L’argent est plus tabou que le sexe. Il est temps de changer les choses!

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Faites cette petite expérience: demandez à vos parents, votre partenaire, vos amis, vos collègues, vos enfants combien ils gagnent comme salaire par mois et, dans 99% des cas, c’est la gêne, la stupeur et même parfois une vraie hostilité qui se déclenche. “Pourquoi veux-tu connaître combien je gagne? C’est personnel!” Même dans les couples, on entend souvent ce genre de réplique. Bizarre, n’est-ce pas? Parce que, voici des gens qui se sont unis en principe pour la vie et qui sont supposés regarder dans la même direction, avoir des projets communs et surtout réaliser ces projets ensemble en mettant ensemble leur intelligence, leurs efforts, leur expertise, leurs ressources communes. Bizarre, bizarre!

Entre parents et enfants, l’argent est également un champ laissé en jachère. Au bout du compte, des herbes sauvages de très mauvaise qualité y poussent et, avec le temps, deviennent impossible à arracher, causant de graves torts à tout le monde: aux enfants d’abord et aux parents ensuite. Ne pas parler argent coûte cher et nuit sérieusement! Voici comment redresser la barre, du moins avec vos enfants.

  1. Dès que vos enfants ont l’âge de comprendre, aidez-les à comprendre la valeur de l’argent. Parce que l’argent a une valeur et ceux qui ne comprennent pas cela ont une relation très légère avec l’argent, dépensant sans compter pour acquérir des choses dont ils n’ont pas besoin, et qui pourrissent très vite, abandonnés dans un coin.
  2. Donnez-leur des responsabilités… ET aussi des limites. Tu as besoin d’argent? Très bien! Ce sera en échange de quelque chose: des travaux domestiques aux courses de la maison en passant par l’organisation des activités de la famille. Il y a plein de choses que nos enfants peuvent et devraient faire pour mériter de recevoir une allocation mensuelle. Cela les aide à comprendre la valeur de l’argent et, en même temps, ils apprennent des compétences de vie –life skills- dont ils auront absolument besoin demain pour vivre une vie épanouie et réussie.

Les limites? Il faut-les leur fixer. S’ils épuisent leur allocation mensuelle avant la fin du mois, ne cédez surtout pas à la tentation de les aider! Si vous ne pouvez résister à l’envie de voler à leur secours, faites-leur savoir que cette somme que vous leur avancez sera déduite de leur prochaine allocation mensuelle, et veillez à ce que cela soit fait pour ne pas perdre votre crédibilité. Ils doivent apprendre de cette situation une chose importante: il est nécessaire de ne pas vivre au-dessus de ses moyens et surtout, il faut établir un budget mensuel ET le respecter.

  1. Et aidez vos enfants a établir ce budget, of course: revenus, dépenses mensuelles, achats, échéances, épargne, etc.! Si vous ne savez pas le faire vous-même, ce qui est malheureusement vrai pour beaucoup de parents, mettez votre égo au placard et formez-vous. Faites-le. Pour vous et pour vos enfants!
  2. Vos enfants veulent des choses: le dernier iPhone ou ordinateur Mac Pro, le vélo du coureur cycliste Christopher Froome, le dernier modèle des tennis Jordan, les sorties, les voyages à Cancun, le dernier Bombo, les mèches brésiliennes pour leurs cheveux ou les derniers chaussures Louboutin? Aidez-les à comprendre la différence entre un désir –c’est pour se faire plaisir et on peut s’en passer sans toutefois mourir- et un besoin –si on ne mange pas, on tombe malade et meurt; si on n’achète pas ses médicaments, on meurt; si on ne porte pas des vêtements chauds en hiver, on meurt; si on ne paie pas ses factures à temps, on sera privé de lumière ou d’eau, de la connexion Internet et, sans tout ceci, il sera très difficile de survivre; si on ne paie pas sa carte de métro ou de bus, on va râter ses cours à l’école, échouer à ses examens et ne pas réaliser son rêve de devenir acteur de cinéma, avocat, médecin ou encore winemaker! Aidez-les à comprendre la différence mais laissez-lez établir leurs priorités. Vous ne serez toujours pas là auprès d’eux pour le faire à leur place. C’est mieux qu’ils apprennent à le faire et le plus tôt serait le mieux!
  3. Encouragez-les à trouver un emploi dès que possible, à condition que cela ne perturbe pas leurs études, bien sûr. C’est une expérience qui leur apportera beaucoup de bénéfices en termes de compréhension de l’argent et la gestion de ce dernier.
  4. Et, bien sûr, veillez à ce qu’il ouvre un compte d’épargne où il virera systématiquement une bonne portion de son argent -50% serait parfait- dès qu’il reçoit son premier salaire pour épargner. Il est important qu’ils prennent l’habitude d’épargner et aidez-les à comprendre cette nécessité en liant cette épargne à la réalisation future de leurs projets ou simplement l’acquisition de leur indépendance financière, un luxe que plusieurs n’ont pas et qui leur pourrit la vie.
  5. Revenu brut et net, retenus à la source…

Dès que vos enfants reçoivent leur premier salaire, saisissez l’opportunité pour leur expliquer toutes ces nuances: salaire net et brut, déductions, etc. Ils doivent comprendre que tout, mais alors tout, est taxable, et pourquoi il est important de payer ses taxes et ce, à temps, et aussi à quoi servent les taxes, etc.

