Il n y a pas de feuille de route pour vivre la vie: chacun élabore la sienne

La réaction d’un de mes lecteurs, Pierre Marie, à un de mes derniers papiers -Dites à vos êtres les plus chers combien vous les aimez, pendant qu’il est encore temps- m’a donné l’opportunité de clarifier auprès de mes lecteurs et mes lectrices ma démarche, ou mieux l’objectif que je veux atteindre en écrivant et en partageant ces papiers avec vous, mes lecteurs et lectrices.

Le feedback très pertinent de Pierre Marie a le mérite de poser des questions existentielles auxquelles nous devons apporter des solutions pour ne pas … couler avec le bateau de notre vie. Le stress du travail; les divergences de notre point de vue avec celui de notre partenaire, nos enfants, nos collègues, nos voisins, nos frères et soeurs; la difficulté à concilier les exigences de la vie moderne avec notre développement personnel important et l’éducation de nos enfants -tout aussi importante-, une bonne éducation surtout, tout cela est difficile à gérer, et malheureusement je ne peux pas vous apporter des solutions toutes prêtes parce qu’il n y a pas de feuille de route pour vivre la vie: chacun élabore la sienne.

Comment pourrais-je le faire lorsque chaque être, chaque couple, chaque enfant, chaque situation est UNIQUE et, par conséquent, requiert une réponse, une approche, une solution spécifique?

Ce que je fais avec mes écrits et mes paroles, c’est de partager mon expérience de vie avec vous, mes lecteurs et lectrices -et mon auditoire aussi- afin de vous aider à trouver chacun des réponses à ses problèmes spécifiques, des réponses adaptées à ses problèmes spécifiques selon sa constitution personnelle, son background culturel, son éducation, ses lectures, ses fréquentations, le milieu dans lequel chacun évolue, parce que tout ceci compte et contribue à faire de nous ce que nous sommes.

Je n’apporte pas des solutions aux challenges de la vie: j’aide ceux et celles qui cherchent des solutions à ces multiples challenges à trouver celles qui leur vont comme sur mesure. En partageant ma propre expérience, mes lectures, mes découvertes, les observations que je fais des choses de la vie, de la vie et des hommes et des femmes.

Des divergences de points de vue ou les désaccords, le stress, la confrontation, les exigences de la vie moderne, nous en aurons toujours et nous devons les embrasser car ils nous permettent de nous découvrir , comme le disait Jean Paul Sartre: « L’Homme se découvre lorsqu’ils se mesure à l’obstacle. »

Je ne serais pas heureuse si mon mari disait toujours « oui oui » à tout ce que je lui dis. Mon mari, mes enfants, mes amis, mes collègues. Cela m’inquiéterait terriblement car la beauté d’un tableau vient de la diversité de ses couleurs, de la richesse de ses couleurs, et pas du tout de l’uniformité, l’unicité de sa couleur unique.

Mon fils exprime un point de vue différent du notre (de celui de son père et du mien) sur une question précise qui concerne, par exemple, sa vie, son avenir? Je le félicite car il affirme sa personnalité, il me prouve, il nous prouve qu’il a du tempérament, qu’il peut avoir une opinion et surtout la défendre, qu’il peut se battre dans un monde de plus en plus complexe. Je ne pense pas qu’il me défie, NON. Il ne me défie pas: il s’exprime.

Je ne dis pas non plus qu’il n’est pas soumis comme la plupart des parents, du moins ceux de la génération passée, disent parce que la soumission est la pire des choses qui existe a mon avis. Elle tue le talent, la proactivité, la créativité, l’esprit d’initiative. Ce que je fais c’est encourager mon fils en développant le leadership de groupe, je l’aide à devenir plus smart. Je l’encourage à se développer en lui créant de l’espace, en créant des conditions pour cela parce que une seule main ne peut attacher un paquet. Parce que plusieurs intelligences valent TOUJOURS mieux qu’une seule.

Il en est de même pour mon/ma partenaire. Un partenaire béni oui-oui c’est la pire des choses qui peut arriver à quelqu’un. Comment construire quelque chose de durable, de solide, comment s’épanouir, devenir et donner le meilleur de soi-même avec quelqu’un qui n’a pas d’avis, quelqu’un qui ne peut pas te dire « pourquoi pas? » Il est important que le train déraille de temps en temps à mon avis, et je n’ai jamais autant brille que lorsque mon mari, mes enfants, mes amis m’ont pose cette question: « pourquoi pas? »

Pour me résumer, je dis ceci: je ne donne pas de solutions aux problèmes existentiels: j’aide chacun à sculpter ses propres solutions, celles qui collent bien et mieux à ses problèmes.

