J’avais dit oui, et j’étais sincère

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L’un des moments les plus importants lors de la célébration du mariage c’est lorsque les personnes qui se marient doivent déclarer, devant l’officier et les participants, qu’ils s’engagent dans cette union pour le meilleur et pour le pire. Lorsque nous le disons, est-ce que nous comprenons vraiment ce que nous disons? Est-ce que nous comprenons le sens de cette phrase? Sommes-nous vraiment prêts et capables de rester ensemble quelque soit ce qui se passe?

Ce que nous voyons autour de nous tous les jours amène à dire non!

Pour le meilleur et pour le pire? Non! Pour le meilleur seulement parce qu’il est facile de rester avec quelqu’un lorsque cette personne vous promène dans sa limousine et que vous profitez des avantages liés à cette limousine ou au statut de cette personne. Mais, combien de personnes sont prêtes à marcher à pied avec l’autre lorsque la limousine est en panne? Combien de personnes sont prêtes à rester lorsque notre partenaire perd son boulot, tombe malade et ne peut plus assurer, se retrouve en prison pour une raison ou une autre?

Très peu!

Monsieur est en prison? Je m’en vais recommencer ma vie ailleurs.

Monsieur ou madame est victime d’Accident Vasculaire Cérébral (AVC)?  Je le ramène dans sa famille et m’en vais recommencer ma vie ailleurs.

Tu perds ton boulot? Eh bien, je m’en vais vivre avec celui ou celle qui en a un.

Voilà ce qui se passe. A quelques exceptions près.

Lorsque mon père a été victime d’un AVC qui l’a rendu végétatif, ma mère n’a pas trahi. Pendant sept années elle était là, a fait tout, enduré tout, refusé de prendre du repos ou de permettre à quelqu’un d’autre de la seconder auprès de son mari malade, au risque de mettre sa santé en danger.

« J’avais dit oui, et j’étais sincère! » Voilà la réponse qu’elle a donnée lors des obsèques de notre papa pour expliquer cette fidélité à son défunt mari.

Aujourd’hui on se marie vite et se sépare vite, parfois avant même que l’encre utilisé pour signer l’acte de mariage n’ait séché. Parce qu’on est impatient, intolérant, arbore un ego surdimensionné, ignore ce que le mariage veut dire, parce que l’on s’est marié pour de mauvaises raisons, etc.

Cela fait trente ans que nous nous sommes dit oui. Pour nous car personne ne devrait dire oui à l’autre par contrainte, pour faire comme les autres, pour plaire aux autres, pour se venger, pour impressionner qui que ce soit, pour recevoir les allocations familiales, pour fuir la pauvreté, avoir les papiers et pouvoir enfin émigrer, parce que l’on recherche quelqu’un qui va s’occuper de nous ou de nos enfants, pour ne plus avoir faim, etc.

Nous nous sommes dit oui parce que nous nous sommes mutuellement aimés et appréciés, et avons su que nous étions faits l’un pour l’autre. Comment l’avions-nous su? En échangeant sincèrement, totalement, froidement. En aidant l’autre à nous connaître véritablement. Et à cause de ce truc qu’on ne pourrait expliquer, mais qui te dit, dès le premier instant où ton regard croise celui de l’autre, que c’est The One!

Avant de rencontrer l’homme qui devait devenir mon mari, j’avais juré de ne jamais me marier parce que ce que je voyais autour de moi ne m’encourageait pas à m’embarquer dans cette aventure souvent fatale pour tant de femmes. Mais, lorsque je l’ai vu, j’ai changé d’avis. Et, depuis trente ans, nous sommes ensemble! J’ai dit « Oui » et je le dirais encore aujourd’hui si j’avais à refaire pas parce que mon couple est parfait, mais parce que nous avons choisi:

  • De nous obstiner, de ne pas jeter l’éponge quand les choses vont mal ou dès le premier désagrément
  • De ne pas demander ce que l’on ne peut pas donner
  • D’aimer parce que aimer ou ne pas aimer c’est un choix
  • De condamner le comportement, pas la personne, et d’aider l’autre à prendre conscience et de changer ce comportement qui nous heurte
  • De créer de l’espace pour l’autre
  • De ne pas devenir un parce que la fusion c’est la négation de l’autre et de soi
  • De fixer des attentes réalistes
  • De communiquer clairement, de façon transparente nos attentes
  • D’être là pour l’autre et avec l’autre lorsque ça va mais aussi lorsque ça ne va pas
  • De toujours nous rappeler qu’à la fin, nous avons l’un l’autre, nous sommes une équipe
  • De construire ce couple dont nous rêvons et voulons être, un couple où chacun de nous travaille d’arrache-pied tous les jours pour pour construire.