  1. Vos enfants veulent s’acheter un véhicule ou le dernier iPhone en or qui coûte 3000 Dollars et leur salaire ou leurs économies ne leur permettent pas de se payer ce luxe? Aidez-les à l’acheter mais convertissez cette transaction en dette de leur part. Et faites-les payer les intérêts sur cet argent que vous leur avez prêtez! Il est absolument important que vous fassiez cela pour les aider à comprendre comment les choses marchent réellement dans la vie réelle. S’ils ne vous remboursent pas le montant que vous avez fixez tous ensemble, saisissez le téléphone ou la voiture parce que c’est exactement ce qui se passe dans la vraie vie si on ne paie pas ses traites. Pas de complaisance car plus tard, la banque ne sera pas tendre avec eux!
  2. Relevés de comptes

Vérifiez régulièrement l’état de leurs comptes avec eux et saisissez cette opportunité pour les aider à comprendre la différence entre le crédit et le débit. Et, s’il ont une dette contractée avec leur carte de de crédit, ils doivent impérativement ramener le solde à zéro, et surtout à temps! Sinon, bonjour les intérêts et pénalités gigantesques, et bienvenue dans le cercle vicieux des dettes!

  1. Valeur suprême: ne vivez jamais au-dessus de vos moyens!

Il est important que vos enfants comprennent cette valeur sacrée car la cause des ennuis de plus d’un c’est cette habitude qu’ils ont de vivre au-dessus de leurs moyens, très souvent pour faire comme les autres, faire croire aux autres qu’ils sont riches, ou parce qu’ils veulent impressionner des gens qui se fichent totalement de ce qu’ils font ou ne font pas! Si tu gagnes 1000 $ par mois et dépenses 1500 $ par mois, c’est le suicide!

  1. Recyclez. Réutilisez. Réduisez

Il n y a pas de raison d’acheter un nouveau téléphone tous les six mois alors que celui que nous avons marche parfaitement bien quoique un peu plus âgé. Il n y a pas de raison de s’acheter une voiture neuve, même si c’est avec notre propre argent, si nous vivons dans une ville où les transports publics existent et fonctionnent parfaitement, ou si des opportunités d’acquérir des voitures de seconde main en parfait état de fonctionnement existent. Je ne vois pas pourquoi je devrais acheter un manteau de 1500 $ alors qu’avec 150 $ je peux acquérir un d’excellente qualité dans une boutique d’objets de seconde main. Récycler et réutiliser des objets, et réduire son empreinte sur la planète fait économiquement et environnementalement sens. Il est important de l’expliquer à nos enfants et surtout n’oubliez pas de prêcher par l’exemple.

  1. Rester imperméable aux qu’en dira-t-on

Rester soi-même, suivre son chemin, faire ce que l’on veut faire parce que c’est ce que nous aimons et qui nous rend heureux, définir ce que le succès veut dire pour nous, tout ceci est très difficile si on est tout le temps préoccupé par ce que les autres diront ou penseront de nos faits et gestes. Comprendre que ce qui compte vraiment c’est ce que nous pensons, et pas ce que les autres pensent de nous et de nos actes, c’est le passeport pour le bonheur et la possibilité de vivre la vie que nous désirons et méritons. Inculquez cela dans la tête de vos enfants, même s’il faut le faire à coup de marteau! Et, bien sûr, soyez le meilleur exemple pour eux!

Nous laissons souvent l’éducation financière de nos enfants au hasard. Il est temps que nous comprenons que rien ne se fait tout seul et que ce genre de négligence a des conséquences qui affectent éternellement la vie des nôtres, et pas dans le bon sens.

Tout ce que nous qualifions de mauvais n’est pas toujours mauvais

Blessing in disguise

C’est un plaisir d’être à nouveau ici aujourd’hui pour partager avec vous un autre de ces articles que j’aime tant écrire pour parler de tout, mais surtout de ces choses qui empoisonnent notre existence déjà difficile. Ces choses qui nous empêchent de vivre la vie que nous désirons et que nous méritons. Je crois fermement que personne n’est venu sur cette terre pour souffrir. Mais je crois aussi que tout ce qui nous arrive dans cette vallée des larmes où nous vivons, arrive pour une raison bien précise même si nous ne la connaissons pas. Plus tard, on réalise que ce que nous prenions pour un malheur, était plutôt un “bon cacao dans un mauvais sac” pour parler comme Mongo Béti dans Ville Cruelle. C’est-à-dire un cadeau du ciel qui nous a été envoyé dans un emballage pas attractif.

