharné et la consistance dans le travail. Et surtout prêchez par l’exemple car il n y a rien de pire que de dire une chose et de faire son contraire. Vos enfants feront ce qu’ils vous voient faire, souvenez-vous en. Vous êtes des modèles pour eux.

5. Aidez votre enfant à bien s’organiser et à bien gérer son temps pour être plus productif. Jusqu’a 18 ans, ils sont encore des enfants et même souvent au-delà, et ont besoin d’aide.

6. Veillez à ce que votre enfant mange bien, équilibré, et qu’il se repose assez. Mettez un point d’honneur à ce que toute la famille mange ensemble au moins deux fois par semaine autour de la table. C’est le moment idéal pour observer vos enfants afin de voir les changements qui s’opèrent en eux, voir ce qu’ils mangent, comment ils mangent et la quantité de nourriture qu’ils mangent, converser avec eux et les écouter, discuter avec eux de leur avenir, de leur vie personnelle.

7. Aidez-le à bien équilibrer le travail de classe et d’autres activités comme les recherches, l’art, le sport parce que ces autres activités non seulement leur permettront de mieux s’épanouir, acquérir certaines compétences et habiletés, et être plus productifs en classe.

En effet, des études ont démontré que les enfants actifs ont tendance à mieux reussir à l’école que leurs camarades sédentaires. Une autre raison pour laquelle vous devez absolument veiller à ce que votre enfant soit actif hors des salles de classe c’est que ces autres activités feront de lui un étudiant courtisé par les Universités et autres centres de formation plus tard, parce que ceux-ci adorent les étudiants qui apportent quelque chose à leur institution, pas seulement ceux qui viennent pour prendre.

8. Aidez votre enfant à identifier sa passion et aidez-le à poursuivre celle-ci. En effet, l’Université n’est pas faite pour tout le monde et l’expérience a montré que plus de 70% de personnes apprennent une chose à l’école, au collège ou à l’Université mais ne vivent toujours pas de celà plus tard. Si votre enfant a un talent clairement identifié, aidez-le à le développer et vous en ferez un être heureux et épanoui.

9. Entourez votre enfant de personnes ayant fait de bonnes études et carrières, ou ayant réussi dans la carrière à laquelle se destine votre enfant et assurez-vous que ces personnes parlent de leurs études et carrières en présence de votre enfant. Ceci lui permettra d’examiner les options qu’il a et de bien choisir sa voie plus tard.

10. Participez aux réunions organisées par l’école de votre enfant et intéressez-vous à ce qui s’y passe, à ce que fait votre enfant, son travail scolaire, ses activités parascolaires qui ne sont pas seulement un passe temps mais un élément important dans le dévelopment de votre enfant

11. Assistez aux actvités extrascolaires auxquelles participe votre enfant et acclamez-le car cela est bon pour son moral et, en outre, c’est une preuve pour votre enfant qu’il compte pour vous.

12. Exposez votre enfant aux différents types de leaders pour qu’il ait une idée plus large de ce que peut être un leader. Presentez-le aux enseignants retraités, au gestionaire du centre communautaire, au libraire, au coordonnateur de l’organisation non gouvernementale du coin ou du village, au coach du club de football, au pasteur ou prêtre. Ces personnes peuvent montrer à votre enfant comment se fixer des objectfs et comment les atteindre. Le Roi Mohammed VI du Maroc et le Président Ali Bongp Ondimba du Gabon, le Prince Felipe d’Espagne ont été tout au long de leur jeunesse exposés aux différents types de leaders, ce qui leur a permis de se préparer et de jouer le rôle qui est le leur aujourd’hui.

13. Laissez votre enfant jouer aux jeux video car contrairement à ce que l’on pense, cette activité n’est pas une perte de temps. Au contraire.

Selon une récente étude menée sur les jeux videos, ces derniers boostent la creativite des enfants. En effet, ces jeux offrent une multitude de scénarios pour les joueurs qui peuvent et savent  inventer, imaginer et surtout prendre de bonnes décisions au bon moment. Une façon très originale de renforcer la capacité des joueurs à penser hors du monde virtuel des jeux, c’est-à-dire dans la vie réelle. Au lieu donc d’interdire à votre enfant de jouer et de vous attirer ses foudres, ce qu’il faudrait faire c’est de l’aider à organiser et bien gérer son emploi de temps ou les jeux ont bien leur place.

