Personne n’est venu sur cette terre pour trimer!

Travailleuse journaliere

Il y a  un phénomène qui ne cesse de me troubler.

Les travailleurs journaliers.

Hommes et femmes. Tous les matins dès l’aube, ils envahissent les carrefours ou les chantiers de construction avec l’espoir que quelqu’un les recrute pour cette journée. Qu’il pleuve ou qu’il vente, qu’il fasse un  soleil d’enfer comme c’est le cas depuis quelque temps maintenant, une des conséquences des changements climatiques, ils et elles sont là. Assis à même le sol ou sur des morceaux de pierre ou des bouts de planche. C’est ainsi. Tous les jours. Ils n’espèrent pas plus que cela. La journée. Chaque fois que je les vois, je déprime, et surtout je me demande: lorsqu’ils n’ont pas de boulot, où vont-ils? Que font-ils? Comment nourrissent-ils leurs familles et couvrent-ils leurs autres besoins?

Leur principale préoccupation c’est de manger ce jour-là. Ils vivent au jour le jour. Ont-ils des rêves? Rêvent-ils de posséder un jour un de ces buildings qu’ils aident à construire? Rêvent-ils de voir leurs enfants étudier dans ces écoles internationales comme les enfants du patron du chantier? Ils en rêvent j’en suis sûre, même s’ils ne savent pas comment transformer ce rêve en réalité avec les moyens dont ils disposent. Mais, les choses ne devraient pas se passer comme cela. La croissance économique ne devrait laisser personne derrière. Ils sont besoin de reconnaissance, d’organisation, d’appui pour pouvoir non seulement vivre décemment, mais pouvoir devenir un jour ingénieur ou autre chose dont ils rêvent. Mais ceci ne saurait se réaliser sans un effort collectif. Celui de ceux et celles qui ont le devoir d’assurer le bien-être  de leurs compatriotes, et ont été mandatés pour le faire, pour servir et non se servir.

C’est également la responasbilité de ces hommes et femmes, travailleurs journaliers. En effet, nos circonstances ne devarient pas déterminer notre présent et encore moins notre avenir. Il y en a dont la situation  a été pire que la leur. Des gens nés sans bras ni pieds, ou dans la misère la plus abjecte, dans un environnement qui aurait pu les condamner à la pauvreté toute leur vie. Mais ils ont pu retourner la situation pour vivre la vie dont ils rêvent et qu’ils méritent. Pas par un coup de bâton magique, mais grâce à leur fortitude mentale d’abord et leur détermination à ne pas laisser leurs circonstances prendre le dessus. Alors, si tu te trouves dans cette situation, et si tu avais tendance à t’apitoyer sur ton sort et à maudire l’univers entier pour n’avoir pas été gentil ou juste avec toi, il est temps de changer de perspective et de prendre les choses en main. Pose-toi ces questions:

-Quelle est ma vision de mon future? Qu’est ce que je veux devenir dans un an, cinq ans, dix ans?

-Avec quels moyens dois-je y parvenir?

-Que dois-je faire tous les jours pour y arriver?

Lorsque tu auras répondu à ces questions, tu y verras un peu plus clair. Et alors, passe à l’action. C’est maintenant, pas demain, pas dans six mois, pas dans un an, étape après étape. Un pas après l’autre, lentement mais sûrement. Avec ce dont tu disposes. Tout, mon ami, sauf l’inaction et le bruit, les mots creux. D’autres l’ont fait et ont réussi, toi aussi tu peux le faire et personne d’autre que toi ne peut vouloir ton bien plus toi.

A ton Bonheur!