Un fiancé ou une fiancée avec qui tu as passé plusieurs années et qui, à la dernière minute, juste quelques semaines avant votre mariage, t’annonce que votre histoire est finie parce que ta tête ne plaît pas à ses parents? Voilà ce que une de mes lectrices m’a dit il y a quelques jours. Dévastée, au bord du suicide.

Ma réponse?

Célèbre cela quelque soit la douleur que tu peux ressentir en ce moment-là car tu es libérée d’un partenaire qui courra voir ses parents à chaque fois pour que ceux-ci décident à sa place.

Tu es libérée d’un partenaire faible, de quelqu’un qui a peur d’être lui-même, de prendre des décisions et de faire respecter ces décisions.

Tu es libérée de quelqu’un immature qui est inconscient du mal qu’il cause aux autres en choisissant de laisser les autres lui dicter la vie qu’il doit vivre.

Tu es libérée d’un partenaire incapable de faire respecter ses choix et de se faire respecter.

Accepte sa décision, souhaite-lui bonne chance et continue avec ta vie. Il épousera la femme que ses parents auront choisie pour lui, pas celle qu’il aime et a choisie. Passer sa vie avec quelqu’un qu’on n’aime pas, dormir auprès de quelqu’un qu’on n’aime pas, faire l’amour avec quelqu’un qu’on n’aime pas, faire des enfants avec quelqu’un qu’on n’aime pas, y a-t-il vraiment pire punition que celle-là?

Nous aimons nos familles, nous les aimons vraiment, et nous aimerions pouvoir toujours faire ce qu’elles aiment, ce qui leur plaît, ce qui est en accord avec leurs souhaits mais nous sommes des adultes qui savons ce qui est bien pour nous, et ceci veut dire que nous devons couper le cordon ombilical avec nos familles lorsqu’il le faut, prendre nos propres décisions et assumer la responsabilité de nos choix, bons ou mauvais. Ce n’est pas toujours facile, certes, mais c’est nécessaire.

 

Ton tour…

As-tu déjà dit « Oui » aux autres en te disant « Non » à toi-même? Dans quelles circonstances? Et, surtout, comment as-tu vécu cela par la suite? Je serais heureuse que tu partages avec moi et nos lecteurs. Ce n’est pas toujours facile de dire « Non » lorsque l’on veut vraiment dire « Non. » C’est pourquoi ton histoire peut inspirer et motiver à relever ce défi!

La fusion dans un couple n’est pas la chose à encourager

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La fusion? Cette négation de l’autre et de soi-même débouche inévitablement sur l’explosion. Cherchez et encouragez l’épanouissement de votre partenaire! C’est cela la clé du Bonheur. François Cluzet

Cluzet a parfaitement raison car deux personnes qui se rencontrent et décident de cheminer ensemble sont deux individus différents, deux personnalités différentes. Deux tempéraments différents. Deux personnes qui sont nées, ont grandi et fréquenté des milieux différents -famille, école, église, environnement du travail, amis, collègues, etc.- qui, comme le dit Stephen R. Covey, ont silencieusement mais effectivement impacté leur vie et contribue de façon significative à définir leur cadre de référence et conditionné leurs comportements et attitudes. Et, parce que deux intelligences valent toujours mieux qu’une, et surtout aussi parce que chaque personne doit exister en tant que personne d’abord avant d’être partenaire, parent, enfant, voisin, collègue et j’en passe, une fusion quelconque signifie donc la négation de l’autre ou des deux, de tout ce potentiel au profit de personne.  Parce que je ne suis plus moi et tu n’es plus toi non plus! Or chaque couple a absolument besoin de différentes individualités qui le composent pour exister et prospérer. C’est la condition sine qua non pour que la relation reste saine, s’épanouisse au profit de tous et dure. Au cas contraire, bonjour les dégâts!

Ton tour…

Qu’est-ce que tu en penses? Fusion ou pas? Pourquoi? Je serais contente de te lire.

 

Se marier pour de mauvaises raisons peut être fatal

 

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Il est trois heures du matin la nuit dernière lorsque je reçois un énième coup de fil d’une amie qui m’appelle, cette fois-ci, de son lit d’hôpital où elle git, après avoir subit une importante opération visant à réparer les dégâts causés sur tout son corps et dans son corps par la bastonnade reçue de son conjoint.

“Je n’aurais pas du épouser cet homme! C’est ma faute. Je n’aurais pas dû l’obliger à m’épouser! me dit-elle, en pleurs.”

“Parce que tu l’as forcé à t’épouser? Je lui demande.”

