Se marier pour de mauvaises raisons peut être fatal

 

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Il est trois heures du matin la nuit dernière lorsque je reçois un énième coup de fil d’une amie qui m’appelle, cette fois-ci, de son lit d’hôpital où elle git, après avoir subit une importante opération visant à réparer les dégâts causés sur tout son corps et dans son corps par la bastonnade reçue de son conjoint.

“Je n’aurais pas du épouser cet homme! C’est ma faute. Je n’aurais pas dû l’obliger à m’épouser! me dit-elle, en pleurs.”

“Parce que tu l’as forcé à t’épouser? Je lui demande.”

“Je n’avais pas le choix, me répond-elle.”

“Pourquoi tu l’as fait?”

“J’étais tombée enceinte et ne voulais pas être fille-mère, c’est-à-dire la honte de ma famille et la risée de toute la ville, quoi. Et me voici aujourd’hui! Si seulement j’avais su!”

Mon amie aurait dû savoir que cette décision qu’elle avait prise était mauvaise, et surtout que l’avenir de leur couple ne s’annonçait pas radieux.

Son partenaire l’aimait peut-être, mais certainement pas au point de décider de passer le reste de sa vie avec elle. Elle s’est invitée dans sa vie. Elle s’est imposée dans sa vie, et est surprise des conséquences de sa décision.

Jacqueline Sauvage, la française libérée de prison il y a quelques mois par une grâce présidentielle après y avoir purgé une longue peine pour assassinat de son mari en sait quelque chose. Lassée d’être confondue avec un tamtam par son mari tous les jours et surtout craignant pour sa vie et celle de ses enfants que son mari violait régulièrement, elle lui vida le contenu d’un fusil dans le dos un jour où celui-ci l’avait encore tabassée et menacé de la tuer avec ses enfants.

Oui, Jacqueline aurait dû partir! vous direz. Mais, dire ou penser c’est plus facile que faire.

“Partir? Comment et pour aller où? Les comptes bancaires étaient tous en son nom et je n’avais plus d’amis. On ne fréquentait que les siens et il m’avait isolée de ma famille,” répond Jacqueline au jury qui lui pose cette question lors de son jugement.

Elle est libre aujourd’hui, vit entourée de ses enfants, est inconsolable parce que son fils qui s’était suicidé justement après avoir découvert que son papa violait ses soeurs lui manque, n’arrive plus à dormir et fait d’horribles cauchemars dès qu’elle ferme ses yeux, et va porter sur sa conscience la mort de son mari jusqu’à sa propre mort.

Jacqueline et son partenaire pouvaient-ils éviter ce drame? Bien sûr que oui!

Comment?

  • En ne se mettant pas ensemble, simplement. Mais cette décision requiert des qualités comme une solide imperméabilité aux qu’en-dira-t-on et une bonne dose de courage surtout dans un environnement où la société est intraitable avec les filles qui ont le malheur de tomber enceintes hors mariage. Elle suppose aussi que l’on est conscient des responsabilités que l’on a lorsqu’on met un enfant au monde, et qu’on a les ressources nécessaires -financières et émotionnelles- pour élever cet enfant et lui créer les conditions pour permettre à ce dernier de vivre la vie qu’il mérite
  • En mettant un terme à la relation lorsque tout mais alors tout indiquait que celle-ci n’avait pas d’avenir et surtout qu’elle constituait une menace pour la vie d’un des partenaires et les enfants. Mais, l’amour rend aveugle et nous prive souvent de notre capacité de réflexion, d’analyse et de jugement même lorsque tout, mais alors tout, indique que nous devons dé “Non, il/elle va changer! Surtout lorsque le partenaire violent demande pardon après son forfait, achète même le pardon de la victime avec des cadeaux, tout en promettant de ne plus recommencer. Mais, comme l’expérience a prouvé que “Qui a bu, boira,” il/elle recommence toujours et toujours. Jusqu’au jour où l’irréparable arrive.

Il y a aussi la peur de l’inconnu, la peur de ne pas pouvoir s’en sortir sans ressources, le manque de confiance en soi et en ses capacités de s’en sortir, situation créée par cette violence et assassinat psychologique exercés régulièrement sur la victime. Parce que, à force de nous dire qu’on ne vaut rien, on finit par y croire et même par créer les conditions de devenir un/une vaut-rien par notre comportement.

Il n y a pas encore de mort dans le cas de mon amie. Mais, tout peut arriver.

“Qu’est-ce que je dois faire? me demande-t-elle.”

“Ce qui est nécessaire et correct de faire dans une situation pareille, une situation qui dure depuis trop longtemps déjà et qui s’empire de jour en jour, sans aucun espoir de s’améliorer, lui dis-je. Si on aime la personne que l’on est et apprécie la vie, ce cadeau précieux que l’on a reçue. Et surtout ne me dis pas que tu n’as pas le choix parce que, figure-toi, nous avons toujours le choix.”

Que pouvons-nous tirer de cette histoire? Beaucoup de leçons:

  • Se mettre en couple avec quelqu’un pour de mauvaises raisons et surtout obliger quelqu’un à nous épouser est une erreur qu’il ne faut pas commettre parce que les conséquences d’un tel acte peuvent être fatales
  • Nous sommes au XXIème Siècle, une époque où nous avons les moyens de décider quand est-ce que nous allons avoir des enfants et, surtout, c’est un siècle où avoir un enfant hors mariage n’est plus un crime
  • Rien ni personne ne devrait porter atteinte à notre intégrité physique, psychologique, mentale. Alors, refuser de subir la violence de la part de son/sa partenaire et le-lui faire savoir devient une obligation dès que les premiers signes se manifestent
  • L’indépendance financière de chacun des partenaires est absolument nécessaire parce que les mariages se terminent, les partenaires meurent ou deviennent invalides, souvent incapables de se souvenir même de qui ils é Si on n’a pas pris les dispositions nécessaires, on est foutu!

