Une autre opportunité se présente

Nous sommes le 1er Janvier 2019!

2018 s’en est allé avec son lot de bonnes, mauvaises et très mauvaises choses parfois.

L’année 2018 a été particulièrement difficile pour moi avec le décès de plusieurs personnes qui me sont proches et chères. C’est donc avec un certain soulagement que j’accueille 2019 et je souhaite de tout coeur que cette nouvelle année soit moins douloureuse et traumatisante. Mais je ne vais pas seulement souhaiter: je vais faire ma part car, et comme le dit un proverbe arabe, il faut attacher son chameau avant de le confier à Allah.

Certes, il y a des choses qui sont au-dela de notre zone de contrôle. Mais, souvent aussi, très souvent aussi j’allais dire, nous avons le pouvoir de faire des choses, de faire bouger ou changer des choses, de construire cette personne que nous voulons être, ou encore le pouvoir de vivre la vie que nous désirons et méritons.

Une opportunité d’emploi ne se présente toujours pas malgré vos efforts? Créez la vôtre!

Vous vivez une relation toxique et dangereuse? Quittez-la au plus vite!

Un boss qui vous écrase, vous pourrit la vie et vous empêche de vous developper professionnellement? Allez voir ailleurs!

Votre environnement ne vous plaît pas et vous nuit plutôt? Déménagez!

Vous croulez sous des dettes et ne savez comment faire pour retrouver votre santé financière? Prenez des cours d’éducation financière!

Votre couple bat de l’aile? Parlez, parlez et communiquez! Sincèrement, en vous souvenant de pourquoi est-ce que vous êtes tombés amoureux l’un de l’autre. Et surtout, agissez!

Vous voulez changer de carrière parce que vous êtes fatigué de vous lever a quatre du matin tous les jours et parcourir 120 kms pour aller au boulot en bravant des embouteillages monstres pour un salaire de misère, et vous êtes devenus de parfaits étrangers pour vos enfants qui grandissent sans vous? C’est le moment!

Un partenaire vous fait attendre toujours et vous manque de respect? N’attendez plus!

Votre santé est malmenée à cause de votre style de vie pas possible? Changez-le et embrassez tout ce qui vous fait du bien!

Vous cherchez en vain ce livre ou cette entreprise qui vous aidera à résoudre un problème précis? Ecrivez ce livre-là ou créez cette entreprise-là!

Oui, une nouvelle année vient de commencer, il nous revient de la remplir comme nous remplirions les pages blanches d’un livre qui contient 365 pages, les jours de cette nouvelle année. Qu’allons-nous coucher sur les pages de ce livre tout beau et tout neuf? Ce que nous aurons choisi. Bon ou mauvais. Beaucoup de choses dependent de nous et uniquement de nous. Nous sommes au volant!

Très bonne et heureuse année 2019!

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La vie c’est maintenant!

5 Décembre 2017

Hôpital Villeneuve de Montpellier. Je suis assise dans un fauteuil roulant en attendant qu’on m’emmène en salle pour m’anesthésier. Je dois subir une opération chirurgicale pour me débarrasser des quatre énormes fibromes que j’ai dans l’utérus. Jusqu’à la dernière minute, j’ai espéré que le diagnostic soit différent de celui que j’ai reçu comme un coup de poing dans le ventre. D’abord à Nairobi deux mois plus tôt.

Je suis alors très fatiguée. Cela dure déjà depuis un bon bout de temps. Je saigne aussi sans arrêt au point de ne plus me déplacer sans serviettes hygiéniques dans mon sac à main Je suis extrêmement fatiguée. Le moindre effort m’essoufle. Alors, je décide de faire un check-up médical. Les résultats des examens qu’on me prescrits révèlent une grave anémie et trois gros fibromes dans mon utérus. Je suis abattue et j’ai peur. Mais je me dis que c’est peut-être une erreur. Ce genre de choses arrive souvent. J’ai un voyage programmé en Europe. Je décide de demander une deuxième opinion à Montpellier. Ma soeur y vit et m’aide à prendre des rendez-vous à l’hôpital Villeneuve. Non sans difficultés. De plus en plus de femmes ont des fibromes et le service de gynécologie est parmi un des plus solicités. Il faut en moyenne trois mois pour prendre un rendez-vous. Ma soeur insiste auprès des agentes du bureau des consultations et réussit à me faire programmer la semaine d’après. On a déplacé quelqu’une pour le faire. Cela me dérange parce que je n’aurais pas aimé que l’on me fasse cela à moi. Mais j’ai besoin de savoir. Et si le diagnostic se confirme, je voudrais subir cette opération en Europe où la probabilité pour que les intervenants se trompent pendant l’opération est nettement moindre. J’ai besoin de reprendre une vie normale. En effet, le noir est devenu ma couleur préférée parce que les garnitures n’arrêtent plus le sang. J’ai beau les changer, le sang finit toujours par me salir Et tâcher tout ce sur quoi je m’asseois ou me couche. Je change de draps tous les jours et recouvre mes chaises d’un tissu protecteur avant de m’asseoir. Chez moi encore ça va, mais dehors c’est l’angoisse tout le temps. D’être à cours de garnitures, de tâcher les sièges ou fauteuils des autres, de me salir et que les autres le voient…

Le visa Schengen, je l’obtiens aussi sans trop de difficultés. Les dieux sont avec moi. Je voyage et, lors de a consultation, le diagnostic se confirme: au lieu de trois fibromes, c’est quatre que j’ai dans mon utérus et je dois subir une opération pour les supprimer.