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Personne n’appelle, personne ne demande comment je vais…

Don't take chances

« Personne n’appelle. Personne ne demande comment je vais. »

Cette phrase, c’est un jeune homme dans la quarantaine  qui la prononce. Il est attablé avec un autre jeune homme sur la table à côté de moi dans un restaurant. Ou mieux un café restaurant. Je lève la tête et le regarde avec intéret à partir de ce moment-là pour tenter d’en savoir un peu plus sur cette personne qui a l’air d’en vouloir au monde entier. Il a l’air malade. Il est malade. Amaigri, pâle. Je regarde encore et découvre avec stupéfaction qu’il s’agit du journaliste. Ou mieux, l’homme qui fut un des jounalistes les plus populaires du pays. Celui qui fut le journaliste vedette de la chaîne de télévision la plus populaire du pays. Ceux qu’on appelle aujourd’hui les celebrities. Il y a quelques semaines il a passé une annonce dans les journaux pour demander de l’aide. Il a besoin d’argent pour aller se faire soigner en Inde. Ceux qui peuvent y vont désormais, de plus en plus, parce que le système de santé de leurs pays a foutu le camp ou alors les soins prodigués par la poignée de vrais et compétents médecins –des faux pullulent- sont hors de portée. Un vilain cancer en veut à la vie de notre ancien journaliste. S’il ne se dépêche pas, bientôt  il ne sera plus là, une horreur car notre ami n’a pas 50 ans. Ses amis, les rares qui lui restent, relaient le message sur les réseaux sociaux pour inviter ses fans et ceux qui compatissent à faire quelque chose.

Comment en est-il arrivé là, notre ami journaliste?

Hier courtisé, sollicité de toutes parts par ceux qui comptent et veulent continuer à compter, ami de la jet set, des celebrities avec qui il trinquait et visitait les endroits les plus in de la ville et du pays, il est seul aujourd’hui. Oublié de tous et de toutes. Evité comme la peste. Et il ne comprend pas.

“Où sont mes amis?” demande-t-il à son compagnon de table.

Des amis, il n’en avait pas. Les vrais, je veux dire. Ceux qui sont là lorsque la danse bat son plein, mais qui sont aussi là lorsque la danse est finie. Ceux qui ne vous abandonnent pas lorsque vous êtes entrain de dégringoler et descendre toujours plus bas. Ceux et celles qui prennent votre appel lorsque votre étoile ne brille plus, lorsque vous avez perdu votre éclat, votre couronne et vos moyens.  Ceux et celles qui ne vous abandonennt pas lorsque vous avez besoin d’aide.

“Je sais désormais que je n’avais pas d’amis,” dit notre journaliste, au bord des larmes.

Comme cet homme, plusieurs d’entre nous découvrent, avec amertume, que ce qu’ils percevaient n’est pas la réalité, que ce qu’ils croyaient, n’est pas ce qui est.  Et c’est souvent difficile de digérer cela.

Vous vous reconnaissez dans cette histoire? Eh bien, moi aussi!

Il y a quelques années, lorsque j’avais cruellement besoin de ceux et celles que je croyais être mes amis, tous et toutes étaient aux abonnés absents. Certains y sont toujours aujourd’hui.realite, perception,

Pourquoi est-ce que je te raconte cette histoire?

Parce que je voudrais partager avec toi quelques petites mais importantes leçons de vie que j’ai apprises grâce à mes “amis”. Notre ami journaliste aussi, je crois.

