Vous les appréciez? Vous les aimez? Dites-le leur. Pendant qu’il est encore temps!

DSCN0204Depuis que je vis hors de mon pays, je communique avec ma famille tous les Dimanches grâce à ce formidable et merveilleux outil qu’est Skype. Ce rendez-vous est devenu un rituel presque, que j’attends et chéris. Je leur donne de mes nouvelles et prends des leurs. Donc, Dimanche dernier, ma soeur m’annonce l’arrivée d’un nouveau-né dans la famille, lequel a reçu le nom de notre défunt papa. Surprise! Enorme et double surprise! D’abord parce que le bébé est celui de notre cousine. Selon la tradition de chez-nous, cet enfant, puisqu’il est le premier né de notre cousine, devrait porter le nom de son grand père paternel. Cela se passe presque toujours comme cela, à quelques très rares exceptions près. Deuxième surprise, l’enfant est nommé par quelqu’un qui, du vivant de notre papa, n’avait jamais exprimé de l’affection pour ce dernier. Alors, pourquoi? Pourquoi? L’échange que j’ai par la suite eu avec ma soeur a éclairé le mystère. Tenez.

-Mais pourquoi notre papa? ai-je demandé à ma soeur, sincèrement surprise. Il n’est pas venu aux obsèques de papa, choisissant d’aller en voyage, alors que l’on enterrait papa à quelques dizaines de mètres de sa résidence.

-Tu n’es pas la seule personne surprise. Tout le monde l’est. Il souhaite peut-être se racheter.

-Se racheter pourquoi? Il n’était pas obligé d’assister aux obsèques de papa, tu sais.

-Pas par rapport aux obsèques.

-Quoi alors?

-Il dit que papa lui a rendu un immense service qu’il n’oubliera jamais.

-Accouche!

-Il dit que c’est grâce à notre papa qu’il a épousé la maman de notre cousine, c’est-à-dire la grand mère du nouveau-né.

Effectivement, alors que tout le monde était contre cette union, notre papa avait remué ciel et terre pour que les deux amoureux se marient, se faisant des ennemis au passage, ce qui lui importait très peu parce qu’il voulait que sa soeur, qu’il aimait beaucoup, soit heureuse surtout que cette dernière adorait son fiancé.

-J’espère qu’il le-lui a dit de son vivant, m’exclamai-je! Parce que papa n’est plus là pour voir ce geste qu’il a posé.

-Je n’en sais rien, dit ma soeur. Mais tu sais que ce n’est pas toujours facile d’exprimer ses sentiments ici chez-nous. Qu’ils soient contents ou enragés, les gens se taisent. Ce qui n’est pas correct. Il faudrait que tout cela change et que les gens apprennent à dire aux autres leurs sentiments, et surtout au moment où il le faut.

Depuis cet échange, je voudrais écrire ces quelques lignes pour partager avec vous les leçons que j’ai tirées dudit échange. Des histoires comme celle-ci, vous en connaissez certainement. Vous-même avez très certainement déjà regretté de n’avoir pas eu l’opportunité d’exprimer votre gratitude à quelqu’un qui vous a rendu service, quelqu’un qui a posé un acte qui a changé votre vie. Lorsque vous le réalisez, il est trop tard car cette personne n’est plus de ce monde.

J’adorais mon papa, qui avait ses défauts comme tout le monde, bien évidemment, mais qui, en ce qui concernait l’éducation de ses enfants, était prêt à marcher à genoux d’un bout de la ville à l’autre pour leur donner l’éducation dont ils avaient besoin. Il était un très modeste fonctionnaire mais se débrouillait, je ne sais comment, pour que ses nombreux enfants puissent aller à l’école. Emotionnellement aussi, il était présent, voyageant toujours pour venir m’assister chaque fois que j’avais un examen official à passer. La veille de l’examen, il m’accompagnait repérer ma salle d’examen ainsi que ma table et, tous les matins pendant l’examen, il m’accompagnait, s’assurant que j’ai déjeuné et fait un tour aux toilettes avant de quitter la maison. Pendant la pause, il m’apporter à manger et saisissait l’opportunité pour me demander comment se sont déroulées les épreuves. A la fin de l’examen, il me donnait toujours de l’argent pour aller au cinéma avec ma meilleure amie, pour me féliciter et célébrer la fin de l’examen.

