Loin des siens. Loin de tout!

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Il est 4:30 mn. La nuit est déjà tombée. Et il neige. Fortement. J’ai beaucoup hésité avant de me rendre à cette boutique à la sortie du travail. Ces deux dernières semaines ont été très éprouvantes pour moi. Alors, la dernière chose dont j’avais envie de faire était de faire des courses. Mais il le fallait car, malgré toutes les épreuves auxquelles nous sommes confrontés au quotidien, il faut continuer, n’est-ce pas?

Ne jamais jeter l’éponge.

Se relever et continuer.

Poser un pas après l’autre.

Toujours.

Vivre et surtout aider à vivre autant que faire se peut. Tendre la main à ceux et celles qui sont seuls, frustrés, découragés, déprimés, dépassés par la vie et ses multiples coups.

Aider ceux qui, comme David, se sentent seuls. Terriblement seuls. Loin de tout et de tous leurs êtres chers en ce moment si important de l’année.

David, que j’ai rencontré à l’arrêt du bus, est au Canada depuis trois ans et m’a avoué que c’est dur. Très dur. Emotionnellement. Socialement. Académiquement. Voici plus concrètement ce qu’il me dit après que nous ayons fait connaissance.

“Qu’est-ce que je fais ici, loin de ma terre, seul? Je donnerais ma vie pour retourner chez moi. Je n’ai jamais voulu venir ici. Mais, mon avis n’a pas compté. Pourtant il s’agit de ma vie. Mes parents ont décidé et je n’avais plus qu’à leur obéir. Personne ne m’a préparé à la réalité terrible que je vis depuis que je suis arrivé dans ce pays. La transition est dure et n’est pas terminée et je ne pense pas qu’elle terminera dans un avenir proche. Ou même un jour. Ce pays n’est pas pour moi, simplement.”

David est togolais, fils de parents nantis qui, comme plusieurs parents africains, veulent et font tout ce qu’ils peuvent pour que leurs enfants étudient et travaillent à l’étranger. Que ces enfants aient des rêves personnels, différents, qu’ils veuillent suivre un chemin différent de celui que leurs parents veulent tracer pour eux est simplement hors de question. Le résultat c’est des jeunes hommes et femmes incompris, déprimés, coupés du reste du monde dans lequel ils n’arrivent pas à s’intégrer, isolés de tout comme David qui, me l’a-t-il avoué, n’était pas sorti de sa chambre depuis des semaines.

Des jeunes hommes et des femmes qui, de plus en plus, commettent l’irréparable, la seule façon pour eux de se faire enfin entendre.

Pour tous ces enfants obligés de quitter leurs familles, ces enfants dont certains ont a peine 17 ans, les fêtes de fin et début d’année sont synonyme de torture atroce. Et si, en plus de souffrir de la solitude, du mal du pays et de l’absence de leur famille, ils sont obligés de gérer certaines contraintes comme celle de devoir quitter leur chambre à la résidence universitaire pendant cette période de l’année particulièrement froide, comme c’est le cas d’ailleurs ici au Canada, le fardeau devient trop lourd à porter.

De ma conversation avec David, des conversations que j’ai eues avec d’autres étudiants internationaux avec qui j’ai échangé sur leur nouvelle vie depuis que je suis au Canada, et surtout d’après ma propre expérience en tant qu’étudiante dans ce pays, je retiens quelques leçons que je voudrais partager avec vous:

  • Ecoutez vos enfants lorsqu’il s’agit de leur avenir. Certes, vous devez jouer votre rôle de parent, de guide, mais essayez de ne pas vouloir vivre à travers vos enfants parce que vos enfants ne sont pas votre prolongement. Ce sont des êtres à part entière, différents de vous. N’essayez pas de vivre ce rêve que vous n’avez pas pu réaliser à travers eux.
  • Revoyez vos attentes envers vos enfants. C’est OK de ne pas avoir les meilleurs notes au Collège ou à l’Université. C’est tout aussi OK de se tromper de filière parce que nous sommes tous des humains, donc imparfaits, et de changer, même après quelques années d’études. Et surtout ne considérez pas ces années comme perdues. Non!
  • Vos enfants auront certainement et énormément appris pendant cette période de tâtonnement, apprentissage qui leur permettra de mieux affronter la vie demain car à côté de la vie académique, il y a la vie. La réalité qui exige que l’on ait des compétences pas toujours académiques.
  • C’est normal et même nécessaire d’aider vos enfants à changer de cap lorsqu’ils se sont trompés de filière/programme. Imaginez un tout petit peu leur détresse. Dans le cas de David, non seulement il n’avait jamais voulu venir au Canada, mais il a dû étudier ce qu’il n’aimait pas, parce que ses parents en avaient décidé ainsi. Par respect pour ces derniers, il a continué, malgré lui, s’est accroché, pour leur faire plaisir.