14. Votre enfant doit boire beaucoup d’eau, et pas seulement lorsqu’il a soif. En effet, tout comme le petit déjeuner sain, l’eau a cette vertu de nourrir le cerveau comme vient de le démontrer une étude britanique. Ce liquide, que nous négligeons trop souvent, hydrate le cerveau et permet donc de booster les résultats scolaires, surtout lorsque l’enfant boit régulièrement lors des examens. Par ailleurs, la vue d’une bouteille d’eau à portée de sa main, sa bouteille à lui, qui lui est familière, le rassure et l’aide à tenir.

15. Dites-lui que c’est normal d’avoir un échec, et que celui-ci, loin d’être un obstacle ou la fin du monde, doit être une opportunité d’apprendre de ses erreurs afin de mieux avancer. Si vous tenez ce discours à votre enfant et surtout lui donnez des exemples concrets, les vôtres ou ceux de personnes qu’il connaît, votre enfant se sentira en confiance, n’aura pas peur des difficultés et s’en sortira avec beaucoup plus de facilités.

16. Et, avant qu’il n’entre dans l’enseignement secondaire, et comme le recommande Avis E. Hinkson, doyenne de  Barnard College, New York,  rencontrez le conseiller, le proviseur ou le directeur de son école ou des personnes qui peuvent vous aider à bien examiner ses cours.

En effet, le plus important n’est pas que votre enfant ait des super notes ou soit sur le tableau d’honneur tout le temps, mais qu’il choisisse des cours qu’il pourra efficacement gérer.

17. Encouragez votre enfant à prendre des rôles de leader dans sa classe, son école, à l’église, l’organisation de développement de son quartier ou de sa communauté, un club sportif. Trouvez-lui un environnement où il peut participer, contribuer à trouver des solutions aux problèmes de la vie réelle. Ceci l’aidera à construire la confiance en lui et acquérir dès son jeune âge des compétences nécessaries pour mieux gérer sa vie d’adulte et mieux faire face aux situations de la vie.

18. Et surtout, soyez transparents comme parents. Ne lui parlez pas seulement de vos réussites. Parlez-lui aussi de vos erreurs, de vos échecs. Ceci lui permetra de comprendre que ceux-ci font partie de l’apprentisage. Et n’oubliez pas de lui dire que les erreurs ne sont des erreurs que si on n’apprend pas d’elles.

19. Si votre enfant quitte l’enseignement secondaire pour une école de formation ou l’Université, aidez-le à commencer ses études de bon pied et les réussir en ne commettant pas ces trois grandes erreurs que commettent presque tous les étudiants qui entrent à l’Universite pour la première fois:

-la mauvaise gestion du temps

-la non-utilisation de l’agenda

-l’ignorance des ressources disponibles

Votre enfant arrive dans une nouvelle ville où il ne connaît personne. Tout est nouveau pour lui. Il est désormais “libre”, c’est-à-dire n’a plus à demander des explications ou demander votre permission s’il veut sortir, et peut rentrer dans sa chambre  à l’heure qu’il veut. Il y a plein d’activités dans la ville, tout le temps, et la tentation est trop forte pour ne pas y succomber. Mais il oublie que le temps passe très vite et que très bientôt les examens vont commencer –souvent six semaines seulement après la rentrée universitaire- et qu’il doit les passer. Il en prend conscience souvent tard et bonjour le stress.

Il peut se rattraper s’il connaît et surtout fait appel aux multiples ressources offertes par les différentes universités: aide à la recherche du logement, soutien d’apprentissage, service d’orientation ou de planification financière, etc. Malheureusement les nouveaux étudiants hésitent trop souvent ou alors négligent ces ressources disponibles qui leur sont offertes et bonjour les dégâts!