La vie est en perpétuel changement (avec plusieurs étapes) et, souvent, nos besoins personnels à un moment donné de notre vie ne riment pas toujours avec ceux de notre famille. Il nous faut alors trouver ce que les anglophones appellent « common ground » pour que personne (ni nous-mêmes ni notre famille) ne soit sacrifié. A plusieurs reprises j’ai retardé la réalisation des projets personnels qui m’étaient pourtant très chers au nom de ma famille. Ou redéfinit mes priorités, sans sacrifier mes besoins personnels pour autant (parce que cela risquerait de nuire à ma famille car un partenaire frustré est une grande menace pour le développement de la famille).

Comment je fais pour appliquer au quotidien ce que je vous conseille de faire pour améliorer votre vie?
Comment dire à ses êtres les plus chers qu’on les aime même lorsque tout va mal, lorsque le stress nous terrasse?
Comment gérer les divergences de point de vue avec son/sa partenaire, ses enfants?
Comment concilier les exigences de la vie moderne, son développement personnel et l’éducation que nous devons donner à nos enfants?

1. Il faut avoir un objectif/une visibilité

Où es-tu? Où veux-tu aller? Ou mieux, que cherches-tu dans la vie?

Pourquoi est-il important de se poser ces questions et surtout de trouver une réponse à ces questions? Parce que le vent ne saurait être favorable à un marin qui ne sait pas ou il va.

2. Il est absolument important de communiquer, de toujours communiquer

Je dirais même de séduire l’autre (ton/ta partenaire, tes enfants), pour qu’il adhère à votre vision. Il faut le persuader d’embrasser notre vision et ne crois pas que la coercition est la meilleur voie. Tu ne tireras pas grand chose d’un/une partenaire, des enfants, des collègues qui font des choses par crainte de représailles, de la bastonnade, de la sanction, du chantage.

3. Il faut avoir une/des stratégies

Si vous voulez aller à Douala (vision, visibilité) et vous ne savez pas comment vous y prendre pour y arriver, il est probable que vous n y arriviez jamais. Ou alors au prix de trop de difficultés. Par où passerez-vous? Avec quel type de transport irez-vous à Douala: à pied, à vélo, à moto, à cheval, par avion, par bus?

Vous voulez que votre épouse et vous-même prenez votre retraite dans votre village? Partagez l’idée avec elle pendant que vous faites encore connaissance et envisagez encore de vous mettre ensemble, et assurez-vous que vous avez obtenu son adhésion au projet par la persuasion, la séduction, pas par la contrainte parce que cela ne marchera pas. Et ayez les moyens de votre politique. C’est-à -dire que si vous avez avez un certain train de vie en ville, faites votre possible pour garder un train de vie au moins égal à celui que vous aviez en ville au village, sinon, vous irez au village seul, croyez-moi.

4. Vous devez avoir une organisation et une discipline d’enfer

Vous avez votre vision. Vous savez quelles sont vos priorités, par exemple, une bonne éducation pour vos enfants. Pour cela, vous avez décidé de passer au moins une heure TOUS les jours avec vos enfants chez vous, pour discuter avec eux de leurs études mais aussi de leur vie personnel, de leurs projets personnels, de leurs challenges personnels, de la façon dont ils gèrent ces challenges. Lorsque vous prenez cette décision, appliquez-la, quelque soit le degré de votre stress, de votre fatigue, de votre rage contre ce collègue ou ce chef qui vous fait des misères au boulot. Réservez à vos enfants cette heure-la. Non seulement ils apprécieront mais vous atteindrez votre objectif éducatif avec vos enfants.

Vous avez décidé d’aller au lit tous les jours à 22 heures pour être en forme le lendemain et être plus productif pour vos enfants et votre travail? Allez au lit à 22 heures quelque soit l’importance de ce match de foot qui est programme à 1 heure du matin.

Allez au lit à 22 heures quelque soit l’insistance de cet ami que vous n’avez pas vu depuis des années et qui est de passage dans la ville et qui veut que vous alliez à la discothèque pour célébrer vos retrouvailles. Si vous rompez votre routine, le lendemain vous allez non seulement dormir au boulot, rabrouer vos collègues avec qui vous êtes pourtant toujours correct, mais vous allez aussi être incapable de remettre ce rapport qui aurait pu booster votre promotion, ou alors brutaliser votre fils ou votre fille qui vous demande de lui expliquer comment faire cette soustraction, et détruire ainsi la confiance que vous aviez créée entre vous.