Pour ne pas les décevoir.

Mais plusieurs abandonnent, en secret, et n’osent pas en informer leurs parents qui, en Afrique, croient que les choses vont bien pour leurs enfants, jusqu’au jour où ils découvrent le pot aux roses. Parce que les enfants, redoutant la réaction de leurs parents, n’osent pas s’ouvrir.

  • Créez les conditions pour que vos enfants puissent vous parler et se confier à vous sans aucune crainte de représailles. C’est seulement dans ces conditions que certains drames peuvent être évités et que vous pouvez réellement les aider lorsqu’ils ont besoin de vous.
  • Les mauvaises notes ne signifient pas la fin du monde. On peut avoir des mauvaises notes et réussir dans la vie. Plusieurs personnes prospères aujourd’hui n’ont jamais terminé le secondaire et étaient médiocres à l’école. Mais cela ne les a pas empêché d’être au sommet aujourd’hui, chefs d’entreprises prospères qui emploient ceux et celles-là qui étaient brillants en classe! Regardez autour de vous et vous verrez de quoi je parle.
  • Il n y a pas que la vie académique: vos enfants sont d’abord des êtres humains qui ont besoin de vivre une vie sociale et affective, et qui ont surtout besoin d’aide, de votre aide pour réussir ici aussi. Ils sont traumatisés, ont le mal du pays et sont en manque de leurs familles, ce qui peut sérieusement affecter leur santé mentale et les pousser à commettre l’irréparable. Le changement qu’ils vivent est drastique pour qu’on le prenne à la légère.

Le secondaire est un environnement structuré où les enfants sont encadrés et bénéficient d’appui et d’orientation constants. Les enseignants tiennent à ce que vous réussissez et s’y investissent. Lorsque vos notes sont mauvaises, ils cherchent à savoir pourquoi, en discutent avec vous et avec vos parents, suggèrent des stratégies pour vous aider à vous rattraper, etc. Ils sont vos enseignants mais aussi vos tuteurs et mentors en quelque sorte. Au Collège et à l’Université, c’est tout le contraire. Personne ne veille sur vous.

Personne ne vous demande des comptes ou encore vous rappelle ce que vous devez faire.

Personne ne vous demande si vous avez fait vos devoirs, etc.

Je me rappelle que nous réveillions nos enfants tous les matins à 7 heures lorsqu’ils étaient encore avec nous, veillions à ce qu’ils ne s’attardent pas trop, à ce qu’ils n’aillent pas à l’école sans avoir fait leur toilette ou encore en pyjama comme certains enfants le font ici. Nous veillions à ce qu’ils aillent à l’école et ne manquent aucun cours. A l’Université, personne d’autre ne fera tout cela. Dans ce nouvel environnement, on s’en fout et les enfants peuvent très rapidement et facilement perdre pied.

  • Préparez sérieusement vos enfants à réussir cette importante transition dans leur vie, et surtout réussir leur nouvelle vie.

“Personne ne m’avait dit que je dois changer de manière d’étudier. Je croyais que tout irait bien avec la stratégie que j’ai toujours utilisée au secondaire pour étudier, laquelle a toujours marché et m’a permis de réussir à mes examens,” nous a dit notre fils lorsqu’il s’est confronté à la réalité du monde universitaire.

Ces enfants commencent une nouvelle vie dans une nouvelle structure scolaire et un nouveau contexte et doivent aussi gérer leur nouvelle vie loin de leurs parents pour la première fois. Une nouvelle vie où ils doivent s’occuper de tout, faire leurs courses, établir et gérer un budget, préparer leurs repas, prendre soin de leur maison/chambre, faire leurs lits, leur lessive, la vaisselle, payer leurs factures à temps, naviguer leur nouvel environnement, en plus de répondre aux multiples attentes et exigences académiques.

Tout ceci peut se révéler trop lourd à porter surtout si ces enfants n’ont pas appris à se prendre en charge tôt. Nous, parents, oublions souvent cet important aspect de la vie et échouons à cultiver en nos enfants ces importantes aptitudes nécessaires pour vivre une vie réussie.

David n’a pas encore abandonné. Mais, qui sait combien d’enfants qui vivent la même réalité que lui l’ont déjà fait?

David n’a pas encore sombré dans l’alcool ou la drogue pour tenter de noyer ses soucis. Mais, qui sait combien d’enfants qui vivent la même réalité que lui l’ont déjà fait?