L’agenda est un excellent outil de gestion du temps et de l’organisation du travail. Malheureusement, il est trop souvent négligé par les étudiants qui pourraient pourtant s’épargner un stress inutile s’ils apprenaient à les utiliser et les utilisaient vraiment.

Et la sécurité dans tout ca? Elle est capitale. Que faut-il faire pour revoir votre enfant qui est allé à l’école tous les soirs?

  1. Assurez-vous que votre enfant sache son nom en entier, ainsi que son adresse et numéro de téléphone pour les plus petits. Qu’il sache aussi vos noms et vos numéros de téléphone où il peut vous joindre –ou les autres- en cas de difficulté.
  2. Il est important que vous sachiez en tout temps où se trouve votre enfant, et qu’il sache également vos allées et venues.
  3. Evitez d’identifier de façon trop visible les affaires (sac de classe, uniforme, etc.) de votre enfant car il lui sera difficile de ne pas faire confiance à quelqu’un qui l’appelle par son nom ou prénom.
  4. Choisissez un mot de passe connu de vous seul et de votre enfant, mot que votre enfant devra toujours exiger à toute personne qui dit que vous l’avez envoyée à votre place pour le ramener à la maison, avant de la suivre.
  5. Si votre enfant voyage en autobus, accompagnez-le s’il ne peut pas encore aller à l’arrêt du bus tout seul, et assurez-vous qu’il est bien monté à bord.

Soyez-là à son retour, et si ce n’est pas possible, trouvez quelqu’un de confiance qui l’accueillera à son retour. Si vous devez aller le prendre à l’école, soyez là à la sortie des cours ou alors organisez-vous pour que quelqu’un de confiance soit là pour le prendre à la sortie de l’école.

6. Si votre enfant va à l’école à velo ou à moto, assurez-vous qu’il suit les consignes de sécurité  pour cyclistes (casque, par exemple) et piétons. Etablissez avec lui le trajet qu’il devra toujours prendre et assurez-vous qu’il ne prend pas les trajets isolés. S’il peut voyager avec un ami ou des amis, c’est encore mieux. Avec lui, identifiez le long du trajet entre la maison et l’école les endroits où il pourra aller en cas de nécessité ou urgence (stations essence, restaurant, police, etc.).

7. Avec votre enfant, jouez au jeu “que ferais-tu si jamais tu…?”. Cette technique est très efficace car elle permet à votre enfant de savoir quoi faire, comment se comporter dans des situations récurrentes, bref de prendre de bonnes décisions même s’il est seul face au danger: s’il est approché par un étranger qui s’offre de le ramener à la maison dans sa voiture un soir où il pleut, qui l’invite à aller chez lui voir sa nouvelle console, boire du chocolat chaud.

8. Assurez-vous de connaître les amis de votre enfant ainsi que leurs parents.

9. Si votre enfant quitte la maison familiale pour vivre ailleurs pendant qu’il étudie:

-assurez-vous que au moins une personne de confiance connaît où il vit, a ses contacts et les vôtres pour le/vous joindre en cas de besoin

-encouragez-le à donner de ses nouvelles au moins une fois tous les trois jours

-encouragez-le à prendre certaines mesures de sécurité : fermer sa chambre à clé, bien garder ses documents importants en lieu sûr (passeport, acte de naissance, cartes de crédit, permis et visa d’étude, relevés de notes, etc.); ne pas sortir et rentrer tard chez lui; restreindre l’accès à son logement, etc.

-encouragez-le à rester actif en rejoignant des clubs et autres activités de son intérêt où il peut rencontrer des personnes ayant les mêmes intérêts que lui et interagir avec elles

-encouragez-le à faire du volontariat pour apprendre et aider ceux qui ont besoin d’aide

-encouragez-le à faire ses courses avec de l’argent comptant et pas ses cartes de crédits car ceci lui permet de mieux gérer son argent et éviter le piège du credit

-encouragez-le à rencontrer ses enseignants régulièrement pendant et en dehors des heures de classe pour conseils, inspiration et orientation en ce qui concerne sa vie scolaire et même après scolaire

-encouragez-le à ne pas hesiter à demander de l’aide à Dieu mais aussi et surtout à ses camarades de classe, ses enseignants, les nombreux conseillers dont regorge son école et son université s’il en éprouve le besoin.