Est-ce facile?

Non!

Est-ce possible?

Oui!

Comment?

Avec de la patience, beaucoup d’efforts et de travail sur sa personne, un engagement sincère et constant, un amour sincère. En effet, seul l’amour, un amour sincère, peut nous aider à atteindre cet objectif, à continuer lorsque tout va mal. Seul un amour vrai peut aider à comprendre. Pardonner. Donner une seconde et même une troisième chance à notre partenaire.

 

Parce que la vie doit continuer!

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Le 22 Décembre dernier, quelques heures après mon arrivée auprès de lui à l’hôpital, un grand ami à moi s’est éteint. Il y avait été conduit en urgence dix jours plus tôt après avoir fait une crise. Il souffrait depuis quelque temps déjà d’un mal qui s’est avéré être le cancer du foie. Nous sommes au Canada, un des pays les plus avancés de cette planète où la médecine et les formidables avancées technologiques permettent de tutoyer la mort et même de l’empêcher de frapper. Dans le cas de mon ami, elle a gagné et mon ami s’en est allé après des mois de lutte contre ce mal qui frappe de plus en plus de personnes, indépendamment de l’âge, du genre et du statut social.

Depuis quelques années Noël est synonyme de tristesse pour moi. Le 24 Décembre 2011, mon papa s’est éteint après sept années de maladie. Accident Vasculaire Cérébral.

L’année dernière, une amie à moi s’est également éteinte au milieu du mois de Décembre.

Il y a un mois, un grand ami à moi est mort d’un accident de circulation.

Et, comme je l’ai dit ci-dessus, le 22 Décembre 2015, c’était au tour de Matthieu. 51 ans.

“Il est au ciel. Il est avec Dieu maintenant. Il ne souffre plus. Soyez forts et ne pleurez plus!”

C’est ce que l’on me dit. Je veux bien y croire et j’essaie d’être forte. De ne pas pleurer. Mais, comment rester intacte, comment ne pas pleurer toutes les larmes de son corps face à la perte d’un être cher?

Comment ne pas douter de l’existence même de Dieu lorsque cette personne dont dépendaient une multitude de personnes pour survivre décède? La maman de Matthieu est encore vivante, en Afrique. Aveugle… Ses soins et son alimentation étaient assurés par son fils qui est parti.

Parti pour toujours.

Que va-t-elle devenir?

Comment Dieu, s’il existe, peut-il permettre que ce genre de choses arrive?

Pourquoi ce Dieu permet-il que les parents enterrent leurs enfants? Ce devrait être l’inverse, non?

Noël et le Nouvel An c’est pour célébrer, pas pour pleurer. Malheureusement, pour plusieurs personnes, Noël et le Nouvel An c’est synonyme de pleurs.

De tristesse.

De douleur.

De souffrance.

Mais la vie doit continuer, n’est-ce pas?

Pour ceux qui restent. Oui, la vie doit continuer. Et aussi, j’en suis convaincue, la meilleure façon de rendre hommage à ces êtres chers qui sont partis c’est de vivre. Prendre le temps de vivre et surtout de faire ce qu’ils aiment et ce dont ils rêvent parce que tout peut être perdu à tout moment. Tout peut s’arrêter à tout moment.

A tout moment.

C’est pourquoi je suis retournée au travail le lendemain du décès de mon ami. Parce que je refuse de laisser la mort définir mon présent et mon avenir. Ce que j’ai vécu pendant les dix derniers jours de mon ami qui s’est éteint devant moi a laissé des traces indélébiles en moi. Mais, surtout, cela m’a préparée à mieux affronter le présent et l’avenir, plus consciente que jamais de:

  1. La fragilité de notre condition d’humains. La vie ne vaut rien, même si rien ne vaut la vie!
  2. La nécessité de vivre chaque instant de la vie que nous avons la chance de vivre comme si c’était le dernier. Comme si c’était le dernier! Je ne veux pas dire faire des abus. Non! Vivre, humer, savourer, explorer, apprécier, chaque moment, ces petites choses et détails qui font le bonheur.
  3. La nécessité d’aider ceux qui ont besoin de soutien à vivre la vie qu’ils désirent et qu’ils méritent parce que personne n’est venu sur cette terre pour souffrir, voyons! Nous sommes les gardiens de nos frères et soeurs, disait le pape Jean Paul II, avec raison. Matthieu, qui était prêtre, a touché la vie d’énormément de personnes pendant son séjour dans cette vallée des larmes. Il ne voyait pas sa vie autrement. C’est d’ailleurs pour cela qu’il a donné sa vie à Dieu qu’il servait à travers ses prochains.
  4. La nécessité de dire à nos êtres chers combien nous les aimons et surtout de le-leur montrer par des actes concrets. Nous ne le faisons pas souvent. Ou alors pas assez souvent. Par pudeur. Par ignorance. Parce que que notre culture ne nous-le permet pas. Ou encore parce que notre ego surdimensionné nous l’interdit. De grace! Arrêtons et commençons par altérer cet ego qui nous empêche de cultiver et de semer l’amour.
  5. La nécessité de créer et surtout de prendre soin de ses relations là où on vit. Mon ami était africain vivant au Canada depuis des années. Sa famille biologique est en Afrique, bien évidemment. Mais, sa famille, celle qui l’a accompagné pendant ses derniers moments était composée de ses confrères et de ses amis. Nous étions sa famille ici au Canada. Nos frères et soeurs ce ne sont pas toujours ceux et celles que l’on pense. Notre famille n’est pas toujours celle que nous croyons.

 

Ton tour…

Nous avons tous ete touches, de pres ou de loin, a un moment de notre vie, par la mort. Mais personne ne veut y penser. Personne ne veut en parler. Pourtant elle est la. Presente. Impitoyable. Previsible mais tres souvent imprevisible. Redoutee. Combattue autant que faire se peut. Que signifie-t-elle pour toi? Peut-on en tirer quelque chose de bon? Ton opinion, ta reponse compte pour moi et pour les autres lecteurs de ce blog!

Prenez soin de vous pour vous et pour ceux qui vous aiment!

Celine Magnéché Ndé Sika

Prenons soin des garde-malades, pour eux, pour nous!

ImageAprès avoir publié l’article sur la nécessité pour nous tous d’aider les garde malades à prendre le temps de se reposer et de prendre soin d’eux, un de mes amis m’a relaté l’histoire de sa tante qui est décédée huit mois après le dècès de sa grand-mère dont elle s’était occupée pendant deux ans.

Des histoires comme celle de mon ami,  comme la mienne, il y en a beaucoup. Nous sommes à mesure de partager la nôtre, mais plusieurs ne peuvent pas le faire. Le problème est global, a global issue comme disent les anglophones.

Les garde-malades sont souvent plus malades que les malades eux-mêmes, et ce, personne ne s’en soucie. Oui, personne ne s’en soucie. Personne ne pense à leur confort, à leur santé mentale, physique, ne parlons pas de leur santé économique. Faites simplement un tour dans les hôpitaux en Afrique et vous verrez que rien ou alors très peu est prévu pour ceux et celles qui passent le plus clair de leur temps et de leurs nuits auprès des malades hospitalisés.

  • Où s’asseyent-ils lorsqu’ils sont auprès de leurs malades?
  • Où dorment-ils lorsqu’ils passent des nuits auprès de leurs malades?
  • Où font-ils/elles la cuisine pendant qu’ils sont installés parfois pendant des mois et des années à l’hôpital auprès de leurs malades?
  • Où peuvent-ils demander de l’aide morale et psychologique lorsqu’ils sont déprimés, épuisés et découragés par toutes ces nuits blanches, par tant de travail et de souffrance?
  • Où vont-ils /elles faire leurs besoins naturels?
  • Où font-ils/elles leur toilette?
  • Ou gardent-ils leurs objets personnels?
  • Où peuvent-ils/elles se coucher et dormir un peu, se reposer un peu lorsqu’ils/elles sont épuisees?
  • Que font-ils/elles lorsqu’ils/elles veulent se coiffer?