David vit encore seul, et refuse de se mettre en couple juste pour avoir quelqu’un qui va lui préparer à manger, faire sa lessive, sa vaisselle, faire ces courses qu’il abhorre, et bien d’autres choses que ses parents faisaient pour lui au pays. Mais, combien d’enfants qui vivent la même réalité que lui l’ont déjà fait? Juste pour s’en sortir. Mais, en couple, c’est dur aussi. ça, c’est un autre débat que j’aborderai plus tard.

Que la gratitude soit avec vous!

Céline Magnéché Ndé Sika

 

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La fin est le commencement d’une nouvelle histoire

ImageDepuis plusieurs années j’ai le privilège, j’allais dire l’honneur d’écouter des histoires de vie racontées par des hommes, des femmes et des adolescents qui, confrontés aux difficultés que pose la vie, cherchent des réponses, une protection, un équilibre, de la motivation, des encouragements pour continuer lorsque l’envie de tout plaquer est à son paroxysme, une inspiration pour commencer ou recommencer une histoire ou un projet foiré, parfois simplement une oreille attentive, ou encore de l’affection dans un monde de plus en plus froid où, malgré les formidables avancées des technologies de l’information et de la communication, les gens s’éloignent les uns des autres chaque jour un peu plus.

Chaque fois que ces hommes, ces femmes et ces adolescents se confient, je réalise non seulement la complexité de l´être humain qui reste  en plus un véritable mystère indéchiffrable, mais aussi l’étendue des difficultés auxquelles nous sommes tous confrontés au quotidien, ainsi que l’ampleur de la tâche que nous devons abattre individuellement mais aussi collectivement pour que notre existence personnelle et celles des autres soit moins douloureuse.

La vie est difficile, parfois cruelle, surtout si on n’est pas bien outillé pour naviguer efficacement dans la mer des obstacles et problèmes que nous rencontrons partout, tous les jours. En effet, comment continuer à vivre lorsque cette relation à laquelle nous croyions tant, et dans laquelle nous avions tout investit s’arrête brusquement et brutalement?

  • Comment survivre lorsque, après avoir tout donné pour la réussite de l’entreprise dans laquelle nous travaillions nous sommes purement et simplement remerciés ?
  • Comment rester confiant et surtout continuer à croire en soi-même et en l’avenir lorsque, après deux années d’études dans un programme universitaire nous sommes suspendus parce que, à cause des difficultés de tout ordre –adaptation et intégration dans un nouvel environnement différent de celui que nous connaissions jusque là, difficultés financières, chagrin d’amour, harcèlement, brimade, dépression, etc.- nous n’avons pas pu passer nos examens ?
  • Comment ne pas se laisser mourir à petit feu lorsque l’homme ou la femme avec qui vous envisagiez de passer le reste de votre vie parce que vous saviez que c’était votre âme sœur, votre moitié, décède et vous laisse seule au monde ?

Lorsque nous vivons des situations comme celles que je viens de citer –et certainement plein d’autres- il nous est difficile de ne pas croire en la fin de tout, de garder notre santé mentale, de rester intact tant physiquement que moralement et émotionnellement, surtout si on se définit par ce qu’on est ou ce qu’on a, ou encore son statut social, au lieu de par qui on est réellement. Que suis-je ou que vais-je devenir sans mon boulot, mon ami, mon conjoint, ma famille, mes biens, sans mon titre, sans mon statut, sans ce diplôme que je risque ne pas avoir ? En ces moments où nous sommes au creux de la vague, nos émotions, que nous ne contrôlons plus, prennent possession de nous et nous empêchent de réaliser que la fin est le commencement d’une nouvelle histoire, et que, à côté de cette porte qui s’est fermée, qui reste irrémédiablement et désespérément fermée et que nous persistons à frapper, il y a plusieurs autres qui sont grandes ouvertes.

S’il est important et même vivement conseillé de laisser s’exprimer ses émotions lorsque cela est nécessaire –comme pleurer un grand coup, pousser un coup de gueule, par exemple-, il est extrêmement important de ne pas laisser ces dernières nous kidnapper et devenir notre maître. La fin n’est pas la fin, mais plutôt le commencement d’une nouvelle histoire, une nouvelle histoire d’amour, une nouvelle aventure, un nouveau projet, une nouvelle vie. La fin est l’occasion d’évaluer sa vie, redéfinir ses priorités, réorienter sa vie, ouvrir la porte à soi-même, placer enfin sa personne, ses envies, ses projets avant ou au centre de tout. La fin est une promesse, une opportunité que nous devons saisir. Garder le contrôle lorsque tout s’écroule est absolument nécessaire pour le réaliser et surtout mobiliser les ressources dont nous avons besoin pour réussir cette nouvelle étape de notre vie.