Lorsque je me suis mariée, il a continué à être émotionnellement présent, me prodiguant des conseils pour m’aider à construire avec mon époux un mariage heureux. Je n’ai pas eu l’opportunité de lui dire merci pour ce cadeau inestimable pendant qu’il était encore là. C’était son devoir de parent de faire cela, certes, mais il aurait pu ne pas le faire, et se comporter comme plusieurs parents qui se contentent d’avoir des enfants et c’est tout.

Je ne l’ai pas fait. Et n’ai pas eu le privilège que quelqu’un attire mon attention là-dessus. J’aurais tellement aimé qu’il soit encore là pour le-lui dire… Et il est tard. Très tard maintenant. Un sentiment horrible, croyez-moi. Un sentiment qu’il faut absolument éviter. Comment? Que faut-il faire?

  • Pendant que vous le pouvez, et qu’ils sont encore là, capables de vous entendre et de comprendre ce que vous leur dites, dites à vos êtres les plus chers combien vous les aimez. Il existe des tas de façons de le faire. Verbalement, mais aussi par des gestes. Des actions. Mais faites quelque chose pour faire passer cet important message.
  • Dites-leur merci pour leur amour, leur soutien. Dites merci à toutes ces personnes qui sont avec vous lorsque vous riez, mais qui restent également avec vous lorsque vous pleurez. Vos parents et votre famille aussi parce qu’ils ne sont pas obligés de vous soutenir, de vous accompagner, d’être là lorsque les choses vont mal pour vous. Ils le font par amour.

Pourquoi ne pas exprimer notre gratitude a la personne qui nous a rendu service, nous a montre la voie, tenu la main, donne un conseil vital, ouvert une porte, donne un précieux contact, pourquoi ne pas le faire? Et surtout pourquoi ne pas le faire au moment où il faut le faire? Ne pas le faire c’est pas correct. Et le faire lorsque la personne n’est plus la c’est le faire pour soi-même, et pas pour le/la défunt(e). C’est comme ces médailles républicaines qu’on attribue aux gens après leur décès et qui, d’après moi, n’ont aucune valeur.

Même à ces personnes qui nous tournent le dos lorsque nous avons besoin de leur appui, nous devons également dire merci parce rien n’arrive pour rien. Dans cette vie, on ne perd jamais. Si on ne gagne pas, on apprend, on découvre. Et, croyez-moi, très souvent, le geste/l’acte de ces personnes nous pousse à regarder ailleurs, un ailleurs qui, comme l’expérience l’a souvent montré, est bien mieux pour nous.

Ton tour…

Si tu as appris quelque chose de ce qui précède, j’en suis ravie. Et si tu as un commentaire à ajouter, ou une histoire à partager avec nous pour contribuer à améliorer la vie des autres,  je serais heureuse de te lire!

Celine Clemence Magneche Nde Sika

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Aucun enfant ne doit rester derrière

ImageIl y a quelques jours j’ai assisté, impuissante, à une scène qui m’a ouvert les yeux sur une réalité trop souvent invisible mais bien réelle: celle de ces enfants qui, à cause d’un handicap, ne peuvent pas faire des choses aussi simples pour ceux qui en sont épargnés comme, par exemple, monter des escaliers, se tenir debout, ou tranquille pendant un temps, marcher, prendre un autobus, s’habiller, manger, faire ses devoirs ou s’orienter tout seul.

L’enfant, qui a des difficultés à suivre les cours au même rythme que ses camarades à cause de son handicap, et qui a besoin de l’aide d’une assistante pour l’accompagner en classe, pleurait à chaudes larmes et suppliait sa maman de l’aider. Malgré les efforts de cette dernière, cet enfant n’avait pu obtenir de l’administration de son école que quelques heures d’aide d’une spécialiste, alors qu’il avait besoin que celle-ci l’accompagne tous les cinq jours de la semaine et ce, pendant les heures de cours.

