Le succès n’est pas un accident: préparez votre enfant pour qu’iI réussisse

ImageLes vacances sont presque finies et l’heure est maintenant à la préparation de la rentrée scolaire 2012-2013, laquelle, pour certains établissements scolaires, a d’aileurs déjà commencé.

Les parents ont identifié un établissement scolaire pour leurs enfants, seuls ou avec ces derniers, les y ont inscrits et payé les frais exigés par l’administration de l’école. Ils ont acheté les fournitures scolaires, payé la cantine, l’internat, ou l’appartement dans lequel leur enfant va vivre pendant l’année scolaire si celui-ci doit quitter la maison familiale. Que ce soit pour les enfants qui vont à l’école pour la première fois, ou pour ceux qui y vont déjà depuis plusieurs années, que ce soit pour ceux qui changent de cycle scolaire ou qui le feront bientôt, les parents ont mis le paquet pour que leurs enfants réussissent leur année scolaire.

Mais choisir la meilleure école pour nos enfants, payer les frais de scolarité, le loyer, le transport, les fournitures scolaires et autres vêtements ne suffisent pas à assurer le succès à vos enfants. Vous devez, en plus de leur assurer tout ceci –créer les conditions matérielles-, prendre également un certain nombre de mesures pour, non seulement les aider à construire une fondation solide, mais aussi les accompagner pendant tout le processus.

Alors, quelles sont ces mesures, vous me demanderez?

  1.  Vous assurez que vous êtes là, présent, auprès de votre enfant. Qu’il soit loin de vous n’est pas un problème, surtout aujourd’hui où nous avons tous ces gadgets électroniques qui rapprochent les gens et éliminent les distances. Si votre enfant vit avec vous, soyez là parce qu’il a besoin de vous. Avant 18 ans, tous les enfants ont besoin de leurs parents pour les aider à mieux se déveloper, à s’organiser, à être indépendants,  à trouver leur voie, à se trouver, à trouver des réponses aux problèmes académiques mais aussi et surtout les problèmes de la vie.
  2. Interessez-vous à ce que votre enfant fait à l’école mais aussi à la maison, avec ses amis. Même si vous ne comprennez rien à ce qu’il fait à l’école, le seul fait de lui demander ce qu’il a fait de sa journée le rassure et le renforce. Il sait qu’il peut compter sur vous.

Vous pouvez faire ceci en lui posant de simples questions:

– Comment a été ta journée à l’école aujourd’hui? Auprès de qui étais-tu assis aujourd’hui en classe?

Et, si possible, posez-lui des questions sur des personnes très précises du genre:

-Comment ça va avec Linda maintenant?

-Ta relation avec Pablo est-elle toujours aussi difficile?

-As-tu présenté tes excuses à Helena comme nous avions conclu l’autre jour?

-Quelqu’un t’a-t-il importuné?

-Qu’avez-vous fait aujourd’hui en classe? Tout s’est-il bien passé? Monsieur Blanchard est-il revenu? Que pensent tes camarades de son absence?

-As-tu eu des diffcultés sur un sujet précis? La profe de maths t’a-t-elle invité au tabeau aujourd’hui encore? Ah bon? Bravo!  Et c’était pour faire quoi exactement?

-Madame Sika a-t-elle remis les notes d’Espagnol? Ah bon? Et, quelle note as-tu eue, mon grand? Felicitations!

Et, après avoir jeté un coup d’oeil sur son travail:

-Wow, c’est intéressant ce dessin. Peux-tu m’expliquer ce que c’est que le système digestif?  Qu’est-ce qu’un reptile?

Il sera alors très heureux de vous expliquer ce que lui il a appris, et ce sera un moyen formidable pour lui d’asseoir ses acquis.

-Demandez-lui ce qu’il a fait pendant la journée et qui lui a plu:

-Où en es-tu avec ta lecture de Harry Potter?

-Et le projet de Science, l’avez-vous fini?

-Qu’as dit la profe de ton projet de recyclage?

Il y a de chances que votre enfant se plaigne s’il a eu des ennuis à l’école, avec quelqu’un de spécifique, un camarade, un enseignant, quelqu’un dans le taxi ou le bus scolaire. Pretez l’oreille et soyez prêt à écouter et à le rassurer, à l’aider à surmonter ces difficultés.

3. Créez-lui suffisament d’espace pour qu’il puisse s’exprimer et se confier à vous sans aucune crainte.

Ceci est absolument important pour désamorcer certaines crises, régler certains problèmes avant qu’ils ne deviennent ingérables. Votre maison doit être un havre de paix et pas un enfer, un endroit où votre enfant se sent en confiance, auprès des parents qui l’aiment  et qui lui apportent tout le soutien dont il a besoin.