Comme vous l’avez vu avec moi, le succès n’est pas un accident. Il ne tombe pas du ciel comme la pluie. Il se construit, patiemment, dès notre plus jeune enfance. Nous n’avons pas toujours eu la chance d’avoir des parents qui savaient très bien ce qu’ils devaient faire pour nous aider à nous déveloper harmonieusement et acquérir les connaisances et les compétences  dont nous avons besoin pour réussir notre vie d’adulte. J’espère que vous allez trouver ces quelques idées utiles pour vous et vos enfants.

Bien sûr, cette liste est très loin d’être exhaustive. je ne vous ai donné ici que quelques idées que j’ai moi-même exploitées et qui ont marche. Je vous invite donc à contribuer à l’enrichir pour que nous tous ayons des outils effcaces pour aider, accompagner nos enfants dans leur processus de développement et surtout les aider à asseoir une base solide et nécessaire à la réussite de leur vie.

Comment avez-vous préparé la rentrée scolaire de vos enfants?

Quelles sont les stratégies que vous adoptez pour que celle-ci se passe sans trop de dégâts?

Je serais très heureuse que vous partagiez ces tips et trucs avec nous, ici. Parce que lorsqu’on sait, on enseigne, on partage.

Si vous avez aimé, et surtout si vous avez appris quelque chose d’utile, faites-moi plaisir: partagez ce papier avec les vôtres car ils pourraient en avoir besoin.

Céline SIKA

Le couple tue !

ImageLe 08 mars dernier l’on célébrait, avec pompe, partout dans le monde, la Journée Internationale de la femme. L’occasion, pour les infatigables combattantes et combattants pour le respect des  droits de tous les humains, de marquer une pause pour mesurer le chemin parcouru, développer, améliorer ou changer carrément la ou les stratégies de lutte pour l’avènement d’un monde plus juste, plus humain, plus équitable, un monde où les uns et les autres jouissent des mêmes opportunités pour s’épanouir et participer activement au développement de leurs communautés et pays.

C’était également l’occasion de sensibiliser les populations, l’opinion publique, les dirigeants et décideurs sur la condition et la situation de la femme qui, malgré les progrès réalisés et les acquis, n’a pas beaucoup changé parce que des millions de petites filles, d’adolescentes, de mères, d’épouses, de femmes âgées, sont encore trop souvent victimes, au Sud mais aussi au Nord, de discriminations ou de violences inacceptables.

En effet, si pour plusieurs d’entre nous il est désormais possible de voter, de faire des études et mener des carrières autrefois réservées uniquement à la gente masculine,  de voyager, d’ouvrir un compte bancaire sans demander au préalable la permission à quelqu’un d’autre, une personne de sexe masculin en l’occurrence, pour plusieurs femmes il est impossible encore aujourd’hui, au XXI ème siècle, de faire certaines choses aussi simples que choisir ses amis ou la tenue qu’elles vont mettre, refuser la compagnie de ceux qui ne leur plaisent pas pour quelque raison que ce soit, boire un verre avec des amis dans un café, donner son opinion sur un sujet, voter librement pour un parti politique de son choix.

Il y a quelques jours vous avez sans doute lu, avec consternation comme moi, dans un journal de la place, le cas d’une jeune femme battue et répudiée avec ses deux enfants par le cousin de son conjoint et l’ami de ce dernier tout simplement parce qu’elle avait osé voter pour un parti qui n’est pas celui de ces  derniers. Interpellé, le conjoint n’a rien trouvé à redire sauf à rappeler à son épouse qu’il lui avait bien dit de ne pas faire la politique, parce que c’est l’affaire des hommes!

Battue, répudiée, humiliée, lâchée par son conjoint parce qu’elle a voulu remplir son devoir de citoyenne en votant, parce qu’elle a commis le délit de vouloir penser par elle-même sans passer par les autres. Cela se passe ici à Ouagadougou. Mais également ailleurs, dans les autres villes et villages du Burkina Faso, en Afrique, en Europe, en Amérique, partout dans le monde où, comme cette dame, beaucoup d’autres femmes sont victimes des violences liées au genre, à leur sexe.