 

Le mariage n’est pas Disney World!

 

Depuis plusieurs années je suis régulièrement sollicitée par des gens de tout horizon, des amis, des collègues, des camarades de classe, des voisins, les lecteurs et lectrices de mes écrits pour aider à construire des relations saines et épanouissantes, ou alors aider à sauver celles qui souffrent et chancellent.

Pourquoi moi, je me demande souvent? Ce n’est pas parce que mon couple à moi est parfait. C’est vrai que cela fait plus d’un demi-siècle que mon époux et moi avons décidé de cheminer ensemble. Et rien, apparemment, n’indique que nous aussi avons eu nos hauts et nos bas. Et pourtant nous les avons eus, croyez-moi! Parce que le mariage n’est pas Disney World!

Aux marchés aux puces en Décembre dernier à Nairobi, un des vendeurs à qui je voulais acheter de magnifiques sandales Masai m’a donné un prix trop élevé (je connaissais le prix pour en avoir acheter d’autres paires quelques jours avant) et m’a demandé de surcroît de le payer en dollars américains ou en Euros. Lorsque je me suis plainte et lui ai demandé pourquoi, il m’a répondu que je viens des Etats Unis ou d’Europe et que je suis riche.

“Tu te trompes!” lui ai-je dis.

“Non, tu brilles trop et tu ne peux venir que des Etats Unis ou d’Europe!” me dit-il.

“Je vis a Nairobi comme toi!” continuai-je.

“No way, Madam!” dit-il.

“Et même si je vivais en Europe ou aux Etats Unis, pourquoi paierais-je plus cher un produit qui coûte nettement moins cher?” lui demandai-je.

“Parce que vous avez de l’argent, madame” répondit-il.

Il ne me connaissait pas, je ne le connaissais pas, c’était notre première rencontre et jusque-là nous n’avions eu aucun échange qui lui aurait donné des indications sur mon lieu de résidence. Mes tentatives de lui faire comprendre que ce qu’il percevait n’était pas la réalité n’ont pas réussi à lui faire changer d’avis.

A Yaoundé au Cameroun, toujours en Décembre dernier, j’ai encore eu droit à ce même type de traitement. Le vendeur de chaussures à qui ma fille et moi-même voulions acheter des flip-flop s’est carrément indigné que je lui dise que le prix des flip-flop que ma fille avait choisis était exagéré.

“Si je vous vends à ce prix-là, à combien est-ce que je vendrais aux pauvres, Madame?” m’a-t-il demandé.

Pour lui aussi, j’appartenais à une catégorie de classe sociale à qui il pouvait et devait même vendre ses produits à un prix plus élevé sans que je ne bronche. Tout cela à cause de ce qu’il voyait, c’est-à-dire mon physique, mon apparence.

Comme vous voyez donc, ce que nous voyons ou percevons n’est toujours pas la réalité et les apparences trompent! Non seulement je ne vis pas aux Etats Unis ni en Europe, mais mon couple n’est pas parfait, tout comme aucun ne l’est d’ailleurs. Chaque couple a des problèmes. Ses problèmes. Et ceux qui s’apprêtent à se dire “oui” doivent savoir que le couple qu’ils vont former en aura aussi. Petits ou grands, des problèmes, il y en aura. Ce qui fait la différence entre le couple A qui ne se déchire pas et qui vit pourtant ensemble depuis 50 ans et plus, et le couple B qui s’entredéchire et bat de l’aile c’est le type de fondation qu’ils ont construite et sur laquelle ils ont bâtit leur couple et la façon dont ils gèrent les problèmes auxquels leur couple fait face. Celui ou celle qui vous dit donc qu’ils n’ont pas de problèmes dans leur couple ment. Comment cela serait-il d’ailleurs possible?

En effet, chacun des partenaires est né dans une famille différente, a reçu une éducation différente, a rencontré, tout au long de sa vie –et continue à rencontrer- des gens aux parcours et backgrounds différents, lu des livres, regardé des films, visité des pays ou régions qui les ont façonnés et fait d’eux l’homme et la femme qu’ils sont devenus. Etre d’accord sur tout et à tout moment n’est simplement pas possible. Et cela peut évidemment créer des étincelles.

Un ami à moi me disait il y a quelques années lors d’un échange sur les relations de couple qu’il n’aime pas que ceux qu’il aime le contrarient. Je lui ai alors dit qu’il valait mieux qu’il ne se mette jamais en couple avec quelqu’un car une telle chose n’est simplement pas possible. Et si jamais cela arrivait, ce serait une espèce de dictature ou l’un des partenaires impose son point de vue et a toujours raison, et l’autre est opprimé et privé du droit de s’exprimer librement, et de contribuer activement à la construction du couple.

En effet, deux intelligences valent toujours mieux qu’une. Si dans un couple c’est une seule personne qui pense et décide de tout, tout seul ou toute seule, tout le temps, ce couple n’est pas sain. Il n’est pas fort. C’est un couple diminué, privé de tous ses moyens et ses atouts. Le dictateur continuera à dicter si l’autre partenaire choisit, pour une raison ou une autre, de laisser faire et de vivre cette vie misérable et opprimante, ou alors l’autre partenaire refuse cette situation et, alors, il y a clash!