Un enfant à qui on ne permet pas de parler, de s’exprimer, ne s’exprimera pas même s’il a  de graves problèmes. Créez une relation de confiance avec votre enfant. Parlez-lui et écoutez-le avec attention. Il a des besoins autres que scolaires. Ecoutez-les et aidez-le à les satisfaires. Un enfant qui a peur de ses parents ne parlera pas s’il a des difficultés. Démontrez-lui qu’il ne doit jamais hésiter à se confier à vous si quelque chose le dérange, l’incommode. Qu’il peut et doit tout vous confier parce que vous êtes là pour lui et pour l’aider.

4. Répétez-lui à satiété que le secret de la réussite c’est le travail acharné et la consistance dans le travail. Et surtout prêchez par l’exemple car il n y a rien de pire que de dire une chose et de faire son contraire. Vos enfants feront ce qu’ils vous voient faire, souvenez-vous en. Vous êtes des modèles pour eux.

5. Aidez votre enfant à bien s’organiser et à bien gérer son temps pour être plus productif. Jusqu’a 18 ans, ils sont encore des enfants et même souvent au-delà, et ont besoin d’aide.

6. Veillez à ce que votre enfant mange bien, équilibré, et qu’il se repose assez. Mettez un point d’honneur à ce que toute la famille mange ensemble au moins deux fois par semaine autour de la table. C’est le moment idéal pour observer vos enfants afin de voir les changements qui s’opèrent en eux, voir ce qu’ils mangent, comment ils mangent et la quantité de nourriture qu’ils mangent, converser avec eux et les écouter, discuter avec eux de leur avenir, de leur vie personnelle.

7. Aidez-le à bien équilibrer le travail de classe et d’autres activités comme les recherches, l’art, le sport parce que ces autres activités non seulement leur permettront de mieux s’épanouir, acquérir certaines compétences et habiletés, et être plus productifs en classe.

En effet, des études ont démontré que les enfants actifs ont tendance à mieux reussir à l’école que leurs camarades sédentaires. Une autre raison pour laquelle vous devez absolument veiller à ce que votre enfant soit actif hors des salles de classe c’est que ces autres activités feront de lui un étudiant courtisé par les Universités et autres centres de formation plus tard, parce que ceux-ci adorent les étudiants qui apportent quelque chose à leur institution, pas seulement ceux qui viennent pour prendre.

8. Aidez votre enfant à identifier sa passion et aidez-le à poursuivre celle-ci. En effet, l’Université n’est pas faite pour tout le monde et l’expérience a montré que plus de 70% de personnes apprennent une chose à l’école, au collège ou à l’Université mais ne vivent toujours pas de celà plus tard. Si votre enfant a un talent clairement identifié, aidez-le à le développer et vous en ferez un être heureux et épanoui.

9. Entourez votre enfant de personnes ayant fait de bonnes études et carrières, ou ayant réussi dans la carrière à laquelle se destine votre enfant et assurez-vous que ces personnes parlent de leurs études et carrières en présence de votre enfant. Ceci lui permettra d’examiner les options qu’il a et de bien choisir sa voie plus tard.

10. Participez aux réunions organisées par l’école de votre enfant et intéressez-vous à ce qui s’y passe, à ce que fait votre enfant, son travail scolaire, ses activités parascolaires qui ne sont pas seulement un passe temps mais un élément important dans le dévelopment de votre enfant

11. Assistez aux actvités extrascolaires auxquelles participe votre enfant et acclamez-le car cela est bon pour son moral et, en outre, c’est une preuve pour votre enfant qu’il compte pour vous.

12. Exposez votre enfant aux différents types de leaders pour qu’il ait une idée plus large de ce que peut être un leader. Presentez-le aux enseignants retraités, au gestionaire du centre communautaire, au libraire, au coordonnateur de l’organisation non gouvernementale du coin ou du village, au coach du club de football, au pasteur ou prêtre. Ces personnes peuvent montrer à votre enfant comment se fixer des objectfs et comment les atteindre. Le Roi Mohammed VI du Maroc et le Président Ali Bongp Ondimba du Gabon, le Prince Felipe d’Espagne ont été tout au long de leur jeunesse exposés aux différents types de leaders, ce qui leur a permis de se préparer et de jouer le rôle qui est le leur aujourd’hui.

13. Laissez votre enfant jouer aux jeux video car contrairement à ce que l’on pense, cette activité n’est pas une perte de temps. Au contraire.