  1. Il ne faut jamais vraiment compter que sur soi-mê Et, surtout, n’attendez rien de personne et vous ne serez jamais déçu. N’attendez rien, même pas un “Merci.” Si vous en recevez, c’est tant mieux. Si vous n’en recevez pas, No worries, d’ailleurs vous n’attendiez rien. Vous avez agi sans être dans cette logique de Give and Get. Vous avez juste agi parce que votre coeur vous a demandé de le faire. Period!
  2. Quelque soit ton statut social, il est important de rester humble. L’humilité n’est pas seulement l’affaire des pauvres. C’est une grande vertu que nous devons tous utiliser indépendament du de la grosseur de notre compte en banque, notre notre statut social, notre origine, j’en passe.
  3. Lorsque tu es entrain de monter, arrête-toi, pas pour utiliser ceux et celles que tu rencontres sur ton chemin pour mieux advancer et aller plus haut, mais pour les saluer parce que, demain, lorsque tu seras entrain de dégringoler, tu rencontreras ces mêmes personnes et c’est très certainement elles qui amortiront ta chute.
  4. Ne vis pas au-dessus de tes moyens ou au jour le jour comme si demain n’existait pas. Demain existe et est impitoyable pour ceux et celles qui l’ignorent. Etre réduit à passer des annonces dans les journaux pour demander de l’argent dont on a besoin pour se soigner alors qu’on avait un des plus bons salaires du pays veut dire que l’on n’a pas pris les mesures qu’il faut pour éviter de se retrouver dans cette situation malheureuse. Ce qui n’est pas intelligent parce que, si tu ne penses pas à acheter un parapluie, tu seras mouillé lorsqu’il pleut, et il pleuvra, mon ami, que tu aies un plan de protection ou pas. As-tu une assurance? Pour ta voiture, bien sûr, mais aussi pour ta santé et même ta vie?  As-tu un compte en banque pour des cas d’urgence? Je veux dire pour des cas de maladie, comme notre ami journaliste, ou au cas où tu perds ton boulot ou ta seule source de revenus. Si tu  vis au-dessus de tes moyens, il est temps d’apprendre à être ré Si tu n’as pas d’assurance ou de compte en banque où tu peux prendre de l’argent en cas d’urgence, pense à en ouvrir un et à l’alimenter régulièrement. Que tu gagnes une fortune ou juste ce dont tu as besoin pour survivre. Si tu prends la peine de faire un budget, realiste, tu sauras où va ton argent, pourras facilement éliminer tout ce qui est accessoire et dont tu peux faire sans, et enfin épargner pour investor et grandir, ou parer aux coups de la vie.

Fais-le, dès que tu commences à travailler.

A ton Bonheur!

Le moment, c’est maintenant!

 

Family Love

Le mois dernier lors d’un séjour au Cameroun, j’ai rencontré une de mes tantes que je n’avais pas vue pendant des années. Nous avions été proches, et elle m’avait toujours marquée par l’affection qu’elle avait pour les enfants, tous les enfants sans exception, elle-même n’en ayant jamais eus. La vie, avec tout ce qu’elle comporte, nous avait éloignées l’une de l’autre et c’est tout à fait par hasard que je l’ai donc revue il y a environ un mois. Quoique brève, cette rencontre ètait fabuleuse, l’opportunité pour nous d’essayer de rattraper le temps perdu, je veux dire rattraper ce que nous pouvions rattraper. Le temps perdu ne se rattrappe pas. La minute qui vient de passer est passée et ne reviendra jamais. Pour revenir à ma tante, elle a été enterée Vendredi dernier, après avoir passé trois semaines dans le coma. Juste après notre rencontre, elle est tombée malade et ne s’en est pas relevée. Je lui avais promis ce jour-là de revenir en Mars prochain passer une nuit avec elle. Je ne savais pas que c’était la dernière fois que je la voyais. Elle non plus ne le savait pas. Nous nous voyions après plusieurs années, pour la dernière fois.

Ce décès brutal m’a rappellé une fois de plus combien il est important de connaître ses priorités, et de ne pas se laisser distraire par ce que j’appelle des accessoires. Nous passons la vie à courir après tant de choses au point d’oublier l’essentiel: la famille, les relations. Ma tante n’avait pas d’enfants. Elle n’était pas riche financièrement, mais était riche d’amour qu’elle distribuait à tous ceux et toutes celles qu’elle croisait sur son chemin. Elle était heureuse parce que le bonheur n’a rien à voir avec ce que l’on a ou ce que l’on est. On choisit de l’être. Lorsque nous nous étions vues, elle était venue ce jour-la nettoyer la maison de sa défunte maman. Elle était la seule des trois soeurs encore vivante. Depuis, je n’ai pas cessé de penser à ce que cette maison deviendra sans elle maintenant qu’elle n’est plus là pour prendre soin d’elle régulièrement. Je n’ai pas cessé  de penser qu’elle n’ira plus dans cette concession, qu’elle ne cultivera plus les champs de sa défunte maman comme elle le faisait depuis que cette dernière était décédée il y a quelques années. Je n’ai pas cessé de penser qu’elle ne m’appellera plus Grand-Mère -parce que je porte le nom de l’une de mes grand-mères-.