Des éclats de voix, il y en a et il y en aura dans tout couple. Des conversations difficiles où vous peinerez à trouver des mots justes pour transmettre votre pensée à votre partenaire. Mais que cela reste des éclats de voix et pas autre type d’éclats. Et, vous savez quoi? C’est sain! Chaque couple a besoin de confrontation de temps en temps. Et cela est tout a fait normal parce que c’est normal de ne pas être d’accord sur tout tout le temps, d’avoir des divergences de point de vue.

Lorsque cela arrive, et cela arrivera, échangez de façon responsable. Souvenez-vous qu’il ne s’agit pas pour l’un d’avoir raison et pour l’autre d’avoir tort, mais surtout de trouver un common ground, ce common ground où le gagnant c’est le couple! Et surtout, veillez à ce que dans toute confrontation, la dignité de chacun des partenaires reste INTACTE!

Confrontation?

 

Ton tour!

Si tu as aimé cet article et l’as trouvé utile, partage-le!  Et si tu as des trucs qui te permettent de construire un mariage sain, épanouissant et qui dure, je serais heureuse de les connaître, mes lecteurs et lectrices aussi!

Celine

 

Pourquoi sommes-nous si seuls aujourd’hui?

L’un de mes passe-temps préférés est d’observer les gens autour de moi, m’émerveiller sur la formidable diversité des races, et lire les comportements des uns et des autres. Et, ce que je vois, m’inquiète. Les gens ne savent plus aimer, ont peur d’aimer et de dire “Je t’aime” sans courir le risque d’être dénoncé pour harcèlement. Interdit de complimenter quelqu’un sans courir le risque d’être traité de calculateur : qu’est-ce qui se cache derrière ce compliment?

Interdit de se retrouver dans l’ascenseur seul avec une femme…

Interdit de trop se rapprocher de quelqu’un.

Interdit de toucher l’autre.

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Conséquences: chacun est seul, se demandant pourquoi ceci arrive. Les femmes et les hommes cherchent désespérément un partenaire, ou une partenaire, à tout prix. L’autre jour j’ai découvert un programme très curieux à la télévision américaine. The Bachelor et The Bachelorette. Un célibataire, homme ou femme, rencontre plus de 20 autres célibataires à la recherche de l’âme soeur pendant un certain nombre de temps dans plusieurs endroits et pays différents, discute avec chacun /chacune de tout et de rien, sors, mange et dors avec ces candidats, tout ceci dans le but de savoir si l’autre est THE ONE. Plus la série avance, plus les candidats/candidates sont éliminés et c’est alors le festival de pleurs et de larmes parce qu’on a été rejeté. Parce qu’on n’a pas été choisi/e par l’autre. Parce que ce partenaire qu’on cherche désespérément et pour qui on est prêt à tout pour attirer et retenir son attention, nous rejette et préfère l’autre. A la fin, le bachelor ou la bachelorette choisit l’heureux élu ou l’heureuse élue avec qui il ou elle va faire sa vie.

Voilà où nous en sommes arrivés aujourd’hui. Si ce n’est pas des shows comme The Bachelor, c’est des pasteurs qui organisent des méga shows où des femmes du monde entier accourent avec l’espoir qu’à la fin, elles trouveront l’âme soeur, ce que promettent ces pasteurs qui, en fait, surfent tout simplement sur le désespoir de ces femmes pour se faire de l’argent. Parce que, comme vous l’avez imaginé, ces shows ne sont pas gratuits. Il faut délier les bourses! La salle de Conférence de Nairobi où ce genre de show a lieu de temps en temps est bourrée à craquer au point où les organisateurs sont obligés de placer des écrans géants dehors pour que celles qui n’ont pas pu entrer dans la salle puissant suivre le spectacle depuis l’extérieur. Le Pasteur, lui, est devenu immensément riche et ne se déplace qu’en… avion privé maintenant.

Pourquoi sommes-nous si seuls aujourd’hui?

Hier lorsqu’on était amoureux d’une fille, on travaillait dur pour conquérir cette personne. On lui faisait la cour. Souvent assidue. Sans se fatiguer. Sans se décourager même lorsque l’homme essuyait un refus, parfois vraiment…sauvage, de la part de la fille. L’homme lui écrivait des lettres ou des poèmes pour lui déclarer sa flamme. Il l’invitait au cinéma, au restaurant, au pique-nique et, lorsqu’ils se retrouvaient, ils étaient vraiment ensemble le temps de cette rencontre. Ils se parlaient. Vraiment. Les yeux dans les yeux. Rien mais alors rien ne s’interposait entre le couple.

Que se passe-t-il aujourd’hui? Les gens ne savent plus faire la cour ou alors pensent que ce n’est pas la peine, et croient que dès qu’ils vont te dire “Je t’aime”, tu vas te coucher immédiatement. Ils sont surpris que la fille les envoie promener après le premier rendez-vous où ils sont arrivés en retard et ne se sont même pas excusés, et ont passé le temps à surfer sur leur téléphone ou à répondre aux coups de fil.

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Aujourd’hui, les gens ne savent plus communiquer. Tout le monde se cache derrière ses écouteurs ou ses multiples téléphones et autres gadgets. Regardez autour de vous lorsque vous marchez dans la rue, êtes entrain de déjeuner ou dîner dans un restaurant et vous serez édifiés! Même à la maison,  à table, même au lit, ces gadgets s’interposent et empêchent de vivre!

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Parler à quelqu’un qui est totalement plongé dans son téléphone, sa tablette ou, qui répond toutes les cinq minutes aux coups de fil est absolument frustrant et est surtout l’expression d’un manque d’intérêt total pour l’autre. Un manque de respect total. Pourquoi dois-je perdre mon temps avec quelqu’un qui ne me respecte pas, qui ne peut pas me donner un peu de son temps, quelqu’un qui ne peut pas déposer son téléphone le temps d’un échange avec moi?