“Je n’avais pas le choix, me répond-elle.”

“Pourquoi tu l’as fait?”

“J’étais tombée enceinte et ne voulais pas être fille-mère, c’est-à-dire la honte de ma famille et la risée de toute la ville, quoi. Et me voici aujourd’hui! Si seulement j’avais su!”

Mon amie aurait dû savoir que cette décision qu’elle avait prise était mauvaise, et surtout que l’avenir de leur couple ne s’annonçait pas radieux.

Son partenaire l’aimait peut-être, mais certainement pas au point de décider de passer le reste de sa vie avec elle. Elle s’est invitée dans sa vie. Elle s’est imposée dans sa vie, et est surprise des conséquences de sa décision.

Jacqueline Sauvage, la française libérée de prison il y a quelques mois par une grâce présidentielle après y avoir purgé une longue peine pour assassinat de son mari en sait quelque chose. Lassée d’être confondue avec un tamtam par son mari tous les jours et surtout craignant pour sa vie et celle de ses enfants que son mari violait régulièrement, elle lui vida le contenu d’un fusil dans le dos un jour où celui-ci l’avait encore tabassée et menacé de la tuer avec ses enfants.

Oui, Jacqueline aurait dû partir! vous direz. Mais, dire ou penser c’est plus facile que faire.

“Partir? Comment et pour aller où? Les comptes bancaires étaient tous en son nom et je n’avais plus d’amis. On ne fréquentait que les siens et il m’avait isolée de ma famille,” répond Jacqueline au jury qui lui pose cette question lors de son jugement.

Elle est libre aujourd’hui, vit entourée de ses enfants, est inconsolable parce que son fils qui s’était suicidé justement après avoir découvert que son papa violait ses soeurs lui manque, n’arrive plus à dormir et fait d’horribles cauchemars dès qu’elle ferme ses yeux, et va porter sur sa conscience la mort de son mari jusqu’à sa propre mort.

Jacqueline et son partenaire pouvaient-ils éviter ce drame? Bien sûr que oui!

Comment?

  • En ne se mettant pas ensemble, simplement. Mais cette décision requiert des qualités comme une solide imperméabilité aux qu’en-dira-t-on et une bonne dose de courage surtout dans un environnement où la société est intraitable avec les filles qui ont le malheur de tomber enceintes hors mariage. Elle suppose aussi que l’on est conscient des responsabilités que l’on a lorsqu’on met un enfant au monde, et qu’on a les ressources nécessaires -financières et émotionnelles- pour élever cet enfant et lui créer les conditions pour permettre à ce dernier de vivre la vie qu’il mérite
  • En mettant un terme à la relation lorsque tout mais alors tout indiquait que celle-ci n’avait pas d’avenir et surtout qu’elle constituait une menace pour la vie d’un des partenaires et les enfants. Mais, l’amour rend aveugle et nous prive souvent de notre capacité de réflexion, d’analyse et de jugement même lorsque tout, mais alors tout, indique que nous devons dé “Non, il/elle va changer! Surtout lorsque le partenaire violent demande pardon après son forfait, achète même le pardon de la victime avec des cadeaux, tout en promettant de ne plus recommencer. Mais, comme l’expérience a prouvé que “Qui a bu, boira,” il/elle recommence toujours et toujours. Jusqu’au jour où l’irréparable arrive.

Il y a aussi la peur de l’inconnu, la peur de ne pas pouvoir s’en sortir sans ressources, le manque de confiance en soi et en ses capacités de s’en sortir, situation créée par cette violence et assassinat psychologique exercés régulièrement sur la victime. Parce que, à force de nous dire qu’on ne vaut rien, on finit par y croire et même par créer les conditions de devenir un/une vaut-rien par notre comportement.

Il n y a pas encore de mort dans le cas de mon amie. Mais, tout peut arriver.

“Qu’est-ce que je dois faire? me demande-t-elle.”

“Ce qui est nécessaire et correct de faire dans une situation pareille, une situation qui dure depuis trop longtemps déjà et qui s’empire de jour en jour, sans aucun espoir de s’améliorer, lui dis-je. Si on aime la personne que l’on est et apprécie la vie, ce cadeau précieux que l’on a reçue. Et surtout ne me dis pas que tu n’as pas le choix parce que, figure-toi, nous avons toujours le choix.”