J’aurais aimé l’avoir souvent vue. J’aurais aimé avoir été souvent plus présente. J’aurais aimé avoir fait tant de choses avec Maman Marie-Noelle. Maintenant, c’est trop tard. Du moins avec elle. Et cela m’a servi de leçon une fois de plus. Passer à coté de l’essentiel, c’est ce que nous faisons tous et toutes. Hier encore j’apprenais avec beaucoup de préoccupations que la fille d’un couple ami est entrain de glisser lentement mais sûrement du très mauvais côté parce que papa et maman, très occupés à poursuivre l’argent et construire leurs carrières, n’ont pas souvent été là lorsque cette enfant avait besoin d’eux. A quoi sert cet argent et cette gloire que nous poursuivons lorsque nous perdons nos enfants? Les voisins, les enseignants, les nounous, les amis, aucune de ces personnes ne peut jouer le rôle des parents que nous sommes.

Aucun!

Et ne croyez pas qu’en achetant tous les jouets dernier cri à vos enfants, ou en leur donnant le salaire mensuel de plusieurs personnes là-dehors comme argent de poche, vous comblerez le trou énorme laissé par votre absence.

Ne croyez pas non plus que les cadeaux que vous offrez à vos parents –pour ceux qui le font- à qui vous ne rendez jamais visite -parce que vous êtes très occupés-, ou n’appellez presque jamais parce que vous n’avez pas du tout du temps, comblera votre absence. Les choses ne marchent pas toujours comme cela. Lorsque vous vous réveillez un beau jour, vous apprenez qu’ils ne sont plus là, et vous avez des regrets tout le restant de votre vie.

Lorsqu’on aime, on trouve du temps pour ceux et celles qu’on aime. J’ai une amie au Canada qui appelle sa famille au Togo tous les jours avant d’aller au boulot ou avant de se mettre au lit. “Je ne veux plus être surprise,” m’avait-elle dit lorsque je lui avais demandé pourquoi elle faisait cela. “Après avoir passé plusieurs mois sans appeler ma maman parce que j’avais d’autres soucis il y a presque vingt ans, j’ai reçu un coup de fil un matin que maman n’était plus de ce monde. Depuis, je n’ai jamais cessé de culpabiliser. Je ne veux plus que cela arrive.”

Quelle est la dernière fois que tu as parle avec tes êtres chers? Quelle est la dernière fois que tu leur as dit que tu les aimais? Quelle est la dernière fois que tu as eu du temps pour eux? La dernière fois que tu as été émotionnellement présent lorsqu’ils avaient besoin de toi?

Si tu ne l’as pas fait il y a longtemps, il est encore temps. Fais-le! Appelle-les si tu ne peux pas les voir facilement. Ecris-leur un mot –je sais que les gens n’écrivent plus, un malheur aux conséquences terribles qui nous tombe dessus-. Invite les à aller prendre un verre, manger et passer du temps ensemble même si c’est juste pour quelques minutes. Fais-le. C’est important. Cela ne compte peut-être pas pour toi, mais cela signifie certainement énormement de choses pour ces personnes-là.

 

A ton Bonheur!

 

L’écriture, les prédateurs sexuels et les autres…

Il y a quelques jours je suis allée dans une ambassade demander le visa Schengen pour voyager en Europe et, lorsque la dame qui m’a servie m’a demandé ce que je fais pour gagner ma vie et que je lui aid dit que j’écris, elle a marqué une pause, m’a regardée longueument et s’est exclamée par la suite:

“Ah, c’est donc votre mari qui travaille!”

“Ecrire c’est un métier, Madame, même si l’écrivain est Freelance. Vous avez certainement entendu parler de Paulo Coelho, J.K.Rowlings, Chimamanda Ngozi Adichie, et tous ces hommes et femmes qui vivent de leur plume,” lui ai-je répondu.