Plusieurs enfants vivent cette réalité avec douleur et frustration, et finissent par abandonner l’école pas parce qu’ils ne sont pas intelligents, mais parce que les conditions n’ont pas été réunies pour qu’ils poursuivent leurs études et réalisent leurs rêves. Ce qui n’est pas normal parce que aucun enfant ne devrait rester derrière en matière d’éducation pour quelque raison que ce soit. En effet, l’éducation est un droit humain et aucun enfant ne devrait en être privé.

Sommes-nous conscients de ce droit?

Les gouvernements et les responsables des écoles où nous envoyons nos enfants le sont-ils?

Que faisons-nous pour que ce droit soit respecté?

Que faisons-nous pour que les écoles soient dotées de structures et de personnel formé, en bon nombre, et capable d’accompagner nos enfants dans leur processus d’apprentissage, à tout moment?

Bien de choses sont entrain d’être faites pour qu’aucun enfant ne soit exclu du système scolaire, ce qui est louable. Mais beaucoup reste à faire et chacun de nous, à son niveau, doit aider à corriger cette situation pour permettre à nos enfants, tous nos enfants, de se déveloper, se former et réaliser leurs rêves.

Comment?

En attirant l’attention des différentes parties prenantes –gouvernements, mairies, écoles, parents- sur cette réalité douloureuse et en exigeant que plus de mesures soient prises pour créer un environnement propice à l’éducation de tous nos enfants indépendament de leur condition physique. En effet, être handicapé ne veut pas dire être un incapable. La preuve? Tous ces athlètes qui battent des records incroyables et même irréalisables pour des personnes physiquement aptes comme vous et moi. Ils ont un potentiel, savent utiliser ce potentiel, tout ce potentiel quoique celui-ci soit réduit, lorsque toutes les conditions sont réunies.

Je suis convaincue que chaque enfant naît avec des talents qui ne demandent qu’à être identifiés et exploités. Par ailleurs, chacun est né pour accomplir une mission et nous devons créer des conditions pour que ceci soit fait. Ne pas le faire c’est faillir et surtout assassiner des Mozarts, ce dont nous n’avons vraiment pas besoin.

Y a-t-il un enfant autour de toi qui pourrait souffrir de cette situation? Qu’est-ce que tu fais pour aider à corriger cette situation? Que fait-on autour de toi pour corriger cette situation?  C’est pas grave si tu n’y prêtais pas attention jusqu’ici. Maintenant tu le sais et surtout tu peux faire beaucoup pour améliorer la situation de ces enfants. Je serai heureuse de lire à ce sujet.

Si tu as aimé, et surtout si tu as trouvé cet article utile, fais-moi plaisir: partage-le autour de toi pour qu’ensemble nous continuons à améliorer notre vie et celle des nôtres.

Celine SIKA

Préparer les enfants à mieux réussir leur transition vers et leur séjour a l’Université

Le souci de tout parent c’est de donner la meilleure éducation à  ses enfants, de les aider à  trouver leur voie dans ce monde de plus en plus complexe. C’est de les voir réussir mieux que eux-mêmes  ne l’ont fait. Alors ils investissent temps, énergie et argent et ne lésinent vraiment sur aucun moyen pour atteindre cet objectif. Malheureusement, ils oublient souvent de préparer ces enfants à  réussir cette importante transition entre la vie du lycée et la vie universitaire. Entre la vie dans le cocon familial entouré de toute la famille et la vie dans un campus universitaire, loin de papa et maman, loin des frères et soeurs. Loin de leur pays. Habitués à  un système éducatif et à un système social précis, ces enfants qui arrivent dans un environnement nouveau totalement différent de celui dans lequel ils ont toujours vécu, se sentent perdus s’ils n’ont pas été préparés à mieux vivre cette nouvelle vie, et s’il n’y a personne pour leur tenir la main et les aider à faire leurs premiers pas, ils se sentent dépassés par les exigences de leur nouvelle vie et leur nouvel environnement, ce qui peut conduire au pire: solitude, dépression, abandon des études, et même parfois le suicide.