5. Le développement personnel: un exercice continue et nécessaire

« Connais-toi toi-même et tu connaitras les dieux ». Cette maxime est capitale. Si tu te connais, tu peux 1) corriger tes faiblesses -c’est-à -dire ce qui t’empêche de voler très très haut et de donner le meilleur de toi-même, d’être le meilleur toi-; et 2) développer tes forces pour triompher davantage. Briller davantage.

Si tu te connais mieux, tu pourras alors mieux cohabiter avec les autres. Mieux les aider à devenir le meilleur d’eux-mêmes. Et ceci n’est possible que si tu prends soin de toi constamment, que si tu fais de ton développement personnel, de l’apprentissage une de tes priorités.

Ce que je viens de dire, n’est que des bribes d’une expérience personnelle. Quelques uns des ingrédients que j’utilise, que mon mari et moi utilisons pour essayer de maintenir cet équilibre instable qu’est la vie. Mais je puis vous assurer que souvent, très souvent, cela marche.

Que pensent les autres lecteurs ? Quelles sont leurs ingrédients, ce qu’ils utilisent pour maintenir à leur tour cet équilibre instable?

Je serais vraiment très heureuse de vous lire, de partager avec vous ces tips et trucs que vous utilisez pour améliorer votre vie.

Celine SIKA

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Le succès n’est pas un accident: préparez votre enfant pour qu’iI réussisse

ImageLes vacances sont presque finies et l’heure est maintenant à la préparation de la rentrée scolaire 2012-2013, laquelle, pour certains établissements scolaires, a d’aileurs déjà commencé.

Les parents ont identifié un établissement scolaire pour leurs enfants, seuls ou avec ces derniers, les y ont inscrits et payé les frais exigés par l’administration de l’école. Ils ont acheté les fournitures scolaires, payé la cantine, l’internat, ou l’appartement dans lequel leur enfant va vivre pendant l’année scolaire si celui-ci doit quitter la maison familiale. Que ce soit pour les enfants qui vont à l’école pour la première fois, ou pour ceux qui y vont déjà depuis plusieurs années, que ce soit pour ceux qui changent de cycle scolaire ou qui le feront bientôt, les parents ont mis le paquet pour que leurs enfants réussissent leur année scolaire.

Mais choisir la meilleure école pour nos enfants, payer les frais de scolarité, le loyer, le transport, les fournitures scolaires et autres vêtements ne suffisent pas à assurer le succès à vos enfants. Vous devez, en plus de leur assurer tout ceci –créer les conditions matérielles-, prendre également un certain nombre de mesures pour, non seulement les aider à construire une fondation solide, mais aussi les accompagner pendant tout le processus.

Alors, quelles sont ces mesures, vous me demanderez?

  1.  Vous assurez que vous êtes là, présent, auprès de votre enfant. Qu’il soit loin de vous n’est pas un problème, surtout aujourd’hui où nous avons tous ces gadgets électroniques qui rapprochent les gens et éliminent les distances. Si votre enfant vit avec vous, soyez là parce qu’il a besoin de vous. Avant 18 ans, tous les enfants ont besoin de leurs parents pour les aider à mieux se déveloper, à s’organiser, à être indépendants,  à trouver leur voie, à se trouver, à trouver des réponses aux problèmes académiques mais aussi et surtout les problèmes de la vie.
  2. Interessez-vous à ce que votre enfant fait à l’école mais aussi à la maison, avec ses amis. Même si vous ne comprennez rien à ce qu’il fait à l’école, le seul fait de lui demander ce qu’il a fait de sa journée le rassure et le renforce. Il sait qu’il peut compter sur vous.

Vous pouvez faire ceci en lui posant de simples questions:

– Comment a été ta journée à l’école aujourd’hui? Auprès de qui étais-tu assis aujourd’hui en classe?

Et, si possible, posez-lui des questions sur des personnes très précises du genre:

-Comment ça va avec Linda maintenant?

-Ta relation avec Pablo est-elle toujours aussi difficile?

-As-tu présenté tes excuses à Helena comme nous avions conclu l’autre jour?

-Quelqu’un t’a-t-il importuné?

-Qu’avez-vous fait aujourd’hui en classe? Tout s’est-il bien passé? Monsieur Blanchard est-il revenu? Que pensent tes camarades de son absence?

-As-tu eu des diffcultés sur un sujet précis? La profe de maths t’a-t-elle invité au tabeau aujourd’hui encore? Ah bon? Bravo!  Et c’était pour faire quoi exactement?

