Tout contrôler tue la relation

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Vouloir tout contrôler, de sa garde robe à ses loisirs, déplacements, nutrition, dépenses, tue la relation entre des personnes.

Vous avez certainement entendu autour de vous des gens se plaindre parce que leur partenaire ne les laissait pas être, simplement.

  • Pourquoi rentres-tu à cette heure? Tu as fini depuis plusieurs heures déjà.
  • Avec qui étais-tu?
  • Tu ne m’as pas dit que tu devais aller à cette soirée!
  • Je ne savais pas que tu étais en contact avec cette personne!
  • Cette chemise est horrible! Comment peux-tu mettre cela? Tiens, mets plutôt celle-ci que j’ai achetée.
  • Tu ne dois pas manger ces choses-là!
  • Jettes ce vieux blouson-là et achète quelque chose digne de toi!
  • Ne mange pas comme cela à table!
  • Ce pot de fleur doit rester ici! Ne le déplaces pas!

Je suppose que des gens qui décident de se mettre ensemble et de cheminer ensemble sont des adultes qui ont des goûts précis, parfois différents, ce qui est normal, parce que eux-mêmes sont différents. Ils sont des adultes qui ont chacun un style de vie, des choses qu’ils aiment ou n’aiment pas pour des raisons parfois difficiles à expliquer.

Savoir cela et surtout comprendre et accepter cette différence c’est respecter son/sa partenaire, son être, sa personnalité. Ses souvenirs. Ses émotions. Parce que cette chemise-là est peut être un cadeau d’un être cher chargé de valeurs émotionnelles. Ce vieux blouson-là peut être un souvenir auquel il tient particulièrement parce qu’il lui rappelle des souvenirs chers. Cette nourriture que tu ne veux plus qu’il mange, il a peut-être grandi en mangeant cela et l’adore.

Alors, vouloir obliger votre partenaire à changer tout cela c’est attaquer sa personne, vouloir le/la pousser à renoncer à son être, ses souvenirs, ses émotions, ce qui, très souvent, conduit à la catastrophe.

Quelques mois après notre mariage, je me suis étonnée que mon mari retire immédiatement son costume dès qu’il sortait de son bureau. Il était alors directeur de banque et le dress code voulait que tout le personnel masculin porte un costume et une cravate. Ce qu’il détestait! Donc, dès qu’il finissait le travail, il se débarrassait de ce costume et cette cravate qui l’étouffaient d’après lui, et retrouvait avec une joie enfantine son Jean et ses baskets.

Un jour, en déplacement dans notre province d’origine, il suggéra que nous allions dire bonjour à ses collègues qui travaillaient dans la succursale de leur banque là-bas. Le problème c’est que, au moment où il proposait cela, il était en …short!

“Tu ne vas pas y aller comme…cela!” lui dis-je.

“Pourquoi pas?” me répondit-il. Je ne suis pas nu.

“Je vois bien que tu n’es pas nu. Mais, tu es en short, chéri! C’est indécent. Qu’est-ce que tes collègues vont dire” continuai-je.

“Ecoute, ma chérie! Ce que mes collègues dissent ou ne dissent pas, pensent ou ne pensent pas de ma tenue n’est pas vraiment important. Je vais leur dire bonjour, et avec toi, c’est cela le plus important. S’ils ne voient pas cela et ne s’intéressent qu’à ma tenue, c’est leur problème, pas le mien,” me répondit-il.

Après un moment de pause, il continua:

“Tu viens?”

Je m’étais arrêtée devant la porte de la banque, hésitant si je devais y entrer avec lui dans cette tenue-là ou pas. Finalement, je le suivis à l’intérieur. Et tout se passa bien. Du moins je le pense.

Après ce jour-là, d’autres situations se présentèrent où j’essayai, souvent sans même le réaliser, de “gérer” mon mari comme nous le disons chez nous au Cameroun, c’est-à-dire de tout contrôler, l’amener à faire ce que moi je voulais, ou ce que la société dictait. Sans succès. Et, patiemment, il m’expliquait qu’il était important dans chaque couple de créer de l’espace pour son/sa partenaire et de le/la laisser être, simplement, si l’on veut que la relation dure tout en étant saine et épanouissante pour chacun.

Heureusement pour moi je l’ai compris très vite et nous voici aujourd’hui, trente ans plus tard, toujours ensemble.