Pour cette dame comme pour plusieurs autres personnes, l’écriture, tout comme la comédie et le football il y a quelques années, n’est pas un boulot. Il faut avoir un boulot de 9-5 pour être considéré travailleur ou travailleuse. Même celles qui sont femmes au foyer continuent à être considérées comme des oisives. Faire le ménage, les courses, faire la cuisine, la lessive, la vaisselle, repasser le linge, s’occuper de sa famille, régler les conflits, encadrer les enfants après l’école, gérer l’intendance, organiser les voyages de la famille, les évènements de la famille, et plusieurs autres choses, certains continuent à croire que tout ceci n’est pas un boulot. Même les femmes elles-mêmes. Il est temps de corriger cela surtout aujourd’hui où de plus en plus de personnes choisissent de travailler pour vivre et non plus de vivre pour travailler et ce, contre un salaire de misère paée par des employeurs qui vous utilisent, au sens propre comme au sens figuré, pour construire leur richesse et assouvir leurs pulsions sexuelles. Etre son propre boss, faire ce que l’on aime, choisir à qui offrir ses services et gérer son propre emploi de temps n’est plus un luxe mais un choix que de plus en plus de personnes font aujourd’hui.

Certes, c’est difficile parfois, surtout lorsque l’on est à ses débuts et que l’on cherche à construire une clientèle fidèle. Mais, la passion, la perséverance, le travail bien fait et le temps finissent par faire leur effet et produire les résultats escomptés. Et, c’est toujours infiniment mieux de travailler pour soi-même que de le faire pour quelqu’un d’autre pour qui vous n’êtes qu’un objet qu’il utilise pour prospérer et qu’il exploite sexuellement et tranquillement parce qu’il sait que vous êtes foiré et avez besoin de ce boulot, que vous n’oserez pas le dénoncer et que, même si vous le faites, personne ne vous croira, et certains vous blameront même d’avoir créé des conditions pour que le prédateur opère. C’était le cas jusqu’à il y a peu. Mais les choses ont commencé à changer depuis queques semaines du côté des USA, du Canada et de l’Europe. Bill Cosby, Kevin Spacey, George  H W Bush, James Toback, Ben Affleck, Kalanick, Harvey Weistein, Tariq Ramadan, tous des hommes puissants qui ont utilisé leur pouvoir et leur argent pour utiliser les plus vulnérables. Des hommes qui ont sévit pendant des décennies sans que personne ne lève le moindre petit doigt pour dénoncer leur comportement horrible alors que cela se savait.

Cela se savait mais personne n’a rien dit, même ceux qui pouvaient et devaient le faire. Un silence, un environnement et une société qui ont permis à ces hommes de continuer à prospérer jusqu’à il y a quelques semaines. Parce que la vérité finit toujours par émerger et surnager comme l’huile sur l’eau. Finalement les victimes, trop longtemps opprimées, ont eu le courage de parler pour dénoncer, interpeller la société sur son silence et demander que des actions soient prises pour que plus jamais personne n’use et abuse de l’autre sexuellement sans son consentement. Pour que plus jamais personne n’utilise son statut, pouvoir ou richesse pour exploiter sexuellemet les plus vulnérables.

A quand l’Afrique comme le disait feu Professeur Joseph Ki Zerbo? Quand est-ce que les langues vont enfin se délier en Afrique parce que, ici aussi, les femmes et les hommes sont victimes de harcelllement sexuel et de viol par d’autres femmes et hommes qui utilisent leur pouvoir, statut et richesse pour abuser des autres. Ces prédateurs sont parmi nous, vivent avec nous, travaillent avec et auprès de nous. Ce sont des politiciens, des businessmen, des pasteurs et autres prêtres, des enseignants,  et j’en passe. Nous choisissons de fermer les yeux sur leur comportement condemnable et nous nous concentrons plutôt sur leur argent et leur succès.