Selon une récente étude menée sur les jeux videos, ces derniers boostent la creativite des enfants. En effet, ces jeux offrent une multitude de scénarios pour les joueurs qui peuvent et savent  inventer, imaginer et surtout prendre de bonnes décisions au bon moment. Une façon très originale de renforcer la capacité des joueurs à penser hors du monde virtuel des jeux, c’est-à-dire dans la vie réelle. Au lieu donc d’interdire à votre enfant de jouer et de vous attirer ses foudres, ce qu’il faudrait faire c’est de l’aider à organiser et bien gérer son emploi de temps ou les jeux ont bien leur place.

14. Votre enfant doit boire beaucoup d’eau, et pas seulement lorsqu’il a soif. En effet, tout comme le petit déjeuner sain, l’eau a cette vertu de nourrir le cerveau comme vient de le démontrer une étude britanique. Ce liquide, que nous négligeons trop souvent, hydrate le cerveau et permet donc de booster les résultats scolaires, surtout lorsque l’enfant boit régulièrement lors des examens. Par ailleurs, la vue d’une bouteille d’eau à portée de sa main, sa bouteille à lui, qui lui est familière, le rassure et l’aide à tenir.

15. Dites-lui que c’est normal d’avoir un échec, et que celui-ci, loin d’être un obstacle ou la fin du monde, doit être une opportunité d’apprendre de ses erreurs afin de mieux avancer. Si vous tenez ce discours à votre enfant et surtout lui donnez des exemples concrets, les vôtres ou ceux de personnes qu’il connaît, votre enfant se sentira en confiance, n’aura pas peur des difficultés et s’en sortira avec beaucoup plus de facilités.

16. Et, avant qu’il n’entre dans l’enseignement secondaire, et comme le recommande Avis E. Hinkson, doyenne de  Barnard College, New York,  rencontrez le conseiller, le proviseur ou le directeur de son école ou des personnes qui peuvent vous aider à bien examiner ses cours.

En effet, le plus important n’est pas que votre enfant ait des super notes ou soit sur le tableau d’honneur tout le temps, mais qu’il choisisse des cours qu’il pourra efficacement gérer.

17. Encouragez votre enfant à prendre des rôles de leader dans sa classe, son école, à l’église, l’organisation de développement de son quartier ou de sa communauté, un club sportif. Trouvez-lui un environnement où il peut participer, contribuer à trouver des solutions aux problèmes de la vie réelle. Ceci l’aidera à construire la confiance en lui et acquérir dès son jeune âge des compétences nécessaries pour mieux gérer sa vie d’adulte et mieux faire face aux situations de la vie.

18. Et surtout, soyez transparents comme parents. Ne lui parlez pas seulement de vos réussites. Parlez-lui aussi de vos erreurs, de vos échecs. Ceci lui permetra de comprendre que ceux-ci font partie de l’apprentisage. Et n’oubliez pas de lui dire que les erreurs ne sont des erreurs que si on n’apprend pas d’elles.

19. Si votre enfant quitte l’enseignement secondaire pour une école de formation ou l’Université, aidez-le à commencer ses études de bon pied et les réussir en ne commettant pas ces trois grandes erreurs que commettent presque tous les étudiants qui entrent à l’Universite pour la première fois:

-la mauvaise gestion du temps

-la non-utilisation de l’agenda

-l’ignorance des ressources disponibles

Votre enfant arrive dans une nouvelle ville où il ne connaît personne. Tout est nouveau pour lui. Il est désormais “libre”, c’est-à-dire n’a plus à demander des explications ou demander votre permission s’il veut sortir, et peut rentrer dans sa chambre  à l’heure qu’il veut. Il y a plein d’activités dans la ville, tout le temps, et la tentation est trop forte pour ne pas y succomber. Mais il oublie que le temps passe très vite et que très bientôt les examens vont commencer –souvent six semaines seulement après la rentrée universitaire- et qu’il doit les passer. Il en prend conscience souvent tard et bonjour le stress.

Il peut se rattraper s’il connaît et surtout fait appel aux multiples ressources offertes par les différentes universités: aide à la recherche du logement, soutien d’apprentissage, service d’orientation ou de planification financière, etc. Malheureusement les nouveaux étudiants hésitent trop souvent ou alors négligent ces ressources disponibles qui leur sont offertes et bonjour les dégâts!

L’agenda est un excellent outil de gestion du temps et de l’organisation du travail. Malheureusement, il est trop souvent négligé par les étudiants qui pourraient pourtant s’épargner un stress inutile s’ils apprenaient à les utiliser et les utilisaient vraiment.

Et la sécurité dans tout ca? Elle est capitale. Que faut-il faire pour revoir votre enfant qui est allé à l’école tous les soirs?