Voilà quelques unes des raisons pour lesquelles nous sommes si seuls aujourd’hui. Il y a des détails qui ne trompent pas et pour peu que l’on y prête attention, on les note et on prend acte.

Il y a des compétences –skills- vitales que chaque personne doit apprendre absolument. On apprend à lire, à compter et à écrire. On devrait aussi apprendre et ce, le plus tôt possible, à communiquer effectivement ses désirs, ses rêves, ses frustrations, ses émotions, ses souffrances, sans blesser l’autre, sans humilier l’autre. On devrait apprendre, on doit apprendre ces compétences, toutes ces autres compétences si nécessaires pour vivre une vie heureuse et épanouie, des compétences que malheureusement l’école ne nous enseigne pas. Parce qu’il y a l’école et il y a la vie, laquelle ne fait pas de cadeaux à ceux et celles qui ignorent son emploi de temps.

Le téléphone est utile, très utile. Il est le gadget le plus utilisé dans le monde et devance ainsi l’ordinateur. Il nous simplifie énormément la vie. Aujourd’hui de plus en plus de personnes s’en servent pour gérer leur vie quotidienne: communiquer, bien sur, prendre des photos, s’orienter, faire des réservations, acheter, faire des transactions bancaires, ouvrir leur chambres d’hôtel, etc. Et cette tendance va augmenter. Le téléphone est utile, à condition que l’on sache s’en servir. Sinon , il devient un obstacle et, au lieu d’aider, de construire, de rapprocher, il éloigne, il détruit. On peut en devenir facilement accro, au point d’oublier l’essentiel. Au point d’oublier que l’autre, que les autres sont là. Que le monde extérieur est là.  Que la vie est là et attend d’être vécue!

Des questions à poser? Des commentaires à faire? Des éléments à ajouter pour nous aider à prendre conscience et puis corriger ces défauts que nous avons et qui nous empêchent de trouver l’âme soeur et de vivre?

Céline t’écoute!

 

 

 

 

Avec le temps nous avons tous des rides et des cheveux gris

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« Mon mari veut me quitter parce que j’ai pris du poids! Il dit ne plus reconnaître le mannequin qu’il a épousé il y a quelques années et me donne un ultimatum pour que je me retrouve sinon il me quitte. Je fais attention à ma diète, marche au moins deux heures de temps deux fois par semaine parce que je veux me libérer de cet excédent de kilogrammes que j’ai pris depuis quelques années mais n’y arrive pas. Cet incident m’amène à me demander de plus en plus si mon époux m’a épousée pour  de mauvaises raisons. S’il a épousé mon physique et pas la personne que je suis parce que je suis bien plus que mon physique même si celui-ci a changé avec le temps. »

 

Voilà ce qu’une amie m’a dit hier. Sérieusement ébranlée par la décision de son époux et en proie à de sérieux doutes en ce qui concerne la fondation de leur mariage. Ils se sont dit « Oui » il y a presque dix ans déjà et, au fil du temps, son physique s’est alourdi et, malgré ses efforts pour redevenir le beau mannequin raffiné dont son mari était tombé amoureux, rien n y fait.

Cette confession s’ajoute à la longue liste d’autres que j’entends régulièrement, et qui ont presque toutes la vertu de mettre en évidence une chose extrêmement importante et inquiétante: des hommes et des femmes se choisissent, se disent « Oui « et se mettent en couple pour de fausses raisons! Les femmes commettent cette erreur. Les hommes aussi, et les conséquences peuvent être graves.

Il y a quelques années lors d’un séjour chez des amis à Arusha en Tanzanie, notre ami a tout naturellement déclaré, à table, devant tout le monde, femme et enfants compris, qu’il avait épousé un mannequin et que celui-ci était devenu un hippopotame. Mon époux et moi-même étions très embarrassés, nous demandant si cet homme mesurait l’impact et les ravages que ce qu’il venait de dire  pouvait causer sur son épouse et sur ses enfants. L’homme a éclaté de rire après son speech. Les enfants aussi. La femme, celle qui était devenue une hippopotame, a sourit. Sans plus.

Je reviens sur cette confession de mon amie et cette déclaration de notre ami parce qu’il me semble  que nous n’avons pas toujours réalisé que le mariage c’est surtout une affaire d’âmes, de connection, de soulmates, et pas seulement de physique, d’argent, de statut social. Dire « Oui » à quelqu’un à cause de son physique, parce qu’il/elle a beaucoup d’argent, beaucoup de biens, parce qu’il/elle est le fils de ou la fille de, parce qu’il/elle occupe un poste de haut niveau dans une multinationale ou rêve de travailler tout le monde, c’est un passeport pour l’échec parce que, avec le temps, nous tous avons des rides et des cheveux gris, quelque chose contre laquelle nous pouvons très peu (même la chirurgie esthétique, les produits cosmétiques anti-âge, toutes les concoctions et autres remèdes-miracle retardent simplement le processus sans pouvoir l’empêcher) parce que rien n’ y personne n’arrête le temps!

Des accidents arrivent et on perd ses pieds, ses yeux, sa mobilité, la vision, ses cheveux…

L’argent finit.

Le pouvoir finit.

Il suffit d’un tsunami, d’un tremblement de terre, ou d’un mauvais investissement pour que l’on perde tout. TOUT!

On perd son emploi surtout aujourd’hui ou rien n’est plus sur, mais alors rien du tout.