Rien n’est prévu pour cela. Ce n’est pas normal et c’est injuste de la part de la societe pour des personnes qui jouent un rôle CRUCIAL en son sein, au sein de nos familles, de notre pays. Ce n’est pas normal et nous devons nous mobiliser pour que le travail que ces personnes formidables font soit reconnu, valorisé, soutenu, et leurs conditions de travail, leur confort, leur bien-être améliorés.

Nous ne pouvons pas dormir, vaquer à nos occupations et produire des résultats si nous savons que nos enfants, nos parents, les membres de nos familles sont laissés sans assistance à la maison ou dans des hôpitaux, et je ne parle pas d’assistance médicale, mais d’assistance humaine que seules les êtres chers nous apportent lorsque nous sommes malades.

Il y a quelques années ma belle mère a failli mourir quelques jours seulement après s’être installée au chevet de sa fille victime d’un accident vasculaire cérébral (c’est devenu une maladie trop courante en Afrique comme vous le voyez). Parce que personne n’etat disponible pour assister cette grande malade, ma belle-mère a dû le faire parce que après tout c’était sa fille. Ma belle-mère avait déjà plus de 70 ans.

Une semaine après qu’elle ait pris  le … service, on nous a appelés de toute urgence parce que elle aussi était tombée gravement malade et hospitalisée auprès de sa fille.

Nous avons dû demander à un de ses petit- fils étudiant dans une Université pas trop loin de l’hôpital de remplir cette tache auprès des deux malades pendant son temps libre, ce qui n’etait pas facile car ce temps libre il devait l’utiliser pour lire, travailler et preparer ses examens. Nous avons aussi dû trouver du temps dans nos emplois de temps respectifs, du moins pour ceux et celles qui étaient dans la ville où les deux femmes étaient hospitalisées ou dans les villes proches pour les assister. Je me revoie entrain de parcourir plus de 200 kms tous les deux jours (100 kms aller et 100 kms retour) pour aller les voir et passer quelques heures avec elles.

Que ce serait-il passé si ce jeune homme que je salue ici n’avait pas accepté d’assister ou n’avait pas pu trouver du temps dans son emploi de temps pour assister sa grand mère et sa tante? Parce qu’on peut tres bien vouloir faire une chose et ne pas pouvoir le faire.

Je me souviens encore avec horreur d’une histoire où l’épouse d’un grand malade victime d’accident vasculaire cérébral avait fini, après plusieurs années passées auprès de son mari don’t elle prenait soin toute seule, par se résoudre, la mort dans l’âme, à enfermer ce dernier tout seul dans la maison parce qu’il fallait qu’elle aille aller chercher de quoi nourrir ses enfants et couvrir leurs autres besoins. Chaque fois qu’elle rentrait à la maison, elle trouvait son mari couvert d’excréments, après avoir consommé une bonne partie.

Voila la réalité, des choses qui se passent dans l’intimité des maisons, des choses que les garde-malades vivent tous les jours, les garde-malades et leurs malades.

Il est absolument important de trouver une solution durable à ce problème que nous vivons tous mais que personne ne veut poser sur la table. Par pudeur, lassitude, ignorance, résignation. Prendre soin des malades est un travail difficile, prenant, exigeant, parfois fatal.

  • Combien de familles se sont disloquées à cause des querelles créées par cette histoire d’assistance aux malades?
  • Combien de foyers et de couples se sont séparés à cause de ce même problème?
  • Combien d’enfants sont laissés à eux-mêmes parce que leurs parents passent tout leur temps auprès des malades de la famille?
  • Combien d’enfants sont obligés de jouer le rôle d’adultes parce que leurs parents sont occupés à prendre soin des malades de la famille?
  • Combien de personnes disent adieu à leurs rêves et projets, ont mis et mettent tous les jours une croix sur leurs vies personnelles et même familiales pour s’occuper de nos malades, et en meurent même souvent?

Tout ceci doit cesser parce que ce n’est pas humain. Ca peut cesser si nous prenons ce problème à bras le corps et nous battons pour le résoudre. Mais il faut d’abord le nommer, reconnaitre son existence parce que ce qui n’a pas de nom n’existe pas.

Ailleurs, sous d’autres cieux, il existe des structures dotées de moyens pour satisfaire ce besoin. Même s’il faut payer pour avoir ce service. Mais c’est déjà cela. On sait ce qu’on peut faire si nous avons un malade à la maison ou à l’hôpital dont on ne peut pas s’occuper à cause de nos responsabilités. Et si on essayait de transférer ce concept chez nous?