Toute chose, bonne ou mauvaise, a une fin. Comment réagis-tu face cette évidence ? Quelle attitude adoptes-tu lorsqu’elle s’invite dans ton quotidien et ta vie ? Je serai heureuse que tu partages ici avec nous ton expérience, tes tips et trucs pour rebondir, renaître ou te réinventer après les coups durs de la vie.

Céline SIKA

Il n y a rien d’anormal à demander de l’aide

Quelques années après que mon père soit tombé malade, nous avons suggéré à notre maman de recruter quelqu’un qui vendrait l’aider quotidiennement à prendre soin de notre papa, puisque maman, qui avait déjà dépassé la soixantaine à l’époque, n’avait pas la force physique nécessaire pour mettre papa au lit, le descendre du lit, le relever lorsqu’il tombait, le nourrir, l’habiller, faire sa toilette toutes les deux heures, le promener, le laver toutes les heures parce qu’il n’était plus capable d’aller aux toilettes seul et souillait très souvent son pantalon.

Il faut dire que notre papa avait été victime d’un accident vasculaire cérébral qui l’a laissé presque végétatif et incapable de faire toutes des choses que nous prenons pour acquises. A notre très grande surprise notre maman a opposé un non catégorique à notre offre. D’après elle, une femme qui laisse quelqu’un d’autre s’occuper de son mari c’est une mauvaise femme, une femme irresponsable, et elle n’en était pas une. “Je suis fatiguée, c’est vrai. J’ai perdu l’appétit depuis longtemps déjà, c’est vrai. Je ne sors plus de chez moi depuis belle lurette, mais je préfère mourir que de laisser les autres s’occuper de mon mari. Lorsque je l’ai épousé je l’ai fait pour le meilleur et pour le pire. J’étais sincère. Je ne changerais pas aujourd’hui où il a plus besoin de moi.“

Et maman s’est occupée de notre papa seule avec l’aide d’une de mes soeurs pendant les sept années que papa a été malade jusqu’à sa mort en Décembre dernier.

J’ai décidé de vous parler de cette histoire parce qu’elle m’a profondément marquée et surtout mis en evidence la trop grande pression que subissent les femmes dans nos societes. On attend d’elles qu’elles soient parfaites, infatigables, omnipresentes, qu’elles ne tombent pas malades. Elles ne doivent pas dire non, ne doivent pas échouer, encore moins se plaindre, et doivent mettre leurs propres besoins et ambitions au placard et satisfaire ceux des autres.

Mais personne n’est un super héros ou une superwoman. Le penser et le dire c’est faire croire que la femme ne peut jamais échouer, tomber malade, être fatiguée.

Ce qui est faux car les femmes aussi sont épuisées, dépassées par les responsabilités, stressées, et ont besoin d’aide pour ne pas ruiner leur santé mentale.

A la mort de notre papa, notre maman n’était plus que l’ombre d’elle-même, amaigrie, victime de palpitations très fréquentes. Après le décès de notre papa, elle a dû passer de multiples examens et suivre un programme de soins recommandé par des médecins. Huit mois après le décès de papa, elle n’a toujours pas totalement recouvré sa santé.

Une femme qui prend le temps de se reposer et de prendre soin d’elle-même n’est pas une mauvaise femme, une femme irresponsable ou une personne égoiste comme la société veut nous faire croire. Nous devons voir les femmes comme elles sont réellement: des êtres humains avec des besoins comme tout autre être humain, comme celui de se reposer, de prendre soin de soi. Nous devons accepter qu’elles ont aussi le droit d’être fatiguées, d’échouer, de se tromper, d’être tristes, stressées, et dépassées par les évènements. Et qu’elles ont le droit et même le devoir de demander de l’aide lorsqu’elles n’en peuvent plus. Et surtout nous devons cesser de véhiculer des idées qui ne corresondent pas du tout avec la réalité, cesser de penser et de propager qu’elles sont des super héroines et qu’elles seront heureuses si elles accomplissent les rôles que la société leur a imposés sans toujours leur donner les moyens dont elles ont besoin pour les assumer.

Alors, que faire pour améliorer la vie des femmes et la nôtre? Nous devons:

-reconnaître tous les rôles que jouent les femmes (ce qui n’est souvent pas le cas), et les aider à s’aimer et accepter les compliments, au lieu de les repousser

-aider les femmes à reconnaître qu’elles ne peuvent pas tout faire,

-les aider à comprendre et accepter que demander de l’aide lorsqu’elles sont épuisées n’est pas un délit,

-les aider à comprendre qu’elles ont le droit de prendre le temps de s’occuper d’elles-mêmes et même de mettre cette activité au premier rang de leur liste des choses à faire.