Si l’époux de mon amie et notre ami avaient dit « Oui » parce qu’ils aiment vraiment leurs épouses, parce qu’ils aiment les personnes qu’elles sont réellement; s’ils les avaient épousées parce qu’ils avaient vu en elles des soulmates, des partenaires, des amies, des complices avec qui ils allaient passer le reste de leur vie, ils se demanderaient et chercheraient à comprendre pourquoi celles-ci ont pris des kilos de plus, et feraient tout ce qui est en leur possible pour les aider, pas à redevenir celles qu’elles étaient il y a trente ans car cela est impossible, mais à adopter une saine hygiène de vie parce que c’est important pour leur santé.

En effet, cette prise de kilos peut être le symptôme d’un profond mal être. La vie d’aujourd’hui avec ses exigences de plus en plus nombreuses et ses multiples frustrations est très stressante et, pour plusieurs d’entre nous, ce stress se traduit soit par une perte sérieuse de kilogrammes, soit par une prise importante de kilogrammes, sans parler de la dépression qui l’accompagne souvent.

Insulter ou humilier son/sa partenaire lorsque cela arrive n’aide pas. Donner des ultimatums pour que notre partenaire redevienne la personne que nous avons connue par le passé au risque de voir le mariage être rompu, non plus.

Ce dont notre partenaire a le plus besoin à ce moment -là c’est de notre amour et de notre soutien inconditionnel. C’est que nous lui montrons combien ils comptent pour nous. Ce dont notre partenaire a besoin c’est que nous lui montrons, par des actes très concrets, que nous voulons vraiment qu’ils s’ensortent et que nous y travaillons. En voici quelques de ces actes concrets:

  • De l’empathie
  • Des mots encourageants
  • Des séances de sport ensemble
  • De la nourriture saine à la maison et la malbouffe bannie
  • Une inscription au gymnase du quartier
  • La création et tenue d’un journal avec ses photos et des commentaires positifs et encourageants au fur et à mesure que le partenaire atteint ses objectifs de fitness
  • Et surtout le rappel constant au partenaire que la vraie motivation ne viendra que de son for intérieur!

C’est de ceci dont notre partenaire a besoin!

 

 

 

 

 

De l’importance de choisir soigneusement son partenaire pour la vie

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J’écris cet article depuis la salle de restauration des employés de l’hôtel où je travaille. Pendant tout l’été, il a été pratiquement impossible pour moi de prendre ma pause tellement nous étions busy! L’automne est depuis arrivé et, avec lui, sa beauté époustouflante mais aussi le taux d’occupation de l’hôtel à la baisse. Normal, les enfants sont retournés à l’école, et les parents au boulot, ce qui me permet de prendre ma pause, que j’utilise pour écrire cet article.

J’ai envie de partager avec vous ma journée marquée par trois nouvelles reçues: l’annonce d’un divorce, deux mariages.

Un de mes collègues se mariait aujourd’hui. Pendant des mois, sa fiancée et lui ont eu des réunions avec la responsable de l’organisation des mariages de l’hôtel pour s’assurer que tout était parfaitement huilé, vu et revu, pour que la cérémonie se passe de façon impeccable. Eh bien, ils ont réussi leur pari!

En effet, la cérémonie d’abord et la fête ensuite étaient très belles et, cérise sur le gâteau, des nuitées dans l’une des suites de l’hôtel leur ont été offertes par la direction de l’hôtel ainsi que du champagne, une belle lettre de félicitations et du chocolat de luxe.

Nos nouveaux mariés y croient fermement et, en s’unissant ainsi devant les hommes, ils confirment leur amour et leur souhait de cheminer ensemble le restant de leur vie, “jusqu’à ce que la mort les sépare!”

Cette phrase, cet autre couple qui se sépare aujourd’hui l’a aussi prononcée il y a quelques années. Eux aussi avaient cru en leur union et s’étaient juré et promis un amour éternel. Aujourd’hui, plus d’une décennie après l’échange des voeux, ils se séparent, et ce, après des années de tension, d’incompréhension, de déchirement, de rupture et de réconciliation, de violence même.

Que s’est-il passé? Certainement des choses, des évènements, des actions, des comportements qui, lentement mais sûrement se sont conjugués pour éteindre la flamme et révéler à chacun des deux qu’ils n’étaient pas faits l’un pour l’autre. Que chacun des deux s’était trompé de partenaire.

Oui, parce que c’est ce qui se passe lorsque, aveuglé par la passion et l’amour, on néglige certaines choses qu’on devrait sérieusement considérer avant l’union. Ou encore on refuse de voir ces petits clignotants rouges qui nous indiquent qu’il pourrait avoir problème, et demandent que nous fassions attention, que nous ne sautions pas les yeux fermés dans cette union.

Je ne suis pas d’accord avec cette adage qui dit que, lorsqu’on est amoureux, plus rien n’a d’importance. C’est justement lorsqu’on est amoureux et que l’on envisage de passer le reste de sa vie avec celui ou celle qui a pris notre coeur qu’il faut prendre les choses au sérieux, du moins cette relation. Parce que se tromper de partenaire, c’est-à-dire notre partenaire pour la vie, est la pire des choses qui puisse arriver à quelqu’un.

En effet, cela coûte cher. Extrêmement cher:

  • Physiquement (partout dans le monde on compte chaque jour des personnes qui sont mortes entre les mains de leur partenaire)
  • Emotionnellement
  • Financièrement
  • Professionnellement, etc.

Mais, comment savoir que notre choix est le bon, que nous avons déniché, pas le prince idéal ou la princesse idéale car cela n’existe que dans les livres de contes, mais cette personne qui nous aime pour ce que nous sommes réellement et respecte notre personne, nos valeurs, nos rêves; cette personne qui est prête à nous aider à devenir une bien meilleure personne; cette personne qui regardera dans la même direction que nous et qui est prête à donner et à se donner pour construire une union saine, heureuse, épanouissante, solide?