Ailleurs les gouvernements prévoient des structures d’aide et d’appui pour les garde malades. Et si nous essayons de sensibiliser nos gouvernements afin qu’ils mettent ceci sur la liste de leurs priorités et travaillent vraiment a les traduire en fait concrets? Que deviendrons-nous si ces personnes, ces garde malades ne faisaient plus leur travail?

Lorsque nous prenons l’avion, l’une des consignes que le personnel travaillant à bord nous donne c’est de mettre d’abord notre masque avant d’aider les autres à mettre le leur. Ce qui est absolument vrai car si nous ne sommes pas vivants, nous ne pouvons pas aider les autres. C’est le cas des garde-malades. S’ils ne prennent pas soin d’eux-mêmes, s’ils ne peuvent pas prendre soin d’eux-mêmes parce que aucune mesure n’a été prise pour les aider à le faire, ils ne peuvent pas bien prendre soin de leurs malades. De nos malades.

Je vous invite, à réfléchir avec moi pour qu’on trouve une solution durable à ce problème. Je compte sur vous, oui. Sur VOUS. Et serais honorée de lire votre feedback ici. Nous avons tous des choses à dire, à partager, à enseigner.

Si vous avez aimé, et surtout si vous avez trouvé ce papier utile, faites-moi plaisir: partagez-le because when you know, you SHARE, YOU TEACH!

Et n’oubliez pas de revenir, de refaire un tour par ici pour plus de tips et de trucs pour améliorer votre vie et faire du reste de votre vie le meilleur de votre vie.

Céline SIKA

Ne laissez pas l’incertitude gouverner et ruiner votre vie!

Il y a quelques jours une amie que je n’avais plus vue depuis un bout de temps m’a affirmé lors d’une conversation qu’elle avait perdu le sommeil parce qu’elle ne comprenait pas pourquoi elle donnait le meilleur d’elle-même pour l’entreprise dans laquelle elle travaillait sans obtenir la moindre reconnaissance de la part de son boss.

“C’est sur qu’il me reproche quelque chose si non, il m’aurait félicitée pour tout le travail que je fais et les bons résultats que j’ai obtenus dans cette entreprise. C’est sûr, je n’aurai pas ma promotion et serai virée a la première occasion. J’ai absolument besoin de ce job sans lequel je risque de perdre ma maison et de me retrouver dans la rue, obligée de vivre des aides sociales”, disait-elle.

Lorsque j’ai voulu savoir ce qu’elle envisageait de faire pour régler cette situation, elle m’a dit qu’elle allait faire profil bas, s’effacer, éviter tout acte qui pourrait lui attirer des blâmes et précipiter son licenciement.

ImageMon amie n’est pas la seule à vivre ce genre de situation, à laisser l’incertitude prendre possession d’elle et son imagination l’empêcher de vivre pleinement sa vie. Elle n’est pas la seule à entretenir, à alimenter des scénarios de fin de monde et à redouter des choses qui n’auront très certainement pas lieu parce que celles-ci n’existent que dans son imagination. En laissant l’incertitude la gouverner, elle donne à celui-ci le pouvoir de saper son moral et de ruiner sa santé, ce qui a pour conséquence de réduire ses chances de réussir sa vie profesionnelle et d’avoir une vie personnelle épanouie.

Si vous vous reconnaissez dans l’histoire de mon amie, je dirais qu’il est temps pour vous de sortir de l’incertitude et de reprendre le contrôle de votre vie. Voir son travail reconnu et valorisé par son boss, ses collègues et ses amis est une formidable motivation et un élément important pour notre bien-être. Mais nous ne devons pas faire de la recherche de cette reconnaissance une condition pour être heureux et épanoui. Si tel est votre cas, alors vous avez de sérieux problèmes d’autoestime que vous devez résoudre. Faites votre travail comme cela se doit, un point un trait. Si la reconnaissance arrive, ce sera la cérise sur le gateau et ce sera formidable. Si elle n’arrive pas, ce sera toujours formidable parce que vous  avez bien fait votre travail, pour vous-même d’abord, ce qui a la vertu de vous épargner d’avoir la conscience intranquille si vos ne faites pas bien votre travail.