Que pouvons-nous tirer de cette histoire? Beaucoup de leçons:

  • Se mettre en couple avec quelqu’un pour de mauvaises raisons et surtout obliger quelqu’un à nous épouser est une erreur qu’il ne faut pas commettre parce que les conséquences d’un tel acte peuvent être fatales
  • Nous sommes au XXIème Siècle, une époque où nous avons les moyens de décider quand est-ce que nous allons avoir des enfants et, surtout, c’est un siècle où avoir un enfant hors mariage n’est plus un crime
  • Rien ni personne ne devrait porter atteinte à notre intégrité physique, psychologique, mentale. Alors, refuser de subir la violence de la part de son/sa partenaire et le-lui faire savoir devient une obligation dès que les premiers signes se manifestent
  • L’indépendance financière de chacun des partenaires est absolument nécessaire parce que les mariages se terminent, les partenaires meurent ou deviennent invalides, souvent incapables de se souvenir même de qui ils é Si on n’a pas pris les dispositions nécessaires, on est foutu!

 

Le mariage n’est pas Disney World!

 

Depuis plusieurs années je suis régulièrement sollicitée par des gens de tout horizon, des amis, des collègues, des camarades de classe, des voisins, les lecteurs et lectrices de mes écrits pour aider à construire des relations saines et épanouissantes, ou alors aider à sauver celles qui souffrent et chancellent.

Pourquoi moi, je me demande souvent? Ce n’est pas parce que mon couple à moi est parfait. C’est vrai que cela fait plus d’un demi-siècle que mon époux et moi avons décidé de cheminer ensemble. Et rien, apparemment, n’indique que nous aussi avons eu nos hauts et nos bas. Et pourtant nous les avons eus, croyez-moi! Parce que le mariage n’est pas Disney World!

Aux marchés aux puces en Décembre dernier à Nairobi, un des vendeurs à qui je voulais acheter de magnifiques sandales Masai m’a donné un prix trop élevé (je connaissais le prix pour en avoir acheter d’autres paires quelques jours avant) et m’a demandé de surcroît de le payer en dollars américains ou en Euros. Lorsque je me suis plainte et lui ai demandé pourquoi, il m’a répondu que je viens des Etats Unis ou d’Europe et que je suis riche.

“Tu te trompes!” lui ai-je dis.

“Non, tu brilles trop et tu ne peux venir que des Etats Unis ou d’Europe!” me dit-il.

“Je vis a Nairobi comme toi!” continuai-je.

“No way, Madam!” dit-il.

“Et même si je vivais en Europe ou aux Etats Unis, pourquoi paierais-je plus cher un produit qui coûte nettement moins cher?” lui demandai-je.

“Parce que vous avez de l’argent, madame” répondit-il.

Il ne me connaissait pas, je ne le connaissais pas, c’était notre première rencontre et jusque-là nous n’avions eu aucun échange qui lui aurait donné des indications sur mon lieu de résidence. Mes tentatives de lui faire comprendre que ce qu’il percevait n’était pas la réalité n’ont pas réussi à lui faire changer d’avis.

A Yaoundé au Cameroun, toujours en Décembre dernier, j’ai encore eu droit à ce même type de traitement. Le vendeur de chaussures à qui ma fille et moi-même voulions acheter des flip-flop s’est carrément indigné que je lui dise que le prix des flip-flop que ma fille avait choisis était exagéré.

“Si je vous vends à ce prix-là, à combien est-ce que je vendrais aux pauvres, Madame?” m’a-t-il demandé.

Pour lui aussi, j’appartenais à une catégorie de classe sociale à qui il pouvait et devait même vendre ses produits à un prix plus élevé sans que je ne bronche. Tout cela à cause de ce qu’il voyait, c’est-à-dire mon physique, mon apparence.

Comme vous voyez donc, ce que nous voyons ou percevons n’est toujours pas la réalité et les apparences trompent! Non seulement je ne vis pas aux Etats Unis ni en Europe, mais mon couple n’est pas parfait, tout comme aucun ne l’est d’ailleurs. Chaque couple a des problèmes. Ses problèmes. Et ceux qui s’apprêtent à se dire “oui” doivent savoir que le couple qu’ils vont former en aura aussi. Petits ou grands, des problèmes, il y en aura. Ce qui fait la différence entre le couple A qui ne se déchire pas et qui vit pourtant ensemble depuis 50 ans et plus, et le couple B qui s’entredéchire et bat de l’aile c’est le type de fondation qu’ils ont construite et sur laquelle ils ont bâtit leur couple et la façon dont ils gèrent les problèmes auxquels leur couple fait face. Celui ou celle qui vous dit donc qu’ils n’ont pas de problèmes dans leur couple ment. Comment cela serait-il d’ailleurs possible?

En effet, chacun des partenaires est né dans une famille différente, a reçu une éducation différente, a rencontré, tout au long de sa vie –et continue à rencontrer- des gens aux parcours et backgrounds différents, lu des livres, regardé des films, visité des pays ou régions qui les ont façonnés et fait d’eux l’homme et la femme qu’ils sont devenus. Etre d’accord sur tout et à tout moment n’est simplement pas possible. Et cela peut évidemment créer des étincelles.