Ce matin-la donc, je suis assise dans mon fauteuil roulant et je regarde la télévision en me demandant si je le fais pour la dernière fois. De temps à autre, la porte s’ouvre et l’on pousse des corps allongés sur des lits roulants, celui des femmes endormies à l’anesthésie qu’on emmène en salle d’opération. On m’a fait signer un papier sur lequel je reconnais que l’anesthésie que les mdecins s’apprêtent à m’administrer comporte des risques sérieux pouvant être même fatals. J’ai hésité longtemps avant de signer ce document terrible. En le signant, il me semblait que je signais mon arrêt de mort. Mais, sans ma signature, point d’opération.

Sur la télévision, je vois un très beau documentaire sur la vie sous marine. A côté de moi, trois autres femmes attendent dans des fauteuils roulants comme moi. Notre sort est commun. Aucune de nous ne parle. Nous regardons toutes la télévision, pensant peut-être la même chose.

Mon tour arrive. Je demande à marcher pour aller en salle d’anesthésie. J’ai encore la situation en main malgré tout. Je me lève donc de mon fauteuil roulant et marche vers la salle. Je me vois entrain d’aller vers la mort. J’ai les larmes aux yeux mais je les refoule. L’accueil est très chaleureux. On m’installe sur un lit roulant et le médecin anesthésiste m’informe de ce qu’elle va me faire dans une atmosphère très bon enfant. Les quatre infirmières qui m’entourent me complimentent sur mes belles tresses dorées et me demandent même le nom de ma coiffeuse parce qu’elles souhaitent se faire faire la même coiffure et puis, plus rien. Lorsque je me réveille cinq heures plus tard, je suis dans une autre salle. On m’annonce alors que l’opération est terminée et que tout s’est très bien passé. J’ai été morte le temps de l’opération et suis ressuscitée. Le même jour, quelques heures après mon réveil, je rentre chez moi avec ma soeur qui m’a accompagnée le matin même et prié avec moi pour que tout se passe bien avant de me quitter. Après son depart, déjà hábillee en chemise, culotte, chaussons et chapeau jetables donnés par les infirmières, je me suis couchée dans mon lit, et s’en est suivi un face-à-face difficile avec moi-même.

Et si je ne me relevais pas de cette opération, que se passerait-il? Et quid de mes projets? Et mes enfants? Et mon mari? Et ma mère? Je ne leur ai pas suffisamment dit que je les aimais. Quel bilan est-ce que je peux faire de ma vie? Qu’est-ce que j’ai mal fait? Est-ce que je n’aurais pas pu faire mieux? Cela fait des années que je n’ai pas échangé avec X et Y qui m’ont offensée et j’ai décidé de m’éloigner. Est-ce la meilleure solution? Je n’ai pas dit à telle autre personne que je lui ai pardonné toutes les horreurs qu’elle m’a faites et elle en souffre depuis des années. Voilà que je n’aurais peut-être jamais le temps de le-lui dire… Je n’ai pas grand chose mais j’aurais tout de même voulu faire mon testament… Tout cela et bien d’autres choses ont défilé dans ma tête pendant ces heures infinies d’attente de mon opération sur mon lit d’hôpital.

Je suis consciente du fait que je mourrai un jour. J’en parle même d’ailleurs régulièrement autour de moi, ce qui agace les miens, lesquels pensent que je suis un oiseau de mauvais augure qui appelle la mort en parlant tout le temps de la mort. J’en parle parce que je sais qu’elle est là, qu’elle rode et qu’elle frappe sans aucune distinction même si nous refusons de la voir. J’en parle et demande tout le temps que mon mari et moi metions de l’ordre dans nos affaires comme les japonais qui vont jusqu’à commander et réceptionner leurs cercueils pendant qu’ils sont encore en vie. Pour éviter des surprises et aider ceux que nous aimons et qui nous survivrons. Des cas de familles disloquées et déchirées après le décès des parents morts sans avoir mis de l’ordre dans leurs affaires sont légions.

Je sais donc que la mort c’est la soeur jumelle de la vie et qu’elle est omniprésente. Mais, pour une raison que j’ignore, je ne la voyais pas autour de moi jusqu’à ce 5 Décembre 2017 où la perspective de subir une anesthésie m’a rappelé de façon brutale que je suis bel et bien mortelle. Que je peux mourir à tout moment. Que la mort ne frappe pas seulement les autres, qu’elle pouvait aussi me frapper.
A tout moment.

A mon réveil, j’ai constaté avec horreur que la vie suivait son cours et que, même si je m’étais endormie pour toujours, la vie aurait continué tranquillement son cours comme si je n’avais jamais existé. Oui, comme si je n’avais jamais existé. En effet, c’est nous qui passons, pas la vie. Pas le temps lequel est éternel.