Des couples se sont unis et désunis après nous. Et l’une des raisons de leur séparation est souvent le souci de contrôler la relation par un des partenaires.

Si tu te reconnais dans cet article, il est temps de rectifier et de lâcher prise. Sérieusement. Et de laisser ton/ta partenaire être. Avant de te rencontrer, ton/ta partenaire avait une vie dans laquelle il/elle exprimait sa personnalité, son individualité, sa spécificité. C’est ce package –là qui fait de lui/d’elle la personne que tu as connue. C’est même peut-être cela qui t’a séduit. Respecte cela et tout ira mieux.

Mon mari ne me dit pas comment je dois m’habiller. Il ne me dit pas qui je dois fréquenter. Il ne m’appelle pas cinquante fois par jour pour me demander où je suis, avec qui, entrain de faire quoi. Lorsqu’il m’appelle, c’est pour me demander comment se passe ma journée et pour me dire qu’il m’aime. Pourquoi devrais-je lui dire comment est-ce qu’il doit s’habiller, qui il dit fréquenter, où il doit aller? Je peux lui donner un conseil, comme il le fait d’ailleurs avec moi, un conseil qu’il peut prendre ou laisser, parce que c’est un conseil. Si on oblige l’autre à appliquer notre conseil, ce n’est plus un conseil, mais un ordre. Et personne n’aime recevoir des ordres!

Donc, lâche prise au nom, pour la survie, la santé et l’épanouissement de ton couple.

 

 

 

De l’importance de choisir soigneusement son partenaire pour la vie

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J’écris cet article depuis la salle de restauration des employés de l’hôtel où je travaille. Pendant tout l’été, il a été pratiquement impossible pour moi de prendre ma pause tellement nous étions busy! L’automne est depuis arrivé et, avec lui, sa beauté époustouflante mais aussi le taux d’occupation de l’hôtel à la baisse. Normal, les enfants sont retournés à l’école, et les parents au boulot, ce qui me permet de prendre ma pause, que j’utilise pour écrire cet article.

J’ai envie de partager avec vous ma journée marquée par trois nouvelles reçues: l’annonce d’un divorce, deux mariages.

Un de mes collègues se mariait aujourd’hui. Pendant des mois, sa fiancée et lui ont eu des réunions avec la responsable de l’organisation des mariages de l’hôtel pour s’assurer que tout était parfaitement huilé, vu et revu, pour que la cérémonie se passe de façon impeccable. Eh bien, ils ont réussi leur pari!

En effet, la cérémonie d’abord et la fête ensuite étaient très belles et, cérise sur le gâteau, des nuitées dans l’une des suites de l’hôtel leur ont été offertes par la direction de l’hôtel ainsi que du champagne, une belle lettre de félicitations et du chocolat de luxe.

Nos nouveaux mariés y croient fermement et, en s’unissant ainsi devant les hommes, ils confirment leur amour et leur souhait de cheminer ensemble le restant de leur vie, “jusqu’à ce que la mort les sépare!”

Cette phrase, cet autre couple qui se sépare aujourd’hui l’a aussi prononcée il y a quelques années. Eux aussi avaient cru en leur union et s’étaient juré et promis un amour éternel. Aujourd’hui, plus d’une décennie après l’échange des voeux, ils se séparent, et ce, après des années de tension, d’incompréhension, de déchirement, de rupture et de réconciliation, de violence même.

Que s’est-il passé? Certainement des choses, des évènements, des actions, des comportements qui, lentement mais sûrement se sont conjugués pour éteindre la flamme et révéler à chacun des deux qu’ils n’étaient pas faits l’un pour l’autre. Que chacun des deux s’était trompé de partenaire.

Oui, parce que c’est ce qui se passe lorsque, aveuglé par la passion et l’amour, on néglige certaines choses qu’on devrait sérieusement considérer avant l’union. Ou encore on refuse de voir ces petits clignotants rouges qui nous indiquent qu’il pourrait avoir problème, et demandent que nous fassions attention, que nous ne sautions pas les yeux fermés dans cette union.