  1. Assurez-vous que votre enfant sache son nom en entier, ainsi que son adresse et numéro de téléphone pour les plus petits. Qu’il sache aussi vos noms et vos numéros de téléphone où il peut vous joindre –ou les autres- en cas de difficulté.
  2. Il est important que vous sachiez en tout temps où se trouve votre enfant, et qu’il sache également vos allées et venues.
  3. Evitez d’identifier de façon trop visible les affaires (sac de classe, uniforme, etc.) de votre enfant car il lui sera difficile de ne pas faire confiance à quelqu’un qui l’appelle par son nom ou prénom.
  4. Choisissez un mot de passe connu de vous seul et de votre enfant, mot que votre enfant devra toujours exiger à toute personne qui dit que vous l’avez envoyée à votre place pour le ramener à la maison, avant de la suivre.
  5. Si votre enfant voyage en autobus, accompagnez-le s’il ne peut pas encore aller à l’arrêt du bus tout seul, et assurez-vous qu’il est bien monté à bord.

Soyez-là à son retour, et si ce n’est pas possible, trouvez quelqu’un de confiance qui l’accueillera à son retour. Si vous devez aller le prendre à l’école, soyez là à la sortie des cours ou alors organisez-vous pour que quelqu’un de confiance soit là pour le prendre à la sortie de l’école.

6. Si votre enfant va à l’école à velo ou à moto, assurez-vous qu’il suit les consignes de sécurité  pour cyclistes (casque, par exemple) et piétons. Etablissez avec lui le trajet qu’il devra toujours prendre et assurez-vous qu’il ne prend pas les trajets isolés. S’il peut voyager avec un ami ou des amis, c’est encore mieux. Avec lui, identifiez le long du trajet entre la maison et l’école les endroits où il pourra aller en cas de nécessité ou urgence (stations essence, restaurant, police, etc.).

7. Avec votre enfant, jouez au jeu “que ferais-tu si jamais tu…?”. Cette technique est très efficace car elle permet à votre enfant de savoir quoi faire, comment se comporter dans des situations récurrentes, bref de prendre de bonnes décisions même s’il est seul face au danger: s’il est approché par un étranger qui s’offre de le ramener à la maison dans sa voiture un soir où il pleut, qui l’invite à aller chez lui voir sa nouvelle console, boire du chocolat chaud.

8. Assurez-vous de connaître les amis de votre enfant ainsi que leurs parents.

9. Si votre enfant quitte la maison familiale pour vivre ailleurs pendant qu’il étudie:

-assurez-vous que au moins une personne de confiance connaît où il vit, a ses contacts et les vôtres pour le/vous joindre en cas de besoin

-encouragez-le à donner de ses nouvelles au moins une fois tous les trois jours

-encouragez-le à prendre certaines mesures de sécurité : fermer sa chambre à clé, bien garder ses documents importants en lieu sûr (passeport, acte de naissance, cartes de crédit, permis et visa d’étude, relevés de notes, etc.); ne pas sortir et rentrer tard chez lui; restreindre l’accès à son logement, etc.

-encouragez-le à rester actif en rejoignant des clubs et autres activités de son intérêt où il peut rencontrer des personnes ayant les mêmes intérêts que lui et interagir avec elles

-encouragez-le à faire du volontariat pour apprendre et aider ceux qui ont besoin d’aide

-encouragez-le à faire ses courses avec de l’argent comptant et pas ses cartes de crédits car ceci lui permet de mieux gérer son argent et éviter le piège du credit

-encouragez-le à rencontrer ses enseignants régulièrement pendant et en dehors des heures de classe pour conseils, inspiration et orientation en ce qui concerne sa vie scolaire et même après scolaire

-encouragez-le à ne pas hesiter à demander de l’aide à Dieu mais aussi et surtout à ses camarades de classe, ses enseignants, les nombreux conseillers dont regorge son école et son université s’il en éprouve le besoin.

Comme vous l’avez vu avec moi, le succès n’est pas un accident. Il ne tombe pas du ciel comme la pluie. Il se construit, patiemment, dès notre plus jeune enfance. Nous n’avons pas toujours eu la chance d’avoir des parents qui savaient très bien ce qu’ils devaient faire pour nous aider à nous déveloper harmonieusement et acquérir les connaisances et les compétences  dont nous avons besoin pour réussir notre vie d’adulte. J’espère que vous allez trouver ces quelques idées utiles pour vous et vos enfants.

Bien sûr, cette liste est très loin d’être exhaustive. je ne vous ai donné ici que quelques idées que j’ai moi-même exploitées et qui ont marche. Je vous invite donc à contribuer à l’enrichir pour que nous tous ayons des outils effcaces pour aider, accompagner nos enfants dans leur processus de développement et surtout les aider à asseoir une base solide et nécessaire à la réussite de leur vie.