J’ai 51 ans aujourd’hui. Combien de temps me reste-t-il désormais à vivre sur cette terre? Je n’en sais rien. Tout ce que je sais c’est que j’ai envie de vivre, pleinement, de faire de chaque jour une éternité de bonheur, sans heurter personne bien évidemment, et sans permettre à qui que ce soit de m’empêcher d’ atteindre cet objectif. J’ai envie de vivre et d’aider également les autres à en faire autant.

Décembre 2019 va s’achever dans quelques heures. Depuis mon opération, plusieurs personnes qui me sont chères ont quitté ce monde, parfois sans crier gare. Souvent très très jeunes. Laissant souvent derrière elles leurs parents et autres bien-aimés. Et cela va continuer. Parce que c’est la vie.

Pourquoi est-ce que je partage cette histoire avec toi? Parce que j’ai eu envie de le faire, simplement, et parce que j’espère qu’elle t’inspirera et que tu en tireras quelque chose pour améliorer ta vie. Et celle de ceux que tu aimes. La vie ce n’est pas demain: c’est aujourd’hui!

Personne n’appelle, personne ne demande comment je vais…

Don't take chances

« Personne n’appelle. Personne ne demande comment je vais. »

Cette phrase, c’est un jeune homme dans la quarantaine  qui la prononce. Il est attablé avec un autre jeune homme sur la table à côté de moi dans un restaurant. Ou mieux un café restaurant. Je lève la tête et le regarde avec intéret à partir de ce moment-là pour tenter d’en savoir un peu plus sur cette personne qui a l’air d’en vouloir au monde entier. Il a l’air malade. Il est malade. Amaigri, pâle. Je regarde encore et découvre avec stupéfaction qu’il s’agit du journaliste. Ou mieux, l’homme qui fut un des jounalistes les plus populaires du pays. Celui qui fut le journaliste vedette de la chaîne de télévision la plus populaire du pays. Ceux qu’on appelle aujourd’hui les celebrities. Il y a quelques semaines il a passé une annonce dans les journaux pour demander de l’aide. Il a besoin d’argent pour aller se faire soigner en Inde. Ceux qui peuvent y vont désormais, de plus en plus, parce que le système de santé de leurs pays a foutu le camp ou alors les soins prodigués par la poignée de vrais et compétents médecins –des faux pullulent- sont hors de portée. Un vilain cancer en veut à la vie de notre ancien journaliste. S’il ne se dépêche pas, bientôt  il ne sera plus là, une horreur car notre ami n’a pas 50 ans. Ses amis, les rares qui lui restent, relaient le message sur les réseaux sociaux pour inviter ses fans et ceux qui compatissent à faire quelque chose.

Comment en est-il arrivé là, notre ami journaliste?

Hier courtisé, sollicité de toutes parts par ceux qui comptent et veulent continuer à compter, ami de la jet set, des celebrities avec qui il trinquait et visitait les endroits les plus in de la ville et du pays, il est seul aujourd’hui. Oublié de tous et de toutes. Evité comme la peste. Et il ne comprend pas.

“Où sont mes amis?” demande-t-il à son compagnon de table.

Des amis, il n’en avait pas. Les vrais, je veux dire. Ceux qui sont là lorsque la danse bat son plein, mais qui sont aussi là lorsque la danse est finie. Ceux qui ne vous abandonnent pas lorsque vous êtes entrain de dégringoler et descendre toujours plus bas. Ceux et celles qui prennent votre appel lorsque votre étoile ne brille plus, lorsque vous avez perdu votre éclat, votre couronne et vos moyens.  Ceux et celles qui ne vous abandonennt pas lorsque vous avez besoin d’aide.

“Je sais désormais que je n’avais pas d’amis,” dit notre journaliste, au bord des larmes.

Comme cet homme, plusieurs d’entre nous découvrent, avec amertume, que ce qu’ils percevaient n’est pas la réalité, que ce qu’ils croyaient, n’est pas ce qui est.  Et c’est souvent difficile de digérer cela.

Vous vous reconnaissez dans cette histoire? Eh bien, moi aussi!

Il y a quelques années, lorsque j’avais cruellement besoin de ceux et celles que je croyais être mes amis, tous et toutes étaient aux abonnés absents. Certains y sont toujours aujourd’hui.realite, perception,

Pourquoi est-ce que je te raconte cette histoire?

Parce que je voudrais partager avec toi quelques petites mais importantes leçons de vie que j’ai apprises grâce à mes “amis”. Notre ami journaliste aussi, je crois.