Des cas comme ce dernier, il y en a malheureusement de plus en plus. Nous aimons trop nos enfants, qui sont souvent notre raison de vivre, et la raison pour laquelle nous nous levons tous les jours pour aller travailler, pour rester les bras croisés devant une situation qui devient, hélas, de plus en plus fréquente.

Etant moi – même maman d’un jeune homme qui a traversé des moments difficiles lors de ses deux premières années dans une Université canadienne,  je puis vous dire que cela n’est pas facile du tout de trouver le sommeil lorsque votre petit vous dit, à plus de 10.000 kms du lieu ou vous vivez, qu’il est perdu, qu’il ne se retrouve pas dans le système complexe de son Université, qu’il veut bien travailler mais ne sait trop comment procéder pour organiser son temps, être plus productif, participer à tous les travaux pratiques, respecter les délais que lui fixent ses professeurs pour remettre tous ses devoirs parce que aucune matière ne complète l’autre -toutes les matières doivent validées pour passer ses examens-, et surtout passer ses examens, surtout lorsqu’il sait que vous n’avez pas des moyens illimités pour le soutenir financièrement, qu’il peut être expulse du pays ou il poursuit ses études s’il ne réussit pas a ses examens et s’il perd son visa d’étudiant.

Je voudrais partager avec vous ici quelques idées qui vont vous aider à mieux préparer vos enfants afin qu’ils réussissent  non seulement sur transition vers l’Université mais également leur séjour dans cet univers impitoyable pour ceux et celles qui ignorent son mode de fonctionnement.

1. Tôt ou tard tu devras quitter tes parents pour commencer une nouvelle vie seul

Ne vous réveillez pas à la veille du départ de votre fils ou votre fille à l’Université pour lui dire qu’il va vous quitter et devoir vivre seul. A 17, 18 ou même 20 ans, ces enfants restent des enfants et ont besoin de l’encadrement des adultes. Leurs parents doivent commencer assez tôt à  leur parler de cette séparation, normale, qui va entrainer des changements dans sa vie et surtout des responsabilités que l’enfant devra assumer seul. Parlez de votre propre expérience avec l’enfant si vous en avez une, demandez à  vos amis, vos proches d’en faire autant avec lui pour qu’il voie que même si c’est souvent difficile de se séparer de ses parents et de se prendre en charge, c’est normal et surtout possible si l’on a des outils nécessaires. Et, c’est en partageant votre expérience avec votre enfant que vous l’aiderez a acquérir ces outils.

Vous pouvez également acheter des bouquins qui traitent de cette question et les lire avec votre enfant ou les lui offrir pour lecture. Prenez le soin par la suite de lui demander de partager avec vous ce qu’il a retenu de sa lecture.

2. L’école de votre enfant est un partenaire incontournable dans la préparation des enfants à réussir cette transition

De plus en plus d’écoles qui ont compris la nécessité de cette préparation organisent pour les enfants en partance pour l’Université ainsi que leurs parents des réunions pendant lesquelles les conseillers ou des experts en orientation scolaire et informent les parents non seulement sur le choix des Universités où  iront étudier leurs enfants mais les aident à mieux accompagner leurs enfants dans ce processus. Ils donnent également de précieux conseils aux enfants concernant leurs futures études, leur future vie sur le campus, les relations avec leurs enseignants, la gestion du temps et des crises et j’en passe. Si l’école de votre enfant n’organise pas ce genre de rencontre, demandez à ce que cela soit fait parce que la réussite scolaire de votre enfant en dépend.

3. Ne vous contentez pas d’envoyer de l’argent: allez voir où  vit votre enfant et ce qu’il fait.

4. Assurez votre enfant de votre soutien, tout votre soutien.

5. Assurez-vous qu’il y a quelqu’un sur qui votre enfant peut compter en cas de besoin.

6. Restez en contact avec votre enfant, et surtout communiquez avec lui, régulièrement. Demandez-lui comment vont ses études mais aussi comment il va car il a une vie en dehors des études.

Ayez au moins une conversation par semaine avec votre enfant. Cela le rassure et lui permet de savoir que vous êtes toujours là, qu’il n’est pas seul.