Elle aurait pu y laisser la vie, comme c’est très souvent le cas d’ailleurs, parce que ce terrorisme qui ne dit pas son nom cause des dégâts aussi importants sinon plus que le cancer,  le sida. En silence, souvent dans l’intimité des domiciles, mais aussi dans la rue, au marché, au service, à l’école ou dans les amphithéâtres. Tenez:

-ici des lois nous discriminent ouvertement et l’Etat reste passif devant la tradition qui nous écarte de l’héritage, fixe des limites pour nous et punit celles qui osent la questionner ;

-là on nous charcute ou nous coud au nom de la religion ou de cette même tradition ; on nous met des ceintures de chasteté ou contrôle notre virginité ; nous oblige à adopter des canons de beauté qu’ils ont choisis au péril de notre santé; nous enferme dans des harems ou dans des foyers contre notre volonté ; nous viole, nous impose des relations sexuelles ou des grossesses multiples, rapprochées ; nous achète, nous échange ou nous transmet du mari aux frères ou cousins ;

-là, on nous défigure à l’acide, nous abat ou nous brûle parce que nous avons mis un terme à une relation destructrice ou qui ne nous plaît plus ; nous marie à quatre ans, nous égorge, nous poignarde pour sauver l’honneur de la famille parce qu’on nous a aperçue avec un homme qui n’est pas de notre famille ; nous harcèle sexuellement et psychologiquement ; nous insulte, nous prostitue ; nous brûle vives lorsque nous vieillissons en nous accusant de sorcières ; nous assimilent au symbole du Mal dans des religions misogynes ; nous ensevelit vivantes sous des tchadors, burkas ou autres tchadris en synthétique sous des températures de plus de 45% à l’ombre parce que notre conjoint doit être le seul à contempler notre corps ; nous lapide parce que nous avons décidé de refaire notre vie après un divorce ou après avoir été abandonnée avec enfants par notre conjoint;

-là-bas encore nous n’avons pas le droit de voir le jour si jamais on découvre, grâce à la magie de l’échographie que nous sommes de sexe féminin…

Je pourrais continuer à égrener le chapelet des violences que nous les femmes subissons à longueur de notre vie parce qu’elle est infinie.

Partout, les violences exercées contre les femmes par un partenaire de sexe masculin –le père, le frère, l’époux, le conjoint, concubin ou petit ami, des collègues, etc.-, ou des institutions comme l’Etat, l’école, la société, atteignent des dimensions hallucinantes et constituent l’une des premières causes d’invalidité et de mortalité chez les femmes. Partout, le terrain est miné. A toutes les étapes de la vie d’une femme ! Même certains acquis obtenus au prix de luttes acharnées et de sacrifices sont aujourd’hui menacés et remis en question.

Face à un tel constat particulièrement inquiétant, il est clair que beaucoup reste à faire pour que les femmes soient considérées comme des êtres humains à part entière, des citoyennes à part entière avec des devoirs mais aussi des droits, parce qu’elles le sont avant d’être des mères, des épouses, des sœurs, des amantes. Enormément de choses restent encore à faire pour que les femmes, ces travailleuses infatigables sur qui reposent énormément de choses dont l’économie, la sécurité alimentaire, la stabilité des sociétés, puissent effectivement s’exprimer, donner leur avis sur tout ce qui les concerne directement, participer activement à la gestion des affaires de leurs communautés, à la conception, l’élaboration, l’implémentation, le suivi et l’évaluation des programmes de développement, bref, au processus de développement durable de leur pays.

C’est une tâche difficile, qui requière du temps, de la patience et des moyens  -pour briser définitivement les résistances de ceux qui sont encore férocement accrochés à leurs convictions, aux idées reçues et autres préjugés-. Mais c’est une tâche qui requiert surtout l’adhésion de tous et chacun de nous. Une tâche qui nous interpelle parce qu’il s’agit des droits de plus de la moitié de l’humanité, des droits des femmes et dont la violation est une violation des droits humains.