  1. Il ne faut jamais vraiment compter que sur soi-mê Et, surtout, n’attendez rien de personne et vous ne serez jamais déçu. N’attendez rien, même pas un “Merci.” Si vous en recevez, c’est tant mieux. Si vous n’en recevez pas, No worries, d’ailleurs vous n’attendiez rien. Vous avez agi sans être dans cette logique de Give and Get. Vous avez juste agi parce que votre coeur vous a demandé de le faire. Period!
  2. Quelque soit ton statut social, il est important de rester humble. L’humilité n’est pas seulement l’affaire des pauvres. C’est une grande vertu que nous devons tous utiliser indépendament du de la grosseur de notre compte en banque, notre notre statut social, notre origine, j’en passe.
  3. Lorsque tu es entrain de monter, arrête-toi, pas pour utiliser ceux et celles que tu rencontres sur ton chemin pour mieux advancer et aller plus haut, mais pour les saluer parce que, demain, lorsque tu seras entrain de dégringoler, tu rencontreras ces mêmes personnes et c’est très certainement elles qui amortiront ta chute.
  4. Ne vis pas au-dessus de tes moyens ou au jour le jour comme si demain n’existait pas. Demain existe et est impitoyable pour ceux et celles qui l’ignorent. Etre réduit à passer des annonces dans les journaux pour demander de l’argent dont on a besoin pour se soigner alors qu’on avait un des plus bons salaires du pays veut dire que l’on n’a pas pris les mesures qu’il faut pour éviter de se retrouver dans cette situation malheureuse. Ce qui n’est pas intelligent parce que, si tu ne penses pas à acheter un parapluie, tu seras mouillé lorsqu’il pleut, et il pleuvra, mon ami, que tu aies un plan de protection ou pas. As-tu une assurance? Pour ta voiture, bien sûr, mais aussi pour ta santé et même ta vie?  As-tu un compte en banque pour des cas d’urgence? Je veux dire pour des cas de maladie, comme notre ami journaliste, ou au cas où tu perds ton boulot ou ta seule source de revenus. Si tu  vis au-dessus de tes moyens, il est temps d’apprendre à être ré Si tu n’as pas d’assurance ou de compte en banque où tu peux prendre de l’argent en cas d’urgence, pense à en ouvrir un et à l’alimenter régulièrement. Que tu gagnes une fortune ou juste ce dont tu as besoin pour survivre. Si tu prends la peine de faire un budget, realiste, tu sauras où va ton argent, pourras facilement éliminer tout ce qui est accessoire et dont tu peux faire sans, et enfin épargner pour investor et grandir, ou parer aux coups de la vie.

Fais-le, dès que tu commences à travailler.

A ton Bonheur!

Tu peux réaliser tout ce que tu te proposes!

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Bientôt le mois de Février va s’achever. Et Mars va poindre son nez. Et puis ce sera Avril et…. Décembre.

Le temps passe. Ou mieux, nous passons.

En Janvier dernier nous avons, ou la plupart d’entre nous a pris des résolutions. Et nous nous sommes engagés à les metre en oeuvre pour atteindre cette taille tant rêvée, commencer à écrire ce livre, réaliser ce voyage aux Iles Maldives, acheter cette voiture, cette maison tant désirée, obtenir cette promotion au boulot, déménager enfin dans ce quartier que j’adore, apprendre une deuxième langue ou faire ce Master. Retourner à l’école. Commencer enfin ce business. Manger sain et mener une vie saine…

Nous voici en Fevrier. Ou en sommes-nous avec nos résolutions?

Une amie me disait qu’elle avait décidé de perdre ces kilos qu’elle avait en trop et d’obtenir un corps ferme, pas comme celui de Sylvester Stallone dans Rambo, mais des bras, des jambes, un ventre et un fussier fermes. Mais, mon amie se cache dans la maison lorsque le personal trainer arrive et dit à ses enfants de lui dire qu’elle n’est pas à la maison.

Ridicule parce que le personal trainer a son argent qu’elle s’entraîne ou pas. Alors, lorsque mon amie n’est pas là, le jeune homme va ailleurs aider ceux et celles qui veulent vraiment atteindre leurs objectids de santé et de fitness.

Et, demander à ses enfants de dire à l’entraineur qu’on n’est pas à la maison alors qu’on y est c’est apprendre à ses enfants à mentir. Et, croyez-moi, ces derniers apprennent très vite et, la leçon venant de leurs parents, ils l’assimilent sans la questionner le plus souvent.

Prendre une décision ou rêver, c’est une chose. Plannifier des actions que l’on va mener pour transformer cette décision en action, c’en est une autre. Et, agir, oui, agir, c’est l’étape la plus compliquée de tout le processus. Là où plusieurs d’entre nous échouent. Pourtant, nous pouvons réaliser tout ce que nous nous proposons. Si nous le souhaitons vraiment et créeons des conditions pour que cela se réalise.

J’ai décidé de faire de l’exercice physique parce que c’est bon pour ma santé physique et mentale, parce que c’est bon pour éviter certaines maladies liées à l’inactivité. Je vois autour de moi les conséquences de cette inactivité. C’est effrayant!

Mais, chaque fois que je veux me mettre sur mon vélo, sortir marcher ou encore faire des abdos, il y a toujours quelque chose qui se met sur mon chemin. Mais, je résiste. Pour m’aider à le faire,  je regarde une photo de moi que j’ai placardée là où je dois la voir tout le temps, je regarde aussi cette photo de personnes obèses et alors je fonce sur mon vélo.