7. Et dites-lui qu’il peut compter sur vous.

9. Ne mettez pas trop de pression sur l’enfant qui doit déjà se battre pour réussir son intégration dans son nouvel environnement. Ne lui donnez pas non plus l’impression que vous vous fichez de lui et de ce qu’il peut être entrain de vivre. Le juste milieu est la meilleure approche à adopter.

10. Aidez-le, autant que faire se peut, à changer d’air. Il en a besoin pour se ressourcer et recharger ses batteries.

Je suis loin d’avoir épuisé la liste des tips et trucs pour aider vos enfants a mieux réussir leur transition vers et leur séjour à l’Université. Comment avez-vous procédé avec vos enfants?  Et surtout, comment est-ce que vos enfants ont trouvé ces tips et trucs que vous avez utilisés pour les aider à mieux faire?

Plusieurs parents se demandent comment aider leurs enfants à réussir cette importante étape de leur vie. Ils seraient heureux que vous partagiez votre expérience avec eux. Merci de le faire et de contribuer à améliorer la vie des uns et des autres.

Excellente journée et à bientôt sur ce blog!

Preparer les enfants à mieux réussir leur transition vers et leur séjour à l’Université

Le souci de tout parent c’est de donner la meilleure éducation à ses enfants, de les aider à trouver leur voie dans ce monde de plus en plus complexe. C’est de les voir réussir mieux que eux ne l’ont fait. Alors ils investissent temps, énergie et argent et ne lésinent vraiment sur aucun moyen pour atteindre cet objectif. Malheureusement, ils oublient souvent de préparer ces enfants a réussir cette importante transition entre la vie du lycée et la vie universitaire. Entre la vie dans le cocon familial entoure de toute la famille et la vie dans un campus universitaire, loin de papa et maman, loin des frères et sœurs. Loin de leur pays. Habitués à un système éducatif et à un système social précis, ces enfants qui arrivent dans un environnement nouveau totalement différent de celui dans lequel ils ont toujours vécu, se sentent perdus s’ils n’ont pas été prépares à mieux vivre cette nouvelle vie, et s’il n’y a personne pour leur tenir la main et les aider à faire leurs premiers pas, rapidement dépassés par les exigences de leur nouvelle vie et leur nouvel environnement, et très rapidement, le pire peut arriver: solitude, dépression, abandon des études, et même parfois suicide. Des cas comme ce dernier, il y en a malheureusement de plus en plus. Nous aimons trop nos enfants, qui sont souvent notre raison de vivre, et la raison pour laquelle nous nous levons tous les jours pour aller travailler, pour rester les bras croisés devant une situation qui devient hélas de plus en plus fréquente.

Etant moi – même maman d’un jeune homme qui a traversé des moments difficiles lors de ses deux premières années dans une Université canadienne,  je puis vous dire que cela n’est pas facile du tout de trouver le sommeil lorsque votre petit vous dit, a plus de 10.000 kms du lieu ou vous vivez, qu’il est perdu, qu’il ne se retrouve pas dans le système complexe de son Université, qu’il veut bien travailler mais ne sait trop comment procéder pour organiser son temps, être plus productif, participer à tous les travaux pratiques, respecter les délais que lui fixent ses professeurs pour remettre tous ses devoirs parce que aucune matière ne complète l’autre -toutes les matières doivent être validées pour passer ses examens-, et surtout passer ses examens, surtout lorsqu’il sait que vous n’avez pas des moyens illimités pour le soutenir financièrement, qu’il peut être expulsée du pays où il poursuit ses études s’il ne réussit pas ses examens et s’il perd son visa.

Je voudrais partager avec vous ici quelques idées qui vont vous aider à mieux préparer vos enfants afin qu’ils réussissent non seulement sur transition vers l’Université mais également leur séjour dans cet univers impitoyable pour ceux et celles qui ignorent son mode de fonctionnement.

1. Tôt ou tard tu devras quitter tes parents pour commencer une nouvelle vie seul.

Ne vous réveillez pas à la veille du départ de votre fils ou votre fille à l’Université pour lui dire qu’il va vous quitter et devoir vivre seul. A 17, 18 ou même 20 ans, ces enfants restent des enfants et ont besoin de l’encadrement des adultes. Leurs parents doivent commencer assez tôt à leur parler de cette séparation, normale, qui va entrainer des changements dans sa vie et surtout des responsabilités que l’enfant devra assumer seul. Comme par exemple faire sa cuisine, ses courses, sa lessive, faire son lit, payer ses factures, gérer rigoureusement l’argent que vous lui donnerez pour ses besoins mensuels, lui-même. C’est le moment de lui apprendre toutes ces aptitudes s’il ne les a pas encore.