Comment le savoir?

Eh bien, il faut l’écouter, l’observer, poser des questions qu’il faut et écouter. Il y a des signes qui ne trompent pas. Un partenaire qui manque du respect à sa mère ou son père ne respectera pas son /sa partenaire, le père ou la mère de ses enfants.

Un partenaire qui traite mal les enfants, rudoie et traite de façon condescendante le personnel de maison (vos employés de maison), les serveurs/serveuses dans les restaurants, les vendeurs dans les boutiques, etc., n’est pas digne de confiance.

Un partenaire qui trouve normal de ne pas vous appeler pour vous prévenir qu’il/elle sera en retard à un rendez-vous, ou qu’il/elle rentrera tard ne mérite pas que l’on s’attarde avec lui/elle.

Un partenaire qui ne prend pas de vos nouvelles pendant des jours, des semaines, des mois même (oui, j’en ai vu des cas pareils), et qui, lorsqu’il/elle se souvient de vous c’est pour vous donner des instructions, vous dire les difficultés qu’il/elle a et vous demander de l’aider à les fixer, sans même vous avoir salué auparavant, ne vaut pas la peine.

En effet, un partenaire qui ne met rien dans la banque des émotions, laquelle est aussi importante sinon même plus importante que la banque financière, et qui trouve des justifications à tout, au lieu de corriger ces travers lorsqu’on les-lui signale, ne fera pas mieux demain et ne vaut donc pas la peine.

Un partenaire qui ne respecte pas ses engagements, lesquels peuvent être aussi petits que celui de passer par la bibliothèque pour remettre les livres que vous avez empruntés, mettre le couvert pour la réception que vous organisez pour vos amis, ou importants comme rencontrer votre famille pour demander votre main, ne changera pas demain lorsque vous serez mariés.

Un partenaire qui préfère passer ses soirées / journées avec ses amis, flirte avec d’autres femmes ou hommes en votre présence, vous demande sans cesse de l’argent pour payer ses dettes, ou ne vous rembourse pas l’argent qu’il vous a expressément demandé de lui prêter, ou encore crie sur vous lorsque vous faites tomber par inadvertance on Iphone 6 et casse l’écran, et vous demande de lui acheter un autre, de le remplacer, vit au-dessus de ses moyens parce que le paraître, le qu’en dira-t-on est plus important pour lui/elle que ce que lui/elle pense, un partenaire chez qui nous détectons ce genre de comportements devrait, à mon avis, susciter de sérieux doutes en nous en ce qui concerne notre projet de vie ensemble, et surtout un examen minutieux dudit projet, et même un abandon pur et simple.

C’est vrai que le passé ou encore les circonstances de chacun de nous ne devraient pas déterminer notre présent ou notre futur. Mais il est tout aussi vrai que la meilleure façon de prédire l’avenir est de lire le passé.

A cet autre couple qui s’apprête à convoler en noces, si j’avais un conseil à donner, je recommanderais de prendre la peine et le temps de parler de toutes ces choses, d’examiner toutes ces choses que nous avons l’habitude de passer outre, mais qui ont le pouvoir de faire ou défaire un ménage.

En matière de couple, de mariage, on ne peut pas se permettre de compter sur la chance. Ou le hasard.

Ton tour…

Qu’est-ce que tu en penses? Faut-il sauter les deux pieds joints et les yeux fermés dans un mariage, ou alors ouvrir les yeux bien ouverts pour lire ces signaux qui ne manquent jamais d’apparaitre dans tout couple même lorsque les gens essaient de tout couvrir? Par ailleurs, cette liste des clignotants rouges que j’ai donnée n’est pas complète. J’aimerais que tu y ajoutes ce que tu sais et qui pourrait très certainement aider les lecteurs et lectrices qui considèrent convoler a ne pas se tromper au moment de prendre une si importante décision.

A votre bien-être!

Celine Clemence Magneche Nde Sika

Ouvre la porte à qui tu es!

L’une des raisons pour lesquelles nous restons dans des relations abusives -dont certaines  tournent souvent au drame- est la peur de la solitude. La peur de se retrouver seul, face-à-face avec nous-mêmes, avec cette personne que nous ne connaissons vraiment pas, cette personne que nous ne connaissons finalement pas parce que nous n’avons jamais eu le temps, l’idée ou l’occasion de le faire.

Nous avons peur de rompre parce que nous croyons que sans notre partenaire nous ne sommes plus rien, nous sommes perdus, nous ne pouvons pas nous en sortir. Ceux et celles qui décident enfin de lâcher prise ne perdent pas une minute et se trouvent très vite des occupations et autres activités qui vont leur permettre de ne pas se retrouver seuls: journées souvent entières au gymnase, sorties en boîte de nuit avec des amis tous les weekends, voyages avec des amis, tournées dans les bars et autres restaurants branchés après le service pour ne retrouver le chemin de sa maison que très tard ou même au petit matin, parce qu’on veut y passer le moins d’heures possible seuls. Image

Pourtant la solitude n’est pas toujours négative. S’il n’est évidemment pas sain de s’enfermer dans cet état de manière indéterminée, ou de ne faire aucun effort pour en sortir lorsque, pour une raison ou une autre on se retrouve dans cet état, il est vivement conseillé de saisir cette opportunité lorsqu’elle se présente pour évaluer sa vie, ouvrir la porte à qui nous sommes afin de nous connaître, afin de découvrir qui nous sommes véritablement.