Je ne suis pas d’accord avec cette adage qui dit que, lorsqu’on est amoureux, plus rien n’a d’importance. C’est justement lorsqu’on est amoureux et que l’on envisage de passer le reste de sa vie avec celui ou celle qui a pris notre coeur qu’il faut prendre les choses au sérieux, du moins cette relation. Parce que se tromper de partenaire, c’est-à-dire notre partenaire pour la vie, est la pire des choses qui puisse arriver à quelqu’un.

En effet, cela coûte cher. Extrêmement cher:

  • Physiquement (partout dans le monde on compte chaque jour des personnes qui sont mortes entre les mains de leur partenaire)
  • Emotionnellement
  • Financièrement
  • Professionnellement, etc.

Mais, comment savoir que notre choix est le bon, que nous avons déniché, pas le prince idéal ou la princesse idéale car cela n’existe que dans les livres de contes, mais cette personne qui nous aime pour ce que nous sommes réellement et respecte notre personne, nos valeurs, nos rêves; cette personne qui est prête à nous aider à devenir une bien meilleure personne; cette personne qui regardera dans la même direction que nous et qui est prête à donner et à se donner pour construire une union saine, heureuse, épanouissante, solide?

Comment le savoir?

Eh bien, il faut l’écouter, l’observer, poser des questions qu’il faut et écouter. Il y a des signes qui ne trompent pas. Un partenaire qui manque du respect à sa mère ou son père ne respectera pas son /sa partenaire, le père ou la mère de ses enfants.

Un partenaire qui traite mal les enfants, rudoie et traite de façon condescendante le personnel de maison (vos employés de maison), les serveurs/serveuses dans les restaurants, les vendeurs dans les boutiques, etc., n’est pas digne de confiance.

Un partenaire qui trouve normal de ne pas vous appeler pour vous prévenir qu’il/elle sera en retard à un rendez-vous, ou qu’il/elle rentrera tard ne mérite pas que l’on s’attarde avec lui/elle.

Un partenaire qui ne prend pas de vos nouvelles pendant des jours, des semaines, des mois même (oui, j’en ai vu des cas pareils), et qui, lorsqu’il/elle se souvient de vous c’est pour vous donner des instructions, vous dire les difficultés qu’il/elle a et vous demander de l’aider à les fixer, sans même vous avoir salué auparavant, ne vaut pas la peine.

En effet, un partenaire qui ne met rien dans la banque des émotions, laquelle est aussi importante sinon même plus importante que la banque financière, et qui trouve des justifications à tout, au lieu de corriger ces travers lorsqu’on les-lui signale, ne fera pas mieux demain et ne vaut donc pas la peine.

Un partenaire qui ne respecte pas ses engagements, lesquels peuvent être aussi petits que celui de passer par la bibliothèque pour remettre les livres que vous avez empruntés, mettre le couvert pour la réception que vous organisez pour vos amis, ou importants comme rencontrer votre famille pour demander votre main, ne changera pas demain lorsque vous serez mariés.

Un partenaire qui préfère passer ses soirées / journées avec ses amis, flirte avec d’autres femmes ou hommes en votre présence, vous demande sans cesse de l’argent pour payer ses dettes, ou ne vous rembourse pas l’argent qu’il vous a expressément demandé de lui prêter, ou encore crie sur vous lorsque vous faites tomber par inadvertance on Iphone 6 et casse l’écran, et vous demande de lui acheter un autre, de le remplacer, vit au-dessus de ses moyens parce que le paraître, le qu’en dira-t-on est plus important pour lui/elle que ce que lui/elle pense, un partenaire chez qui nous détectons ce genre de comportements devrait, à mon avis, susciter de sérieux doutes en nous en ce qui concerne notre projet de vie ensemble, et surtout un examen minutieux dudit projet, et même un abandon pur et simple.

C’est vrai que le passé ou encore les circonstances de chacun de nous ne devraient pas déterminer notre présent ou notre futur. Mais il est tout aussi vrai que la meilleure façon de prédire l’avenir est de lire le passé.

A cet autre couple qui s’apprête à convoler en noces, si j’avais un conseil à donner, je recommanderais de prendre la peine et le temps de parler de toutes ces choses, d’examiner toutes ces choses que nous avons l’habitude de passer outre, mais qui ont le pouvoir de faire ou défaire un ménage.

En matière de couple, de mariage, on ne peut pas se permettre de compter sur la chance. Ou le hasard.