Parlez de votre propre expérience avec l’enfant si vous en avez une, demandez a vos amis, vos proches d’en faire autant avec lui pour qu’il voie que même si c’est souvent difficile de se séparer de ses parents et de se prendre en charge, c’est normal et surtout possible si l’on a des outils nécessaires. Et, c’est en partageant votre expérience avec lui que vous l’aiderez a acquérir ces outils.

Vous pouvez également acheter des bouquins qui traitent de cette question et les lire avec votre enfant ou le lui offrir pour lecture. Prenez le soin par la suite de lui demander de partager avec vous ce qu’il a retenu de sa lecture.

2. L’école de l’enfant est un partenaire incontournable dans la préparation des enfants à réussir cette transition

De plus en plus d’écoles qui ont compris la nécessite de cette préparation organisent pour les enfants en partance pour l’Université ainsi que leurs parents des réunions pendant lesquelles les conseillers ou des experts en orientation scolaire informent les parents non seulement sur le choix des Universités où iront étudier leurs enfants mais les aident à mieux accompagner leurs enfants dans ce processus. Ils donnent également de précieux conseils aux enfants concernant leurs futures études, leur future vie sur le campus, les relations avec leurs enseignants, la gestion du temps et des crises, le rôle des conseillers présents dans chaque faculté, les différents systèmes universitaires, leur fonctionnement et j’en passe. Si l’école de votre enfant n’organise pas ce genre de rencontre, demandez à ce que cela soit et encouragez la direction à le faire parce que la réussite scolaire de votre enfant ainsi que celle de ses camarades en dépend. Leur vie scolaire mais aussi leur vie tout simplement.

3. Aidez votre enfant à choisir les études qu’il souhaite faire à l’Université

Il s’agit de son avenir, donc d’un choix très important qui doit être fait minutieusement, après mure réflexion et examen, parce que une mauvaise décision peut suivre l’enfant tout le reste de sa vie. Vous avez vu naitre votre enfant, vous le connaissez bien, vous l’avez observe grandir, écouté parler et rêver aussi. Vous savez ce qu’il aime ou n’aime pas, donc très certainement ce qui peut l’intéresser  à l’Université. Certains enfants savent très exactement et parfois très tôt ce qu’ils veulent étudier à l’Université. D’autres par contre ont besoin d’aide et d’orientation pour découvrir leur voie. A travers des questions, des échanges réguliers avec votre enfant, vous pouvez l’aider dans ce sens et éviter des frustrations ou même des drames plus tard. Des cas où des enfants décident de changer de programmes universitaires trois ou quatre ans après les avoir commencés parce qu’ils n’aiment pas ce qu’ils font sont légion.

4. Ne vous contentez pas d’envoyer de l’argent ou de payer sa scolarité: allez voir ou vit votre enfant et ce qu’il fait.

Montrez à vos enfants que ce qu’ils font vous intéresse, que leur avenir vous intéresse et que ce qu’ils font ont un but et de la valeur même s’ils semblent ne pas le voir immédiatement. Témoignez-leur de l’intérêt et intéressez-vous à leurs études mais aussi à leurs autres activités, aux gens qu’ils fréquentent, à leur vie personnelle, sans toutefois les étouffer ou les contrôler. Il n y a pas que les études dans la vie, il y a beaucoup d’autres choses tout aussi intéressantes et qui méritent d’être connues et partagées.

5. Assurez votre enfant de votre soutien constant et permanent, tout votre soutien.

Faite-lui savoir que vous êtes là et que vous serez toujours là pour le soutenir quelque soit les difficultés qu’i rencontre et rencontrera, et que vous l’aimerez toujours même s’il décide finalement de faire des études de son choix. Le fait de savoir qu’il a votre soutien le réconfortera et l’encouragera à continuer et à ne pas sombrer dans la dépression. Croyez en lui et faites-le lui savoir. C’est le plus grand cadeau que vous pouvez lui offrir.