Ma motivation c’est avoir une pêche d’enfer, porter mes vêtements sans trop souffrir, tous mes vêtements, me sentir bien et en bonne santé quelque soit mon âge. Parce que, croyez-moi, c’est possible d’être en forme, en santé et sexy à tout âge. C’est aussi possible d’avoir toutes ces maladies liées à l’inactivité et une mauvaise hygiène de vie à 15 ans!

Si tu avais déjà abandonné tes résolutions, rectifies et reprends-les! Sans aucune honte. Ton future te remerciera pour l’avoir fait.

A ton Bonheur!

On a toujours de quoi être reconnaissant

Reconnaissance

 

J’écris cet article assise dans ma salle de travail. Je regarde à travers la fenêtre et ne peut pas m’empêcher d’admirer la beauté du paysage. Le temps est superbe, pas le froid glacial de certains pays, encore moins la chaleur abominable d’autres. Juste ce qu’il faut. J’ai préparé ma tasse de thé habituelle et ai décidé de le boire sans ajout. Pas de sucre. Pas de lait. J’ai banni le sucre depuis presque deux ans déjà. Il paraît que le miel est un bon substitut. Je préfère boire mon thé comme cela pour mieux savourer ce breuvage aux multiples vertus. Lorsque j’aurai fini ce thé, je passerai à l’eau chaude, oui, parce que c’est excellent pour nous aider à prendre soin de notre corps, cette unique maison dans laquelle nous vivons. Notre temple certains diront.

Lorsqu’on a 20 ans, c’est souvent le dernier de nos soucis. On a d’autres chats à fouetter. On veut conquérir le monde. On veut refaire le monde. On ne comprend pas qu’on ne nous comprenne pas. On prend des risques, souvent inutiles. Mais, lorsqu’on prend de l’âge, les priorités changent significativement. On devient plus conscient que notre temps est limité sur cette terre et qu’il est important de prendre les mesures nécessaires pour rendre notre séjour sur cette terre aussi heureux que possible. On fait attention à ce qu’on mange et boit car c’est ce que nous mangeons et buvons qui nous tue. On célèbre chaque jour qu’on a la chance de voir parce que, les amis, ce n’est pas un acquis.

En effet, au moment où on se lève de son lit et s’apprête à commencer une nouvelle journée, quelqu’un quelque part, souvent un bébé, se bat désespérément pour vivre, luxe qu’il ne pourra pas souvent se payer.

Oui, chaque jour que nous avons la chance de voir n’est pas toujours rose. Il est même souvent horrible, synonyme de douleur, souffrance, stress, etc.

Oui, cette promotion que tu attendais et pour laquelle tu as travaillé comme un animal n’est pas venue. Ou mieux, elle a été donnée à ceux qui, d’après toi, ne la méritent pas.

Oui, cette personne qui t’avait promis l’amour éternel t’a finalement plaquée dès que tu as fini de payer ses études et aidé à trouver un emploi pour une autre, plus jeune, plus good looking, plus instruite, plus mince, plus…

Oui, tu as découvert que cette personne que tu aimais plus que toi-même, et qui avait promis de t’aimer et de ne pas te faire du mal, a fait un enfant avec une autre femme, lequel a le même âge que ton premier né…

Oui, tu es sans travail depuis des années malgré tes efforts pour en trouver un…

Oui, le stress que tu subis de la part de tous parce que tu n’as pas encore eu d’enfant depuis ton mariage célébré il y a 1 an, ou de partenaire à 40 ans, est de plus en plus difficile à supporter…

Oui, tout cela est vrai, douloureux, et injuste. Mais, souviens-toi de tous ceux qui n’auront jamais 40 ans.

Souviens-toi de tous ceux qui ne peuvent plus se souvenir, de ceux-là qui ont tout perdu jusqu’à perdre leur mémoire, jusqu’à oublier qui ils sont.

Souviens-toi de ceux qui n’espèrent plus, comme cet enfant de 7 ans atteint de cancer en phase terminale qui attend, avec ses parents, le dernier jour.

Comme cet ami prêtre qui, atteint de cancer en phase terminale, attend, couché sur son lit de mort à l’hôpital, tous les appareils qui le maintenaient en vie débranchés, le grand départ.

J’ai appris à saluer chaque jour que j’ai le privilège de voir, quelque soit sa couleur parce que nous avons toujours quelque chose de quoi être reconnaissante. Ce n’est pas parce que les choses ne marchent pas comme je le souhaite que je vais refuser l’appel du futur. La vie est dure, certes, ce qui n’est et ne devrait être aucune surprise. Mais, la bonne nouvelle, heureusement, c’est qu’elle nous donne toujours les outils pour nous en sortir mais si et seulement si nous sommes prêts à les recevoir et à les utiliser. Un de ces outils c’est notre capacité à regarder ce que l’on a, au lieu de ce que nous avons perdu ou n’avons pas, et de nous souvenir que le jour finit toujours par se lever aussi longue soit la nuit!