Ton tour…

Qu’est-ce que tu en penses? Faut-il sauter les deux pieds joints et les yeux fermés dans un mariage, ou alors ouvrir les yeux bien ouverts pour lire ces signaux qui ne manquent jamais d’apparaitre dans tout couple même lorsque les gens essaient de tout couvrir? Par ailleurs, cette liste des clignotants rouges que j’ai donnée n’est pas complète. J’aimerais que tu y ajoutes ce que tu sais et qui pourrait très certainement aider les lecteurs et lectrices qui considèrent convoler a ne pas se tromper au moment de prendre une si importante décision.

A votre bien-être!

Celine Clemence Magneche Nde Sika

Il n’est jamais trop tard pour réaliser un rêve

Il y a un peu plus d’un an j’ai pris un virage de plus de 190 dégré dans ma vie. Plusieurs n’ont rien compris. Mais alors rien du tout! Certains m’ont traitée de folle à lier. D’autres, d’égoïste. D’autres encore d’aventurière. En tout, cas je reste une énigme pour la plupart. Pourquoi ces réactions à ma décision de retourner à l’école au moment où, comme le disaient alors ces personnes, je pouvais simplement m’asseoir et profiter pleinement de la vie maintenant que mes enfants sont grands et ont quitté le domicile familial?

Pourquoi choisir de souffrir alors que je pouvais simplement profiter de la vie pleinement maintenant avec ce que j’ai, nous avons pu bâtir jusqu’ici?

Oui, je pouvais bien faire cela. Passer mes journées chez moi dans mon sofa, un cointreau ou un césar à la main, à regarder la télévision et les films, ou avec d’autres amies femmes d’expatriés. Ou encore voyager pour dépenser l’argent que mon mari gagne, pour reprendre les termes de certaines de ces personnes.

Je n’ai rien fait de tout cela simplement parce que, avant d’être mère et épouse, je suis une femme, c’est-à-dire un être humain avec des rêves, des ambitions, des projets personnels. Des projets que j’ai toujours voulu réaliser, mais que j’ai simplement mis au réfrigérateur en attendant le moment opportun pour les réaliser.

Et je crois que nous avons tous des rêves, plus ou moins enfouis en nous. Des rêves que certains réalisent, et que d’autres, pour une raison ou une autre, ne réalisent pas. Renoncer à ses rêves parce que l’univers a conspiré contre nous en nous mettant des bâtons dans les roues est compréhensible quoique frustrant. Meme si nous savons que cet ne nous ferait pas cela parce que, comme le dit Paulo Coelho, lorsqu’on veut vraiment quelque chose, il se met en marche et en branle pour nous aider de tous les pores de son corps à obtenir l’objet de nos désirs.

Renoncer à son rêve à cause de ses peurs, de cette PEUR qui nous tétanise, nous paralyse et nous empêche de nous mouvoir, renoncer à nos rêves parce qu’on a choisi comme standard moins que la moyenne, renoncer à ses rêves, ses projets et ses ambitions parce qu’on se contente de peu et parfois de très peu, c’est ouvrir la porte au regret éternal. Et ça, je n’en veux pas!

J’ai la chance d’avoir eu des parents qui, quoique peu instruits, ont très tôt compris l’importance de l’éducation dans la vie d’une personne, et ont fait ce qu’ils pouvaient, avec ce qu’ils avaient, souvent presque rien, pour me donner l’éducation qui a contribué à faire de moi la jeune femme que je suis aujourd’hui.

J’ai eu le bonheur de rencontrer un homme merveilleux qui m’a donné le plus beau cadeau de ma vie: son amour! Un homme qui m’aime, pour qui je suis, ce qui a changé ma vie parce que, figurez-vous, aimer c’est accepter l’autre tel qu’il/elle est. Aimer c’est comprendre. C’est respecter. C’est soutenir. C’est accompagner. C’est aider l’autre, la personne aimée, à se réaliser, à se réveler. A vivre la vie qu’il désire et qu’il mérite. Aimer c’est croire en l’autre et le lui faire savoir. C’est lui donner des ailes pour voler, voler de ses propres ailes, le plus haut possible!

Seule, je ne serai jamais devenue celle que je suis devenue aujourd’hui. Celle que je veux devenir demain. Tout au long de ma vie, j’ai eu la chance de rencontrer des gens qui n’ont jamais doute de moi, et qui ont tout fait pour m’empêcher d’embrasser le doute qui souvent rôdait autour de moi. Des gens qui donné, et se sont donnés pour extraire de moi ce venin lorsqu’il réussissait tout de même à s’infiltrer en moi.