C’est aussi une tâche dont nous ne pouvons nous dérober parce que les conséquences démographiques, sociales, économiques de ces actes qui n’honorent pas l’Homme sont souvent terribles pour celles qui en sont victimes –traumatisme, transgression des principes et droits fondamentaux au travail, des droits de la personne-,   mais aussi pour leurs familles, leurs communautés, leurs pays, bref, le monde entier – perte de la population,  diminution de l’espérance de vie à cause des grossesses nombreuses, rapprochées, précoces, surcharge de travail, transgression de la justice sociale, ralentissement de la croissance économique, fonctionnement pas optimal des entreprises et des marchés du travail,  bref, aggravation de l’extrême pauvreté-. Nous sommes à l’heure de la mondialisation où un acte posé localement peut avoir des conséquences redoutables au niveau global.

Presque tous les Etats du monde ont pris conscience des multiples formes de violences faites aux femmes et signé et ratifié la Convention pour l’Eradication de toutes les formes de violence contre la femme et, au niveau national, ils ont élaboré des politiques et plans d’actions nationaux et programmes pour sa mise en œuvre.  Mais, malgré cette volonté politique manifeste, et aussi parfois pour des raisons qui échappent souvent à notre entendement, ces outils ne sont pas opérationnels, ou du moins pas assez.

Il ne suffit pas de signer des Conventions pour ne pas être mal vu par la communauté internationale, ou parce que celles-ci sont une opportunité pour avoir des fonds. Il s’agit de traduire cette volonté par des actions concrètes, de façon transversale, à tous les niveaux de la société, du sommet à la base, partout, sur le terrain, avec les populations.

Il faut un cadre légal adéquat, des lois appropriées qui protègent la femme contre les abus et promeuvent ses droits, une fermeté pour les faire appliquer, des mesures radicales et des sanctions pour punir ceux qui enfreignent ces lois, et même des tribunaux pour les juger comme le réclament les organisations féministes qui considèrent ces actes comme des crimes contre l’humanité. Mais il faut surtout prévenir. Par le renforcement des capacités, l’éducation des hommes et des femmes, victimes et bourreaux, qui, consciemment ou inconsciemment, perpétuent ces actes et comportements assassins, de génération en génération, parce que otages d’un système patriarcal qui proclame et perpétue l’idée de « l’infériorité naturelle »  des femmes et d’une « suprématie biologique » des hommes. L’éducation est plus susceptible de modifier les normes sociales, les attitudes, les stéréotypes, etc., pour aboutir à la reconnaissance et le respect des droits de la femme ainsi que la suppression de toutes les formes de violence à leur égard.

Sans réelle volonté politique, le combat contre la violence de genre, qui n’est autre que le reflet des relations de pouvoir inégales entre hommes et femmes, sera difficilement gagné. Et il convient de préciser que toute initiative doit être transformationnelle. En effet, il est bon de donner du poisson à manger à ceux qui ont faim. Mais il est préférable de leur apprendre à pêcher et d’apporter l’appui institutionnel au secteur de la pêche parce que là, on apporte ainsi une réponse structurelle au problème de la faim, c’est-à-dire une solution durable au problème.

Cet article je l’ai écrit il y a quelques années, lorsque je vivais encore au Burkina Faso. Mais il est d’actualité car la violence du genre ne faiblit pas. Lorsqu’on est en couple ou pas. Je parle de violence du genre et pas de violence contre la femme parce que les femmes aussi peuvent être -et le sont vraiment- très violentes. Et elle ne faiblira pas si chacun de nous ne fait pas sa part, à son  niveau, avec les moyens dont il/elle dispose, lorsqu’il le faut, pour contribuer à mettre un terme à cette horreur. La violence, qu’elle vienne de l’homme ou de la femme, n’est pas acceptable. Elle n’est pas tolérable. Moi je fais ma part, en partageant avec toi ces mots, ce message.

Et toi, que fais-tu pour que la paix et l’amour remplacent la violence?

Je serais heureuse de te lire. Nous avons tous et toutes des choses à dire, à partager, à enseigner.

Céline Sika