Pour résumer? Voici 6 choses intéressantes à faire tous les jours pour te sentir merveilleusement bien et être superbe. Pour te faire du bien en un mot:

  • Penser positivement
  • Manger et boire sain
  • Faire de l’exercice physique, au moins une fois par semaine
  • Se faire moins de soucis et ne pas laisser le passé et tes circonstances venir t’emmerder et t’empêcher de vivre l’instant présent, ton seul bien
  • Travailler dur car rien ne viendra sans transpiration
  • Rire très souvent
  • Bien dormir, sur un bon matelas qui date de moins de 7 ans, dans un lit bien fait, avec du linge que tu aimes, loin des téléphones, téléviseurs et autres gadgets
  • Et pardonner à ceux qui vous ont offensé, pour vous, parce que, ne pas le faire c’est donner à l’autre le pouvoir de s’installer dans ton esprit et de le gérer
  • Et te pardonner toi-même

 

 

 

Exprimer sa gratitude c’est aussi aimer

thank you

Il y a quelques jours un des clients de l’hôtel où je travaille nous a offert un merveilleux paquet de chocolat.

Pour la Saint Valentin.

Surprise par ce beau et émouvant geste, et parce que j’étais curieuse de savoir pourquoi il avait fait cela, ce gentleman m’a dit trois choses:

  • Je suis content d’être en vie et en santé malgré les multiples épreuves que la vie m’a infligées
  • C’est une bénédiction d’avoir toutes ces merveilleuses femmes que vous êtes dans ma vie et de pouvoir m’imprégner chaque jour de votre contagieuse joie de vivre
  • Je voudrais vous dire merci de prendre si bien soin de moi. Je voudrais que vous sachiez que j’adore ce que vous faites pour moi et vous suis, vous serai éternellement reconnaissant.

Cet homme exquis vit à l’hôtel depuis plusieurs années déjà. Avant d’y élire domicile, il vivait dans une de ses propriétés avec son épouse. Alors que les deux partaient passer l’hiver en Floride, ils ont été victime d’un horrible accident de circulation dans lequel son épouse est décédée sur le champ. Les deux venaient de prendre leur retraite et commençaient une nouvelle vie où ils allaient enfin prendre le temps de vivre. A 65 ans, la vie ne fait que commencer, voyons!

Brisé à jamais, privé de sa partenaire, de son amie et de sa confidente, désormais seul, notre homme a sombré dans une dépression qui a duré des années jusqu’au jour où, en cherchant un document dont il avait besoin dans le sous-sol de son domicile, il est tombé sur une caisse dans laquelle il avait gardé toutes les lettres écrites à la main qu’il avait reçues. Parmi elles, une bonne partie lui avait été envoyée par sa défunte épouse après qu’ils se soient rencontrés. Saisi par l’émotion, et surtout percevant cette découverte comme un signe du destin, il entreprit de lire ces lettres et particulièrement celles de son épouse, lesquelles le ramenaient des années en arrière dans sa vie, dans leur vie à deux. Une d’elle retint particulièrement son attention. Celle dans laquelle son épouse lui recommandait de vivre pour elle et pour eux deux si jamais quelque chose lui arrivait et elle le quittait avant. Elle lui promettait de faire pareil si, lui, partait avant. Dès ce jour, il décida de vivre.

Pour elle.

Pour eux deux.

Il vendit tout ses biens et s’installa dans notre hôtel avec pour seul bien cette fois-ci les lettres de sa bien-aimée. Accueillant et vivant chaque jour comme si c’était le dernier. Célébrant la vie et faisant de son mieux pour mettre un sourire sur le visage de tous ceux et toutes celles que la vie veut bien met sur son chemin.

Ton tour…

Ceux et celles qui prennent soin de nous, nous aident tout au long de notre vie, nous tendent la main lorsque nous en avons besoin, nous redonnent espoir lorsque nous avons perdu tout espoir, nous disent ces mots sauveurs que nous avons tant besoin d’entendre au moment où nous devons les entendre; ces personnes qui, quoiqu’étant de parfaits étrangers souvent, nous tendent leur épaule sur laquelle nous nous épanchons au moment où nous sommes en pleine détresse (comme cette jeune fille qui, nous voyant pleurer au moment de quitter définitivement le corps de notre ami qui venait de s’éteindre à l’hôpital en Décembre dernier, nous prend dans ses bras tout en nous susurrant que ça va aller), toutes ces personnes qui contribuent, d’une façon ou d’une autre, à rendre notre existence plus agréable, ne sont pas toujours celles que nous pensions. Notre cuisinier/cuisinière, notre femme de ménage, la nounou de nos enfants, notre chauffeur, notre gardien, le barman qui nous sert notre boisson préférée chaque fois que nous leur rendons visite; notre coiffeur/coiffeuse qui nous donne ce look qui nous fait triompher, le voisin qui ramasse notre courrier lorsque sommes en voyage, accompagne nos enfants à l’école ou les ramènent à la maison lorsque nous ne pouvons pas le faire; cette dame qui coiffe notre fille ou encore lui tient compagnie lorsque sommes en mission ou en voyage et n’avons personne d’autre pour le faire (nous sommes des parents seuls); cette famille chez qui notre fille/fils vit à l’étranger où il fait ses études, et qui l’encadre comme si c’était nous-même, cette nièce/tante qui a tout sacrifié pour garder nos enfants afin que nous vivions la vie personnelle et professionnelle que nous désirons et méritons, toutes ces personnes comptent énormément pour nous. Alors, qu’as-tu fais cette Saint Valentin pour leur dire ta gratitude et leur exprimer ton amour?