Tout au long de ma vie, mon chemin a croisé celui de personnes extraordinaires qui m’ont clairement et régulièrement fait comprendre que j’avais le droit d’être moi-même, le droit de vivre ma vie à moi, et surtout que j’avais le potentiel pour le faire. Tout en précisant qu’il fallait que je le souhaite, c’est-à-dire, que je remplisse ma part de contrat parce que, si on peut amener un âne à la rivière, on ne peut pas forcer celui-ci à boire de l’eau. Des mots qui ne sont pas tombés dans l’oreille d’une sourde. Non!

Dans quelques mois j’aurai fini ma formation et pourrai alors réaliser mon rêve d’enfance. Travailler dans cette passionante industrie que j’aime tant! Aider les gens à transformer des instants de leur vie en des souvenirs merveilleux et inoubliables. Vous l’avez compris: l’hôtellerie! Contribuer à répandre la lumière et la chaleur de l’hospitalité à travers le monde pour parler comme Conrad Hilton, le fondateur de la chaâne hôtelière planétaire et luxueuse Hilton.

Nous n’avons qu’une seule vie. Nous ne devons jamais oublier cette vérité terrible et vraie! La vivre à moitié? Non! A tous ceux et toutes celles qui ont des rêves et qui doutent, je vous recommande de les embrasser et d’oeuvrer pour que ceux-ci prennent corps. Ne pas les vivre alors que nous avons les moyens de le faire, pleinement, c’est c’est regrettable, surtout si on a le soutien et l’amour de nos êtres les plus chers. Et, croyez-moi, il n y a rien de pire que le regret!

Qu’en penses-tu? As-tu des regrets pour n’avoir pas fait ce que tu voulais tant faire? Vis-tu la vie que tu as toujours aimé vivre? Es-tu entrain de réaliser tes rêves? Quelque soit ta situation, je serais heureuse que tu partages avec nous pour inspirer, motiver, stimuler les autres à prendre les rênes de leur destin.

A ton bonheur!

Travailler pour vivre et pas vivre pour travailler

Bonjour, chers amis,

Après la pause d’hier, le travail recommence aujourd’hui. Le 1er Mai c’est la fête du travail. Une journée consacrée, non seulement aux défilés et autres réjouissances, mais surtout à la réflexion sur le travail:

  • travailler pour vivre, ou vivre pour travailler?
  • travailler, mais dans quelles conditions? Et surtout, pour quel salaire?
  • comment préparons-nous notre retraite? car nous n’aurons pas toujours 20 ans. Et justement, quand devons-nous aspirer à cette retraite?
  • quel est le sort des veuves, des veufs et des orphelins qui ne peuvent pas toujours toucher la maigre pension de leurs partenaires décédés, lesquels ont pourtant cotisé toute sur vie?
  • que faire pour que le travail ne soit plus une source de problèmes, de stress, un bourreau de notre santé?
  • comment aider ceux et celles qui ont choisi de consacrer leur vie a aider les autres, les plus nécessiteux, à mieux faire leur travail sans y laisser leur peau, leur santé, et leur vie?

Hier, comme tous les autres 1er Mai antérieurs, j’ai pensé à toutes ces questions, et je vous avoue que je ne suis pas sûre d’avoir trouvé des réponses à ces questions. Ce n’est pas facile. Le travail devrait être une source de joie, pas une source de stress, d’angoisse, de souffrance.

Le travail devrait permettre aux travailleurs de s’épanouir, de se développer personnellement, mais aussi professionnellement.

Le travail ne devrait pas être un sacrifice, mais une activité réalisée avec joie, enthousiasme, gaité.

Le travail devrait permettre aux travailleurs de gagner leur pain quotidien. Il devrait leur permettre de toucher une juste rémunération, fruit de leurs efforts.