Un ami à moi me disait il y a quelques années lors d’un échange sur les relations de couple qu’il n’aime pas que ceux qu’il aime le contrarient. Je lui ai alors dit qu’il valait mieux qu’il ne se mette jamais en couple avec quelqu’un car une telle chose n’est simplement pas possible. Et si jamais cela arrivait, ce serait une espèce de dictature ou l’un des partenaires impose son point de vue et a toujours raison, et l’autre est opprimé et privé du droit de s’exprimer librement, et de contribuer activement à la construction du couple.

En effet, deux intelligences valent toujours mieux qu’une. Si dans un couple c’est une seule personne qui pense et décide de tout, tout seul ou toute seule, tout le temps, ce couple n’est pas sain. Il n’est pas fort. C’est un couple diminué, privé de tous ses moyens et ses atouts. Le dictateur continuera à dicter si l’autre partenaire choisit, pour une raison ou une autre, de laisser faire et de vivre cette vie misérable et opprimante, ou alors l’autre partenaire refuse cette situation et, alors, il y a clash!

Des éclats de voix, il y en a et il y en aura dans tout couple. Des conversations difficiles où vous peinerez à trouver des mots justes pour transmettre votre pensée à votre partenaire. Mais que cela reste des éclats de voix et pas autre type d’éclats. Et, vous savez quoi? C’est sain! Chaque couple a besoin de confrontation de temps en temps. Et cela est tout a fait normal parce que c’est normal de ne pas être d’accord sur tout tout le temps, d’avoir des divergences de point de vue.

Lorsque cela arrive, et cela arrivera, échangez de façon responsable. Souvenez-vous qu’il ne s’agit pas pour l’un d’avoir raison et pour l’autre d’avoir tort, mais surtout de trouver un common ground, ce common ground où le gagnant c’est le couple! Et surtout, veillez à ce que dans toute confrontation, la dignité de chacun des partenaires reste INTACTE!

Confrontation?

 

Ton tour!

Si tu as aimé cet article et l’as trouvé utile, partage-le!  Et si tu as des trucs qui te permettent de construire un mariage sain, épanouissant et qui dure, je serais heureuse de les connaître, mes lecteurs et lectrices aussi!

Celine

 

Pourquoi sommes-nous si seuls aujourd’hui?

L’un de mes passe-temps préférés est d’observer les gens autour de moi, m’émerveiller sur la formidable diversité des races, et lire les comportements des uns et des autres. Et, ce que je vois, m’inquiète. Les gens ne savent plus aimer, ont peur d’aimer et de dire “Je t’aime” sans courir le risque d’être dénoncé pour harcèlement. Interdit de complimenter quelqu’un sans courir le risque d’être traité de calculateur : qu’est-ce qui se cache derrière ce compliment?

Interdit de se retrouver dans l’ascenseur seul avec une femme…

Interdit de trop se rapprocher de quelqu’un.

Interdit de toucher l’autre.

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Conséquences: chacun est seul, se demandant pourquoi ceci arrive. Les femmes et les hommes cherchent désespérément un partenaire, ou une partenaire, à tout prix. L’autre jour j’ai découvert un programme très curieux à la télévision américaine. The Bachelor et The Bachelorette. Un célibataire, homme ou femme, rencontre plus de 20 autres célibataires à la recherche de l’âme soeur pendant un certain nombre de temps dans plusieurs endroits et pays différents, discute avec chacun /chacune de tout et de rien, sors, mange et dors avec ces candidats, tout ceci dans le but de savoir si l’autre est THE ONE. Plus la série avance, plus les candidats/candidates sont éliminés et c’est alors le festival de pleurs et de larmes parce qu’on a été rejeté. Parce qu’on n’a pas été choisi/e par l’autre. Parce que ce partenaire qu’on cherche désespérément et pour qui on est prêt à tout pour attirer et retenir son attention, nous rejette et préfère l’autre. A la fin, le bachelor ou la bachelorette choisit l’heureux élu ou l’heureuse élue avec qui il ou elle va faire sa vie.

Voilà où nous en sommes arrivés aujourd’hui. Si ce n’est pas des shows comme The Bachelor, c’est des pasteurs qui organisent des méga shows où des femmes du monde entier accourent avec l’espoir qu’à la fin, elles trouveront l’âme soeur, ce que promettent ces pasteurs qui, en fait, surfent tout simplement sur le désespoir de ces femmes pour se faire de l’argent. Parce que, comme vous l’avez imaginé, ces shows ne sont pas gratuits. Il faut délier les bourses! La salle de Conférence de Nairobi où ce genre de show a lieu de temps en temps est bourrée à craquer au point où les organisateurs sont obligés de placer des écrans géants dehors pour que celles qui n’ont pas pu entrer dans la salle puissant suivre le spectacle depuis l’extérieur. Le Pasteur, lui, est devenu immensément riche et ne se déplace qu’en… avion privé maintenant.