-Madame Sika a-t-elle remis les notes d’Espagnol? Ah bon? Et, quelle note as-tu eue, mon grand? Felicitations!

Et, après avoir jeté un coup d’oeil sur son travail:

-Wow, c’est intéressant ce dessin. Peux-tu m’expliquer ce que c’est que le système digestif?  Qu’est-ce qu’un reptile?

Il sera alors très heureux de vous expliquer ce que lui il a appris, et ce sera un moyen formidable pour lui d’asseoir ses acquis.

-Demandez-lui ce qu’il a fait pendant la journée et qui lui a plu:

-Où en es-tu avec ta lecture de Harry Potter?

-Et le projet de Science, l’avez-vous fini?

-Qu’as dit la profe de ton projet de recyclage?

Il y a de chances que votre enfant se plaigne s’il a eu des ennuis à l’école, avec quelqu’un de spécifique, un camarade, un enseignant, quelqu’un dans le taxi ou le bus scolaire. Pretez l’oreille et soyez prêt à écouter et à le rassurer, à l’aider à surmonter ces difficultés.

3. Créez-lui suffisament d’espace pour qu’il puisse s’exprimer et se confier à vous sans aucune crainte.

Ceci est absolument important pour désamorcer certaines crises, régler certains problèmes avant qu’ils ne deviennent ingérables. Votre maison doit être un havre de paix et pas un enfer, un endroit où votre enfant se sent en confiance, auprès des parents qui l’aiment  et qui lui apportent tout le soutien dont il a besoin.

Un enfant à qui on ne permet pas de parler, de s’exprimer, ne s’exprimera pas même s’il a  de graves problèmes. Créez une relation de confiance avec votre enfant. Parlez-lui et écoutez-le avec attention. Il a des besoins autres que scolaires. Ecoutez-les et aidez-le à les satisfaires. Un enfant qui a peur de ses parents ne parlera pas s’il a des difficultés. Démontrez-lui qu’il ne doit jamais hésiter à se confier à vous si quelque chose le dérange, l’incommode. Qu’il peut et doit tout vous confier parce que vous êtes là pour lui et pour l’aider.

4. Répétez-lui à satiété que le secret de la réussite c’est le travail acharné et la consistance dans le travail. Et surtout prêchez par l’exemple car il n y a rien de pire que de dire une chose et de faire son contraire. Vos enfants feront ce qu’ils vous voient faire, souvenez-vous en. Vous êtes des modèles pour eux.

5. Aidez votre enfant à bien s’organiser et à bien gérer son temps pour être plus productif. Jusqu’a 18 ans, ils sont encore des enfants et même souvent au-delà, et ont besoin d’aide.

6. Veillez à ce que votre enfant mange bien, équilibré, et qu’il se repose assez. Mettez un point d’honneur à ce que toute la famille mange ensemble au moins deux fois par semaine autour de la table. C’est le moment idéal pour observer vos enfants afin de voir les changements qui s’opèrent en eux, voir ce qu’ils mangent, comment ils mangent et la quantité de nourriture qu’ils mangent, converser avec eux et les écouter, discuter avec eux de leur avenir, de leur vie personnelle.

7. Aidez-le à bien équilibrer le travail de classe et d’autres activités comme les recherches, l’art, le sport parce que ces autres activités non seulement leur permettront de mieux s’épanouir, acquérir certaines compétences et habiletés, et être plus productifs en classe.

En effet, des études ont démontré que les enfants actifs ont tendance à mieux reussir à l’école que leurs camarades sédentaires. Une autre raison pour laquelle vous devez absolument veiller à ce que votre enfant soit actif hors des salles de classe c’est que ces autres activités feront de lui un étudiant courtisé par les Universités et autres centres de formation plus tard, parce que ceux-ci adorent les étudiants qui apportent quelque chose à leur institution, pas seulement ceux qui viennent pour prendre.

8. Aidez votre enfant à identifier sa passion et aidez-le à poursuivre celle-ci. En effet, l’Université n’est pas faite pour tout le monde et l’expérience a montré que plus de 70% de personnes apprennent une chose à l’école, au collège ou à l’Université mais ne vivent toujours pas de celà plus tard. Si votre enfant a un talent clairement identifié, aidez-le à le développer et vous en ferez un être heureux et épanoui.

9. Entourez votre enfant de personnes ayant fait de bonnes études et carrières, ou ayant réussi dans la carrière à laquelle se destine votre enfant et assurez-vous que ces personnes parlent de leurs études et carrières en présence de votre enfant. Ceci lui permettra d’examiner les options qu’il a et de bien choisir sa voie plus tard.