Le travail devrait éloigner de nous le vice, l’ennui et le besoin, comme l’avait si bien dit quelqu’un. Hélas, tel n’est pas le cas. Les lieux de service sont devenus des endroits par excellence:

  • où le vice prospère (harcèlement sexuel, alcool, drogues, corruption, vol, etc.)
  • où les gens s’ennuient à mourir parce qu’ils n’aiment pas ce qu’ils font; parce qu’ils ne trouvent aucun intérêt à leur travail; parce qu’ils sont écrasés, brimés, humiliés à longueur de journée par des chefs qui, pour couvrir leur incompétence, complexe et autre insécurité, ne laissent aucune opportunité à leurs collaborateurs pour que ces derniers puissent se développer personnellement et professionnellement;
  • où la rémunération perçue permet très rarement de couvrir nos besoins sans cesse croissants dans un monde de plus en plus difficile et exigeant.

Avec ce panorama, point de surprise que le nombre de suicides, de personnes victimes de dépression, stress et autres accident vasculaire cérébral augmente sans cesse, plongeant des familles entières dans la détresse, le désespoir, la pauvreté.

Le 1er Mai doit être une opportunité pour tous et pour toutes de revisiter la notion de travail, et de réaliser enfin que nous devons travailler pour vivre et pas vivre pour travailler. C’est un souhait mais surtout un droit. En effet, nous avons une seule vie et ce serait regrettable de passer à côté de celle-ci.

C’est aussi un devoir, celui de nous battre pour que ce droit inaliénable soit respecté. Pour nous, mais aussi pour les autres. Nous avons les moyens de faire en sorte que ceci soit possible. Du moins à notre niveau. Avec nos propres employés que nous devons traiter comme des êtres humains, puisqu’ils le sont avant d’être nos employés, pas des chameaux. Pas des esclaves.

Réclamons nos droits, mais surtout respectons ceux des autres. Toutes ces personnes qui, quotidiennement, travaillent à rendre notre vie facile, ont des droits que nous devons non seulement respecter, mais appliquer. Je parle de ces collaborateurs qui donnent et se donnent tous les jours pour que cette entreprise que nous avons créée  prospère et se fasse une place dans un monde où la compétition est plus que féroce, inhumaine.

Je parle de notre femme de ménage qui fait tout chez nous et pour nous, du ménage aux courses en passant par la lessive, le repassage, la cuisine, les chambres, et j’en passe, pour que nous puissions nous consacrer totalement à notre boulot.

Je parle de notre baby sitter, celle-là qui prend soin de nos enfants pendant que nous sommes en voyage, au boulot ou tout simplement fatigués.

Je parle de notre gardien, celui-là qui veille sur nous pendant que nous dormons, nous ouvre le portail tous les jours, sous la pluie ou le soleil, à toute heure.

Je parle des tuteurs de nos enfants, ceux-là qui aident nos enfants à réviser leurs leçons, faire leurs devoirs,  à mieux comprendre des concepts difficiles pour eux et parfois même pour nous, les motivent, les encouragent à toujours faire mieux, à ne pas jeter l’éponge, et leur rappellent sans cesse qu’ils peuvent le faire et même réussir à le faire -ce que nous devrions faire parce que ce sont nos enfants et c’est notre devoir d’accompagner ces hommes et femmes en devenir dans leur processus de formation et de développement-, et que nous ne faisons pas par manque de temps, parce que nous sommes trop fatigues, par exemple. Le savons-nous? Si oui, que faisons-nous pour que ces droits soient respectes et surtout appliques? Avons-nous seulement conscience que c’est  grâce à ces personnes, souvent trop modestes, que notre vie est plus facile?

Respecter et appliquer les droits de ces personnes, nos employés, c’est, par exemple, nous assurer: 

  • qu’elles perçoivent un salaire digne, salaire qu’elles perçoivent tous les mois, et à temps; 
  • qu’elles ont des congés. Des congés payés; 
  • qu’elles ont une sécurité sociale.  

ça au moins nous pouvons le faire, et faisons-le, pour elles, pour nous.

Es-tu à jour de cette question avec tes employés, si tu en as? J’aimerais que tu partages avec moi tes tips et trucs pour appliquer les droits de tes employés, ou encore aider les autres à en faire autant avec les leurs. Tu sais, il n’est jamais tard pour commencer, et mieux vaut tard que jamais.