Comment avez-vous préparé la rentrée scolaire de vos enfants?

Quelles sont les stratégies que vous adoptez pour que celle-ci se passe sans trop de dégâts?

Je serais très heureuse que vous partagiez ces tips et trucs avec nous, ici. Parce que lorsqu’on sait, on enseigne, on partage.

Si vous avez aimé, et surtout si vous avez appris quelque chose d’utile, faites-moi plaisir: partagez ce papier avec les vôtres car ils pourraient en avoir besoin.

Céline SIKA

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Préparer les enfants à mieux réussir leur transition vers et leur séjour a l’Université

Le souci de tout parent c’est de donner la meilleure éducation à  ses enfants, de les aider à  trouver leur voie dans ce monde de plus en plus complexe. C’est de les voir réussir mieux que eux-mêmes  ne l’ont fait. Alors ils investissent temps, énergie et argent et ne lésinent vraiment sur aucun moyen pour atteindre cet objectif. Malheureusement, ils oublient souvent de préparer ces enfants à  réussir cette importante transition entre la vie du lycée et la vie universitaire. Entre la vie dans le cocon familial entouré de toute la famille et la vie dans un campus universitaire, loin de papa et maman, loin des frères et soeurs. Loin de leur pays. Habitués à  un système éducatif et à un système social précis, ces enfants qui arrivent dans un environnement nouveau totalement différent de celui dans lequel ils ont toujours vécu, se sentent perdus s’ils n’ont pas été préparés à mieux vivre cette nouvelle vie, et s’il n’y a personne pour leur tenir la main et les aider à faire leurs premiers pas, ils se sentent dépassés par les exigences de leur nouvelle vie et leur nouvel environnement, ce qui peut conduire au pire: solitude, dépression, abandon des études, et même parfois le suicide.

Des cas comme ce dernier, il y en a malheureusement de plus en plus. Nous aimons trop nos enfants, qui sont souvent notre raison de vivre, et la raison pour laquelle nous nous levons tous les jours pour aller travailler, pour rester les bras croisés devant une situation qui devient, hélas, de plus en plus fréquente.

Etant moi – même maman d’un jeune homme qui a traversé des moments difficiles lors de ses deux premières années dans une Université canadienne,  je puis vous dire que cela n’est pas facile du tout de trouver le sommeil lorsque votre petit vous dit, à plus de 10.000 kms du lieu ou vous vivez, qu’il est perdu, qu’il ne se retrouve pas dans le système complexe de son Université, qu’il veut bien travailler mais ne sait trop comment procéder pour organiser son temps, être plus productif, participer à tous les travaux pratiques, respecter les délais que lui fixent ses professeurs pour remettre tous ses devoirs parce que aucune matière ne complète l’autre -toutes les matières doivent validées pour passer ses examens-, et surtout passer ses examens, surtout lorsqu’il sait que vous n’avez pas des moyens illimités pour le soutenir financièrement, qu’il peut être expulse du pays ou il poursuit ses études s’il ne réussit pas a ses examens et s’il perd son visa d’étudiant.

Je voudrais partager avec vous ici quelques idées qui vont vous aider à mieux préparer vos enfants afin qu’ils réussissent  non seulement sur transition vers l’Université mais également leur séjour dans cet univers impitoyable pour ceux et celles qui ignorent son mode de fonctionnement.

1. Tôt ou tard tu devras quitter tes parents pour commencer une nouvelle vie seul

Ne vous réveillez pas à la veille du départ de votre fils ou votre fille à l’Université pour lui dire qu’il va vous quitter et devoir vivre seul. A 17, 18 ou même 20 ans, ces enfants restent des enfants et ont besoin de l’encadrement des adultes. Leurs parents doivent commencer assez tôt à  leur parler de cette séparation, normale, qui va entrainer des changements dans sa vie et surtout des responsabilités que l’enfant devra assumer seul. Parlez de votre propre expérience avec l’enfant si vous en avez une, demandez à  vos amis, vos proches d’en faire autant avec lui pour qu’il voie que même si c’est souvent difficile de se séparer de ses parents et de se prendre en charge, c’est normal et surtout possible si l’on a des outils nécessaires. Et, c’est en partageant votre expérience avec votre enfant que vous l’aiderez a acquérir ces outils.

Vous pouvez également acheter des bouquins qui traitent de cette question et les lire avec votre enfant ou les lui offrir pour lecture. Prenez le soin par la suite de lui demander de partager avec vous ce qu’il a retenu de sa lecture.