10. Participez aux réunions organisées par l’école de votre enfant et intéressez-vous à ce qui s’y passe, à ce que fait votre enfant, son travail scolaire, ses activités parascolaires qui ne sont pas seulement un passe temps mais un élément important dans le dévelopment de votre enfant

11. Assistez aux actvités extrascolaires auxquelles participe votre enfant et acclamez-le car cela est bon pour son moral et, en outre, c’est une preuve pour votre enfant qu’il compte pour vous.

12. Exposez votre enfant aux différents types de leaders pour qu’il ait une idée plus large de ce que peut être un leader. Presentez-le aux enseignants retraités, au gestionaire du centre communautaire, au libraire, au coordonnateur de l’organisation non gouvernementale du coin ou du village, au coach du club de football, au pasteur ou prêtre. Ces personnes peuvent montrer à votre enfant comment se fixer des objectfs et comment les atteindre. Le Roi Mohammed VI du Maroc et le Président Ali Bongp Ondimba du Gabon, le Prince Felipe d’Espagne ont été tout au long de leur jeunesse exposés aux différents types de leaders, ce qui leur a permis de se préparer et de jouer le rôle qui est le leur aujourd’hui.

13. Laissez votre enfant jouer aux jeux video car contrairement à ce que l’on pense, cette activité n’est pas une perte de temps. Au contraire.

Selon une récente étude menée sur les jeux videos, ces derniers boostent la creativite des enfants. En effet, ces jeux offrent une multitude de scénarios pour les joueurs qui peuvent et savent  inventer, imaginer et surtout prendre de bonnes décisions au bon moment. Une façon très originale de renforcer la capacité des joueurs à penser hors du monde virtuel des jeux, c’est-à-dire dans la vie réelle. Au lieu donc d’interdire à votre enfant de jouer et de vous attirer ses foudres, ce qu’il faudrait faire c’est de l’aider à organiser et bien gérer son emploi de temps ou les jeux ont bien leur place.

14. Votre enfant doit boire beaucoup d’eau, et pas seulement lorsqu’il a soif. En effet, tout comme le petit déjeuner sain, l’eau a cette vertu de nourrir le cerveau comme vient de le démontrer une étude britanique. Ce liquide, que nous négligeons trop souvent, hydrate le cerveau et permet donc de booster les résultats scolaires, surtout lorsque l’enfant boit régulièrement lors des examens. Par ailleurs, la vue d’une bouteille d’eau à portée de sa main, sa bouteille à lui, qui lui est familière, le rassure et l’aide à tenir.

15. Dites-lui que c’est normal d’avoir un échec, et que celui-ci, loin d’être un obstacle ou la fin du monde, doit être une opportunité d’apprendre de ses erreurs afin de mieux avancer. Si vous tenez ce discours à votre enfant et surtout lui donnez des exemples concrets, les vôtres ou ceux de personnes qu’il connaît, votre enfant se sentira en confiance, n’aura pas peur des difficultés et s’en sortira avec beaucoup plus de facilités.

16. Et, avant qu’il n’entre dans l’enseignement secondaire, et comme le recommande Avis E. Hinkson, doyenne de  Barnard College, New York,  rencontrez le conseiller, le proviseur ou le directeur de son école ou des personnes qui peuvent vous aider à bien examiner ses cours.

En effet, le plus important n’est pas que votre enfant ait des super notes ou soit sur le tableau d’honneur tout le temps, mais qu’il choisisse des cours qu’il pourra efficacement gérer.

17. Encouragez votre enfant à prendre des rôles de leader dans sa classe, son école, à l’église, l’organisation de développement de son quartier ou de sa communauté, un club sportif. Trouvez-lui un environnement où il peut participer, contribuer à trouver des solutions aux problèmes de la vie réelle. Ceci l’aidera à construire la confiance en lui et acquérir dès son jeune âge des compétences nécessaries pour mieux gérer sa vie d’adulte et mieux faire face aux situations de la vie.

18. Et surtout, soyez transparents comme parents. Ne lui parlez pas seulement de vos réussites. Parlez-lui aussi de vos erreurs, de vos échecs. Ceci lui permetra de comprendre que ceux-ci font partie de l’apprentisage. Et n’oubliez pas de lui dire que les erreurs ne sont des erreurs que si on n’apprend pas d’elles.