Si tu n y pas pensé, ce n’est pas grave, tu sais. La Saint Valentin c’est tous les jours. Du moins à mon avis. Il n’est donc jamais trop tard pour le faire. A toi de jouer, et de partager avec nous afin que nous continuons à cultiver la gratitude.

A ton Bonheur!

Céline Magnéché Ndé Sika

 

 

 

 

Loin des siens. Loin de tout!

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Il est 4:30 mn. La nuit est déjà tombée. Et il neige. Fortement. J’ai beaucoup hésité avant de me rendre à cette boutique à la sortie du travail. Ces deux dernières semaines ont été très éprouvantes pour moi. Alors, la dernière chose dont j’avais envie de faire était de faire des courses. Mais il le fallait car, malgré toutes les épreuves auxquelles nous sommes confrontés au quotidien, il faut continuer, n’est-ce pas?

Ne jamais jeter l’éponge.

Se relever et continuer.

Poser un pas après l’autre.

Toujours.

Vivre et surtout aider à vivre autant que faire se peut. Tendre la main à ceux et celles qui sont seuls, frustrés, découragés, déprimés, dépassés par la vie et ses multiples coups.

Aider ceux qui, comme David, se sentent seuls. Terriblement seuls. Loin de tout et de tous leurs êtres chers en ce moment si important de l’année.

David, que j’ai rencontré à l’arrêt du bus, est au Canada depuis trois ans et m’a avoué que c’est dur. Très dur. Emotionnellement. Socialement. Académiquement. Voici plus concrètement ce qu’il me dit après que nous ayons fait connaissance.

“Qu’est-ce que je fais ici, loin de ma terre, seul? Je donnerais ma vie pour retourner chez moi. Je n’ai jamais voulu venir ici. Mais, mon avis n’a pas compté. Pourtant il s’agit de ma vie. Mes parents ont décidé et je n’avais plus qu’à leur obéir. Personne ne m’a préparé à la réalité terrible que je vis depuis que je suis arrivé dans ce pays. La transition est dure et n’est pas terminée et je ne pense pas qu’elle terminera dans un avenir proche. Ou même un jour. Ce pays n’est pas pour moi, simplement.”

David est togolais, fils de parents nantis qui, comme plusieurs parents africains, veulent et font tout ce qu’ils peuvent pour que leurs enfants étudient et travaillent à l’étranger. Que ces enfants aient des rêves personnels, différents, qu’ils veuillent suivre un chemin différent de celui que leurs parents veulent tracer pour eux est simplement hors de question. Le résultat c’est des jeunes hommes et femmes incompris, déprimés, coupés du reste du monde dans lequel ils n’arrivent pas à s’intégrer, isolés de tout comme David qui, me l’a-t-il avoué, n’était pas sorti de sa chambre depuis des semaines.

Des jeunes hommes et des femmes qui, de plus en plus, commettent l’irréparable, la seule façon pour eux de se faire enfin entendre.

Pour tous ces enfants obligés de quitter leurs familles, ces enfants dont certains ont a peine 17 ans, les fêtes de fin et début d’année sont synonyme de torture atroce. Et si, en plus de souffrir de la solitude, du mal du pays et de l’absence de leur famille, ils sont obligés de gérer certaines contraintes comme celle de devoir quitter leur chambre à la résidence universitaire pendant cette période de l’année particulièrement froide, comme c’est le cas d’ailleurs ici au Canada, le fardeau devient trop lourd à porter.

De ma conversation avec David, des conversations que j’ai eues avec d’autres étudiants internationaux avec qui j’ai échangé sur leur nouvelle vie depuis que je suis au Canada, et surtout d’après ma propre expérience en tant qu’étudiante dans ce pays, je retiens quelques leçons que je voudrais partager avec vous:

  • Ecoutez vos enfants lorsqu’il s’agit de leur avenir. Certes, vous devez jouer votre rôle de parent, de guide, mais essayez de ne pas vouloir vivre à travers vos enfants parce que vos enfants ne sont pas votre prolongement. Ce sont des êtres à part entière, différents de vous. N’essayez pas de vivre ce rêve que vous n’avez pas pu réaliser à travers eux.
  • Revoyez vos attentes envers vos enfants. C’est OK de ne pas avoir les meilleurs notes au Collège ou à l’Université. C’est tout aussi OK de se tromper de filière parce que nous sommes tous des humains, donc imparfaits, et de changer, même après quelques années d’études. Et surtout ne considérez pas ces années comme perdues. Non!
  • Vos enfants auront certainement et énormément appris pendant cette période de tâtonnement, apprentissage qui leur permettra de mieux affronter la vie demain car à côté de la vie académique, il y a la vie. La réalité qui exige que l’on ait des compétences pas toujours académiques.
  • C’est normal et même nécessaire d’aider vos enfants à changer de cap lorsqu’ils se sont trompés de filière/programme. Imaginez un tout petit peu leur détresse. Dans le cas de David, non seulement il n’avait jamais voulu venir au Canada, mais il a dû étudier ce qu’il n’aimait pas, parce que ses parents en avaient décidé ainsi. Par respect pour ces derniers, il a continué, malgré lui, s’est accroché, pour leur faire plaisir.