2. L’école de votre enfant est un partenaire incontournable dans la préparation des enfants à réussir cette transition

De plus en plus d’écoles qui ont compris la nécessité de cette préparation organisent pour les enfants en partance pour l’Université ainsi que leurs parents des réunions pendant lesquelles les conseillers ou des experts en orientation scolaire et informent les parents non seulement sur le choix des Universités où  iront étudier leurs enfants mais les aident à mieux accompagner leurs enfants dans ce processus. Ils donnent également de précieux conseils aux enfants concernant leurs futures études, leur future vie sur le campus, les relations avec leurs enseignants, la gestion du temps et des crises et j’en passe. Si l’école de votre enfant n’organise pas ce genre de rencontre, demandez à ce que cela soit fait parce que la réussite scolaire de votre enfant en dépend.

3. Ne vous contentez pas d’envoyer de l’argent: allez voir où  vit votre enfant et ce qu’il fait.

4. Assurez votre enfant de votre soutien, tout votre soutien.

5. Assurez-vous qu’il y a quelqu’un sur qui votre enfant peut compter en cas de besoin.

6. Restez en contact avec votre enfant, et surtout communiquez avec lui, régulièrement. Demandez-lui comment vont ses études mais aussi comment il va car il a une vie en dehors des études.

Ayez au moins une conversation par semaine avec votre enfant. Cela le rassure et lui permet de savoir que vous êtes toujours là, qu’il n’est pas seul.

7. Et dites-lui qu’il peut compter sur vous.

9. Ne mettez pas trop de pression sur l’enfant qui doit déjà se battre pour réussir son intégration dans son nouvel environnement. Ne lui donnez pas non plus l’impression que vous vous fichez de lui et de ce qu’il peut être entrain de vivre. Le juste milieu est la meilleure approche à adopter.

10. Aidez-le, autant que faire se peut, à changer d’air. Il en a besoin pour se ressourcer et recharger ses batteries.

Je suis loin d’avoir épuisé la liste des tips et trucs pour aider vos enfants a mieux réussir leur transition vers et leur séjour à l’Université. Comment avez-vous procédé avec vos enfants?  Et surtout, comment est-ce que vos enfants ont trouvé ces tips et trucs que vous avez utilisés pour les aider à mieux faire?

Plusieurs parents se demandent comment aider leurs enfants à réussir cette importante étape de leur vie. Ils seraient heureux que vous partagiez votre expérience avec eux. Merci de le faire et de contribuer à améliorer la vie des uns et des autres.

Excellente journée et à bientôt sur ce blog!

Preparer les enfants à mieux réussir leur transition vers et leur séjour à l’Université

Le souci de tout parent c’est de donner la meilleure éducation à ses enfants, de les aider à trouver leur voie dans ce monde de plus en plus complexe. C’est de les voir réussir mieux que eux ne l’ont fait. Alors ils investissent temps, énergie et argent et ne lésinent vraiment sur aucun moyen pour atteindre cet objectif. Malheureusement, ils oublient souvent de préparer ces enfants a réussir cette importante transition entre la vie du lycée et la vie universitaire. Entre la vie dans le cocon familial entoure de toute la famille et la vie dans un campus universitaire, loin de papa et maman, loin des frères et sœurs. Loin de leur pays. Habitués à un système éducatif et à un système social précis, ces enfants qui arrivent dans un environnement nouveau totalement différent de celui dans lequel ils ont toujours vécu, se sentent perdus s’ils n’ont pas été prépares à mieux vivre cette nouvelle vie, et s’il n’y a personne pour leur tenir la main et les aider à faire leurs premiers pas, rapidement dépassés par les exigences de leur nouvelle vie et leur nouvel environnement, et très rapidement, le pire peut arriver: solitude, dépression, abandon des études, et même parfois suicide. Des cas comme ce dernier, il y en a malheureusement de plus en plus. Nous aimons trop nos enfants, qui sont souvent notre raison de vivre, et la raison pour laquelle nous nous levons tous les jours pour aller travailler, pour rester les bras croisés devant une situation qui devient hélas de plus en plus fréquente.

Etant moi – même maman d’un jeune homme qui a traversé des moments difficiles lors de ses deux premières années dans une Université canadienne,  je puis vous dire que cela n’est pas facile du tout de trouver le sommeil lorsque votre petit vous dit, a plus de 10.000 kms du lieu ou vous vivez, qu’il est perdu, qu’il ne se retrouve pas dans le système complexe de son Université, qu’il veut bien travailler mais ne sait trop comment procéder pour organiser son temps, être plus productif, participer à tous les travaux pratiques, respecter les délais que lui fixent ses professeurs pour remettre tous ses devoirs parce que aucune matière ne complète l’autre -toutes les matières doivent être validées pour passer ses examens-, et surtout passer ses examens, surtout lorsqu’il sait que vous n’avez pas des moyens illimités pour le soutenir financièrement, qu’il peut être expulsée du pays où il poursuit ses études s’il ne réussit pas ses examens et s’il perd son visa.