Si vous voulez absolument savoir ce que votre boss pense de votre travail, eh bien demandez-le lui. N’imaginez pas. N’imaginez rien. Parlez.

Ce que vous devez faire pour ne pas être victime de votre imagination comme mon amie? Vous le savez déjà:

-vivre aujourd’hui en gardant le contact avec la réalité, avec la vie réelle;

-rechercher l’information si vous avez des doutes. N’imaginez rien: demandez, pour vous rassurer que vous etes bien dans le reel et pas dans un monde irreel;

-cesser d’avoir peur de déplaire –de toutes les façons vous ne pourrez jamais plaire à tout le monde-, ou de commettre des erreurs –parce que celles-ci sont une opportunité d’apprentissage-.

Si l’article vous a plu, faites-moi plaisir: partagez-le avez vos amis, votre famille, vos proches. Et n’oubliez pas de partager avec moi ce que vous pensez. J’adorerai le savoir.

A la prochaine, ici, pour d’autres tips et trucs pour améliorer votre vie!

Celine SIKA

La positivité est le meilleur carburant pour votre vie

En passant

Depuis quelques années une amie à moi traverse des moments vraiment difficiles: santé très fragile, chômage, solitude, célibat trop prolongé, fausse-couche. Ses efforts pour retrouver une bonne santé n’ont pas toujours produit de meilleurs résultats. Alors elle alterne jours de relatif bien-être avec des semaines et parfois des mois de souffrance et de douleur.

Il y a peu, lors d’un échange avec elle, elle a décidé d’apprendre la coiffure pour hommes parce qu’elle aime ce métier et aussi parce que faire ce métier lui permettrait de gagner sa vie, rencontrer et échanger avec des gens. Mais voilà qu’apres avoir commencé sa formation, elle doit faire face à la réticence et au rejet des hommes qui ne veulent pas qu’elle les coiffe. “Depuis quand les femmes coiffent les hommes? C’est le monde à l’envers maintenant. Vous les femmes voulez vraiment nous dépouiller de tout. Non, cela ne va pas se passer comme cela. Laissez les hommes coiffer les hommes”, lui répètent-on à longueur de journée, ce qui, bien évidement, lui casse le moral et tue sa motivation.Image

Découragée, mon amie est retombée dans le trou sans fond du désespoir et rumine, à longueur de journée, sa malchance et sa frustration, sa vie misérable: “Au lieu de m’encourager, ces hommes me rejettent. Cela ne vaut pas la peine de continuer car meme après ma formation, je ne pourrai pas trouver du travail car aucun homme ne viendra solliciter mes services”.

Mes tentatives pour lui faire comprendre qu’elle ne doit pas en vouloir à ces hommes parce qu’ils sont victimes de la société qui définit les rôles et divise le travail en fonction des sexes, et cela dès la naissance, n’ont pas aidé mon amie à changer les pensées négatives dans lesquelles elle est entrain de se noyer et à les remplacer par d’autres, positives.  Certes, c’est difficile de rester positif lorsque tout semble mal aller pour nous, de garder son autoestime haut, de croire en soi et aux autres, de rester la tete haute et de garder le sourire. Mais il est absolument nécessaire de le faire parce la positivité est le carburant dont notre vie a besoin pour continuer à fonctionner de facon optimale, tout comme un véhicule qui s’arreterait de rouler automatiquement s’il n y avait plus de carburant dans son réservoir.

Si nous ne pouvons pas changer les autres, ou empecher que certains évenements n’aient lieu, nous pouvons par contre choisir l’attitude que nous aurons face à ces évenements et comportements des autres. Mon amie peut choisir d’être en santé et d’avoir le futur de son rêve. Comment?

–       en remplacant les pensées négatives qui l’habitent 24 heures sur 24 par d’autres plus positives;

–       en sortant de sa chambre où elle passe le clair de son temps à pleurer et à ressasser sa vie misérable, et à compter les bénédictions des autres au lieu de compter les siennes car malgré tout elle en a;

-en mangeant bien et equilbre au lieu de rester affamée parce que sa vie est une succession d’échecs d’après elle;

-en fréquentant et en s’entourant de personnes positives qui vont l’aider à grandir, à dessiner la vie qu’elle a envie de vivre, et à trouver les moyens de vivre cette vie-là; Image

-en prenant soin de son apparence physique au lieu de se laisser aller comme c’est le cas depuis trop longtemps déjà;

-en continuant sa formation de coiffeuse au lieu de l’abandonner, comme elle l’a fait, et ce malgré le rejet des hommes, tout en pensant aux stratégies pour convaincre ces derniers et leur demontrer que les femmes aussi peuvent coiffer les hommes et meme mieux que les hommes eux-mêmes; ou en pensant à se spécialiser dans la vente des produits pour coiffure des hommes après sa formation, par exemple.