Comme plusieurs femmes africaines, j’ai été moi aussi victime de harcèlement sexuel. A plusieurs reprises par ceux-là même en qui j’avais confiance. Des prêtres, mes enseignants, mes patrons. J’ai abandonné le chemin de l’église à cause du harcèlement sexuel des prêtres. Mon dossier de recrutement dans une université au Cameroun a disparu  parce que j’avais refusé les avances de mon boss. Quant à ma Maîtrise préparée à l’Université de Yaoundé -j’avais régulièrement suivi les cours, participé à tous les examens et soutenu mon mémoire avec brio-, je ne l’ai jamais eue parce que le président du jury a confisqué le procès verbal de la soutenance et est mort avec le document il y a quelques années. La raison? J’avais refusé de passer par le canapé comme toutes les filles qui avaient la malchance de lui plaire le faisaient. Le doyen de l’université en avait besoin pour me délivrer mon diplôme. Lorsque j’ai sollicité l’aide de directeur de mémoire, il m’a recommandé de passer par le canapé du prédateur comme le faisaient les autres filles. J’ai abandonné mon diplôme parce que j’avais et j’ai des principes qui me guident et que rien ni personne ne peut piétiner. J’avais aussi une autre option. En effet, je préparais cette maîtrise tout en étant étudiante en formation dans une école au Cameroun. Plusieurs de mes camarades d’université n’avaiet pas ce choix et ont simplement abandonné l’école parce que, comme moi, elles avaient des principes, une dignité et ne voulaient pas se salir. Elles ne voulaient pas être associées à des personnes pouries.

Pendant que j’attendais mon recrutement dans cette université que j’ai mentionnée plus haut, je travaillais comme vacataire et jouais en même temps le rôle de conseillère auprès des jeunes filles qui me sollictaient tout le temps pour les aider à repousser les avances de leurs enseignants qui menaçaient de leur donner de mauvaises notes si elles les repoussaient.

A quand? Nous devons parler pour dénoncer ces comportements innacceptables et contribuer à ce que les choses changent. C’est nous qui ferons changer les choses et personne d’autre et, lorsque je parle de nous, je veux dire les hommes et les femmes. Parce que les victimes c’est les épouses, les mamans, les soeurs, les filles, les tantes, des autres, de ceux-là qui regardent et laissent faire ou regardent ailleurs pendant que tout ceci se passe.

Ton tour…

Quelle est ton expérience? Partage-la pour que les autres sachent qu’ils ne sont pas seuls et pour que les choses changent! Parle pour changer!

 

 

Travailler pour vivre et pas vivre pour travailler

Bonjour, chers amis,

Après la pause d’hier, le travail recommence aujourd’hui. Le 1er Mai c’est la fête du travail. Une journée consacrée, non seulement aux défilés et autres réjouissances, mais surtout à la réflexion sur le travail:

  • travailler pour vivre, ou vivre pour travailler?
  • travailler, mais dans quelles conditions? Et surtout, pour quel salaire?
  • comment préparons-nous notre retraite? car nous n’aurons pas toujours 20 ans. Et justement, quand devons-nous aspirer à cette retraite?
  • quel est le sort des veuves, des veufs et des orphelins qui ne peuvent pas toujours toucher la maigre pension de leurs partenaires décédés, lesquels ont pourtant cotisé toute sur vie?
  • que faire pour que le travail ne soit plus une source de problèmes, de stress, un bourreau de notre santé?
  • comment aider ceux et celles qui ont choisi de consacrer leur vie a aider les autres, les plus nécessiteux, à mieux faire leur travail sans y laisser leur peau, leur santé, et leur vie?

Hier, comme tous les autres 1er Mai antérieurs, j’ai pensé à toutes ces questions, et je vous avoue que je ne suis pas sûre d’avoir trouvé des réponses à ces questions. Ce n’est pas facile. Le travail devrait être une source de joie, pas une source de stress, d’angoisse, de souffrance.

Le travail devrait permettre aux travailleurs de s’épanouir, de se développer personnellement, mais aussi professionnellement.

Le travail ne devrait pas être un sacrifice, mais une activité réalisée avec joie, enthousiasme, gaité.

Le travail devrait permettre aux travailleurs de gagner leur pain quotidien. Il devrait leur permettre de toucher une juste rémunération, fruit de leurs efforts.