19. Si votre enfant quitte l’enseignement secondaire pour une école de formation ou l’Université, aidez-le à commencer ses études de bon pied et les réussir en ne commettant pas ces trois grandes erreurs que commettent presque tous les étudiants qui entrent à l’Universite pour la première fois:

-la mauvaise gestion du temps

-la non-utilisation de l’agenda

-l’ignorance des ressources disponibles

Votre enfant arrive dans une nouvelle ville où il ne connaît personne. Tout est nouveau pour lui. Il est désormais “libre”, c’est-à-dire n’a plus à demander des explications ou demander votre permission s’il veut sortir, et peut rentrer dans sa chambre  à l’heure qu’il veut. Il y a plein d’activités dans la ville, tout le temps, et la tentation est trop forte pour ne pas y succomber. Mais il oublie que le temps passe très vite et que très bientôt les examens vont commencer –souvent six semaines seulement après la rentrée universitaire- et qu’il doit les passer. Il en prend conscience souvent tard et bonjour le stress.

Il peut se rattraper s’il connaît et surtout fait appel aux multiples ressources offertes par les différentes universités: aide à la recherche du logement, soutien d’apprentissage, service d’orientation ou de planification financière, etc. Malheureusement les nouveaux étudiants hésitent trop souvent ou alors négligent ces ressources disponibles qui leur sont offertes et bonjour les dégâts!

L’agenda est un excellent outil de gestion du temps et de l’organisation du travail. Malheureusement, il est trop souvent négligé par les étudiants qui pourraient pourtant s’épargner un stress inutile s’ils apprenaient à les utiliser et les utilisaient vraiment.

Et la sécurité dans tout ca? Elle est capitale. Que faut-il faire pour revoir votre enfant qui est allé à l’école tous les soirs?

  1. Assurez-vous que votre enfant sache son nom en entier, ainsi que son adresse et numéro de téléphone pour les plus petits. Qu’il sache aussi vos noms et vos numéros de téléphone où il peut vous joindre –ou les autres- en cas de difficulté.
  2. Il est important que vous sachiez en tout temps où se trouve votre enfant, et qu’il sache également vos allées et venues.
  3. Evitez d’identifier de façon trop visible les affaires (sac de classe, uniforme, etc.) de votre enfant car il lui sera difficile de ne pas faire confiance à quelqu’un qui l’appelle par son nom ou prénom.
  4. Choisissez un mot de passe connu de vous seul et de votre enfant, mot que votre enfant devra toujours exiger à toute personne qui dit que vous l’avez envoyée à votre place pour le ramener à la maison, avant de la suivre.
  5. Si votre enfant voyage en autobus, accompagnez-le s’il ne peut pas encore aller à l’arrêt du bus tout seul, et assurez-vous qu’il est bien monté à bord.

Soyez-là à son retour, et si ce n’est pas possible, trouvez quelqu’un de confiance qui l’accueillera à son retour. Si vous devez aller le prendre à l’école, soyez là à la sortie des cours ou alors organisez-vous pour que quelqu’un de confiance soit là pour le prendre à la sortie de l’école.

6. Si votre enfant va à l’école à velo ou à moto, assurez-vous qu’il suit les consignes de sécurité  pour cyclistes (casque, par exemple) et piétons. Etablissez avec lui le trajet qu’il devra toujours prendre et assurez-vous qu’il ne prend pas les trajets isolés. S’il peut voyager avec un ami ou des amis, c’est encore mieux. Avec lui, identifiez le long du trajet entre la maison et l’école les endroits où il pourra aller en cas de nécessité ou urgence (stations essence, restaurant, police, etc.).

7. Avec votre enfant, jouez au jeu “que ferais-tu si jamais tu…?”. Cette technique est très efficace car elle permet à votre enfant de savoir quoi faire, comment se comporter dans des situations récurrentes, bref de prendre de bonnes décisions même s’il est seul face au danger: s’il est approché par un étranger qui s’offre de le ramener à la maison dans sa voiture un soir où il pleut, qui l’invite à aller chez lui voir sa nouvelle console, boire du chocolat chaud.

8. Assurez-vous de connaître les amis de votre enfant ainsi que leurs parents.

9. Si votre enfant quitte la maison familiale pour vivre ailleurs pendant qu’il étudie:

-assurez-vous que au moins une personne de confiance connaît où il vit, a ses contacts et les vôtres pour le/vous joindre en cas de besoin

-encouragez-le à donner de ses nouvelles au moins une fois tous les trois jours

-encouragez-le à prendre certaines mesures de sécurité : fermer sa chambre à clé, bien garder ses documents importants en lieu sûr (passeport, acte de naissance, cartes de crédit, permis et visa d’étude, relevés de notes, etc.); ne pas sortir et rentrer tard chez lui; restreindre l’accès à son logement, etc.