 Faire ceci c’est les aider à améliorer leur vie et je puis vous assurer que lorsque les femmes sont en santé, lorsqu’elles sont heureuses et épanouies, c’est toute la famille, toutes les personnes de son entourage et même les parfaits inconnus qui en bénéficient.

 Faites-le dès maintenant et vous verez vous-mêmes le changement que vos actes apporteront. Et encouragez les vôtres à en faire autant. Et surtout n’oubliez pas de partagez cette expérience avec nous ici.

 Merci de m’avoir lue et à très bientôt ici pour d’autres tips et trucs pour améliorer votre vie et celle des vôtres!

 Celine SIKA

 

Buvez de l’eau et vous serez à l’abri de plusieurs maladies

Je vous écris cet article aujourd’hui une bouteille d’eau à portée de ma main. C’est la deuxième bouteille que je bois depuis ce matin. Cela me fera en tout, si je m’arrête à celle-ci, trois litres d’eau pour aujourd’hui.

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Il fait certes très chaud à Montréal ou je me trouve depuis quelque temps déjà, et le corps humain a besoin d’être hydraté. Régulièrement. Mais, même s’il ne faisait pas chaud, je buvrais toujours la même quantité d’eau, sinon même plus, parce que l’eau c’est la vie comme on dit souvent, ce qui est vrai. Parce que boire au moins les huit verres d’eau (deux litres d’eau) qu’on nous recommande par jour, c’est soustraire son corps à plusieurs problèmes physiques, comme l’ont découvert les recherches scientifiques. Lorsque notre corps est sec, nous sommes physiquement malades. En effet, d’après le Dr Batmanghelidj, l’auteur de Votre corps réclame de l’eau: effets méconnus de la déshydratation, lorsque notre corps ne reçoit pas toute l’eau dont iI a besoin, il nous le fait savoir par l’asthme et les allergies, les colites, les hernies, l’arthrite, les maux de dos, les douleurs dans le cou, l’angine, les maux de tête, le stress et la dépression, l’hypertension, le cholestérol, l’obésité et le diabète, la constipation.

Plusieurs personnes boivent très peu d’eau, et d’autres n’en boivent pas du tout, par ignorance. certainement. Mais d’autres personnes, même lorsqu’elles sont informées de tous les bienfaits de ce liquide vital pour notre corps, ne la boivent toujours pas. Certains se contentent de boire tout autre liquide: café, thé, soda, bière, vin, convaincus, et affirment à qui veut les entendre, que ceux-ci remplacent l’eau. Ce qui est absolument faux car l’eau c’est l’eau et aucun autre liquide ne saurait la remplacer. Tout liquide sucré déshydrate, et le thé et le café sont les plus grands liquides déshydratants.  J’en ai personnellement fait l’expérience. Si je bois une tasse de café maintenant, dans les 15 minutes qui suivent, et avant que je n’aie vidé ma tasse, je dois automatiquement aller uriner, pas une fois, mais plusieurs fois.

La même chose se passe avec du thé.

Prendre une tasse ou deux tasses de café par jour ça peut aller. En faire sa seule et unique boisson, c’est pas du tout recommandé car ce liquide ne satisfait pas le principal besoin de notre corps qui est l’hydratation, et la meilleure façon de le faire c’est avec de l’eau, au moins deux litres par jour.

Comment boire donc de l’eau?

ImageN’attendez pas d’avoir soif pour boire parce que le soif est un signe de déshydratation poussée. Et boire lorsqu’on a soif, c’est comme arroser une plante dans une terre trop sèche, cela peut tuer la plante.

Buvez deux verres au lever du lit, un verre avant chaque repas, et plusieurs petites gorgées dans la journée.

Ayez toujours avoir une bouteille d’eau à portée de la main. Au début, ce sera difficile surtout si on n’y est pas habitué mais petit à petit, cela deviendra un reflexe pour vous, et surtout un passeport pour votre bien-être émotionnel et mental.

Je sais que vous vous aime assez pour prendre votre bien-être physique, émotionnel et mental au sérieux. Prenez soin de vous, personne d’autre ne le fera, du moins, pas mieux que vous.

Si vous avez aimé, alors rendez-vous ici pour d’autres tips et trucs pour améliorer votre vie. Et surtout, BUVEZ BEAUCOUP!

Celine SIKA