6. Assurez-vous qu’il y a quelqu’un sur qui votre enfant peut compter en cas de besoin.

Puisque vous n’êtes plus là pour venir en aide à votre enfant s’il en a besoin, il est important de vous assurer qu’il y a au moins une personne qui peut l’assister s’il a une urgence, ou encore le conseiller, le coacher, l’aider a s’intégrer dans son nouvel environnement, à comprendre comment son nouvel environnement fonctionne, lui rappeler les objectifs qu’il s’est fixés et doit atteindre, l’encourager à continuer à travailler, à avoir une vie sociale qui est également nécessaire pour son épanouissement personnel, le féliciter lorsqu’il travaille bien, le rassurer que ce n’est pas la fin du monde s’il n’a pas eu de bonnes notes, l’aider à rester sur le bon chemin, vous prévenir en cas de besoin.

Encouragez-le à rencontrer ses enseignants en dehors des cours, les conseillers de son Université et surtout de sa faculté, pour échanger avec eux sur ses études, mais aussi leur demander de l’aide en cas de besoin. Ils sont payés pour le faire et le feront avec plaisir. Ceci est absolument nécessaire pour des enfants qui viennent des cultures où ils ont été éduqués pour ne pas poser trop de questions, où le respect des aînés est absolu. Ils ont besoin de savoir qu’ils peuvent échanger avec leurs enseignants, et qu’ils doivent meme le faire.

7. Restez en contact avec votre enfant, et surtout communiquez avec lui régulièrement.

Ayez au moins une conversation par semaine avec votre enfant. Cela le rassure et lui permet de savoir que vous êtes toujours là, qu’il n’est pas seul. Loin de leurs parents, certains enfants ont d’énormes difficultés à interagir avec d’autres personnes, et très rapidement se retrouvent isolés, seuls dans leur chambre, coupés de la réalité. Cette solitude qui affecte gravement ces enfants les pousse très souvent à chercher du réconfort auprès de personnes pas très indiquées ou alors à s’adonner à des activités peu recommandables, ce qu’il faut à tout prix éviter.

8. Dites-lui qu’il peut compter sur vous.

Le fait de savoir que l’on a quelqu’un sur qui on peut compter, et surtout nos parents, qui nous soutiennent, et qui sont là au cas où on aurait besoin d’eux est d’un réconfort sans prix. Votre enfant aura beaucoup plus confiance en lui et sera beaucoup plus serein au moment de faire face à tous les défis de sa nouvelle vie s’il sait qu’il peut compter sur vous pour l’aider à surmonter les obstacles qu’il rencontre.

9. Ne mettez pas trop de pression sur l’enfant.

Laisser l’enfant  faire à sa guise sans aucune orientation, sans lui fixer des limites, et sans lui dire quels risques il court s’il prend certaines décisions à des moments cruciaux de sa vie n’est pas la chose à faire.  Mettre trop de pression sur l’enfant en lui demandant de faire des études de votre choix, d’obtenir la plus grande note, de finir absolument vite ses études parce que vous n’avez pas les moyens de payer sa scolarité plus longtemps, ou alors le comparer sans cesse aux autres enfants peut lui être fatal. Chaque enfant est unique, et ce n’est pas parce que vous n’avez pas réalisé votre rêve de devenir médecin, architecte ou trader que vous allez poussez votre enfant à le devenir.  Le faire c’est ruiner la vie de votre enfant et créer un être qui sera malheureux toute sa vie. Aidez-le à identifier sa passion, ce qu’il aime faire et aidez-le à réaliser son rêve à lui.

10. Aidez-le, autant que faire se peut, à changer d’air.

Encouragez votre enfant à étudier et à passer ses examens. Mais encouragez-le et aidez-le également à marquer une pause de temps en temps pour souffler un peu, se détendre, faire le plein d’énergie, prendre le temps de s’amuser et de profiter des petites choses qui font le bonheur. C’est absolument nécessaire pour sa santé et pour ses études.