-en chosissant de voir le verre à moitié plein au lieu du verre à moitié vide

-en se souvenant que malgré tout, la vie est belle et mérite d’etre vécue parce qu’elle a une famille et des amis qui l’aiment, se préoccupent pour elle et font de leur mieux pour l’aider a s’en sortir; un toit au-dessus de sa tête; parce qu’elle peut voir le soleil se lever et se coucher; respirer généreusement et gratuitement l’air, un privilege que plusieurs n’ont pas;

-en se souvenant qu’il n y a pas d’échecs, mais de leçons de vie et d’expériences.

Il est donc clair que ce futur dont mon amie rêve de vivre, il n’y a que elle et elle seule pour le prédire, et la meilleure façon de le faire c’est de le dessiner aujourdhui, en choisissant la meilleure attitude, en pensant positif, en se préparant et en programmant son esprit pour réussir, et surtout en passant à l’action.

La vie n’est pas facile, mais je crois qu’il y a des raisons pour chacun de nous de sourire, et pas seulement parce que demain est une promesse, celle d’une vie que vous pouvez dessiner et améliorer, si vous le voulez. Qu’est-ce que qui vous met le sourire au visage?

Ce serait formidable de le partager avec moi et les lecteurs de ce blog pour les inspirer et les aider à améliorer leur vie. Parce que personne n’est venu sur la terre pour souffrir. Nous méritons tous et toutes de vivre la vie de notre rêve.

Si vous avez aimé, alors rendez-vous ici même pour d’autres tips et trucs pour vous aider à améliorer votre vie.

Céline Sika

La santé est d’abord une affaire personnelle!

Depuis l’arrivée du président Obama à la Maison Blanche, il se bat pour que l’accès à la santé ne soit plus un luxe pour une poignée de personnes, riches surtout, mais un droit dont peut jouir tout le monde. Et il y a quelques jours ce rêve est devenu réalité, à la très grande satisfaction de tous ces pauvres et personnes à revenus très moyens qui ne pouvaient pas payer leurs frais d’hôpital s’ils tombaient malades.

Lors d’un séjour aux Etats Unis en Décembre 2011, j’ai été sidérée d’entendre une de mes amies, américaine, dire que lorsque la plupart d’américains sont malades, ils ne vont pas à l’hôpital et préfèrent mourir à la maison pas parce qu’ils ont peur du médecin, du traitement ou alors ignorent qu’ils doivent y aller, mais tout simplement parce qu’ils savent que personne ne fera attention à eux parce qu’ils ne peuvent pas payer des factures toujours plus salées les unes les autres.

Mon amie appartient à la classe moyenne, vit dans une belle maison à Los Angeles, avec sa famille, et est propriétaire d’une garderie. Son époux travaille également, mais leur salaire à eux deux ne permet pas de couvrir aisément les frais d’hôpital de leur famille.

Mon amie m’a également précisé qu’aucun dirigeant américain n’avait réussi, jusqu’au moment où nous échangions sur ce sujet, à faire passer la loi sur la démocratisation des soins d’hôpital. Chaque fois que quelqu’un a essayé de faire passer cette loi, il s’est heurté à tout un pan de la population qui refusait net et sec qu’une telle chose se passe. Parce que les uns ne doivent pas travailler pour les autres qui ne font aucun effort pour se prendre en charge, je veux dire prendre en charge leur santé et la soigner, parce que les Etats Unies c’est une société capitaliste pure et dure où le bénéfice passe avant tout, même avant l’être humain, la valeur suprême.

Depuis que j’ai eu cette conversation avec mon amie, je ne cesse de penser à la détresse de toutes ces personnes malades mais qui ne peuvent pas aller se faire soigner parce que les frais sont hors de leur portée. Mais je me demande aussi pourquoi y a-t-il toutes ces maladies. Ne sommes-nous pas responsables de tous ces maux qui nous assaillent? Pourquoi est-ce que nos parents qui vivent dans nos villages africains sont moins victimes de cancer, accident vasculaire cérébral, obésité, dépression, anorexie et j’en passe. Il doit bien y en avoir une raison que nous ferons mieux d’identifier afin de mieux nous attaquer à ces maux.