A ton bonheur,

Céline Clémence Magnéché Ndé Sika

Sois clair à propos de ce que tu ne veux pas et, à partir de là, tu verras clairement ce que tu veux

Ce matin j’ai reçu un message d’une amie qui se plaignait d’avoir accueilli, en l’espace, de deux semaines, six enfants de ses amies et membres de sa famille, lesquels sont venus passer leurs vacances chez elle. Elle a quatre enfants, ce qui lui fait en tout dix enfants dont elle doit s’occuper jusqu’en Septembre prochain. Adieu les vacances à la plage et la visite à sa maman qu’elle n’a pas vue pendant plus de deux ans. Elle est d’autant plus furieuse que personne ne lui a demandé son avis avant de lui expédier les enfants, parce que tout le monde sait qu’elle ne dira pas non. Et effectivement elle n’a pas dit non cette fois-ci, comme elle n’a jamais dit non par le passé lorsqu’elle a eu à faire face à des situations comme celle-ci.

Elle n’a pas dit non parce qu’elle ne veut froisser personne, parce qu’elle veut faire plaisir à tout le monde, parce qu’elle ne veut pas de conflit, parce qu’elle veut être aimée par tout le monde. Ce que mon amie oublie c’est que non seulement elle ne réussira jamais à faire plaisir à tout le monde et à être aimée de tout le monde, mais cette approche de la vie est hautement néfaste car en l’adoptant, elle renonce à elle-même, à sa personnalité, à ses désirs, ses ambitions, ses projets, et vit la vie des autres. Et renoncer à ses désirs au lieu de les alimenter et les réaliser ici et maintenant, renvoyer aux calendes greques ses projets et ambitions au lieu de les réaliser, enfouir au plus profond de soi ses émotions au lieu de les exprimer, c’est se tuer lentement mais sûrement. C’est s’auto-saboter, c’est faire preuve d’un manque d’amour pour soi-même. Et c’est aussi inviter les autres à nous mépriser, à nous manquer de respect, à nous exploiter, à nous empoisonner l’existence.

Nous n’avons qu’une seule vie, et il serait dommage de ne pas la vivre mais de vivre celle que d’autres personnes auraient dessinée pour nous. Nous avons le pouvoir de:

–       dessiner la vie que nous souhaitons vivre et que nous méritons de vivre

–       vivre cette vie que nous voulons vivre et que nous avons dessinée

–       reprendre le contrôle de notre vie, si celui-ci nous avait échappé,

Mais pour que cela soit possible, nous devons d’abord savoir très clairement ce que nous ne voulons pas vivre ou subir de la part des autres et, une fois ceci clarifié, nous serons alors capables de voir ce que nous voulons. Et ce que nous voulons c’est une vie heureuse, épanouie, dans laquelle nos pensées, nos actions et nos sentiments travaillent pour nous et non plus contre nous.

Ce ne sera pas facile car il y aura toujours quelqu’un pour vous dire que vous ne réussirez pas, pour vous décourager, pour vous critiquer, pour vous dire que vous allez à contre courant, que vous serez marginalisé parce que vous avez décidé d’exister pas vous-même, à votre manière. Oubliez tout ceci et concentrez-vous sur la raison pour laquelle vous avez décidé de mener ce projet: vivre heureux.

Tips et trucs aujourd’hui pour ameliorer ta vie?

DIS non lorsqu’iI le faut, absolument

AIME-TOI assez pour vivre à ta manière

OUBLIE les critiques destructives et concentre-toi sur l’unique raison pour laquelle tu as décidé de réaliser ton projet: vivre heureux car tu n’as qu’une seule vie

EVACUE tout ce qui t’ empêche de créer et vivre cette vie fabuleuse, épanouie et riche que tu mérites

LACHE tout ce qui te retient et t’ empêche de vivre la vie que tu as toujours rêvé de vivre car c’est en lâchant l’ancien que tu feras de la place à du nouveau

-ne CULPABILISE pas si ta quête du bonheur et du bien-être ne te nuit pas ou ne nuit à personne. Tu ne fais que du bien à toi-même et aux autres car une personne heureuse répand le bonheur autour d’elle

-le bonheur c’est un CHOIX, pas un DON offert par ton travail, tes biens, ton/ta partenaire, tes relations, tes collègues, tes enfants. C’est un choix que TU fais, pas les autres à TA place.

Moi j’ai longtemps fait le choix d’être heureuse et travaille d’arrache pied pour l’être. Contre vents et marrées. Et toi? Je serais heureuse de le savoir.

Céline SIKA