Je voudrais partager avec vous ici quelques idées qui vont vous aider à mieux préparer vos enfants afin qu’ils réussissent non seulement sur transition vers l’Université mais également leur séjour dans cet univers impitoyable pour ceux et celles qui ignorent son mode de fonctionnement.

1. Tôt ou tard tu devras quitter tes parents pour commencer une nouvelle vie seul.

Ne vous réveillez pas à la veille du départ de votre fils ou votre fille à l’Université pour lui dire qu’il va vous quitter et devoir vivre seul. A 17, 18 ou même 20 ans, ces enfants restent des enfants et ont besoin de l’encadrement des adultes. Leurs parents doivent commencer assez tôt à leur parler de cette séparation, normale, qui va entrainer des changements dans sa vie et surtout des responsabilités que l’enfant devra assumer seul. Comme par exemple faire sa cuisine, ses courses, sa lessive, faire son lit, payer ses factures, gérer rigoureusement l’argent que vous lui donnerez pour ses besoins mensuels, lui-même. C’est le moment de lui apprendre toutes ces aptitudes s’il ne les a pas encore.

Parlez de votre propre expérience avec l’enfant si vous en avez une, demandez a vos amis, vos proches d’en faire autant avec lui pour qu’il voie que même si c’est souvent difficile de se séparer de ses parents et de se prendre en charge, c’est normal et surtout possible si l’on a des outils nécessaires. Et, c’est en partageant votre expérience avec lui que vous l’aiderez a acquérir ces outils.

Vous pouvez également acheter des bouquins qui traitent de cette question et les lire avec votre enfant ou le lui offrir pour lecture. Prenez le soin par la suite de lui demander de partager avec vous ce qu’il a retenu de sa lecture.

2. L’école de l’enfant est un partenaire incontournable dans la préparation des enfants à réussir cette transition

De plus en plus d’écoles qui ont compris la nécessite de cette préparation organisent pour les enfants en partance pour l’Université ainsi que leurs parents des réunions pendant lesquelles les conseillers ou des experts en orientation scolaire informent les parents non seulement sur le choix des Universités où iront étudier leurs enfants mais les aident à mieux accompagner leurs enfants dans ce processus. Ils donnent également de précieux conseils aux enfants concernant leurs futures études, leur future vie sur le campus, les relations avec leurs enseignants, la gestion du temps et des crises, le rôle des conseillers présents dans chaque faculté, les différents systèmes universitaires, leur fonctionnement et j’en passe. Si l’école de votre enfant n’organise pas ce genre de rencontre, demandez à ce que cela soit et encouragez la direction à le faire parce que la réussite scolaire de votre enfant ainsi que celle de ses camarades en dépend. Leur vie scolaire mais aussi leur vie tout simplement.

3. Aidez votre enfant à choisir les études qu’il souhaite faire à l’Université

Il s’agit de son avenir, donc d’un choix très important qui doit être fait minutieusement, après mure réflexion et examen, parce que une mauvaise décision peut suivre l’enfant tout le reste de sa vie. Vous avez vu naitre votre enfant, vous le connaissez bien, vous l’avez observe grandir, écouté parler et rêver aussi. Vous savez ce qu’il aime ou n’aime pas, donc très certainement ce qui peut l’intéresser  à l’Université. Certains enfants savent très exactement et parfois très tôt ce qu’ils veulent étudier à l’Université. D’autres par contre ont besoin d’aide et d’orientation pour découvrir leur voie. A travers des questions, des échanges réguliers avec votre enfant, vous pouvez l’aider dans ce sens et éviter des frustrations ou même des drames plus tard. Des cas où des enfants décident de changer de programmes universitaires trois ou quatre ans après les avoir commencés parce qu’ils n’aiment pas ce qu’ils font sont légion.

4. Ne vous contentez pas d’envoyer de l’argent ou de payer sa scolarité: allez voir ou vit votre enfant et ce qu’il fait.

Montrez à vos enfants que ce qu’ils font vous intéresse, que leur avenir vous intéresse et que ce qu’ils font ont un but et de la valeur même s’ils semblent ne pas le voir immédiatement. Témoignez-leur de l’intérêt et intéressez-vous à leurs études mais aussi à leurs autres activités, aux gens qu’ils fréquentent, à leur vie personnelle, sans toutefois les étouffer ou les contrôler. Il n y a pas que les études dans la vie, il y a beaucoup d’autres choses tout aussi intéressantes et qui méritent d’être connues et partagées.