Le travail devrait éloigner de nous le vice, l’ennui et le besoin, comme l’avait si bien dit quelqu’un. Hélas, tel n’est pas le cas. Les lieux de service sont devenus des endroits par excellence:

  • où le vice prospère (harcèlement sexuel, alcool, drogues, corruption, vol, etc.)
  • où les gens s’ennuient à mourir parce qu’ils n’aiment pas ce qu’ils font; parce qu’ils ne trouvent aucun intérêt à leur travail; parce qu’ils sont écrasés, brimés, humiliés à longueur de journée par des chefs qui, pour couvrir leur incompétence, complexe et autre insécurité, ne laissent aucune opportunité à leurs collaborateurs pour que ces derniers puissent se développer personnellement et professionnellement;
  • où la rémunération perçue permet très rarement de couvrir nos besoins sans cesse croissants dans un monde de plus en plus difficile et exigeant.

Avec ce panorama, point de surprise que le nombre de suicides, de personnes victimes de dépression, stress et autres accident vasculaire cérébral augmente sans cesse, plongeant des familles entières dans la détresse, le désespoir, la pauvreté.

Le 1er Mai doit être une opportunité pour tous et pour toutes de revisiter la notion de travail, et de réaliser enfin que nous devons travailler pour vivre et pas vivre pour travailler. C’est un souhait mais surtout un droit. En effet, nous avons une seule vie et ce serait regrettable de passer à côté de celle-ci.

C’est aussi un devoir, celui de nous battre pour que ce droit inaliénable soit respecté. Pour nous, mais aussi pour les autres. Nous avons les moyens de faire en sorte que ceci soit possible. Du moins à notre niveau. Avec nos propres employés que nous devons traiter comme des êtres humains, puisqu’ils le sont avant d’être nos employés, pas des chameaux. Pas des esclaves.

Réclamons nos droits, mais surtout respectons ceux des autres. Toutes ces personnes qui, quotidiennement, travaillent à rendre notre vie facile, ont des droits que nous devons non seulement respecter, mais appliquer. Je parle de ces collaborateurs qui donnent et se donnent tous les jours pour que cette entreprise que nous avons créée  prospère et se fasse une place dans un monde où la compétition est plus que féroce, inhumaine.

Je parle de notre femme de ménage qui fait tout chez nous et pour nous, du ménage aux courses en passant par la lessive, le repassage, la cuisine, les chambres, et j’en passe, pour que nous puissions nous consacrer totalement à notre boulot.

Je parle de notre baby sitter, celle-là qui prend soin de nos enfants pendant que nous sommes en voyage, au boulot ou tout simplement fatigués.

Je parle de notre gardien, celui-là qui veille sur nous pendant que nous dormons, nous ouvre le portail tous les jours, sous la pluie ou le soleil, à toute heure.

Je parle des tuteurs de nos enfants, ceux-là qui aident nos enfants à réviser leurs leçons, faire leurs devoirs,  à mieux comprendre des concepts difficiles pour eux et parfois même pour nous, les motivent, les encouragent à toujours faire mieux, à ne pas jeter l’éponge, et leur rappellent sans cesse qu’ils peuvent le faire et même réussir à le faire -ce que nous devrions faire parce que ce sont nos enfants et c’est notre devoir d’accompagner ces hommes et femmes en devenir dans leur processus de formation et de développement-, et que nous ne faisons pas par manque de temps, parce que nous sommes trop fatigues, par exemple. Le savons-nous? Si oui, que faisons-nous pour que ces droits soient respectes et surtout appliques? Avons-nous seulement conscience que c’est  grâce à ces personnes, souvent trop modestes, que notre vie est plus facile?

Respecter et appliquer les droits de ces personnes, nos employés, c’est, par exemple, nous assurer: 

  • qu’elles perçoivent un salaire digne, salaire qu’elles perçoivent tous les mois, et à temps; 
  • qu’elles ont des congés. Des congés payés; 
  • qu’elles ont une sécurité sociale.  

ça au moins nous pouvons le faire, et faisons-le, pour elles, pour nous.