Cet exercice vous permettra de savoir qui vous êtes, où vous êtes et où vous allez. Ce que vous aimez, ce que vous voulez.

Rompre une relation à la première difficulté n’est pas une bonne chose. Cela veut dire que l’on n’a pas compris qu’une relation se construit, s’entretient comme une plante qu’on nourrit tous les jours, soigne lorsqu’elle a un bobo ou prend une direction non voulue s’il s’agit d’une plante rampante, par exemple. Mais rester dans une relation où sa sécurité et son intégrité physique et mentale sont en danger parce qu’on a peur de la solitude est mortelle. Embrassez la solitude lorsqu’elle se présente et faites d’elle une opportunité de vous connaître pour mieux avancer.

Si je vous demandais de vous définir en trois lignes, que diriez-vous? Je ne vous demande pas de citer vos titres, diplômes et autres accessoires que nous avançons chaque fois que nous devons nous présenter. Pensez-y et surtout partagez avec nous, ici. Et encouragez les vôtres à en faire de même.

Si vous avez aimé, et surtout si vous avez trouvé cet article utile, s’il vous plaît partagez-le, tout en n’oubliant pas de préciser l’origine.

Merci de m’avoir lue et à très bientôt!

Céline SIKA

La retraite, ça se prépare !

En 1994, lorsque j’ai rejoins mon premier poste d’affectation en tant qu’enseignante d’Espagnol dans un Lycée de la ville de Yaoundé (Cameroun), j’ai assisté à une scène qui m’a traumatisée : le proviseur de ce Lycée, mon boss, qui avait été mis  à la retraite des mois auparavant, et qui continuait à aller au travail tous les jours en suppliant les autorités du Ministère de l’Education de le laisser continuer à travailler même sans salaire, était brutalement sorti de son bureau par les forces de l’ordre,  et ses effets personnels jetés dehors également, pour laisser la place à son remplaçant qui attendait dehors depuis des mois.

Quelques années plus tard, lorsque mon père et un de mes amis, qui avaient pris leur retraite, se plaignaient tout le temps de tous les maux possibles et imaginables, en voulaient à tout le monde parce qu’on ne leur accordait pas d’attention, du moins pas autant qu’ils le souhaitaient, la scène dont je viens de vous décrire m’est revenue à l’esprit, et je me suis sérieusement demandée ce qui pouvait expliquer une telle attitude. En poussant la réflexion un peu plus loin, j’ai compris que nos trois protagonistes  avaient un dénominateur commun : ils n’arrivaient pas simplement à faire la transition entre leur rôle de travailleur et celui de retraité. Pour une raison ou une autre, ils n’avaient pas préparé leur retraite et, lorsque celle-ci leur est tombée dessus, ils se sont retrouvés sans aucun moyen pour la vivre en paix et dans le bonheur. Parce que une retraite, ça se prépare, sérieusement, et cela dès le premier jour que vous commencez le travail. ça se prépare pas seulement en mettant de l’argent de côté –personnellement ou à travers un plan retraite qu’offrent certaines structures spécialisées pour cette période-, mais aussi en pensant à préparer un véritable projet de retraite.

Cette vérité, plusieurs personnes l’ignorent, ou alors la connaissent, mais n’en tiennent pas compte, ce qui a des conséquences fâcheuses  pour eux, pour leurs amis et familles.

Alors, comment éviter le choc de la retraite ? Comment vivre heureux après avoir raccroché sa tenue de travailleur ? Certaines mesures simples sont absolument à prendre.

  1. Les finances

Savoir que nous ne pourrons plus avoir le même train de vie pendant notre retraite peut traumatiser parce que le souhait de tous c’est de couler de beaux et vieux jours à l’abri du besoin. Mais sans argent, vous ne pourrez plus payer votre loyer si vous n’êtes pas propriétaire d’un logement, encore moins vos factures d’eau, d’électricité et de l’Internet. Vous ne pourrez plus voyager en première pour aller en vacances, rendre visite à vos enfants ou voir votre médecin pour un check up médical. Vous ne pourrez plus jouer au golf ou au tennis, siroter ce bon vin que vous adorez, entretenir votre véhicule si vous en avez un, ou simplement acheter du carburant pour pouvoir rouler en toute liberté, renouveler l’assurance de ce véhicule. Vous ne pourrez plus vous faire soigner, surtout dans les pays ou la sécurité sociale n’existe pas ou alors existe pour une poignée de privilégiés. Toutes ces choses qui étaient à votre portée lorsque vous étiez sur le marché du travail seront désormais un mirage. Il est donc absolument nécessaire de penser à mettre de l’argent de côté dès le premier jour où vous commencez à travailler. Vous pouvez le faire personnellement mais l’idéal serait de solliciter les services de structures spécialisées ou d’experts pour vous accompagner dans ce processus.

2. Tissez et entretenez votre réseau d’amis

Restez dans votre tour d’ivoire lorsque vous êtes en service, ne vous intéressez pas à vos collègues, oubliez vos amis ou alors snobez-les  si vous le voulez, c’est votre droit le plus absolu. Mais sachez que vous paierez cher cette attitude parce que toutes ces personnes que vous avez ignorées lorsque vous grimpiez la colline ne vous apporteront aucune aide lorsque vous serez entrain de descendre la colline comme l’on dit souvent. Donc mettez un point d’honneur à tisser et entretenir vos réseaux d’amis et collègues pendant que vous êtes encore en service. Rapprochez-vous de vos collègues, invitez-les en dehors des heures du travail, par exemple. Pensez aux membres de votre famille, participez aux fêtes et autres évènements familiaux ou faites-vous représenter lorsque vous ne pouvez pas y aller, montrer à vos proches qu’ils comptent. Ne pensez pas à eux seulement lorsque vous êtes à la retraite, et seul. Faites de votre mieux pour être un meilleur ami, un meilleur collègue, un meilleur voisin, un meilleur fils, un meilleur frère, un meilleur mari ou une meilleure épouse. Vous ne récolterez que ce que vous avez semé.