La pression qu’exerce sur nous la société dans laquelle nous vivons, les factures toujours nombreuses et salées qu’il faut payer tout le temps, le stress que nous subissons tous les jours dans nos familles et autres lieux de service où nous faisons des jobs que nous n’aimons pas, et où on nous demande toujours plus, les relations difficiles que nous entretenons avec nos enfants, partenaires et familles, les crédits et les dettes qu’il faut rembourser, les embouteillages monstres dans lesquels nous devons naviguer tous les jours pour aller au travail et revenir chez nous, les coupures d’électricité et d’eau intempestives qui arrivent toujours lorsque nous sommes sous la douche ou entrain de préparer ce rapport important que notre boss attend  le lendemain à la première heure, l’insécurité de nos villes où après 18 heures les ténèbres s’installent, l’absence d’infrastructures pour faciliter la pratique sportive, la cherté des produits alimentaires naturels, tout ceci et bien d’autres choses absolument déstabilisatrices nous empêchent de prendre notre santé en main. Le résultat de cette négligence est, comme vous le savez, absolument désastreux, fatal pour de plus en plus de personnes.

La vie est difficile certes, les raisons pour ne pas nous chouchouter nombreuses. Mais nous devons nous souvenir qu’il est de notre intérêt à tous et à toutes de trouver, dans notre agenda de fous, le temps de prendre soin de nous parce que la santé c’est d’abord une affaire personnelle.  Pour améliorer nos habitudes alimentaires et de vie, nous n’avons pas besoin de loi pour le faire.

Aujourd’hui, de plus en plus de personnes mangent sur leur lieu de travail, au restaurant, dans les fast food, n’importe quoi, des repas moins sains. Par manque de temps, ou par leur incapacité à cuisiner à la maison.

Quant à l’activité physique, il faut dire que celle-ci n’est pas la chose la mieux partagée dans nos sociétés actuelles où le sédentarisme est la norme. La moindre petite course dans notre quartier est effectuée en voiture. On emprunte sans aucun remord ou gêne l’ascenseur pour aller au premier étage a partir du Rez de chaussée, appelle par téléphone le collègue ou notre fils qui est dans la pièce d’à côté, nous allons chercher un objet dans l’armoire de notre bureau dans notre chaise roulante qu’on fait rouler, au lieu de nous lever pour aller l’objet en question, et j’en passe. Et les municipalités et les gouvernements ne nous encouragent pas à faire plus d’activité physique, à adopter de saines habitudes de vie.

L’inactivité, le sédentarisme, la mauvaise bouffe tuent, lentement mais sûrement, croyez-moi. La Loi qui vient de passer aux Etats Unis à elle seule ne suffit pas pour redonner leur santé aux américains et américaines malades de leurs mauvaises habitudes alimentaires et de vie. « Aide-toi et le ciel t’aidera », dit-on toujours. Le président Obama a fait sa part, aux américains et américaines maintenant de faire la leur, en prenant chacun sa santé en main, résolument, définitivement, et en exigeant des  municipalités  et autres gouvernements qu’ils facilitent la pratique du sport en créant des structures adéquates pour cela, en formant des personnes capables de faire fonctionner efficacement ces structures, en instituant dans les programmes scolaires la nutrition dès l‘école primaire.

Et, puisque cette affaire de santé nous concerne nous aussi, je voudrais vous inviter à changer vos habitudes de vie dès aujourd’hui et à aider vos êtres les plus chers à en faire autant. Mais ceci commence par cet exercice : vous devez être honnêtes avec vous-mêmes et répondre froidement aux questions suivantes:

-Qu’est-ce que je mange tous les jours ?

-Pourquoi est-ce que je mange ?

-Suis-je actif ?

-Qui est responsable de ma santé ?

-Qu’est-ce que mes habitudes alimentaires et de vie me coûtent?

La réponse à ces questions déterminera si vous devez améliorer vos habitudes alimentaires et de vie ou pas.

A bientôt pour un autre échange.

Céline Magnéché Ndé SIKA