Pourquoi sommes-nous si seuls aujourd’hui?

Hier lorsqu’on était amoureux d’une fille, on travaillait dur pour conquérir cette personne. On lui faisait la cour. Souvent assidue. Sans se fatiguer. Sans se décourager même lorsque l’homme essuyait un refus, parfois vraiment…sauvage, de la part de la fille. L’homme lui écrivait des lettres ou des poèmes pour lui déclarer sa flamme. Il l’invitait au cinéma, au restaurant, au pique-nique et, lorsqu’ils se retrouvaient, ils étaient vraiment ensemble le temps de cette rencontre. Ils se parlaient. Vraiment. Les yeux dans les yeux. Rien mais alors rien ne s’interposait entre le couple.

Que se passe-t-il aujourd’hui? Les gens ne savent plus faire la cour ou alors pensent que ce n’est pas la peine, et croient que dès qu’ils vont te dire “Je t’aime”, tu vas te coucher immédiatement. Ils sont surpris que la fille les envoie promener après le premier rendez-vous où ils sont arrivés en retard et ne se sont même pas excusés, et ont passé le temps à surfer sur leur téléphone ou à répondre aux coups de fil.

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Aujourd’hui, les gens ne savent plus communiquer. Tout le monde se cache derrière ses écouteurs ou ses multiples téléphones et autres gadgets. Regardez autour de vous lorsque vous marchez dans la rue, êtes entrain de déjeuner ou dîner dans un restaurant et vous serez édifiés! Même à la maison,  à table, même au lit, ces gadgets s’interposent et empêchent de vivre!

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Parler à quelqu’un qui est totalement plongé dans son téléphone, sa tablette ou, qui répond toutes les cinq minutes aux coups de fil est absolument frustrant et est surtout l’expression d’un manque d’intérêt total pour l’autre. Un manque de respect total. Pourquoi dois-je perdre mon temps avec quelqu’un qui ne me respecte pas, qui ne peut pas me donner un peu de son temps, quelqu’un qui ne peut pas déposer son téléphone le temps d’un échange avec moi?

Voilà quelques unes des raisons pour lesquelles nous sommes si seuls aujourd’hui. Il y a des détails qui ne trompent pas et pour peu que l’on y prête attention, on les note et on prend acte.

Il y a des compétences –skills- vitales que chaque personne doit apprendre absolument. On apprend à lire, à compter et à écrire. On devrait aussi apprendre et ce, le plus tôt possible, à communiquer effectivement ses désirs, ses rêves, ses frustrations, ses émotions, ses souffrances, sans blesser l’autre, sans humilier l’autre. On devrait apprendre, on doit apprendre ces compétences, toutes ces autres compétences si nécessaires pour vivre une vie heureuse et épanouie, des compétences que malheureusement l’école ne nous enseigne pas. Parce qu’il y a l’école et il y a la vie, laquelle ne fait pas de cadeaux à ceux et celles qui ignorent son emploi de temps.

Le téléphone est utile, très utile. Il est le gadget le plus utilisé dans le monde et devance ainsi l’ordinateur. Il nous simplifie énormément la vie. Aujourd’hui de plus en plus de personnes s’en servent pour gérer leur vie quotidienne: communiquer, bien sur, prendre des photos, s’orienter, faire des réservations, acheter, faire des transactions bancaires, ouvrir leur chambres d’hôtel, etc. Et cette tendance va augmenter. Le téléphone est utile, à condition que l’on sache s’en servir. Sinon , il devient un obstacle et, au lieu d’aider, de construire, de rapprocher, il éloigne, il détruit. On peut en devenir facilement accro, au point d’oublier l’essentiel. Au point d’oublier que l’autre, que les autres sont là. Que le monde extérieur est là.  Que la vie est là et attend d’être vécue!

Des questions à poser? Des commentaires à faire? Des éléments à ajouter pour nous aider à prendre conscience et puis corriger ces défauts que nous avons et qui nous empêchent de trouver l’âme soeur et de vivre?

Céline t’écoute!

 

 

 

 

Avec le temps nous avons tous des rides et des cheveux gris

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« Mon mari veut me quitter parce que j’ai pris du poids! Il dit ne plus reconnaître le mannequin qu’il a épousé il y a quelques années et me donne un ultimatum pour que je me retrouve sinon il me quitte. Je fais attention à ma diète, marche au moins deux heures de temps deux fois par semaine parce que je veux me libérer de cet excédent de kilogrammes que j’ai pris depuis quelques années mais n’y arrive pas. Cet incident m’amène à me demander de plus en plus si mon époux m’a épousée pour  de mauvaises raisons. S’il a épousé mon physique et pas la personne que je suis parce que je suis bien plus que mon physique même si celui-ci a changé avec le temps. »

 

Voilà ce qu’une amie m’a dit hier. Sérieusement ébranlée par la décision de son époux et en proie à de sérieux doutes en ce qui concerne la fondation de leur mariage. Ils se sont dit « Oui » il y a presque dix ans déjà et, au fil du temps, son physique s’est alourdi et, malgré ses efforts pour redevenir le beau mannequin raffiné dont son mari était tombé amoureux, rien n y fait.