Es-tu à jour de cette question avec tes employés, si tu en as? J’aimerais que tu partages avec moi tes tips et trucs pour appliquer les droits de tes employés, ou encore aider les autres à en faire autant avec les leurs. Tu sais, il n’est jamais tard pour commencer, et mieux vaut tard que jamais.

A ton bonheur,

Céline Clémence Magnéché Ndé Sika

Pense à ce que tu as et pas à ce qui te manque et tu seras heureux!

ImageLe stress quotidien, la surcharge de travail, les attentes toujours plus nombreuses de la famille, des amis, collègues, employeurs, les relations difficiles avec nos partenaires et conjoints, nos amis, nos enfants, collègues voisins; les factures nombreuses et au montant astronomiques à payer, les frustrations, les difficultés liées à la vie quotidienne, tout ceci et bien d’autres choses désagréables ont la vertu de nous enlever notre joie de vivre, de nous empêcher de vivre, de compter et célébrer toutes ces autres bénédictions que nous avons.

Il est difficile de voir le verre à moitié plein, surtout lorsque notre monde s’effondre.
Lorsque tout ou presque va mal, il est difficile de voir:
– ce ciel tout bleu au dessus de notre tête ainsi que ces fleurs si belles qui nous entourent et qui parfument notre environnement,
– de réaliser la chance que nous avons de vivre dans un environnement sain, propre, sur,
-de réaliser que nous avons une bonne santé, un toit sur notre tête, de la nourriture sur notre table, des économies -petites ou importantes- en banque, des projets pour le futur, des amis, de la famille, des collègues, des voisins qui nous aiment, pensent à nous et se font des soucis pour nous; des gens qui nous estiment, nous font confiance au point de nous solliciter régulièrement ou souvent pour leur venir en aide; des enfants que nous avons le privilège d’éduquer et d’aider à devenir des hommes et des femmes heureux, épanouis, et qui contribuent activement et efficacement au développement de leurs communautés et pays
-de se rappeler que nous avons réussi certaines choses dans notre vie
-de réaliser que nous pouvons acheter un journal ou un magazine, manger dans un restaurant, nous acheter une glace et la manger, voyager, si nous le souhaitons.
Pourtant, nous devons être bien conscients de tout ceci, de toutes ces bénédictions, et surtout les célébrer, a chaque instant car tout ceci n’est pas à la portée de tout le monde. Compter ses bénédictions c’est une attitude, une façon de vivre, une philosophie que nous devons urgemment adopter pour tous les bienfaits qu’elle procure.
 « Pense à ce que tu as et pas à ce qui te manque et tu seras heureux ».  C’est la phrase que j’ai lue dans un restaurant espagnol à Zaragoza il y a quelques années et que j’ai tout de suite fait mienne. Et, depuis, j’y ai ajouté d’autres éléments:
-pense à TOUT ce que tu as déjà réalisé avec succès
-pense à toutes ces personnes formidables et merveilleuses que tu as, sur qui tu peux compter TOUT le temps, qui t’aiment, te soutiennent et t’accompagnent dans ton processus de développement
-pense à tous ces projets que tu as et qui te motivent et te donnent une raison de continuer a te battre, a te lever TOUS les matins
-pense à l’impact que tu fais dans la vie de tant de personnes
-pense a toutes les opportunités que chaque jour nouveau t’apporte
-pense à tout ce que tu es CAPABLE de faire grâce à tous ces talents que tu as…
Je peux continuer à énumérer plus d’éléments qui, si on y pense et apprécie à leur juste valeur, ont le pouvoir de nous requinquer, de nous aider à rester debout et continuer à exercer le difficile métier de l’Homme. Mais je vous invite à lire le lien ci-dessous pour voir que, contrairement à ce que nous pensons, nos bénédictions sont nombreuses, et que nous avons intérêt à les connaitre et les célébrer, pour notre bien surtout.
N’hésitez pas à ajouter à cette liste vos propres bénédictions, ces choses que nous prenons pour acquises et qui, malheureusement, ne le sont pas.
Céline SIKA