-encouragez-le à rester actif en rejoignant des clubs et autres activités de son intérêt où il peut rencontrer des personnes ayant les mêmes intérêts que lui et interagir avec elles

-encouragez-le à faire du volontariat pour apprendre et aider ceux qui ont besoin d’aide

-encouragez-le à faire ses courses avec de l’argent comptant et pas ses cartes de crédits car ceci lui permet de mieux gérer son argent et éviter le piège du credit

-encouragez-le à rencontrer ses enseignants régulièrement pendant et en dehors des heures de classe pour conseils, inspiration et orientation en ce qui concerne sa vie scolaire et même après scolaire

-encouragez-le à ne pas hesiter à demander de l’aide à Dieu mais aussi et surtout à ses camarades de classe, ses enseignants, les nombreux conseillers dont regorge son école et son université s’il en éprouve le besoin.

Comme vous l’avez vu avec moi, le succès n’est pas un accident. Il ne tombe pas du ciel comme la pluie. Il se construit, patiemment, dès notre plus jeune enfance. Nous n’avons pas toujours eu la chance d’avoir des parents qui savaient très bien ce qu’ils devaient faire pour nous aider à nous déveloper harmonieusement et acquérir les connaisances et les compétences  dont nous avons besoin pour réussir notre vie d’adulte. J’espère que vous allez trouver ces quelques idées utiles pour vous et vos enfants.

Bien sûr, cette liste est très loin d’être exhaustive. je ne vous ai donné ici que quelques idées que j’ai moi-même exploitées et qui ont marche. Je vous invite donc à contribuer à l’enrichir pour que nous tous ayons des outils effcaces pour aider, accompagner nos enfants dans leur processus de développement et surtout les aider à asseoir une base solide et nécessaire à la réussite de leur vie.

Comment avez-vous préparé la rentrée scolaire de vos enfants?

Quelles sont les stratégies que vous adoptez pour que celle-ci se passe sans trop de dégâts?

Je serais très heureuse que vous partagiez ces tips et trucs avec nous, ici. Parce que lorsqu’on sait, on enseigne, on partage.

Si vous avez aimé, et surtout si vous avez appris quelque chose d’utile, faites-moi plaisir: partagez ce papier avec les vôtres car ils pourraient en avoir besoin.

Céline SIKA

Préparer les enfants à mieux réussir leur transition vers et leur séjour a l’Université

Le souci de tout parent c’est de donner la meilleure éducation à  ses enfants, de les aider à  trouver leur voie dans ce monde de plus en plus complexe. C’est de les voir réussir mieux que eux-mêmes  ne l’ont fait. Alors ils investissent temps, énergie et argent et ne lésinent vraiment sur aucun moyen pour atteindre cet objectif. Malheureusement, ils oublient souvent de préparer ces enfants à  réussir cette importante transition entre la vie du lycée et la vie universitaire. Entre la vie dans le cocon familial entouré de toute la famille et la vie dans un campus universitaire, loin de papa et maman, loin des frères et soeurs. Loin de leur pays. Habitués à  un système éducatif et à un système social précis, ces enfants qui arrivent dans un environnement nouveau totalement différent de celui dans lequel ils ont toujours vécu, se sentent perdus s’ils n’ont pas été préparés à mieux vivre cette nouvelle vie, et s’il n’y a personne pour leur tenir la main et les aider à faire leurs premiers pas, ils se sentent dépassés par les exigences de leur nouvelle vie et leur nouvel environnement, ce qui peut conduire au pire: solitude, dépression, abandon des études, et même parfois le suicide.

Des cas comme ce dernier, il y en a malheureusement de plus en plus. Nous aimons trop nos enfants, qui sont souvent notre raison de vivre, et la raison pour laquelle nous nous levons tous les jours pour aller travailler, pour rester les bras croisés devant une situation qui devient, hélas, de plus en plus fréquente.