Cette confession s’ajoute à la longue liste d’autres que j’entends régulièrement, et qui ont presque toutes la vertu de mettre en évidence une chose extrêmement importante et inquiétante: des hommes et des femmes se choisissent, se disent « Oui « et se mettent en couple pour de fausses raisons! Les femmes commettent cette erreur. Les hommes aussi, et les conséquences peuvent être graves.

Il y a quelques années lors d’un séjour chez des amis à Arusha en Tanzanie, notre ami a tout naturellement déclaré, à table, devant tout le monde, femme et enfants compris, qu’il avait épousé un mannequin et que celui-ci était devenu un hippopotame. Mon époux et moi-même étions très embarrassés, nous demandant si cet homme mesurait l’impact et les ravages que ce qu’il venait de dire  pouvait causer sur son épouse et sur ses enfants. L’homme a éclaté de rire après son speech. Les enfants aussi. La femme, celle qui était devenue une hippopotame, a sourit. Sans plus.

Je reviens sur cette confession de mon amie et cette déclaration de notre ami parce qu’il me semble  que nous n’avons pas toujours réalisé que le mariage c’est surtout une affaire d’âmes, de connection, de soulmates, et pas seulement de physique, d’argent, de statut social. Dire « Oui » à quelqu’un à cause de son physique, parce qu’il/elle a beaucoup d’argent, beaucoup de biens, parce qu’il/elle est le fils de ou la fille de, parce qu’il/elle occupe un poste de haut niveau dans une multinationale ou rêve de travailler tout le monde, c’est un passeport pour l’échec parce que, avec le temps, nous tous avons des rides et des cheveux gris, quelque chose contre laquelle nous pouvons très peu (même la chirurgie esthétique, les produits cosmétiques anti-âge, toutes les concoctions et autres remèdes-miracle retardent simplement le processus sans pouvoir l’empêcher) parce que rien n’ y personne n’arrête le temps!

Des accidents arrivent et on perd ses pieds, ses yeux, sa mobilité, la vision, ses cheveux…

L’argent finit.

Le pouvoir finit.

Il suffit d’un tsunami, d’un tremblement de terre, ou d’un mauvais investissement pour que l’on perde tout. TOUT!

On perd son emploi surtout aujourd’hui ou rien n’est plus sur, mais alors rien du tout.

Si l’époux de mon amie et notre ami avaient dit « Oui » parce qu’ils aiment vraiment leurs épouses, parce qu’ils aiment les personnes qu’elles sont réellement; s’ils les avaient épousées parce qu’ils avaient vu en elles des soulmates, des partenaires, des amies, des complices avec qui ils allaient passer le reste de leur vie, ils se demanderaient et chercheraient à comprendre pourquoi celles-ci ont pris des kilos de plus, et feraient tout ce qui est en leur possible pour les aider, pas à redevenir celles qu’elles étaient il y a trente ans car cela est impossible, mais à adopter une saine hygiène de vie parce que c’est important pour leur santé.

En effet, cette prise de kilos peut être le symptôme d’un profond mal être. La vie d’aujourd’hui avec ses exigences de plus en plus nombreuses et ses multiples frustrations est très stressante et, pour plusieurs d’entre nous, ce stress se traduit soit par une perte sérieuse de kilogrammes, soit par une prise importante de kilogrammes, sans parler de la dépression qui l’accompagne souvent.

Insulter ou humilier son/sa partenaire lorsque cela arrive n’aide pas. Donner des ultimatums pour que notre partenaire redevienne la personne que nous avons connue par le passé au risque de voir le mariage être rompu, non plus.

Ce dont notre partenaire a le plus besoin à ce moment -là c’est de notre amour et de notre soutien inconditionnel. C’est que nous lui montrons combien ils comptent pour nous. Ce dont notre partenaire a besoin c’est que nous lui montrons, par des actes très concrets, que nous voulons vraiment qu’ils s’ensortent et que nous y travaillons. En voici quelques de ces actes concrets:

  • De l’empathie
  • Des mots encourageants
  • Des séances de sport ensemble
  • De la nourriture saine à la maison et la malbouffe bannie
  • Une inscription au gymnase du quartier
  • La création et tenue d’un journal avec ses photos et des commentaires positifs et encourageants au fur et à mesure que le partenaire atteint ses objectifs de fitness
  • Et surtout le rappel constant au partenaire que la vraie motivation ne viendra que de son for intérieur!

C’est de ceci dont notre partenaire a besoin!