3. Même sans votre statut professionnel, vous pouvez et devez vivre heureux

Passer de Mme la Coordinatrice à Madame Sika tout court peut être stressant. Par ailleurs, devoir s’aligner comme tout le monde pour demander un service dans un bureau de service –comme solliciter un visa dans une ambassade et surtout vivre l’angoisse de se voir refuser le fameux sésame, alors qu’il suffisait d’un simple coup de fil pour l’obtenir-, peut être difficile à digérer. Ne plus pouvoir participer à ces réunions professionnelles où on rencontrait et côtoyait les grands de ce monde,  réaliser ces missions a travers le monde, ou encore échanger avec vos collègues autour d’une tasse de café à la cafétéria du service, peut sérieusement entamer notre moral et empoisonner notre existence si on n’est pas suffisamment préparé et surtout conscient d’une chose très importante : votre statut professionnel ne vous définit pas. Avant d’être avocat, médecin, enseignant, chef, pompiste, vous êtes vous-mêmes, c’est-à-dire une personne avec des passions, des rêves, des projets. La retraite peut être le moment tant rêvé pour vivre ces passions, réaliser ces rêves que vous avez mis de côté ou enfouis au plus profond de vous pendant que vous étiez actif. Pendant que vous êtes encore en service, pensez à ce que vous ferez pendant votre retraite et, surtout, pensez à réunir les conditions pour que ce rêve devienne réalité au moment opportun.

4. Prenez soin de vous, dès le premier jour du travail

La retraite peut être et est effectivement très stressante si l’on a négligé sa santé lorsqu’on était en service. C’est malheureusement ce qui se passe dans la plupart des cas. En effet, le stress de la vie que nous menons, les exigences familiales et bien d’autres contraintes ne nous laissent pas toujours le temps de prendre soin de notre santé. Lorsque nous prenons notre retraite, nous sommes au bout du rouleau, avec un corps et un esprit malades, incapables de tenir au-delà de quelques années. Votre santé doit être une priorité pour vous dès le premier jour du travail et aussi tout au long de votre carrière professionnelle. N’attendez pas la dernière minute pour investir dans votre santé, chaque minute compte

5. Vieillir ensemble, et à la maison

Vieillir ensemble, chez soi, avec son conjoint ou sa conjointe peut être très intéressant parce que cela peut rapprocher deux êtres qui se sont vus peu pendant qu’ils travaillaient encore à cause de leur agenda -ou celui de l’un d’entre eux- surchargé. Mais cela peut aussi être un réel et grand défi à relever car être ensemble 24 heures sur 24 finit forcément par créer des frictions ou des conflits.

En effet, comment partager son univers avec cette personne inconnue qui a passé son temps à travailler hors de la maison et  à voyager partout dans le monde pour effectuer des missions ? Comment prendre en compte ces suggestions qu’elle me fait pour améliorer cette recette d’omelettes sans m’énerver ? Comment accepter et laisser mon conjoint lire son journal, regarder son match de football à la télévision ou se lever tard du lit sans crier après lui parce que je pense qu’il devrait faire autrement ?

Bien évidemment, ce n’est pas facile et plusieurs couples se séparent après avoir pris leur retraite comme le souligne Marie Paule Dessaint, coach et auteure de plusieurs livres sur la transition vers la retraite.

Par conséquent, il convient de bien préparer cette étape importante de notre vie en créant de l’espace pour chacun, en communicant clairement nos attentes a nos conjoints, en s’entraidant, en créant des conditions pour que personne ne se sente exclu, rejeté, ou de trop. Accepter l’autre tel qu’il/elle est, l’aider à devenir une bien meilleure personne ou partenaire, s’engager et s’impliquer activement, sérieusement et à fond dans la relation, a tout moment, voilà quelques trucs pour vieillir ensemble, chez soi.

6. Préparez votre partenaire pour la retraite

Il y a quelques années, un couple ami de mes parents s’est séparé parce que le mari, qui n’avait jamais dit à son épouse qu’il souhaiterait que les deux s’installent dans leur village à sa retraite, la surprise en lui annonçant la nouvelle. La dame a refusé l’offre. Pour l’obliger à le suivre, l’homme a vendu la maison dans laquelle ils vivaient, ce qui n’a pas entamé la volonté de la femme qui est allée louer un studio dans lequel elle s’est installée. Finalement, l’homme est allé s’installer tout seul au village, mais n’a pas pu vivre plus d’une année, terrasse par la solitude et les soucis causes par sa famille déchirée et irrémédiablement divisée en deux camps.

Ce genre d’histoires tristes peut être évité. Comment ? En partageant clairement vos attentes avec votre partenaire dès avant même le début de votre relation. Si vous êtes d’accord sur le projet, il est impératif de planifier ensemble votre retraite et surtout préparez-la, sérieusement, parce qu’il sera difficile pour quelqu’un qui a eu un certain train de vie de renoncer totalement à celui-ci.

Cette liste n’est pas exhaustive comme vous l’avez constaté. Ce serait formidable que vous la complétiez en partageant avec nous ces trucs que vous avez utilisés ou êtes entrain d’utiliser pour mieux préparer et surtout couler de vieux et heureux jours lors de cette importante étape de notre vie qu’est la retraite. Je reste donc dans l’attente de vous lire à ce sujet.

Céline SIKA