Etant moi – même maman d’un jeune homme qui a traversé des moments difficiles lors de ses deux premières années dans une Université canadienne,  je puis vous dire que cela n’est pas facile du tout de trouver le sommeil lorsque votre petit vous dit, à plus de 10.000 kms du lieu ou vous vivez, qu’il est perdu, qu’il ne se retrouve pas dans le système complexe de son Université, qu’il veut bien travailler mais ne sait trop comment procéder pour organiser son temps, être plus productif, participer à tous les travaux pratiques, respecter les délais que lui fixent ses professeurs pour remettre tous ses devoirs parce que aucune matière ne complète l’autre -toutes les matières doivent validées pour passer ses examens-, et surtout passer ses examens, surtout lorsqu’il sait que vous n’avez pas des moyens illimités pour le soutenir financièrement, qu’il peut être expulse du pays ou il poursuit ses études s’il ne réussit pas a ses examens et s’il perd son visa d’étudiant.

Je voudrais partager avec vous ici quelques idées qui vont vous aider à mieux préparer vos enfants afin qu’ils réussissent  non seulement sur transition vers l’Université mais également leur séjour dans cet univers impitoyable pour ceux et celles qui ignorent son mode de fonctionnement.

1. Tôt ou tard tu devras quitter tes parents pour commencer une nouvelle vie seul

Ne vous réveillez pas à la veille du départ de votre fils ou votre fille à l’Université pour lui dire qu’il va vous quitter et devoir vivre seul. A 17, 18 ou même 20 ans, ces enfants restent des enfants et ont besoin de l’encadrement des adultes. Leurs parents doivent commencer assez tôt à  leur parler de cette séparation, normale, qui va entrainer des changements dans sa vie et surtout des responsabilités que l’enfant devra assumer seul. Parlez de votre propre expérience avec l’enfant si vous en avez une, demandez à  vos amis, vos proches d’en faire autant avec lui pour qu’il voie que même si c’est souvent difficile de se séparer de ses parents et de se prendre en charge, c’est normal et surtout possible si l’on a des outils nécessaires. Et, c’est en partageant votre expérience avec votre enfant que vous l’aiderez a acquérir ces outils.

Vous pouvez également acheter des bouquins qui traitent de cette question et les lire avec votre enfant ou les lui offrir pour lecture. Prenez le soin par la suite de lui demander de partager avec vous ce qu’il a retenu de sa lecture.

2. L’école de votre enfant est un partenaire incontournable dans la préparation des enfants à réussir cette transition

De plus en plus d’écoles qui ont compris la nécessité de cette préparation organisent pour les enfants en partance pour l’Université ainsi que leurs parents des réunions pendant lesquelles les conseillers ou des experts en orientation scolaire et informent les parents non seulement sur le choix des Universités où  iront étudier leurs enfants mais les aident à mieux accompagner leurs enfants dans ce processus. Ils donnent également de précieux conseils aux enfants concernant leurs futures études, leur future vie sur le campus, les relations avec leurs enseignants, la gestion du temps et des crises et j’en passe. Si l’école de votre enfant n’organise pas ce genre de rencontre, demandez à ce que cela soit fait parce que la réussite scolaire de votre enfant en dépend.

3. Ne vous contentez pas d’envoyer de l’argent: allez voir où  vit votre enfant et ce qu’il fait.

4. Assurez votre enfant de votre soutien, tout votre soutien.

5. Assurez-vous qu’il y a quelqu’un sur qui votre enfant peut compter en cas de besoin.

6. Restez en contact avec votre enfant, et surtout communiquez avec lui, régulièrement. Demandez-lui comment vont ses études mais aussi comment il va car il a une vie en dehors des études.

Ayez au moins une conversation par semaine avec votre enfant. Cela le rassure et lui permet de savoir que vous êtes toujours là, qu’il n’est pas seul.

7. Et dites-lui qu’il peut compter sur vous.

9. Ne mettez pas trop de pression sur l’enfant qui doit déjà se battre pour réussir son intégration dans son nouvel environnement. Ne lui donnez pas non plus l’impression que vous vous fichez de lui et de ce qu’il peut être entrain de vivre. Le juste milieu est la meilleure approche à adopter.

10. Aidez-le, autant que faire se peut, à changer d’air. Il en a besoin pour se ressourcer et recharger ses batteries.

Je suis loin d’avoir épuisé la liste des tips et trucs pour aider vos enfants a mieux réussir leur transition vers et leur séjour à l’Université. Comment avez-vous procédé avec vos enfants?  Et surtout, comment est-ce que vos enfants ont trouvé ces tips et trucs que vous avez utilisés pour les aider à mieux faire?

Plusieurs parents se demandent comment aider leurs enfants à réussir cette importante étape de leur vie. Ils seraient heureux que vous partagiez votre expérience avec eux. Merci de le faire et de contribuer à améliorer la vie des uns et des autres.

Excellente journée et à bientôt sur ce blog!