5. Assurez votre enfant de votre soutien constant et permanent, tout votre soutien.

Faite-lui savoir que vous êtes là et que vous serez toujours là pour le soutenir quelque soit les difficultés qu’i rencontre et rencontrera, et que vous l’aimerez toujours même s’il décide finalement de faire des études de son choix. Le fait de savoir qu’il a votre soutien le réconfortera et l’encouragera à continuer et à ne pas sombrer dans la dépression. Croyez en lui et faites-le lui savoir. C’est le plus grand cadeau que vous pouvez lui offrir.

6. Assurez-vous qu’il y a quelqu’un sur qui votre enfant peut compter en cas de besoin.

Puisque vous n’êtes plus là pour venir en aide à votre enfant s’il en a besoin, il est important de vous assurer qu’il y a au moins une personne qui peut l’assister s’il a une urgence, ou encore le conseiller, le coacher, l’aider a s’intégrer dans son nouvel environnement, à comprendre comment son nouvel environnement fonctionne, lui rappeler les objectifs qu’il s’est fixés et doit atteindre, l’encourager à continuer à travailler, à avoir une vie sociale qui est également nécessaire pour son épanouissement personnel, le féliciter lorsqu’il travaille bien, le rassurer que ce n’est pas la fin du monde s’il n’a pas eu de bonnes notes, l’aider à rester sur le bon chemin, vous prévenir en cas de besoin.

Encouragez-le à rencontrer ses enseignants en dehors des cours, les conseillers de son Université et surtout de sa faculté, pour échanger avec eux sur ses études, mais aussi leur demander de l’aide en cas de besoin. Ils sont payés pour le faire et le feront avec plaisir. Ceci est absolument nécessaire pour des enfants qui viennent des cultures où ils ont été éduqués pour ne pas poser trop de questions, où le respect des aînés est absolu. Ils ont besoin de savoir qu’ils peuvent échanger avec leurs enseignants, et qu’ils doivent meme le faire.

7. Restez en contact avec votre enfant, et surtout communiquez avec lui régulièrement.

Ayez au moins une conversation par semaine avec votre enfant. Cela le rassure et lui permet de savoir que vous êtes toujours là, qu’il n’est pas seul. Loin de leurs parents, certains enfants ont d’énormes difficultés à interagir avec d’autres personnes, et très rapidement se retrouvent isolés, seuls dans leur chambre, coupés de la réalité. Cette solitude qui affecte gravement ces enfants les pousse très souvent à chercher du réconfort auprès de personnes pas très indiquées ou alors à s’adonner à des activités peu recommandables, ce qu’il faut à tout prix éviter.

8. Dites-lui qu’il peut compter sur vous.

Le fait de savoir que l’on a quelqu’un sur qui on peut compter, et surtout nos parents, qui nous soutiennent, et qui sont là au cas où on aurait besoin d’eux est d’un réconfort sans prix. Votre enfant aura beaucoup plus confiance en lui et sera beaucoup plus serein au moment de faire face à tous les défis de sa nouvelle vie s’il sait qu’il peut compter sur vous pour l’aider à surmonter les obstacles qu’il rencontre.

9. Ne mettez pas trop de pression sur l’enfant.

Laisser l’enfant  faire à sa guise sans aucune orientation, sans lui fixer des limites, et sans lui dire quels risques il court s’il prend certaines décisions à des moments cruciaux de sa vie n’est pas la chose à faire.  Mettre trop de pression sur l’enfant en lui demandant de faire des études de votre choix, d’obtenir la plus grande note, de finir absolument vite ses études parce que vous n’avez pas les moyens de payer sa scolarité plus longtemps, ou alors le comparer sans cesse aux autres enfants peut lui être fatal. Chaque enfant est unique, et ce n’est pas parce que vous n’avez pas réalisé votre rêve de devenir médecin, architecte ou trader que vous allez poussez votre enfant à le devenir.  Le faire c’est ruiner la vie de votre enfant et créer un être qui sera malheureux toute sa vie. Aidez-le à identifier sa passion, ce qu’il aime faire et aidez-le à réaliser son rêve à lui.

10. Aidez-le, autant que faire se peut, à changer d’air.

Encouragez votre enfant à étudier et à passer ses examens. Mais encouragez-le et aidez-le également à marquer une pause de temps en temps pour souffler un peu, se détendre, faire le plein d’énergie, prendre le temps de s’amuser et de profiter des petites choses qui font le bonheur. C’est absolument nécessaire pour sa santé et pour ses études.