Pour ne pas les décevoir.

Mais plusieurs abandonnent, en secret, et n’osent pas en informer leurs parents qui, en Afrique, croient que les choses vont bien pour leurs enfants, jusqu’au jour où ils découvrent le pot aux roses. Parce que les enfants, redoutant la réaction de leurs parents, n’osent pas s’ouvrir.

  • Créez les conditions pour que vos enfants puissent vous parler et se confier à vous sans aucune crainte de représailles. C’est seulement dans ces conditions que certains drames peuvent être évités et que vous pouvez réellement les aider lorsqu’ils ont besoin de vous.
  • Les mauvaises notes ne signifient pas la fin du monde. On peut avoir des mauvaises notes et réussir dans la vie. Plusieurs personnes prospères aujourd’hui n’ont jamais terminé le secondaire et étaient médiocres à l’école. Mais cela ne les a pas empêché d’être au sommet aujourd’hui, chefs d’entreprises prospères qui emploient ceux et celles-là qui étaient brillants en classe! Regardez autour de vous et vous verrez de quoi je parle.
  • Il n y a pas que la vie académique: vos enfants sont d’abord des êtres humains qui ont besoin de vivre une vie sociale et affective, et qui ont surtout besoin d’aide, de votre aide pour réussir ici aussi. Ils sont traumatisés, ont le mal du pays et sont en manque de leurs familles, ce qui peut sérieusement affecter leur santé mentale et les pousser à commettre l’irréparable. Le changement qu’ils vivent est drastique pour qu’on le prenne à la légère.

Le secondaire est un environnement structuré où les enfants sont encadrés et bénéficient d’appui et d’orientation constants. Les enseignants tiennent à ce que vous réussissez et s’y investissent. Lorsque vos notes sont mauvaises, ils cherchent à savoir pourquoi, en discutent avec vous et avec vos parents, suggèrent des stratégies pour vous aider à vous rattraper, etc. Ils sont vos enseignants mais aussi vos tuteurs et mentors en quelque sorte. Au Collège et à l’Université, c’est tout le contraire. Personne ne veille sur vous.

Personne ne vous demande des comptes ou encore vous rappelle ce que vous devez faire.

Personne ne vous demande si vous avez fait vos devoirs, etc.

Je me rappelle que nous réveillions nos enfants tous les matins à 7 heures lorsqu’ils étaient encore avec nous, veillions à ce qu’ils ne s’attardent pas trop, à ce qu’ils n’aillent pas à l’école sans avoir fait leur toilette ou encore en pyjama comme certains enfants le font ici. Nous veillions à ce qu’ils aillent à l’école et ne manquent aucun cours. A l’Université, personne d’autre ne fera tout cela. Dans ce nouvel environnement, on s’en fout et les enfants peuvent très rapidement et facilement perdre pied.

  • Préparez sérieusement vos enfants à réussir cette importante transition dans leur vie, et surtout réussir leur nouvelle vie.

“Personne ne m’avait dit que je dois changer de manière d’étudier. Je croyais que tout irait bien avec la stratégie que j’ai toujours utilisée au secondaire pour étudier, laquelle a toujours marché et m’a permis de réussir à mes examens,” nous a dit notre fils lorsqu’il s’est confronté à la réalité du monde universitaire.

Ces enfants commencent une nouvelle vie dans une nouvelle structure scolaire et un nouveau contexte et doivent aussi gérer leur nouvelle vie loin de leurs parents pour la première fois. Une nouvelle vie où ils doivent s’occuper de tout, faire leurs courses, établir et gérer un budget, préparer leurs repas, prendre soin de leur maison/chambre, faire leurs lits, leur lessive, la vaisselle, payer leurs factures à temps, naviguer leur nouvel environnement, en plus de répondre aux multiples attentes et exigences académiques.

Tout ceci peut se révéler trop lourd à porter surtout si ces enfants n’ont pas appris à se prendre en charge tôt. Nous, parents, oublions souvent cet important aspect de la vie et échouons à cultiver en nos enfants ces importantes aptitudes nécessaires pour vivre une vie réussie.

David n’a pas encore abandonné. Mais, qui sait combien d’enfants qui vivent la même réalité que lui l’ont déjà fait?

David n’a pas encore sombré dans l’alcool ou la drogue pour tenter de noyer ses soucis. Mais, qui sait combien d’enfants qui vivent la même réalité que lui l’ont déjà fait?

David vit encore seul, et refuse de se mettre en couple juste pour avoir quelqu’un qui va lui préparer à manger, faire sa lessive, sa vaisselle, faire ces courses qu’il abhorre, et bien d’autres choses que ses parents faisaient pour lui au pays. Mais, combien d’enfants qui vivent la même réalité que lui l’ont déjà fait? Juste pour s’en sortir. Mais, en couple, c’est dur aussi. ça, c’est un autre débat que j’aborderai plus tard.

Que la gratitude soit avec vous!

Céline Magnéché Ndé Sika